Accueil > Après PSA, son équipementier Faurecia va supprimer 3000 postes

Après PSA, son équipementier Faurecia va supprimer 3000 postes

par PSA FAURECIA

Publie le mercredi 14 novembre 2012 par PSA FAURECIA - Open-Publishing

Faurecia a annoncé lundi la suppression de 3000 emplois en Europe occidentale d’ici la fin 2013 pour réduire ses coûts face à la dégradation de l’environnement automobile sur le continent. En France, les syndicats attendent avec inquiétude de savoir quels sites pourraient être touchés.

C’est lundi, depuis Londres, lors d’une présentation devant des investisseurs, que l’équipementier automobile Faurecia a annoncé son intention de supprimer 3000 emplois en Europe de l’Ouest sur deux ans. Dont la moitié sur la seule année en cours. "Les charges de restructuration pour le groupe atteignent 100 millions d’euros en 2012", a précisé le groupe, qui compte plus de 80.000 employés dans le monde. Faurecia n’a pas détaillé quels pays européens étaient concernés par ce plan social, mais l’inquiétude est vive au sein des salariés français qui dénoncent une absence criante d’investissements sur les sites de l’Hexagone, délaissés au profit d’autres pays. Le groupe, dont le siège social est à Nanterre, est notamment présent en Essonne, à Brières-les-Scellés, avec des usines à Flers, Sochaux et Redon. Lesquels de ces sites pourraient être menacés ? Les syndicats avouent leur ignorance. Ils n’étaient même pas au courant de ces suppressions de postes programmées. "C’est l’étonnement total, le flou, on ne sait pas où ça va taper", commente Patrice Verdun, délégué syndical central CGT dans la division "sièges".

L’équipementier, filiale de PSA Peugeot Citroën lui-même en difficulté (il est détenu à 57,4% par PSA), avait déjà averti en juillet que la dégradation de la situation, avec un fort recul de ses ventes en Europe attendu au dernier trimestre, l’amènerait à ajuster ses effectifs. Fin octobre, Faurecia avait publié un chiffre d’affaires en hausse de 7,9% pour le troisième trimestre, mais avait révisé à la baisse sa prévision de résultat opérationnel annuel en raison de l’Europe. Le groupe précisait alors avoir connu "un repli significatif de 4% des ventes" dans cette région.

Inquiétude chez les syndicats, embellie en Bourse

Faurecia a déjà réduit la voilure en Europe, avec 48% de ses ventes réalisées hors de ses frontières, contre 37% en 2011. Et il compte poursuivre le mouvement, au vu de l’évolution du marché : entre octobre 2011 et octobre 2012, la production de véhicules légers a baissé de 12% en Europe (hors Russie). Les perspectives sont ternes pour le marché européen : selon sa présentation aux investisseurs, les ventes de Faurecia en Europe ne devraient pas rebondir avant 2014.

Aussi, tout en se désengageant d’Europe de l’Ouest, Faurecia compte renforcer sa présence en Europe de l’Est avec l’implantation de 7 nouvelles usines entre 2012 et 2014, en Roumanie, Pologne et en République tchèque. Et vise d’autres marchés beaucoup plus porteurs. En 2016, les ventes réalisées en dehors de l’Europe représenteront presque les deux tiers de ses ventes, l’Asie et l’Amérique du nord représentant les principaux moteurs de croissance. Faurecia explique ainsi viser un développement soutenu en Chine et en Corée du sud. Les ventes en Asie devraient représenter 20% du chiffre d’affaires en 2016, tandis que la profitabilité y restera nettement supérieure à la moyenne du groupe. Par ailleurs, Faurecia ajoute avoir quadruplé son chiffre d’affaires en Amérique du nord depuis 2009, où il est devenu le 6e plus grand équipementier automobile. La région représente maintenant plus de 25% de ses ventes.

Résultat : si ces annonces ont été accueillies avec inquiétude par les salariés français, elles ont plutôt été bien reçues à la Bourse de Paris, où le titre a progressé en clôture de 2,61%, à 11,77 euros. Faurecia était ainsi valorisé 1,3 milliard d’euros, soit 80% de ce que vaut PSA Peugeot Citroën sur le marché.

http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/apres-psa-son-equipementier-faurecia-va-supprimer-3000-postes-7654076.html