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Capitalisme et écologie

par Ernest Everhard

Publie le jeudi 3 janvier 2013 par Ernest Everhard - Open-Publishing
2 commentaires

Le capitalisme, c’est le désastre écologique permanent. Chaque instant, ce sont des quantités inouïes d’énergie gaspillées, d’eaux, de terres et d’atmosphère polluées, de biodiversité détruite. C’est aussi la mise en danger permanente de pans entiers de la vie humaine et animale par des prises de risques insensées (Nucléaire, OGM, etc). Le fonctionnement écologiquement désastreux du capitalisme est inévitable car il est structurel. Au moins deux principes essentiels sont invariants et doivent être analysés : l’impératif de profit et la concurrence

La suite : http://tendanceclaire.npa.free.fr/c...

Messages

  • En reconnaissant les nuisances industrielles du capitalisme , ce courant du NPA mène une réflexion intelligente qu’ il serait judicieux d’ approfondir ( remise en question des postulats tayloriens et industrialistes des bolcheviks de 17 repris en choeur par les staliniens et ceci au détriment du massacre de l’ agriculture ; critique du modèle occidentale qu’ il serait mortifère de généraliser ; nuisances écologiques et anthropologiques des technologies de la 3 ème révolution numérique ... ) . Les 2 courants de la Décroissance et PMO ( Piècesetmainsdoeuvre ) développent , depuis quelques années ,des analyses qui peuvent constituer une alternative transitionnelle à l’ obsolescence du capitalisme .
    over-blog."rebellons-nous "

  • Si on recherche à approfondir ces questions ,il meselmble nécessaire de se débarasser des caricatures..
    Il y aurait

     Le "méchant stalinien productiviste" souvent costumé en cégétiste obtus prêt à défendre son emploi nuisible au développement harmonieux de la Société, donc objectivement en "réaction " contre une émancipation humaine

    face à lui,le"stalinien obtus " dresserait sa barricade made in Connery-Land, pour traquerle soi disant ou"bobo écolo au ventre plein qui en appelle à lutter contre la "sur-consommation"du smicard".!

    Personnellement, j’apprends beaucoup de l’apport théorique que livre le le blog de l’ami JEAN ZIN ,qui ma’ aconduit àfaireeffort deme frotter à quelques regards des textes de GORZ

    http://jeanzin.fr/

     Chercher à comprendre le "nouveau" permet ensuite de mieux agir sur la réalité, en révolutionnaire qui veut abolir l’"ancien"..

    Juste pour alimenter, un extrait :

    Il est utile pour cadrer un débat :
    Jean donne sa définition des approches "écologiques" du moment..par des définitions de ’écologie réformiste libérale et de l’écologie réformiste étatiste, aidant-ce n’est que mon opinion de "profane"- à mieux saisir ce que certains classe comme

    Ecologie révolutionnaire

    Il n’est pas question de nous satisfaire de cette société qui n’est pas supportable et on ne peut se contenter d’un réformisme mou devant les menaces planétaires. Nous devons affirmer le caractère révolutionnaire d’une écologie qui ne se borne pas à entretenir les pelouses ou à rendre un peu plus durable l’exploitation de la planète, mais porte le seul projet à l’horizon de ce troisième millénaire. Nous devons dire clairement que nous sommes déterminés à lutter pour des mesures radicales à la hauteur de notre misère sociale, les exclus ne sont pas obligés de se fier à la démagogie fasciste et raciste aggravant le désastre.

    Il faut redonner aux gens la certitude qu’ils peuvent peser sur les événements et ainsi, formuler ce qu’ils veulent, ce qu’ils refusent vraiment. Être révolutionnaire c’est vouloir transformer le monde et pour cela prendre le parti du négatif, de la critique et de l’amélioration infinie, plutôt que s’illusionner de quelque utopie positive idéale et trompeuse. Ce n’est pas se contenter d’un réformisme qui adapte les règles et pare au plus pressé, il nous faut changer les règles elles-mêmes pour les rendre conformes à notre avenir. Être révolutionnaire, c’est vouloir être un véritable Citoyen et non pas un simple administré.

    On est loin d’une révolution léniniste ou du mythe du grand soir révolutionnaire (qu’il y en ait une multitude !). L’écologie révolutionnaire ne veut pas "prendre le pouvoir" par la violence mais changer notre base productive radicalement. Il ne s’agit pas d’instaurer une dictature mais de s’engager dans la sortie du salariat. L’écologie révolutionnaire veut sortir du productivisme et abolir le salariat, conscience des contraintes planétaires, des transformations du travail et des possibilités de l’avenir. Cette sortie du processus de valorisation, de l’économie séparée de la société, est le début de la réappropriation de notre vie.

    La transformation du travail en cours est comparable aux débuts de la révolution industrielle : passage de la "force de travail" à la "résolution de problème". Ainsi, il n’y a plus de différences entre le temps de travail, de formation, d’information, de loisir ou de repos. La résolution de problème ne se mesure pas comme la dépense physique ou la simple permanence de service en heures de travail. Le besoin de flexibilité et de créativité dans un monde complexe doit certes privilégier les créations d’activités tout comme la diminution du temps de travail quand c’est possible. Le temps libéré peut effectivement permettre des activités non marchandes correspondant mieux à la civilisation de l’information et du savoir que la marchandisation de toutes les activités communicationnelles qu’on nous promet. Ces changements radicaux dans l’activité de base du citoyen annoncent aussi une nouvelle démocratie participative. La Réduction du Temps de Travail ne peut pas être suffisante pourtant. D’une part elle ne change pas le mode de production, qui reste toujours aussi productiviste, elle ne prétend qu’en répartir les postes, ce qui est déjà beaucoup, en postulant que cela diminue la croissance ce qui est très douteux. D’autre part, c’est la notion de temps de travail qui perd sa signification dans les activités créatrices ou de résolution de problèmes.

    La libération du travail est à notre portée, le chômage plus l’automatisation le permettent à brève échéance si on sait dépasser les intérêts à court terme des néo-libéraux. Il faut organiser la sortie du salariat et du processus de valorisation du travail, passage du quantitatif au qualitatif. Concrètement, il faut d’abord augmenter les minima sociaux, puis obtenir un revenu d’existence cumulable avec un emploi et favorisant les activités libres. Grâce à ce revenu d’existence, c’est un nouveau modèle de développement qui va se mettre en place, donnant une égale dignité à tous les choix d’existence et favorisant les projets de développement personnel et artistique, l’artisanat, les professions libérales, le "service aux personnes", le tiers-secteur, la vie associative et citoyenne. C’est une subvention aux activités écologiquement souhaitables (bien supérieure aux emploi-jeunes) et la transition avec un nouveau mode de production. C’est l’aspect le plus positif et qui donne le plus d’espoir dans l’avenir. Une production centrée sur le produit peut remplacer une production guidée par le seul profit. Sur cette nouvelle base, une production écologique est possible et l’avenir retrouvé.

    Il y a toutes sortes d’écologistes révolutionnaires. Ils peuvent être "marxistes", libertaires, alternatifs ou de simples opposants à la "croissance" et à la destruction de la société, c’est-à-dire de véritables écologistes, mais pour nous l’écologie n’est pas une simple amélioration de l’existant, ce qui permettrait de rendre un peu plus durable le monde actuel et son développement inégal et destructeur, rendre un peu plus supportable ses souffrances et ses injustices. Au contraire, pour nous l’écologie est la dénonciation d’un monde qui se fait contre nous. L’écologie est pour nous l’urgence de l’avenir.

    Jean Zin 12/1998

    http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/faq/ecorevo.htm

    Cordialement

    A.C