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réponse à onfray

de : gilles questiaux
mardi 20 février 2007 - 15h15 - Signaler aux modérateurs
4 commentaires

Michel Onfray veut ouvrir les yeux à un lecteur de Libération( ?), un certain Maurice, qui a déclaré dans une tribune libre une opinion inhabituelle dans cet organe de presse : « le PCF n’a jamais trahi les ouvriers »

D’abord, apprécions le ton condescendant : lorsqu’Onfray s’adresse à un ouvrier, c’est pour dire « mon pauvre Maurice »

Le pauvre Maurice ? Il n’est rien qu’un des derniers fidèles de l’église communiste. Dans la bouche d’Onfray, ce n’est pas un compliment, mais il ne suffit pas de comparer le PC à une église pour convaincre ; il s’agit là d’un des lieux communs, jamais étayés, de la critique anticommuniste libérale.

Mais discutons : en quoi le PC pourrait-il ressembler à une église ? Il partage quelques caractéristiques avec elles, et singulièrement avec la catholique : la nécessité d’agir idéologiquement dans toutes les couches de la société, et pas seulement auprès des gens instruits. Il s’agit aussi dans les deux cas d’organisation militantes, c’est çà dire d’organisations regroupant des individus qui partagent un objectifs communs, et qui ne sont pas, de tempérament et d’idéologie, des individualistes. Je crois que ce qui scandalise Onfray au point de le faire sortir de ses gonds, c’est l’existence même d’organisations regroupant des non-individualistes, qui ne partagent donc pas les illusions cultivées dans l’intelligentsia sur les pouvoirs de l’action politique individuelle autonome. Cela dit, il y a une grande différence entre prétendre servir « les pauvres » et jouer le rôle historique du PCF à son époque de plus grande influence : constituer l’organisation consciente du prolétariat. A ce titre le PCF était un parti authentiquement ouvrier. A son époque dite « stalinienne » les militants d’origine ouvrière ou populaire dirigeaient le parti et constituaient l’essentiel de ses cadres. Parfois d’ailleurs ils partageaient des préjugés conservateurs ou nationalistes fréquents dans la classe ouvrière réelle des années 20 à 70.

Les PC étaient bâtis sur une alliance entre intelligentsia et classe ouvrière, où la première pour transformer le monde faisait le deuil de ses prétentions à tout diriger. Bien plus, et bien avant qu’ils « persécutent, condamnent, emprisonnent » qui que ce soit, les communistes ont été eux même pourchassés et exterminé de part le monde, parce qu’ils défendaient la classe ouvrière, parce qu’ils étaient en France même sa principale expression, et cette histoire difficile ne les a sans doute pas éduqués à la tolérance envers les « hétérodoxes » gauchistes qui croyaient (et qui croient toujours) qu’ils pourraient tirer de leur chapeau la bonne théorie sans expérience concrète des luttes, ou que l’on pouvait faire une dictature du prolétariat bien gentille sans bousculer personne.

Dire comme Onfray que les communistes auraient pu bénéficier des subventions américaines pour leur rôle contrerévolutionnaire, c’est montrer qu’on vit dans un univers imaginaire. Bientôt on nous dira que la guerre froide n’a pas existé, que les Russes et les Américains étaient de mèche, on en viendra au délire ultragauchiste de « Socialisme et Barbarie ». Comme tous les mauvais historiens amateurs, Onfray raisonne en tirant arbitrairement de leur contexte les faits historiques qui arrangent sa démonstration. On ne peut pas comprendre le pacte germano-soviétique sans parler des accords de Munich d’octobre 38, qui montraient que les gouvernements français et anglais voulaient lancer l’Allemagne nazie contre l’URSS.

Ceux qui ne font jamais rien et qui croient participer à l’histoire parce que le journal Le Monde leur ouvre ses colonnes s’érigent facilement en juges, des dizaines d’années près les faits, bien confortablement assis dans leur fauteuil, alors que chacun sait que les communistes ont animé aux premières loges la résistance antifasciste sur la période 1933-1945, tandis que les gauchistes de l’époque s’imaginaient au dessus de la mêlée, et refusaient le Front populaire. Et chacun ait aussi que les militants communistes français ne se sont pas alignés, loin de là, sur la position soviétique de 39/41.

Onfray cherche comme un vulgaire éditorialiste de National Hebdo à amalgamer communistes et nazis, sur le thème particulièrement mal choisi de l’antisémitisme ; s’il lisait dans l’Humanité autre chose que ses propres interviews, il pourrait y voir presque quotidiennement les carnets annonçant la disparition de résistants communistes, et qui sont dans bien des cas, dans un proportion sans commune mesure à celle des autres partis et de la société française, des juifs. Il faudrait qu’ils aient été bien stupides pour s’engager dans un parti antisémite. Loin de l’être, ils se sont engagés dans un parti qui faisait la guerre à Hitler, et si on décide comme Onfray d’amalgamer le PCF à l’URSS, dans un parti de dimension mondiale qui a joué le rôle principal dans la victoire contre Hitler. Le jour où Onfray aura vaincu sa propre vanité, il pourra peut-être s’en rendre compte. Quant à dire « la haine marxiste des juifs confiscateurs du grand capital », on voit l’incompétence philosophique et historique d’Onfray. Marx n’accorde aucune importance dans sa critique du capital aux thèmes antisémites, qualifiés ailleurs par Engels de « socialisme des imbéciles ».

Il se trouve que le PCF n’avait pas besoin de défendre l’URSS dans la classe ouvrière puisque le prolétariat mondial pour une large part, de la Chine au Brésil, avait choisi de s’y reconnaitre et d’adopter Staline comme leader charismatique. Pour lui, le pays de Lénine était le pays des ouvriers. Qu’il se soit trompé, c’est évident a posteriori, mais il avait choisi de croire en la Révolution d’Octobre.

Onfray préfère à Lénine Gorbatchev, le grand homme qui a divisé par deux le pouvoir d’achat des Russes, et mis la mafia au pouvoir, par pure bêtise, flatté par le jet set mondiale. L’homme qui représentait l a couche sociale de l’intelligentsia qui critiquait le régime avec de bonnes raisons, mais qui n’a réussi qu’à scier la branche sur laquelle elle était assise. Quant à mai 68, le PCF avait correctement analysé la situation en voyant qu’elle n’était pas révolutionnaire (il a suffi d’un peu d’essence dans les réservoirs et du weekend de pentecôte pour remettre De Gaulle au pouvoir), et pour mesurer aussi les risques de répression de la part d’un pouvoir gaulliste qui n’a jamais hésité à utiliser la violence et l’intimidation ; et l’expérience chilienne, 5 ans plus tard, lui donne raison. Apprécions aussi le mépris avec lequel Onfray traite les avancées sociales et les résultats concrets des grèves de Mai. Mais il s’agit là des vulgaires revendications matérielles, et Onfray qui se croit matérialiste plane quant à lui dans les hautes sphères de la pensée.

(Au fait, Onfray ferait bien de se relire, la gauche ne nationalisait pas plus que Balladur ? Et qu’est ce que ça signifie « des électeurs pas dupes qui s’en vont au Front national » ? Quand on est dupe on vote PC et quand on ne l’est plus on vote FN ?).

Mais là où on rigole franchement c’est quand on voit que tous ces vieux dossiers sont ressortis pour préparer l’annonce du crime majeur du PCF : avoir « noyauté » les collectifs antilibéraux, c’est-à-dire avoir demandé à ses militants d’y participer et d’y soutenir la candidature de Marie George Buffet. Or, des militants communistes il y en a eu dès l’origine dans les collectifs, et rien ni personne n’avait jamais fixé de règle maccarthyste pour interdire qu’il y en ait d’autres, et dans ces conditions, si les cocos « envahissaient » les collectifs, il fallait les envahir aussi (où étaient les 30000 signataires de la pétition pour Bové ?) ! Et c’est justement là qu’on aurait vu si les collectifs pouvaient s’élargir et transcender les partis. Quant aux élections et aux alliances avec le PS, c’est une vieille critique gauchiste émanant d’organisations telles que la LCR qui n’ont pas d’autre raison d’être que de servir de pépinière aux futurs cadres du PS. Et s’il n’existait pas de municipalité communiste (et sans alliances avec le PS il n’y en aurait pas) qui donc les bovétistes iraient- ils parasiter ? Comment croient-ils que Braouzec se fait élire, et Autain, et Claire Villiers ? Et Bové dont les paysans ne veulent plus ? Et qui est obligé de recycler nos apparatchiks ?

Pour finir, Onfray se roule dans la boue avec délectation qualifiant le PCF de collaborationniste. On dirait du Faurisson. Chacun le sait, sauf lui sans doute, que de nombreux communistes ont été tués par les Nazis, que les communistes leur ont rendu coup pour coup et les ont vaincus, avec le grand peuple russe et l’aile démocrate de la bourgeoisie mondiale.

Onfray voulait l’unité avec les communistes, il y quelques jours, et maintenant il tombe dans les poncifs habituels de la critique du totalitarisme, qui ont pour objet de falsifier l’histoire et d’amalgamer les contraires.

Onfray a menti, ou il ment maintenant.


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Commentaires de l'article
réponse à onfray
20 février 2007 - 16h03

Gilles,

Bravo....

Ceci dit, ne perdspas trop de termps à t’occuper de ce genre de mec...Tu perds inutilement du temps et de l’énergie...

IlROsso...

PS : Pour te remonter un peu le moral...

http://www.dailymotion.com/group/38...



réponse à onfray
20 février 2007 - 16h20

Merci pour cet article !

BIBI (33)



réponse à onfray
20 février 2007 - 19h52

Début janvier 2007 M. ONFRAY nous disait dans LE MONDE qu’il voterait SEGOLENE.
Maintenant c’est BOVE. Bof...

Spécialisé dans la compilation des philosophes matérialistes de l’antiquité, commentateur des philosophes "libertins" et de NIETZSCHE, il est parvenu à une position de champion de l’hédonisme petit bourgeois. Il réalise de bon tirage son éditeur et son banquier applaudissent.
Rendre la philosophie populaire évidemment oui.

A ce jour je n’ai pas vu qu’il ait produit un seul concept ni développé de pratiques subversives contre le capitalisme. Même si son UNIVERSITE est un bon outil pédagogique.

Il développe une pensée libertaire complètement assimilable par le social libéralisme et le libéralisme. Un des trépied du système dominant donc : Le libéralisme pour l’économie, le social-libéralisme pour la politique et l’idéologie libertaire pour la société et la culture.
Michel CLOUSCARD est d’une efficacité autrement redoutable pour la transformation sociale, lui qui montrait il y a près de 30 ans l’arrivée du nouveau fascisme (son livre Néofascisme et idéologie du désir).

Il nous importe de travailler au développement de bons outils d’analyse pour par notre action transformer ce monde.
M. ONFRAY nous aide t-il ? Je ne le crois pas

Bienheureux les simples qui dans le spectacle de la politique ne s’intéressent qu’aux sondages et à ses produits dérivés.
Il faudra beaucoup de H. KRASUCKI pour affronter les temps difficiles qui viennent.

Michel POZO



réponse à Michel Onfray
21 février 2007 - 14h16

L’anticommunisme viscéral de M. Onfray

Il ne faut jamais jurer de rien ...

J’avais salué l’enfant du peuple qui monte grâce à ses propres forces et son travail intellectuel. J’ai payé aussi ma contribution en achetant ses livres. J’ai toujours pensé la réflexion théorique des anarchistes était une source du marxisme d’où les alliances possibles. J’ai toujours considéré que les intellectuels (j’en suis un) ont toujours trahi la classe ouvrière (élitisme, plaire à la bourgeoisie, enrichissement personnel, narcissisme, mégalomanie, soif de domination, mépris du prolétariat, ...). Le langage de M. Onfray dans sa lettre à Maurice est celui des jaunes que les ouvriers connaissent à l’usine, des profs ignorants rationnels que je connais à l’université. Sa petite épicerie devient entreprise internationale. Prenons garde.

Spectatores plaudite
Spectateurs, applaudissez

Le référendum gagné, une nouvelle ère s’ouvrait. Il fallait que les forces anti-libérales, radicales, de gauche, anticapitalistes s’organisent pour créer un mouvement unitaire, "une gauche de gauche". Du travail, de la sueur ; 125 propositions. Modeste programme mais suffisant pour les temps nihilistes de l’Occident. Porté par qui dans ce système bonapartiste ? Beaucoup de prétendants d’horizons différents. Un fut choisi par tirage au sort (faisons comme si c’était vrai), comme à l’époque de la démocratie rêvée. La campagne a commencé dans l’allégresse et l’unité.
Et voilà un beau jour le prof Onfray, du haut de son estrade, attaque froidement son compagnon de route ouvrier Maurice, fraiseur et communiste. La veille, il conversait au salon du NouvelObs soulignant ses convergences avec le normalien philosophe de la petite bourgeoisie éclairée.
Le blog du philosophe (chez NouvelObs) fut envahi par de centaines de condamnations (procès de Moscou, camarade !). Trois jours après, Michel Onfray (après consultation de son éditeur) avoue indirectement sa faute politique (dans le film c’était Yves Montand), fait l’éloge du prolétariat, en blâmant même la représentante de sa tendance ! (l’ordre juste de Ségolène). "Son argent redresse les jugements de son esprit ; il a du discernement dans sa bourse" disait Molière (dans Le Bourgeois gentilhomme)
Morale de l’histoire : il faut toujours se méfier comme la peste des intellectuels. Quand on veut construite un autre monde on n’insulte pas les compagnons de route. Le PC et la LCR ont eu raison d’arrêter les frais de cette mascarade "unitaire". Une unité de façade ne sert à rien. L’unité se construira dans les luttes concrètes. N’oublions pas l’événement le plus important de ces cinquante dernières années : La patience de la classe ouvrière.

Dieu nous donne dix fois la tyrannie politique
militaire et toutes les tyrannies
plutôt qu’une telle police salisse jamais notre France.
Jules Michelet, Des Jésuites, 15 juillet 1843

Ainsi parlait l’intellectuel du peuple qui démasquait à l’époque les intellectuels dominants. Il continue :
Prenez un homme dans la rue, le premier qui passe, et demandez-lui : « Qu’est-ce que les Jésuites ? » Il répondra sans hésiter : « La contre-révolution. »
Telle est la ferme foi du peuple ; elle n’a jamais varié, et vous n’y changerez rien.
Prenez un ouvrier dans la rue, le premier qui passe, et demandez-lui : « Qui est-ce Michel Onfray ? » ? Il répondra sans hésiter : « Un défenseur du capitalisme. »
Telle est la ferme foi de l’ouvrier ; elle n’a jamais varié, et vous n’y changerez rien.

Le fondement du constat bourgeois, c’est le bon sens,
c’est-à-dire une vérité qui s’arrête sur l’ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes, Mythologies, 1970

M. Onfray, qui se réclame aussi de Barthes, dit avec bon sens, que son université est "populaire et non prolétarienne". Il dit dans son blog (sans la pudeur qui caractérise la classe ouvrière) que ses parents, cousins, cousines, frère, sont pauvres (paysans, ouvriers agricoles, ...) sauf lui qui est riche grâce à son talent. Il se vente sans honte d’être pour le capitalisme. Quel hommage à ses parents ! Comme Margaret Thatcher, ll pense qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme. Philosophe libertaire il est naturellement partisan de la Ve république. Il se définit sans gêne gaullien. Il est pour la "rencontre d’un homme avec le peuple" et en même temps disciple de Diogène ! Il pratique avec talent l’anticommuniste de l’époque de la guerre froide (Revel, Aron, Furet, Courtois, BHL, ...). Il tape sur Staline alors que le PC actuel, pour survivre, dispute au PS la sociale-démocratie.

Être captif, là n’est pas la question.
Il s’agit de ne pas se rendre.
Nazim Hikmet (1902-1963)

L’hédonisme version M. Onfray était inconnu dans le milieu ouvrier-communiste. Le mari, le compagnon, le frère était en réunion, en prison, en déportation aux îles, sous terre, à Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Mauthausen, ... Les communistes (les "anti-hommes" des universitaires dociles du pouvoir) se battaient avec abnégation pour une vie meilleure pour leurs enfants, jamais pour eux. Pour les lendemains qui chantent. Pour une cause noble, jamais pour le fric. La seule çäïíç du communiste était (et est, je pense) la réussite d’une grève, le soutien d’un camarade, la diffusion des idées, la fête ensemble, la reconquête de la dignité. M. Thorez et les autres que M. Onfray attaque sont morts pauvres. J’avoue qu’ils étaient incapables de devenir capitalistes.
Les erreurs du parti communiste (le rôle des intellectuels, l’absence de théorie fine de l’Etat, ...), la force sous-estimée du capitalisme (et de ses défenseurs en particulier), le charme discret de la bourgeoisie, l’obscurantisme post-moderne ont masqué pour la grande masse des intellectuels (les profs en particulier) l’outil le plus récent, le plus performant pour comprendre et transformer le monde : le marxisme.
Les profs et les "familles (politiquement) recomposées" de l’amphi Tocqueville (auditoire de M. Onfray) cherchent, après le maître, le salut dans l’individualisme et le bien-être éphémère toujours remis en cause faute d’une explication satisfaisante. Un auditoire captif mais pas dupe. Mes cher(e)s collègues et ami(e)s, il s’agit de ne pas se rendre.

Le capitalisme est l’exploitation de l’homme par l’homme
Karl Marx

Il plaît aux médias capitalistes. Normal. Il se veut défenseur du capitalisme en se déclarant à gauche comme le milliardaire BHL. Il a signé déjà sans aucune pression et par avance la "déclaration de repentance" que les bourreaux du deuxième bureau soumettaient aux communistes sous la torture : "Renie le communisme. Avoue le soutien au capitalisme et tu seras libre. Tu pourras t’insérer dans le spectre politique de la gestion du capitalisme comme tu l’entends. Choisis ton option." Il a choisit son option. Les portes lui sont ouvertes. Les "nouveaux" philosophes quittent la scène. L’ancien philosophe prend le relais. Le NouvelObs le consacre cette semaine.
La distance qui sépare le philosophe communiste P. Nizan (1905-1940) du philosophe libertaire M. Onfray se mesure en kiloparsec. L’auteur des Chiens de garde disait que « L’homme n’a jamais rien produit qui témoignât en sa faveur que des actes de colère : son rêve le plus singulier est sa principale grandeur, renverser l’irréversible ». (La Conspiration, p. 136). Le but des communistes a été toujours Renverser l’irréversible. Tâche prométhéenne nécessaire pour rendre le peuple maître de son destin.

Ce qui distingue d’emblée le pire architecte de l’abeille la plus experte,
c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête
avant de la construire dans la ruche.
Karl Marx, Le Capital

Aux poubelles de la CIA, il cherche la "vérité" sur le pacte du 23 août 1939, sur la "collaboration" Staline-Hitler (ça plaît aux universitaires dont le dernier souci est l’esprit critique). L’excellent article d’Annie Lacroix-Riz répond à celui qui veut approcher la vérité sur la question.
Ce qui est étonnant, c’est l’argumentation et le vocabulaire de M. Onfray empruntés aux intellectuels fascistes et leurs héritiers de la guerre froide. Il aurait pu lire Albert Einstein (certes communiste) qui écrivait après la bataille de Stalingrand, fin 1942 : « Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…) auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches. (...) Nos enfants et nous avons une énorme dette de gratitude envers le peuple russe qui a enduré tant d’immenses pertes et de souffrances. La manière dont (la Russie) a mené sa guerre a prouvé son excellence dans tous les domaines de l’industrie et de la technique. (...). Dans le sacrifice sans compter et l’abnégation de chacun, je vois une preuve d’une détermination générale à défendre ce qu’ils ont gagné (...). En Russie, l’égalité de tous les peuples et de tous les groupes culturels n’est pas qu’une parole en l’air : elle existe vraiment dans la réalité. (...) »
Le jeune M. Onfray calomnie les communistes en les accusant d’antisémitisme. C’est l’arme suprême des intellectuels bourgeois de la télé. Sa tentative de jonction avec les philosophes sans oeuvre est ratée, car il ignore que le Café-Flore a remplacé "antisémite" par "judéophobe" depuis peu.
S’il était un peu instruit, il saurait que "juif" et "communiste" étaient des synonymes pour la bourgeoisie et l’église à l’époque mais encore aujourd’hui. "L’obscur syndicaliste" (dont parle le jeune M. Onfray) Krasucki (1924-2003) était un juif, communiste, ajusteur et résistant, déporté depuis Drancy, convoi 55, le 23 juin 1943, avec 1 002 Juifs, dont 160 enfants. Il est revenu du camp de concentration le 28 avril 1945, « juste à temps pour manifester le 1er mai ».
On rappelle à l’apprenti historien que l’antisémitisme à l’époque dite stalinienne était puni par la peine de mort par la loi stalinienne. " Le chauvinisme national et racial est une survivance des mœurs misanthropiques propres à la période du cannibalisme. L’antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme racial, est la survivance la plus dangereuse du cannibalisme." (J. Staline, 31 janvier 1931, Oeuvres tome 13, éd. russe).

Cher M. Onfray,
Si tu cherches, tu trouveras des documents de l’histoire de France. Tu liras avec profit par exemple le livre de Georges Albertini « Le communisme, entreprise juive » ... Collabo notoire, il sait de quoi il parle. Il a été conseiller du régime gaulliste.
Tu méditeras chaque fois que tu entres à ton amphi Tocqueville la dernière pensée de la "stalinienne" Louise Michel, notre institutrice du peuple :
Si l’amour de l’humanité est impuissant à faire sonner l’heure libératrice à l’Horloge fraternitaire - heure où le crime n’aura plus de place - l’indignation s’en chargera.
Là haine est pure comme l’acier, forte comme la hache ; et si l’amour est stérile, vive la haine !

Dimitri, militant communiste







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