Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Portrait d’un photographe : CHRISTIAN PETER
de : Séverine Capeille
samedi 5 décembre 2009 - 11h34 - Signaler aux modérateurs

Les femmes ne se laissent pas facilement corseter dans des définitions. Elles échappent aux concepts et aux analyses à cause de leur dualité, leur fertilité, leur intuition… Mais pour envisager leur complexité, il suffit parfois de les regarder avec attention. C’est ce que fait Christian Peter, en nous emportant dans le « rêve onirique d´un corps sanctifié à une utopie d´expression ». Talentueux photographe, il fait bien plus que mettre les femmes dans la lumière, il a cette capacité à faire émaner d’elles une lumière.

 Séverine Capeille : Voyez-vous, Christian Peter, en disant que vous faites émaner des femmes une lumière, je ne pense pas au sens propre de l’expression que le cliché suivant suggère (sourire)…

…mais j’évoque la mise en valeur d’une nature instinctuelle profonde. Loin des clichés dévastateurs dans lesquels les femmes sont communément enfermées, vos photographies explorent les contrastes, les ambivalences de leurs personnalités. Vous arrivez à faire ressortir leur intériorité. Comment procédez-vous ? C’est une question de patience et / ou une efficace direction d’acteurs ?

Christian Peter : Vos éloges me flattent !

Avant tout, je dois préciser que je suis assez mal à l’aise face à une ou un journaliste. Je n’aime pas trop parler de moi. J’avoue que je décline souvent les propositions d’interview en direct, surtout face à une caméra. Mais je vais jouer le jeu car j’apprécie vos questions.

Après une première partie de carrière laborieuse et assez conventionnelle, à travailler dans la publicité, j’ai assouvi mon désir de création avec la complicité de modèles rencontrées au grès de mes errances et des hasards de la vie.
Au début je séduisais beaucoup par mon physique pour amener une femme à poser comme modèle, alors qu’aujourd’hui c’est plutôt mon travail qui séduit les modèles, ce que je préfère. Cela évite les écueils et les dommages collatéraux…

Au-delà des corps, je me suis surpris à écrire sur le tard une étude psychologique de l’âme féminine à nu, c’est le cas de le dire !
Ainsi tous les modèles sont différents et m’apportent beaucoup. J’espère leur rendre la pareille…
Concrètement, avant les prises de vue, je m’entretiens avec le modèle en dehors du contexte, au café par exemple, pour apprendre à la connaître, surtout si elle est débutante.
Au fil de notre discussion, je tente de délimiter ses envies, sa démarche et sa vision de notre projet commun.
Une fois en studio, pour répondre à votre question, nous suivons un fil directeur, et le meilleur se révèle toujours par un moment de grâce qui ne peut pas, à mon avis, être entièrement calculé.

 Vous tentez de faire apparaître ce que vos modèles ignorent peut-être parfois d’elles-mêmes. Quelles sont généralement leurs réactions en découvrant les photographies ? Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?

Généralement, je décèle les modèles qui ont plus à montrer que leur corps, et c’est cela qu’elles découvrent sur les clichés, et qui peut les surprendre.
Qu’elles soient nues ou costumées aux antipodes de leur quotidien, ce qui est intéressant est de montrer une autre facette, sinon c’est une photo d’identité !
J’ai à cet effet un stock de costumes qui aident à entrer dans un personnage, et justement bien souvent à y trouver une part d’elles-mêmes qu’elles ignoraient.
Ainsi, les plus pudiques viennent à se dévoiler, et à ce propos je me rappelle une jeune femme assez stricte, qui portait des sous vêtements couleur chair sous sa jupe droite, et qui me remercie encore de lui avoir prêté pour la première fois des dessous en dentelle noire, de la part de son mari…(sourire)

 La femme en tant que symbole est largement envisagée. Je pense, par exemple, à la photographie appelée « Touchée par la grâce » ; on peut voir une ballerine danser dans une église en ruine. Pouvez-vous nous en dire plus sur cet étonnant et remarquable cliché ?

Ce cliché est représentatif de mon goût pour les contrastes. J’avais photographié ce bâtiment écroulé après un gros orage fin des années 70 et je n’avais jamais tiré le cliché. Mais après un travail sur la danse, j’ai repensé à l’église en ruine et la composition a pris sa place presque à mon insu (photo retouchée en 2007)
Au niveau du symbole, la grâce et la force de la ballerine, qui pourrait paraître frêle, est évidente en comparaison avec la pierre massive, mais déchue.
La religion n’a rien à y voir, toute autre ruine aurait eu la même symbolique.

 Votre formation classique aux beaux-arts explique le soin particulier que vous apportez au cadrage. Il est possible de dire que vos photographies se lisent comme de véritables « tableaux »…

Des cadrages d’une infinie précision mettent pertinemment en relief des courbes et des ondulations. La technique est-elle primordiale à vos yeux ?

La technique est impérative pour ne pas être handicapé par son absence ; mais elle n’est que le moyen d’exprimer la pensée, et j’utilise tous les moyens dont je dispose pour rendre la vision que j’ai pu avoir à un moment, réfléchie ou improvisée.
Pour ce qui est de la précision, on pourrait la qualifier d’obsession, mais on ne se refait pas…

 Vous avez une prédilection pour la sensualité. Comment faites-vous pour ne jamais basculer dans la vulgarité ? Quel est votre secret ?

La vulgarité, c’est surtout une question de regard. Ma sincérité d’amoureux du corps de la femme, des femmes, me permet certainement d’éviter la vulgarité, merci de le noter. C’est simple, quand on aime, on n’est pas vulgaire, on n’est pas outrageux. Tout est question de réciprocité. Je ne prends que ce que l’on me donne, et tâche humblement de le sublimer. Je crois qu’utiliser ce qui est volé est vulgaire.

 Pour vous, existe-t-il vraiment des femmes plus photogéniques que d’autres ? Tout ne dépend-t-il pas, parfois, des qualités du photographe ?

Oui, il y a des femmes plus photogéniques que d’autres ! Ce sont celles qui prennent du plaisir à être photographiées !
Au-delà de se montrer, de savoir qu’elles ont fait la démarche et qu’elles sont en confiance, qu’elles savent que nous créons quelque chose ensemble.
A nouveau, il ne faut pas être entravé par le manque de technique, mais il s’agit surtout de ressentir ce que le modèle peut donner comme nous l’avons dit, parfois au-delà de ce qu’elle pensait pouvoir montrer…

 « Les hommes préfèrent les rondes » : vous confirmez ?

En toute simplicité, je photographie et apprécie toutes les femmes sans distinction, surtout pas de physique, voila pour moi ; pour les hommes, en l’occurrence ceux qui apprécient mon travail, les clichés les plus appréciés sont ceux qui mettent en situation des femmes plantureuses… On pourra analyser cela par différentes réminiscences de l’idéal féminin, mais ce n’est pas mon domaine…

 Vos décors et vos mises en scène sont savamment orchestrés. Quelle est votre façon de procéder ? Ils sont préalablement imaginés ou vous les improvisez en fonction du modèle que vous photographiez à un moment particulier ?

Les deux ! Je prospecte souvent pour trouver un lieu original et quand je le trouve, il faut souvent procéder à des démarches administratives. Les autorisations se font en général par courrier. Par conséquent il ne faut pas être pressé, surtout pour les lieux qui dépendent du Ministère de la Culture.
Mais bien souvent je fais appel à mes relations surtout avec les antiquaires. Je privilégie les décors et mobiliers qui ont une âme. Soit ils me prêtent du mobilier, soit je fais mon shooting dans une galerie d’art. Le dernier recours, c’est le studio.

 Les photographies de nus se font en revanche dans un décor totalement épuré. C’est un peu comme si seule la simplicité et la surface pouvaient rendre compte de la complexité et de la profondeur. Comme si la forme, et LES formes, étaient un moyen d’accès à l’expression d’une force intérieur et d’un insondable fond ?

En studio, c’est comme devant une toile vierge, il s’agit surtout de géométrie, et comme vous pouvez le constater, ma forme préférée est la courbe. Pour la force et la profondeur, je m’en remets à mon modèle, si je l’ai bien choisi…

 Quelle est la qualité que vous préférez chez une femme ?

Je suppose que vous voulez dire en tant que modèle !
Eh bien comme je vous l’ai dit, le meilleur modèle est celui qui prend autant de plaisir à poser que j’en prends à la photographier et, j’espère, que le spectateur à regarder le résultat…
Sinon, humainement, la droiture est la qualité primordiale à mes yeux.

 Les photographies de femmes enceintes racontent quelque chose de vrai, de sensible et de touchant. Votre travail est étonnamment original et varié sur ce thème…

… En couleur ou en noir et blanc, elles sont toutes réussies, mais j’avoue qu’il y en a une qui m’a heurtée : elle présente une femme enceinte en pleine corrida. Cette épée dans la main, ce sang sur le taureau… me font froid dans le dos. Pourquoi ce duel entre la vie et la mort ?

Il s’agit d’une expression extrême de mon goût pour le contraste, mais la provocation n’est pas mon but.

 La photo que j’apprécie tout particulièrement dans cette série de femmes enceintes est celle que vous avez judicieusement appelée « No smoking »…

On perçoit à quel point la femme a bien du mal à demeurer « l’avenir de l’homme ». Croyez-vous qu’il soit encore possible, si ce n’est de revenir en arrière, au moins de tout arrêter ? Pensez-vous que l’humanité puisse encore être sauvée ?

Ce cliché traduit l’excès industriel au sein d’une société urbaine. Je dirais que cette femme enceinte victime de la pollution, apporte malgré tout la vie dans ce décor apocalyptique, en ce sens le cliché est réaliste mais optimiste.
La femme avenir de l’homme, je ne crois pas, car cela semble impliquer que l’homme disparaitrait et que la femme le remplacerait ; la femme et l’homme, donc les hommes au sens ethnologique, sont depuis toujours les garants mutuels de leur survie, de nos jours de façon moins tranchée que cela a pu l’être dans les cavernes chez l’animal que nous sommes …

 Les masques à oxygène vont-ils devenir un accessoire de mode ?

Pour l’instant ils sont un accessoire symbolique.
Si malheureusement ils sont un jour nécessaires à notre survie, je fais confiance à la créativité des hommes pour en créer qui seront considérés comme esthétiques, mais cela m’effraie…

 Quel est votre plus grand plaisir en tant que photographe ?

Voir apparaître, quand la muse est bien lunée, le rêve entraperçu au petit matin, parfois vingt ans plutôt.

 Que pensez-vous du virage récemment pris par la photographie avec la vaste accessibilité au numérique ? Est-ce inquiétant pour votre métier ?

La photographie n’est pas un métier, c’est une passion, qui vous traite avec plus ou moins de bienveillance, cela sans regard des frais engagés ou du temps passé, c’est injuste aussi bien que salvateur.
En d’autres temps l’accessibilité au dessin n’a pas multiplié les génies picturaux et réduit à néant les maîtres en la matière…

 Vous avez photographié Franca Maï (Romancière et Sistoeurs dans l’âme ) cet été…

Je la remercie au passage pour m’avoir donné l’occasion de découvrir votre œuvre. Et vous ? Un petit message à lui faire passer ?!

Franca est une artiste et une femme entière, accomplie ; elle est pour moi une inspiration et une référence.
La découverte de sa personnalité et la lecture de ses romans m’a bouleversé, et je ne souhaite pas mieux que d’avoir la chance d’en lire de nombreux autres dans le futur.

Quels sont vos rêves ?

Trouver un mécène assez fou pour financer mes délires les plus secrets.

 Un mot pour finir ?

Merci de votre intérêt pour mon travail, j’espère ne pas vous décevoir à l’avenir…

Visitez le site de Christian Peter pour découvrir l’ensemble de son travail

(Reproduction des photos strictement interdite)

http://www.sistoeurs.net/spip.php?a...



Imprimer cet article





Cette grave affaire qui met en cause Emmanuel Macron !
lundi 22 - 19h10
de : JO
1 commentaire
Les médias : ceux qui n’entendent qu’une cloche, n’entendent qu’un son !
lundi 22 - 17h49
de : JO
1 commentaire
Gauche homard et gauche caviar : Débat pour en sortir !
dimanche 21 - 10h48
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Mort d’Adama Traoré : le « J’accuse ! » de sa sœur Assa (repris par le yéti blog)
samedi 20 - 17h52
de : nazairien
1 commentaire
les deux actions du 18 juillet
jeudi 18 - 23h19
de : Jean-Yves Peillard
À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
1 commentaire
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
3 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
12 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
2 commentaires
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
3 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout. Blaise Pascal
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite