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ANI : tensions et démissions chez les syndicats signataires de l’accord
par arnold
Publie le mardi 5 mars 2013 par arnold - Open-PublishingDes militants sans banderoles ni badges syndicaux devaient participer à la journée d’action du mardi 5 mars pour dénoncer l’accord national interprofessionnel (ANI) de sécurisation de l’emploi signé le 11 janvier.
Adhérents ou ex-adhérents de la CFDT, de la CFTC ou de la CGC, organisations signataires, ils désapprouvent ce texte et doivent donc se mêler aux syndicalistes de la CGT et de FO, qui appellent à ces rassemblements et cortèges, à la veille de la présentation en conseil des ministres du projet de loi qui retranscrit cet accord.
Combien sont-ils à contester l’accord chez les syndicats signataires ? Les confédérations évacuent rapidement cette question. Pour la CFDT, aucune tête ne dépasse. "Depuis la signature de l’accord, explique-t-on, nous avons organisé des débats dans toutes les régions avec des syndicalistes CFDT et partout, les salles étaient totalement acquises à l’accord, hormis un militant par-ci, par-là."
Idem à la CFTC, où l’on "n’a pas enregistré plus de démissions que d’habitude. On ne peut pas dire qu’il y a 100 % d’adhésion à l’accord. Mais nous avons produit un tract d’explication et un argumentaire pour les militants".
"A CAUSE DE L’ANI"
Il y a pourtant eu quelques échanges internes musclés et quelques cartes d’adhésion déchirées. Jean-Pierre Ottavi, ancien secrétaire général de la CFDT métallurgie des vallées de la Seine et de l’Oise et secrétaire du comité d’entreprise de Grass Valley France, a démissionné de la CFDT le 1er mars. "A cause de l’ANI", dit-il comme plusieurs de ses collègues.
Une décision grave, "comme un divorce". Lui qui a vécu chez Thomson "dix plans sociaux en vingt ans", est particulièrement gêné par les nouvelles dispositions en la matière.
Par exemple, si, jusqu’à présent, " les critères d’ordre des licenciements prenaient en compte, en premier lieu, la situation sociale des salariés : ancienneté, âge, charge de famille, etc., demain, avec l’ANI, le critère compétence pourra être privilégié", déplore M. Ottavi. Mais comment mesure-t-on la compétence ? interroge-t-il.
Il ne digère pas non plus les accords de maintien de l’emploi, qui enfermeront les syndicats dans une équation impossible : "soit j’accepte la baisse des salaires, soit j’accepte les licenciements", résume-t-il.
La suite sur la presse aux ordres ici : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2013/03/05/securisation-de-l-emploi-tensions-et-demissions-chez-les-syndicats-signataires-de-l-accord_1842904_1698637.html




