Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Le vendredi 7 novembre à 13 heures 30 sur Arte : la dernière diffusion de « Paul Grüninger, le juste »
de : René HAMM
jeudi 6 novembre 2014 - 16h42 - Signaler aux modérateurs

Le titre original du long-métrage d’Alain Gsponer : « Akte Grüninger – Die Geschichte eines Grenzgängers », je le traduirais par « Dossier Grüninger – L’histoire d’un frontalier ». Lors de sa première, le jeudi 23 janvier 2014, en ouverture des 49èmes Journées cinématographiques de Soleure, le film déclencha un enthousiasme quasi généralisé. La figure centrale de cette fiction était-elle réellement aussi héroïque et d’une intégrité sans failles que le prétend la cohorte des laudateurs ? Moi-même, j’ai longtemps adhéré inconditionnellement à la version officielle. Un minimum d’investigations et de recoupements contraint à quelque « révision »…

Le 18 août 1938, le gouvernement de la Confédération helvétique ordonna la fermeture des frontières pour les ressortissant(-e)s autrichien(-ne)s sans visa. Des centaines de personnes, essentiellement en provenance de Vienne, avaient fui le pays après « l’Anschluß » (l’intégration de l’Autriche dans le giron du IIIème Reich) du 12 mars précédent. Le 22 août, le Gauleiter Josef Bürckel institua un bureau central pour l’émigration juive. L’Obersturmbannführer SS Adolf Eichmann fut chargé d’organiser l’expulsion massive. En dix-huit mois, il se targua d’avoir chassé environ cent cinquante mille Juifs. La Suisse, prétendument « neutre », semblait a priori une terre d’accueil ou du moins un pays de transit.

Entorses à la réalité

Parmi les fonctionnaires heurtés par la directive bernoise, le commandant de la police saint-galloise Paul-Ernst Grüninger, pour qui « la légalité ne signifie plus rien lorsqu’il s’agit de survie ». Heinrich Rothmund (Robert Hunger-Bühler), le chef de la division Police et Justice, eut vent d’irrégularités du côté de Diepoldsau. Il dépêcha sur place l’inspecteur Robert Frei (Max Simonischek), inventé pour les besoins du récit, axé principalement sur les tensions entre les autorités intervenantes, afin qu’il évaluât la situation et rédigeât un rapport détaillé. Paul-Ernst Grüninger (Stefan Kurt) n’hésita pas à antidater des visas et à tronquer les statistiques des entrées sur le sol suisse. Après l’avoir couvert, le conseiller d’État social-démocrate Valentin Keel (Helmut Förnbacher) se détourna de lui. Le responsable de l’entraide israélite locale Sidney Dreifuss (Anatole Taubman) avoua avoir contrevenu aux instructions officielles sur les injonctions du haut gradé. Les supérieurs hiérarchiques de celui-ci le suspendirent, le 31 mars 1939, puis, le licencièrent, le 12 mai 1939, avec perte de salaire rétroactive au 4 avril, pour avoir falsifié des documents et enfreint les devoirs liés à sa fonction. Le réalisateur zurichois et le scénariste bade-wurtembergeois Bernd Lange ont enquillé les entorses à la réalité. Dépeignant comme des lâches les membres du Parti social-démocrate mêlés à l’affaire, ils ont complètement occulté le rôle, pour le moins sujet à caution, de Saly Mayer, le président de la Fédération suisse des communautés israélites entre 1936 et 1943. Ils citent un total de trente mille juifs refoulés entre janvier 1940 et mai 1945, alors que la Commission Bergier (1) l’avait réduit à vingt-quatre mille cinq cents et que Serge Klarsfeld, insoupçonnable d’un quelconque négationnisme, estime qu’il n’y en a eu que trois mille (2)… L’intérêt d’« Akte Grüninger – Die Geschichte eines Grenzgängers » repose davantage sur ce qu’il omet que sur ce qu’il nous expose à l’écran.

Réhabilitation longtemps avortée

Le 7 janvier 1939, Heinrich Rothmund (3), alarmé par le chiffre croissant de réfugiés dans le canton de Saint-Gall, convoqua Valentin Keel dans la capitale. Vingt-et-un jours plus tard, Paul-Ernst Grüninger soumit au politicien des données « épurées ». Le 27 mars 1939, le Conseil cantonal enclencha une enquête administration à l’encontre du commandant de la police. Le juge Walter Härtsch mena l’instruction, qui aboutit à la mise à pied de ce dernier. Après une première audience, le 1er octobre 1940, le Tribunal du district, présidé par le juge Joseph Willwoll, condamna, le 23 décembre suivant, Paul-Ernst Grüninger à une amende de trois cents francs, à la prise en charge de 893,05 FS des frais de justice s’élevant à 1243,05 FS, mais surtout confirma le bien-fondé de la radiation, tout en ne lui imputant aucune intention de retirer un bénéfice personnel de ses actes de désobéissance, qui sauvèrent la vie à environ deux mille femmes, hommes et enfants. L’ex-ailier gauche du FC Brühl (4) n’interjeta point appel. Il occupa quelques emplois précaires, par exemple la gérance d’un magasin de manteaux de pluie, comme agent de la Bâloise Assurances (accident et responsabilité civile), en qualité de représentant en matériels d’imprimerie, .en vendeur de tapis ou de nourriture pour porcs… Dans les années 50, il reprit son métier d’origine et enseigna dans des classes d’école primaire, à titre d’intérimaire. Il décéda le 22 février 1972, à l’âge de 80 ans. Le 20 avril 1971, le Mémorial Yad Vashem à Jérusalem l’ajouta à la longue liste des « justes parmi les Nations » (5), car il facilita « l’entrée illégale de 3600 juifs », un chiffre nettement surévalué qu’avancent ses thuriféraires. Entre 1968 et 1989, cinq tentatives de réhabilitation achoppèrent sur le veto du gouvernement saint-gallois. La parution, en octobre 1993, de l’essai du journaliste à l’hebdomadaire Die Wochenzeitung (Zurich) Stefan Keller, au titre à double sens, « Grüningers Fall » (6), « Le cas Grüninger » ou « La chute de Grüninger », entraîna de notoires oscillations du curseur.

Spécificité idéologique

Le 30 novembre 1993, l’exécutif cantonal estima que Paul-Ernst Grüninger se serait conformé à des valeurs éthiques qu’ont désormais intégrées les législations suisse et internationale. Le 13 juin 1994, le Conseil fédéral réhabilita politiquement le déchu. Le 27 novembre 1995, le Tribunal du district décida de réexaminer la procédure pénale. Le 30, il annula le verdict du 23 décembre 1940. Le 5 mai 1998, le Grand Conseil saint-gallois approuva l’octroi d’un million trois cent mille francs pour la Fondation Paul Grüninger, qui sera enregistrée le 1er décembre 1998. Ne nous leurrons pas ! La majorité des dirigeants et de la population suisses a toujours considéré le respect de « l’ordre » et la soumission à l’autorité comme des vertus cardinales. Quiconque ose écharper ces notions s’expose immanquablement à l’estampille « Nestbeschmutzer » (« souilleur de nid »). Le journaliste et documentariste Roman Brodmann (18 juin 1920 – 1er février 1990), pour qui l’ironie grinçante, régulièrement jaillie de son stylo, a constitué une « arme » redoutable, de même que Jean Ziegler ont essuyé moult horions diffamatoires. La très tardive « reconnaissance » du normalien comme bienfaiteur renvoie à cette spécificité idéologique, au désir impérieux de corriger enfin l’image désastreuse reflétant le rôle, peu glorieux, du pays pendant la Seconde guerre mondiale, et non à des doutes résultant d’une étude sérieuse de « l’affaire ». Ses recherches tous azimuts ont conduit le journaliste israélien Shraga Élam, installé à Zurich depuis trois décennies et demi, à des interrogations que d’aucun(-e)s qualifieraient de « blasphématoires », tant elles érodent le « mythe » jusqu’à la moelle : « Paul Grüninger – Héros ou policier corrompu et agent nazi ? »... Une brochure en allemand de cinquante-cinq pages (7), intégralement disponible sur le web, synthétise ses étonnantes trouvailles et les réflexions que celles-ci lui inspirèrent.

« Propagande »

Lorsque, le 23 janvier 1998, dans le cadre des 33èmes Journées cinématographiques de Soleure, j’eus visionné le documentaire de Richard Dindo, « Grüningers Fall », en partie basé sur l’ouvrage de Stefan Keller, je n’imaginais pas que seize années plus tard mes certitudes subiraient un tel ébranlement. À l’époque, j’en étais resté à la forte impression ressentie après la lecture de « La Suisse, l’or et les morts » de Jean Ziegler (8). En le reprenant en mains, j’ai souligné, en confrontant ses thèses, singulièrement unilatérales, à d’autres sources, x erreurs (9) et omissions (10). Pour Shraga Élam, l’occultation volontaire des motivations de Herrn Grüninger et du contexte contrevient à un des seuls principes qui vaillent : la vérité. « L’écriture de l’histoire s’imprègne inévitablement de connaissances partielles, mais aussi de préjugés, d’émotions et de composantes non factuelles ». Il range le film d’Alain Gsponer dans la catégorie « Propagande » et s’insurge contre les recensions complaisantes dans les médias. Or, ce « symbole de l’honnête homme », que son courage civique et son amour du prochain rendraient admirable, aurait surtout servi les desseins des nationaux-socialistes au pouvoir outre-Rhin, contrariés par le bouclage des frontières. À la fin des années trente, les nazis envisageaient de se débarrasser des juifs en les contraignant à l’exil. Alors que Berne et des cadres de la Fédération des communautés israélites s’opposèrent à l’entrée de migrants supplémentaires, Paul-Ernst Grüninger favorisa leur venue. Sidney Dreifuss (11), dépeint comme généreux et noble, ne vit pas ce flux d’un bon œil. Il ne dissimula guère une certaine aversion à l’encontre des ashkénazes (provenant de l’est européen). Le 18 décembre 1938, lors d’une réunion du Comité directeur du S.I.G. (12), il tempêta contre la maréchaussée trop laxiste et l’intrusion « d’éléments indésirables ».

Efforts de sauvetage sabotés

Le 25 août 1933, le directoire de la Jewish Agency avait signé avec le ministère des Finances « l’accord Haavara » (« passage », « transfert ») selon lequel les juifs allemands qui désiraient s’implanter en Palestine pouvaient y emporter une partie de leurs biens, et un minimum de mille livres sterling. La Grande-Bretagne, qui exerçait alors son « mandat » sur le territoire, avait fixé cette exigence pour la domiciliation en tant que « capitaliste », appellation conférée à ces immigrants. Si ceux-ci ne récupérèrent qu’une portion congrue de leur patrimoine, du moins s’enracinèrent-ils sur ces « terres promises ». La conférence d’Évian (du 6 au 15 juillet 1938), initiée par le président US Franklin Delano Roosevelt pour tenter d’améliorer les conditions de départ des juifs allemands et autrichiens, se solda par un échec. L’avocat américain George Rublee et le boss de la Reichsbank Hjilmar Schacht échafaudèrent, entre le 14 et le 17 décembre 1938 à Londres, un plan quinquennal en vue de l’émigration des israélites de nationalité germanique aptes à travailler et des « apatrides ». Après le congédiement du second, George Rublee poursuivit les discussions avec Helmuth Wohlthat, secrétaire d’État au commerce international. Le Comité intergouvernemental pour les réfugiés examina, les 12 et 13 février 1939, son mémorandum. Le projet n’aboutit à aucune mesure concrète, en raison non seulement des réticences américaines et britanniques, mais surtout de celles de la Jewish Agency. À en croire le chercheur israélien Shabtai Beit-Zvi, celle-ci sabota systématiquement les efforts de sauvetage. Il pense qu’il eût été possible de dénicher un point de chute pour l’ensemble des juifs… Les sionistes, planqués loin des contrées où se déchaînera bientôt la brutalité exterminatrice du IIIème Reich, se cabrèrent avec véhémence contre les alternatives à la « colonisation » au Proche-Orient, une menace risquant de compromettre l’édification de l’État hébreu, au mépris le plus cynique du sort de leurs frères et sœurs…

Inclinations ultra-droitières

C’est à l’aune des réalités, si incommodes pour les partisan(-e)s de simplifications manichéennes, qu’il convient d’analyser l’attitude de Paul-Ernst Grüninger. Stefan Keller a avoué avoir été payé pour monter le dossier en épingle. Il a sciemment négligé les textes incriminants, taxant les indices négatifs de « non fiables », de « rumeurs colportées par la police fouille-merde ». Il concéda l’existence de zones d’ombre, mais pour les minimiser. Comme chacun(-e) d’entre nous, son « héros » a une personnalité contrastée, voire complexe, et se dépatouille avec ses contradictions ! Fermez le ban ! Son travail méticuleux, y compris pour éliminer les vilaines scories susceptibles d’écorner la stature et la statue de « l’humaniste », lui a valu, en 1997, le titre de docteur en histoire décerné par l’université de Bâle. Prosit ! Pour son procès, l’ex-capitaine de police choisit comme avocat un militant du Schweizerischer Vaterländischer Verband, la Fédération patriotique suisse, d’extrême-droite, anticommuniste et judéophobe. Willi Hartmann chargea surtout Valentin Keel, un adversaire politique. Que celui-ci eût trahi son interlocuteur n’est attesté nulle part. Rien n’indique que monsieur Grüninger, délesté, contre son gré, de ses obligations professionnelles, eût manifesté une quelconque solidarité envers les infortuné(-e)s. Il frayait avec des nazis, qu’il traitait comme des « amis », le capitaine Karl Süss, chef de la douane de Lindau et employé du service d’espionnage allemands pour la Suisse, Joseph Schreieder, à la tête du commissariat gestapiste de Lindau, et Mario Karrer, leader local de la Nationale Front. Il collabora aussi avec les Allemands contre les combattants de la révolution espagnole fuyant le régime franquiste. Il aurait émargé sur le listing des adhérents du Mouvement national de la Suisse, interdit le 19 novembre 1940. Werner Stocker, le secrétaire du Parti social-démocrate, très engagé dans l’entraide aux réfugiés, l’accusa de se laisser soudoyer pour sa bienveillance…

Un « juste », cet homme adulé, qui, quarante-deux ans après son trépas, passe pour ce qu’il n’était pas ? D’authentiques courageux, nullement mus par de minables calculs combinards, tels que le vice-consul à Bregenz Ernest Prodolliet (Patrick Rapold dans le film d’Alain Gsponer), la juive orthodoxe Recha Sternbuch-Rottenberg et le susmentionné Werner Stocker, qui sauvèrent des centaines de personnes, n’eurent jamais droit à de semblables honneurs, ni de leur vivant, ni à titre posthume…

(1) Portée sur les fonds baptismaux, le 19 décembre 1996, par le Conseil fédéral et conduite par l’historien lausannois Jean-François Bergier (décédé le 29 octobre 2009), elle publia vingt-cinq monographies sur les rapports qu’avait entretenus la Confédération avec les protagonistes de la seconde guerre mondiale, en particulier l’Allemagne nazie, ainsi que sur « l’étendue de l’affaire des fonds en déshérence », en clair, la spoliation des citoyen(-ne)s de confession israélite.

(2) Dans Der Sonntag du 10 février 2013.

(3) À l’occasion de la conférence annuelle réunissant les chefs des polices cantonales des étrangers, les 25 et 26 septembre 1942, dans les salons feutrés du Palace Hôtel à Montreux, il insista « sur les dangers d’une israélisation du pays », que jusqu’ici le peuple a su contenir. Pour lui, les juifs sont des « étrangers ». Il se prononça en faveur d’un « règlement militaire » de cette « situation critique »…

(4) Depuis le 20 mai 2006, le stade de ce club porte son nom. Le 6 mai 2012, fut inaugurée, sur le pont enjambant un bras mort du Rhin, reliant Diepoldsau et Hohenems, une plaque en son honneur. L »idée germa chez les Verts saint-gallois et leurs homologues du Vorarlberg.

(5) Littéralement « généreux des nations du monde », expression tirée du Talmud, le fondement de la « Halakha », la loi juive. Au 1er janvier 2014, il y eut 25 271 justes émanant de 49 pays.

(6) Rotpunktverlag à Zurich, 264 pages. La cinquième édition, en janvier 2014, coûte 16 euros. La version française : « Délit d’humanité » aux Éditions d’en bas à Lausanne, janvier 1994, 18 euros. Entre octobre 1992 et janvier 1993, il publia dans la Wochenzeitung une série en onze épisodes dont la mouture étoffée donna lieu au livre.

(7) Décembre 2003 chez Pro Libertate à Berne.

(8) Au Seuil, mars 1997, 324 pages, 120 F. Le format poche dans la collection « Points », sorti en octobre 2008, coûte 9,50 euros.

(9) Par exemple la condamnation du capitaine « à l’automne 1940 », alors qu’elle fut prononcée le 23 décembre 1940, un descriptif tronqué, enjolivé, des missions effectuées par la Fédération suisse des communautés israélites ou « des dizaines de milliers de juifs persécutés qui ont demandé en vain le droit d’asile… »…

(10) Dont un aspect aussi scabreux que non anodin : la coupable coresponsabilité du Congrès juif mondial et des organisations confessionnelles dans le massacre à l’échelle « industrielle » de six millions de coréligionnaires. Dans le documentaire « Nachrichten aus dem Untergrund » d’Andreas Hoessli, à l’affiche, les 22 et 23 janvier 1998, des 33èmes Journées soleuroises, Gerhardt Riegner (12 septembre 1911 – 3 décembre 2001), à la tête du bureau genevois du C.J.M., conclut son poignant témoignage par ces mots terribles : « On ne m’a pas cru ! ». Il collecta des informations quant à la « solution finale ». Le 8 août 1942, il expédia au rabbin Stephen Wise à New-York et au parlementaire britannique Samuel Sydney Silverman un télégramme des plus alarmants. Il le câbla aussi à la légation britannique à Berne, au consulat américain à Genève et au Comité international de la Croix-Rouge, lequel confirma la validité du renseignement. Aucun des destinataires n’y discerna matière à mobilisation…

(11) Le père de Ruth Dreifuss, conseillère fédérale (Département de l’Intérieur) entre le 1er avril 1993 et le 31 décembre 2002. Le 9 décembre 1999, elle devint la première femme à occuper le poste de présidente de la Confédération, qui revient, pour douze mois, à un des sept membres du collège gouvernemental.

(12) Schweizerischer Israelitischer Gemeindebund.

René HAMM Bischoffsheim (Bas-Rhin) Le 5 novembre 2014



Imprimer cet article





CGT : un congrès pour rien ?
lundi 20 - 18h15
VENEZUELA ! Tentatives de génocide des Etats-Unis ?
lundi 20 - 17h36
de : JO
Manifestation du 18 mai à #SAINTNAZAIRE #ACTE27 Résumé de la journée #GILETSJAUNES (vidéo)
lundi 20 - 16h37
de : nazairien
FAIT DU JOUR Les gilets jaunes passent à l’action contre la répression et les violences policières
lundi 20 - 14h28
de : jean 1
GILETS JAUNES à REIMS : Les brutes macronistes dans leurs oeuvres ? (video)
dimanche 19 - 09h25
de : JO
La stratégie horizontale.
samedi 18 - 16h38
de : L’iena rabbioso
2 commentaires
Jean-Claude Kaufmann, sociologue. Les gilets jaunes ne sont que le début d’autres surprises à venir (vidéo)
samedi 18 - 14h32
de : nazairien
2 commentaires
LUNDI MATIN PAPIER #4 - Gilets jaunes : un assaut contre la société
samedi 18 - 14h04
de : Ernest London
Gilets jaunes : la révolte inattendue, la révolte des "Gueux".NOUS SAVONS QU’IL EXISTE UN PEUPLE EN FRANCE (vidéo)
vendredi 17 - 21h58
de : nazairien
1 commentaire
52éme congrès confédéral CGT La structure CGT-Police n’a pas le droit à l’expression !
vendredi 17 - 12h12
de : CGT-Police
2 commentaires
52E CONGRÈS DE LA CGT : LE DOYEN DES SYNDICATS EMPÊCHÉ D’INTERVENIR !
vendredi 17 - 09h01
de : Info’Com-CGT
GOODYEAR : LA SEULE LUTTE QUE L’ON EST SUR DE PERDRE EST CELLE QUE L’ON LE MÈNE JAMAIS . (video)
vendredi 17 - 08h58
de : Mickael Wamen
Comment (et pourquoi) le Rassemblement national a "retourné" un élu de la France Insoumise
vendredi 17 - 08h52
de : Maxence Lambrecq et Olivier Bénis
3 commentaires
Gilets jaunes à Toulouse : accusée pour avoir bousculé des policiers avec son fauteuil roulant (video)
vendredi 17 - 08h37
Violences policières : les images décryptées (video)
vendredi 17 - 08h20
de : Arthur Carpentier
26 actes et toujours pas de Molière (video)
jeudi 16 - 23h04
de : Gilets jaunes intermittents chômeurs précaires
Monsanto, avance masqué,"Envoyé Spécial : Monsanto aurait recruté des agriculteurs à leur insu pour vanter le glyphosate
jeudi 16 - 22h46
de : nazairien
1 commentaire
Horreur et justice
jeudi 16 - 19h51
de : jean 1
Portraits Macron décrochés : Ne frise-t-on pas des emprisonnements politiques ?
jeudi 16 - 17h44
de : J0
2 commentaires
L’art de la compromission
jeudi 16 - 14h49
de : Jean-Marie Défossé
On avance, en Angleterre les gilets jaunes sont vus comme des héros. Ça fonctionne ! Ensemble !!! (vidéo)
jeudi 16 - 14h49
de : nazairien
3 commentaires
Mobilisation contre les lois Blanquer : la grève reconductible, c’est pas automatique
jeudi 16 - 12h20
Intervention sur RTL du camarade Mickael Wamen au sujet du jugement prud’hommes pour les 823 ex Goodyear (video)
jeudi 16 - 11h59
de : Mickael Wamen
Don quichotte dort à l’Elysée
mercredi 15 - 22h00
de : Irae
VGE ne meurt jamais.
mercredi 15 - 19h55
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La Ditature en marche : GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE (vidéo)
mercredi 15 - 07h09
de : nazairien
2 commentaires
Gilets Jaune "nous accusons" ; 10000 citoyens accusent le gouvernement (video)
mardi 14 - 23h00
de : le media
4 commentaires
Vaccynisme et réalité
mardi 14 - 22h53
de : Annee Gourvès pour AIMSIB
3 commentaires
Plus de 100 artistes français dénoncent l’Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions
mardi 14 - 17h32
de : JO
Suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’Hérault
mardi 14 - 17h06
de : AREN34
Tourisme de riches
mardi 14 - 13h20
de : Irae
1 commentaire
LE BOURREAU DES GOODYEAR ACCEUIL LA CGT ... !!!
mardi 14 - 08h39
de : Mickael Wamen
3 commentaires
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin
lundi 13 - 16h46
de : jean 1
1 commentaire
I.B. Ou la Bourgeoise Ridicule.
lundi 13 - 16h44
de : L’iena rabbioso
Syndicalisme et féminisme : aller ensemble vers l’égalité.
lundi 13 - 09h18
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi (videos)
lundi 13 - 08h28
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales
lundi 13 - 08h16
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Menacée par les autorités, la juriste, Georgia Pouliquen, nous parle d’Angleterre, exfiltrée par des amis anglais (videos)
dimanche 12 - 17h56
de : nazairien
Agnes HELLER, un marxisme sans lutte de classe, ni perspective socialiste
dimanche 12 - 14h34
de : Christian DELARUE
Quelle ignominie ! (video)
dimanche 12 - 13h56
de : jean 1

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoleon Bonaparte
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite