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5 semaines de grève… et nous ne sommes pas fatigués !
par CGT PSA Aulnay
Publie le mardi 26 février 2013 par CGT PSA Aulnay - Open-Publishing3 commentaires
Lettre d’information n°9
La grève, commencée le 16 janvier, est donc entrée dans sa 6e semaine. La solidarité financière continue à grossir notre caisse de grève. Grâce à elle nous pouvons tenir. Jeudi 21 février, elle se montait à 210 000 € collectés et 40 000 € de promesses. La collecte se poursuit, auprès des mairies, des péages, comme à Senlis lundi 18 février, ou auprès des travailleurs d’autres entreprises. Partout, les réactions que nous avons montrent que, les patrons et les médias ont beau nous traiter de « voyous », notre lutte est largement soutenue car elle est juste !
Pendant ce temps, la direction perd de plus en plus de voitures à Aulnay. Et en plus, la grève des salariés de Lear, le fournisseur de sièges, paralyse la production de l’usine de Poissy (208, C3 et DS3).
Grève et visite à l’usine Lear
L’usine de sièges de Lear de Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise) est en grève depuis jeudi 14 février contre un plan de suppressions d’emplois. Cette usine approvisionnant en sièges l’usine de Poissy, la production de voitures est bien bloquée là-bas. 4000 voitures sans sièges sont sorties des chaînes. Avis aux acheteurs !
A 250, nous avons rendu visite aux camarades de Lear ce mercredi 20. Les CRS nous attendaient lundi 18 et mardi 19, mais pas mercredi ! Ce fut un grand moment de fraternité ouvrière dans la lutte. Les grévistes de Lear nous ont expliqué leur combat, nous en avons fait de même. C’est en fait un seul et même combat, contre les licenciements. Cette rencontre a renforcé la détermination de tout le monde.
Visite à PSA Poissy
Dans la foulée, toujours à 250, nous nous sommes également rendus à l’usine PSA de Poissy. Nous avons été chaleureusement accueillis par la cinquantaine de travailleurs qui débrayaient pour les salaires. Car la direction de PSA ne s e contente pas de licencier. Elle bloque les salaires en annonçant « zéro augmentation générale pour 2013 » et prépare des « négociations » sur les accords de compétitivité, comme à Renault : augmentation du temps de travail, blocage des salaires et mobilité inter-sites obligatoire.
Débrayage à SevelNord
A SevelNord (Valenciennes-Hordain), où un accord de compétitivité a été signé, les salariés ont débrayé lundi 18 car la direction voulait muter provisoirement des salariés vers d’autres usines de la région.
En clair, la direction de PSA se porte de moins en moins bien, et c’est tant mieux !
Rencontres avec le faux-médiateur et la direction
Trois rencontres ont eu lieu avec le faux-médiateur et la direction de PSA, en la personne de Philippe Dorge. En substance, M. Dorge a demandé aux grévistes de laisser redémarrer la production… sans rien céder sur nos revendications. La direction refuse toujours de négocier sérieusement.
En l’état : pour ceux qui décideraient de quitter PSA, aucune garantie d’obtenir un CDI, une prime de licenciement s’élevant seulement à 9 mois de salaires. Et pour ceux qui choisissent la mutation à Poissy ou un autre site : ni garantie de logement, ni de garder son poste, et une prime de transfert de seulement 5000 euros !
Alors si PSA veut que la production redémarre, c’est très simple : qu’ils accèdent à nos revendications ! En effet, quand ils essayent de redémarrer la production à Aulnay, ils n’y arrivent pas car ce sont les non grévistes qui les envoient promener.
PSA n’en a pas fini avec les travailleurs d’Aulnay… et d’ailleurs !





Messages
1. 5 semaines de grève… et nous ne sommes pas fatigués ! , 26 février 2013, 20:26, par Paco NPA
Soutien total... Of course...
Un éclairage sur le contexte local, le syndicalisme et la branche auto.
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27941
2. 5 semaines de grève… et nous ne sommes pas fatigués ! , 26 février 2013, 21:28, par Cassiopée
Les multinationales pour s’implanter utilisent notamment les zones franches, les paradis fiscaux pour entreprise, qui se situent souvent à la périphérie de la ville. Exonérations d’impôts sur près d’une décennie, pas de taxes pour importer leurs machines, constructions d’infrastructures (routes,rond-point...) au frais du contribuable, syndicats absents ou volontairement très marginal,...tous ses avantages impensables pour les petites et moyennes entreprises.
Les fonds d’investissements ou de pensions des multinationales grâce à l’aide politique peuvent investir sur tous les secteurs d’activités sur (presque) tous les pays de la planète afin de produire plus. Les négociations aboutissent parfois sur un nombre non limité de production et un accès aux ressources territoriales d’un pays pour une multinationale sur la surface d’un pays. Tous ses investissements non régulés et très faiblement réglementés finissent par détruire le tissu local.
La stratégie économique pour maximiser les gains financiers sur les salariés des multinationales est à la fois de délocaliser les industries et les services dans les pays à faible coût du travail, sans protection sociale et sans moyen de revendications quelconques. Distribuer des salaires de misère pour à peine de quoi survivre, aller dans des pays où l’on autorise le travail des enfants et un vide législatif sur l’environnement pour créer des pollutions gratuites nombreuses et diverses : déversement, Co2, terres "fertiles" locales,...Dans les pays où les délocalisations ont eu lieu (en Occident notamment), généraliser les contrats précaire à bas salaires sans hausse dans le temps, négocier des baisses de salaire avec les syndicats sous divers prétexte, s’intégrer dans un processus budgétaire de rigueur nationale pour en tirer partie ou des contrats à titre gratuit.
Les conditions pour permettre à une multinationale d’investir dans tous les secteurs d’activités : industrie, alimentaire, immobilier,...pour devenir rapidemment ultra-rentable par la hausse des prix passe par le soutien des politiques par la loi (législatif) et juridique (la justice), et l’ Etat et les Etats leurs reversent des centaines de millions ou des milliards d’euros régulièrement.
La surfacturation est pratiquée, hausse fictive des prix et des tarifs divers sans aucune raison économique ou financière et que la justice ne pourra (ou voudra) pas pénaliser, ceci afin de faire plus d’argent. De plus, la spéculation est devenue au stade de spécialisation des fonds d’investissements des multinationales. Ce qui commence par acheter les prix bas sur les marchés financiers en créant une hausse des prix afin de généraliser des prix élevés pour faire plus de profits. Puis maintenir les prix artificiellement élevés et encore les augmenter, si baisse des prix parler de crise(entre guillements en réalité) dans les médias avec les experts, les lobbies en sous-main et les professionnels du secteur d’activité trier au volet.
S’assurer tout en exigeant des rendements futurs très élevés, ainsi ne pas prendre de risque en cas de problème et encaisser des profits par les projections financières peu importe les situations. De leurs côtés, les salariés et les petits producteurs qui ont vus leurs droits au travail diminuer par ses contrats (juteux) ne sont pas concernés par l’assurance pour être rembourser. Et même si les gaspillages (alimentaire,énergétique,...) sont colossaux.
Les multinationales peuvent parier sur leurs propres résultats à la bourse, et peuvent donner de faux résultats financiers pour un maximum de profits en pariant sur sa propre multinationale. Il y a aussi des conflits d’intérêts avec d’autres multinationales ou banques, avec parfois la complicité des autorités financières. Une baisse rapide de la valeur boursière (ce qui arrive) de la multinationale ou d’autres de ses investissements va créer une destruction de l’argent. Ce gaspillage financier par la disparition de l’argent en bourse provient du travail des humains, des ressources naturelles comme l’énergétique, les forêts, les minerais, l’eau, les denrées alimentaires, les captures massives d’espèces,...
Les montages financiers se font aussi lors de plan sociaux définitif et de délocalisation avec un plan social. Par exemple, inciter les petits acheteurs ou les salariés à acheter des actions avec la connaissance du changement de la valeur boursière, avec entente entre spéculateurs et dirigeants de grandes entreprises, suite à l’incitation à acheter les actions en bourse et les manipulations de leurs porte-feuilles de leurs multinationales pour empocher un maximum d’argent même en sachant qu’il y a un plan social et une délocalisation.
Les multinationales sont contre-productives aux sociétés humaine et à la vie, et ne profitent qu’à une minorité capitaliste au détriment de l’intérêt général.
3. 5 semaines de grève… et nous ne sommes pas fatigués ! , 27 février 2013, 11:19
Je ne comprends pas le titre : vous entamez bien la 7ème semaine de grève, non ?