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Communiqué N° 53 / Déploiement des casques bleus

par MNLA

Publie le lundi 18 février 2013 par MNLA - Open-Publishing
2 commentaires

Communiqué N° 53 / Déploiement des casques bleus

Dimanche, 17 Février 2013 23:54

Mouvement National de Libération de l’Azawad

MNLA

Unité – Liberté - Justice

Déclaration du MNLA

Déploiement d’une force de paix des Nations Unies au Mali

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a pris acte, avec beaucoup de satisfaction, de la proposition française soutenue par le Secrétariat Général des Nations Unies, l’Union Africaine, les USA et d’autres États de déployer une force de paix des Nations Unies au Mali.

Le MNLA, au regard des développements récents dans la zone, lance, donc, un appel urgent au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies afin d’accélérer le processus de déploiement des casques bleus dans cette région du monde où la paix et la sécurité internationale mondiale est menacée.

Les missions essentielles de cette force onusienne devront :

 consister à mettre fin aux exactions, de l’armée malienne, à l’ombre de l’intervention française, contre les populations civiles, notamment, touarègues et arabes de l’Azawad et de sécuriser l’ensemble des populations de la zone

 consolider durablement la lutte contre les forces obscurantistes dans la zone dont l’Etat malien est le seul responsable de l’implantation depuis plus d’une dizaine d’année,

 Garantir et sécuriser les interventions humanitaires aux populations déplacées à l’intérieur de l’Azawad,

 Garantir et sécuriser la circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue de l’Azawad…

Par ailleurs, le MNLA a constaté que le retour de l’armée, des milices et de l’administration malienne, actuellement en cours sur le territoire de l’Azawad avec l’appui de la France, a ouvert la voie aux exactions et aux massacres des populations arabes et touarègues de l’Azawad auxquels se livrent les forces maliennes dans le sillage de l’intervention française.

Aussi, le Conseil de Sécurité et le Secrétaire Général sont sollicités afin que cesse ce redéploiement de forces maliennes dans l’Azawad, porteur de tous les risques, en attendant la résolution du conflit.

Enfin, le MNLA réitère sa disponibilité au dialogue et sa disposition à négocier avec le Mali conformément aux dispositions de la résolution 2085 des Nations Unies.

Kidal, le 17 février 2013

Pour le MNLA

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

http://www.mnlamov.net/

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Messages

  • Mali/ Azawad : L’ARVRA fait état de 200 personnes tuées par l’armée malienne depuis le déclenchement de l’opération Serval
    17/02/2013 - 23:19

    AZAWAD (SIWEL) — L’ARVRA, Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad nous a fait parvenir le bilan macabre des excations maliennes qui réoccupent le territoire de l’Azawad dans le sillage de l’armée française. Dans ce communiqué l’Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad exige "de la France d’interpeler, sans délai, directement et officiellement, le Mali afin que ces massacres cessent et que les auteurs soient arrêtés. La présence de soldats français sur le terrain laisse croire que cela est possible, nécessaire et indispensable" et " interpelons, la CPI, en particulier, la Procureure générale, à faire preuve de diligence et d’impartialité en interpelant les autorités de Bamako et en ouvrant une enquête." Ci-dessous le communiqué de l’ARVRA

    ARVRA

    200 exécutions extrajudiciaires de civils azawadiens par l’armée malienne depuis le début de l’intervention française !!!

    L’armée malienne a exécuté et, ou enlevé plus de 200 civils majoritairement Touaregs et Maures entre le 11 janvier et le 15 février 2013 dans le sillage de l’intervention française. Ce chiffre est 15 fois supérieur au nombre d’exactions commises par les forces maliennes au cours des trois mois qu’ont duré les affrontements entre le MNLA et l’armée malienne (janvier à mars 2012).

    Les exécutions extrajudiciaires, les assassinats, les meurtres et les enlèvements de touaregs, maures, peuls et songhaïs se produisent de façon flagrante, souvent de jour, et en présence de témoins. Les soldats, en opérations, violent, volent et pillent publiquement les biens appartenant aux communautés sus mentionnées et dans certains cas supervisent les actes de vandalisme par les populations noires restées sur place. Ainsi que le relatent les reportages de scènes de pillages publics sous l’œil bienveillant des militaires maliens le jour suivant l’arrivée des français à Tombouctou. De nombreux témoignages font de centaines de têtes de bétail enlevé dans la zone du Gourma par les militaires maliens et convoyé sur Sevaré.

    Tous ces actes se déroulent dans les localités reprises par les forces françaises après leur rétrocession à l’armée malienne, celle-ci étant incapable de circuler toute seule sans la protection des soldats français. Il en est ainsi à Konna, Sévaré, Niono, Diabali, Douentza, Gossi, Gao, Léré, Goundam, Tombouctou….

    Pas plus tard que dans la journée du 15 février les soldats maliens ont exécuté plus d’une vingtaine de personnes à divers endroits dans la région de Tombouctou : Léré, 12 touaregs, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen, au sud de Tombouctou).

    ARVRA (association des réfugiés et victimes des répressions de l’Azawad) tient à disposition la liste, les lieux ainsi quelques témoignages sur ces violations flagrantes et massives des droits humains.

    Par conséquent, l’association exprime sa vive préoccupation ainsi que sa stupeur face au silence assourdissant des autorités Françaises et maliennes dans le massacre des populations civiles innocentes depuis le 11 janvier 2013. Nous rappelons que ces populations ont vécu sous le joug des forces obscurantistes et subi leurs exactions.
    Si la lutte contre le terrorisme, est une guerre juste, elle ne peut cependant pas occulter tous ces crimes de guerre, crimes contre l’humanité, voire de génocide.

    Il est urgent que les organisations des droits de l’homme, Les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO et particulièrement, les autorités Maliennes et Françaises prennent leurs responsabilités en exigeant la cessation immédiate des exactions contre d’innocentes populations civiles.

    Nous exigeons de la France d’interpeler, sans délai, directement et officiellement, le Mali afin que ces massacres cessent et que les auteurs soient arrêtés. La présence de soldats français sur le terrain laisse croire que cela est possible, nécessaire et indispensable.
    Nous interpelons, la CPI, en particulier, la Procureure générale, à faire preuve de diligence et d’impartialité en interpelant les autorités de Bamako et en ouvrant une enquête.

    16 février 2013

    Abdourahmane AG Mohamed Elmoctar

    Président ARVRA

    http://www.siwel.info/Mali-Azawad-L...

    • Vous faites bien d’y aller mollo sur la condamnation consensuelle du terrorisme. C’est pas parce qu’un génie du bretzel et un capitaine de pédalo au caramel vomissent historiquement la charia et la burqa et le mohamétan barbare qu’il faut s’emballer. Parce que quand même, les « jihadistes » nous ont bien aidés à établir la "démocratie" là où sévissait le despote de l’ex-pays le plus développé d’Afrique (Libye), et L Fabius compte encore sur les plus efficaces d’entre eux pour renverser le "Boucher-de-Damas" (qui joue aussi au pare-choc pour le vilain iranien).
      Mais la France-sans-fric est-elle bien le recours le plus pertinent pour gendarmer le Sahel ? Ses frappes au Mali, sont-elles propres, non létales et humanitaires-sans-arrière-pensée, ou ont-elles fait des milliers de dommages collatéraux, et pollué, et déséquilibré durablement la région ?