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Communisme,PCF,Front de Gauche

par Abbé Béat

Publie le lundi 25 février 2013 par Abbé Béat - Open-Publishing
18 commentaires

Communisme, PCF, Front de Gauche…
Le congrès du PCF 2013 s’est achevé en produisant un nouveau manifeste communiste pour l’avenir (l’Humanifeste, une dénomination grandiose que les auteurs de celui de 1848, plus modestes, n’avaient pas su inventer !). Des pages de généralités, d’envolées lyriques, mais aussi, de lieux communs, parmi les quels sont quelquefois dissimulées des idées à creuser… Bien évidemment, un tel texte a été voté a l’unanimité, ou presque : on ne peut pas dire, à ce niveau de généralité, que tout cela soit faux, mais… à quoi cela sert-il ? Sans aucun doute, en tout cas, à poursuivre imperturbablement l’objectif initié par R. Hue, et repris par ses successeurs, d’effacer un passé jugé contre-productif. Ainsi, en jetant le bébé avec l’eau du bain, on a supprimé pas à pas les « fondamentaux » de « l’identité communiste » et sa méthodologie de travail : le marxisme. Résumons tout cela, pour ceux qui l’ont perdu de vue, ou jamais connu (les « nouveaux adhérents ») :

 la lutte des classes, découlant de l’exploitation capitaliste ;
 l’abolition du capitalisme, désormais remplacée par le « dépassement » du capitalisme (selon un concept marxien sorti de son contexte). Terme qui, entre autres choses, signifie dans l’acception que lui donne le PC, que ce capitalisme devrait être condamné à courir derrière : il sera donc toujours prêt à reconquérir son leadership (et l’exploitation de l’homme par l’homme qui le caractérise). Alors qu’il s’agit bien, pour en finir définitivement, de l’éradiquer le plus vite possible.

 la construction d’une société socialiste, « étape » dans une longue saga ayant pour horizon : le communisme. Le terme étape est d’ailleurs particulièrement rejeté au PCF désormais, comme l’a clairement signifié Lucien Sève (pourtant penseur marxiste de grand talent, il n’ya pas si longtemps) en admonestant le MJC, qui avait eu l’outrecuidance de s’y référer dans un congrès !

 le marxisme, que, pour simplifier, je réduirais à la démarche de pensée consistant à analyser le réel, à partir des concepts fondamentaux, d’une manière aussi « scientifique » que possible. Elle consiste à théoriser le réel (politique, social, économique, etc…), à en tirer des lignes d’action pour un parti tel que le PCF, à les mettre en œuvre dans la société (en somme à les expérimenter), à théoriser à nouveau sur la base des résultats constatés…pour repartir à nouveau de l’avant.

Qu’est devenue la lutte des classes ? Il est clair qu’elle n’a fait que croître et « embellir », bien que le PCF répugne à utiliser ce concept. Ce qui n’est pas le cas dans la classe capitaliste. Voir les déclarations du milliardaire Warren Buffet : de ce côté-là, on sait à quoi s’en tenir. Qu’est devenu le socialisme ? D’abord (et c’est un comble !) le qualificatif dont s’affuble le PS. Ce qui lui permet, quoiqu’il fasse (par exemple quand il est au gouvernement) d’apparaître comme un grand frère du PCF et d’éviter que « la gauche » ne soit plus qu’une « gauche de gauche », ou pire : une « extrême-gauche » : Pouah ! Mais en interne au PC, on ne veut plus de ce mot, qui pourrait rappeler cette époque révolue que l’on veut effacer, d’une part de la tête des communistes, d’autre part, si c’était possible, de l’Histoire avec un grand H. Ce qui est proprement impossible, puisque les programmes d’enseignement de l’histoire (concoctés aussi bien à droite qu’à gauche) se vautrent avec délice dans la perpétuation de l’évocation de ce drame de l’abolition du capitalisme, qu’a été la première grande expérience « réelle » de réalisation, malheureusement ratée, d’un tel objectif.

Alors, qu’est devenu le communisme ?

Il n’est plus cette société idéale où « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous », ou encore « où chacun reçoit selon ses besoins et donne selon ses possibilités ». Une société idéale, fort bien évoquée récemment par Jacques Testard dans un commentaire d’internaute à un papier de R. Martelli sur le site Bella Ciao .
Au PC, le communisme se réduit désormais « au mouvement qui abolit l’état actuel » d’après une citation de Marx (noblesse oblige) sortie de son contexte… Est-ce qu’une telle définition distingue vraiment ce mouvement d’abolition-là de celui, désastreux, que le capitalisme actuel, financiarisé et mondialisé, met en œuvre pour, par exemple, casser tous les acquis antérieurs que les peuples (dont le nôtre) avaient conquis de haute lutte, depuis, précisément, que le capitalisme existe ? Incontestablement, cette définition (une fois de plus, pas fausse !) a besoin d’être complétée… pour se distinguer de l’autre… et servir à quelque chose d’utile aux peuples !

Pour parfaire l’édifice (ou plutôt sa déconstruction !) voilà que les dirigeants du PC (d’une manière d’ailleurs totalement antidémocratique), abandonnent la faucille et le marteau. Logo historique qui caractérisait tous les PC du Monde, depuis un certain mois d’octobre 1917. Est-ce que l’église catholique a renié la croix (malgré l’Inquisition et quelques autres joyeusetés) ? Est-ce que la France a abandonné le drapeau tricolore (malgré les massacres de la Commune, ceux des guerres coloniales…) ? Cet abandon, hautement symbolique, ne s’apparente-t-il pas à une capitulation devant un Capitalisme de plus en plus meurtrier et qu’on ne veut plus abattre ? Et quel orgueil ! Le passé serait « tout faux » et, avec « l’Humanifeste », on aurait « tout juste » ! A-t-on analysé suffisamment cette expérience concrète pour affirmer qu’on sait vraiment faire ce qu’il faut, pour ne pas retomber dans des « erreurs » passées ? Il est vrai que ne prenant plus aucun risque pour l’avenir, en ne proposant plus rien qui vraiment changerait les choses…on ne pourra plus accuser les communistes de préparer des goulags, des purges, des « nomenclatures »… on laissera faire le travail de saccage de l’humanité par le Capital, à sa manière, et même avec des alliés inattendus (le PS ?) ! Heureusement, le PC ne sera plus tenu pour responsable !

Mais tout de même, comment s’expliquer ce manque d’ambition, cette inaction intellectuelle, ce manque de volontarisme, pour préparer l’avenir, autrement que par des déclarations fumeuses (mais pas fausses, on en convient !) ?
Avec l’abandon de ses fondamentaux, de sa volonté de théoriser ( « sans théorie révolutionnaire, pas de parti révolutionnaire » selon un certain Lénine) le PC n’a plus de boussole, n’a plus de grille de lecture du monde tel qu’il va, et de ce qu’il peut entreprendre pour arrêter le massacre. Que lui reste-t-il comme os à ronger ? Un combat sociétal. Il est devenu une organisation du mouvement social. Il se polarise sur des causes sociétales, et évidemment, à ce titre, ne peut faire beaucoup mieux que toutes les organisations de ce mouvement qui, pour chacune d’elles, et pour chacun des combats sociétaux qu’elles mènent, sont finalement mieux armées que le PC qui touche à tout. Ce n’est pas son rôle de faire la pige à ces organisations, ni même d’être leur courroie de transmission vers les institutions.Et, sur un autre plan, il n’a pas à n’être qu’un supersyndicat coiffant ceux-ci, mais d’inscrire leurs revendications dans le combat de classe. C’est à lui d’animer un tel combat. A lui de mettre ces actions multiformes dans une perspective de transformation sociale (de transformation révolutionnaire de la société) qui créera de meilleures conditions pour résoudre mieux, au passage, ces questions sociétales ou sociales urgentes (revendications syndicales). Mais sans forcément penser que la transformation sociale apportera la solution définitive à tous ces problèmes : le féminisme sera éternel, la protection de l’environnement est devenue un combat éternel, le syndicalisme aura à défendre les intérêts des travailleurs au quotidien, y compris sous le socialisme redevenu « réel » (ce qui n’est effectivement pas encore le cas !)…. Mais les énormes problèmes que crée ce capitalisme devenu fou, en matière de vie de tous les jours pour les peuples, directement liés au combat de classe, doit polariser l’action d’un PCF, digne de ses ambitions passées. On pourrait dire qu’il « est payé pour ça » !
Alors que faire, sans délais ?

Le Front de Gauche (FG).

Le Front de Gauche (FG) est arrivé ! Sans encore trop se presser… Mais le PC, n’ayant plus les bases théoriques pour en décortiquer l’intérêt majeur, les buts à lui assigner, les futurs possibles… s’est contenté d’y voir une opportunité (radical qu’on retrouve dans le mot opportunisme) pour se requinquer, et stopper son inexorable descente aux enfers… L’opération a temporairement réussi, grâce, il faut tout de même le reconnaître, au charisme de Jean-Luc Mélenchon et à quelques unes de ses idées… Mais pas seulement. Car le FG trouve sa force et sa légitimité pas seulement dans une alliance électorale, et le charisme d’un leader, mais dans quelque chose de plus profond, qu’il faut d’ailleurs amplifier. Le FG est un « cartel » d’organisations politiques où se rencontrent, pour travailler en commun, les deux « sensibilités politiques » qui structurent depuis des dizaines d’années la lutte émancipatrice des exploités en tous genres du capital. :

1) la variante « révolutionnaire », représentée encore, pour beaucoup de citoyens, par le PC. La meilleure preuve, si l’on peut dire, est que ce Parti reste toujours l’ennemi n°1 pour la droite et le Capital, qui ne cessent de s’acharner sur ce qu’ils disent être désormais un cadavre.
2) la variante « réformiste », incarnée au FG par le PG. A noter que d’autres sensibilités se retrouvent au FG. Mais pour aller vite je ne descendrai pas dans les détails (que les organisations concernées veuillent bien m’excuser de cette simplification qui, je crois d’ailleurs, les englobe !)
Ces deux grandes sensibilités politiques ont une base concrète, sociologique. La première incarne en quelque sorte plutôt les « couches populaires », la seconde, plutôt les « couches moyennes ». Ces deux ensembles représentant d’ailleurs l’immense majorité de la population d’un pays comme la France. Et, par ailleurs, l’immense majorité des « exploités du capital ». Les seconds pouvant être considérés, à des titres divers et avec une intensité variable, comme moins exploités que les premiers. Autrefois, on aurait parlé de « petite bourgeoisie » et de « prolétariat » pour les désigner et les différencier. Il est clair que ces catégories d’exploités ne se reconnaissent pas totalement dans les deux variantes principales définies ci-dessus, pour différentes raisons que je ne développerai pas ici. D’autant plus que le concept de couches moyennes est mal défini : cela va du prolétaire d’antan à une fraction supérieure des couches moyennes qui confinent à la « haute bourgeoisie », c’est-à-dire à la « classe capitaliste » elle-même. C’est pourquoi, d’ailleurs, une large fraction de ces couches moyennes, soucieuses de préserver un statut particulier avantageux, se retrouve dans des partis politiques « de droite » ou « du centre », directement conçus pour la défense du système capitaliste. Une autre large fraction voulant concilier un statut à préserver (d’une manière qu’on peut qualifier de « catégorielle ») et une volonté d’améliorer le capitalisme pour lui donner un visage humain, se retrouve dans le réformisme assumé par le PS et accessoirement les Verts.

La chance du FG, c’est de regrouper aujourd’hui, des réformistes conscients de la nécessité de s’unir avec des révolutionnaires, au sens précédent…et des révolutionnaires conscients de la nécessité d’une union avec des réformistes acquis à la nécessite de transformation sociale. C’est-à-dire de constituer un front de lutte entre couches populaires et couches moyennes. Union indispensable si l’on veut qu’elle soit largement majoritaire. Donc susceptible de prendre le pouvoir d’état, démocratiquement, un jour…selon un schéma que Marx lui-même, en son temps, avait imaginé, constatant que l’exploitation capitaliste, débutante, allait occuper tout l’espace, donc englober la grande majorité des humains d’un pays donné (il imaginait cela pour la Grande Bretagne, à l’époque le pays le plus avancé dans le capitalisme naissant).
Le FG préfigure cette grande force en construction, seule capable, démocratiquement, de prendre le pouvoir d’état et de mettre en œuvre les mesures nécessaires. Ce qui, bien évidemment, signifie que cet objectif de transformation sociale (et disons-le sans ambages : de construction d’un socialisme du 21ème Siècle), soit devenu hégémonique dans les têtes des exploités. Ce qui signifie aussi qu’en sus de leur bulletin de vote, il le clame en plus « dans la rue ». Ce qui suppose encore que chaque partenaire de ce FG, joue le rôle spécifique qui est le sien, en termes de sensibilité et de mobilisation des catégories sociales qu’ils représentent. A partir de ce noyau, disons même de cet embryon qu’est « la gauche de gauche » ou le FG, dans sa phase actuelle, la dynamique de croissance du FG créera un tel rapport de forces qu’elle entraînera dans son sillage non seulement ces couches populaires qui constituent sa base sociologique essentielle, mais une majorité de ces couches moyennes qui comprendront désormais que c’est dans cette alliance-là qu’est leur salut. Concrètement, cela signifie qu’alors, le PS se réduira à une confrérie d’énarques ou assimilés, et sera devenu minoritaire à gauche. Il n’imposera plus sa loi…après celle du Capital, bien sûr ! On y verra plus clair…

Mais en est-on là ? Le PG est, dès maintenant, semble-t-il, un parti assumant ses fondamentaux idéologiques et les peaufinant (exemple : l’écosocialisme) et se comportant en partenaire résolu du FG. Le PC, parce qu’il est le partenaire le plus fort du FG en termes électoraux, en nombre d’adhérents, en nombre d’élus, en influence auprès des couches sociales qu’il a vocation à défendre et représenter, persiste à jouer de ce seul atout pour imposer son leadership. Il n’a plus de leadership idéologique, car il a bradé ses « fondamentaux », son aptitude à théoriser le réel, qui faisaient la cohérence de son combat, son originalité. Au point même que ceux-ci apparaissent mieux repris par le PG lui-même. Le PC ne sait même plus renouveler ses propositions de transformations et traine depuis des décennies des « doctrines » sans perspective crédible ni a fortiori « enchanteresses », comme, par exemple, cette « assurance emploi-formation » qui n’ambitionne pas de supprimer le chômage … mais de le rendre un peu plus supportable : est-ce tout ce qu’il faut espérer du communisme ? Il se montre incapable de s’affranchir de l’UE, voire même d’envisager clairement dans ses détails une « désobéissance européenne ». Alors qu’un Généreux (PG), s’y attaque bon gré, mal gré, et y mouille sa chemise (voir « Nous on peut »). Le PC donne l’impression de n’avoir qu’une idée : instrumentaliser le FG dans un but électoraliste, et n’en faire qu’un outil en vue de marchandages avec le PS, pour conserver des strapontins, des élus ici ou là. Ce en quoi il se fait quelques illusions car le PS, étant donné la pente qu’il a adoptée au gouvernement, ne trouvera in fine d’autres issues pour poursuivre dans cette voie et survivre, que dans une alliance avec le centre. Elle ne sera évidemment possible qu’en rompant davantage avec ses alliés à gauche (le PC)… ne serait-ce que pour offrir des strapontins aujourd’hui occupés par le PC…à ses nouveaux alliés ! Cet avenir est tragique…

Que conclure ?
Quand donc les communistes s’écriront-ils : « le roi est nu ! ». C’est-à-dire que la voie que persiste à suivre leurs directions depuis 30 ans conduit à leur perte. Et surtout conduit à laisser libre cours au Capital et ses alliés politiques, conscients – à droite et au centre - ou, honteusement subjugués – à gauche – pour enfoncer les peuples dans la régression. Quand donc les intellectuels communistes, dans et hors du PC (il en reste encore, dont beaucoup, qui cultivent leur jardin, pourraient se souvenir de leur combats d’antan) vont-ils remettre en mouvement leur réflexions marxistes ou marxiennes pour « interpréter et « changer » le monde actuel ? Quand donc toutes ces « tendances » communistes qui se chamaillent dans le PC et au dehors, en conservant pieusement des « fondamentaux » qu’ils ressassent pour se faire plaisir, se décideront-ils à unir leurs forces et à refaire vivre la lutte des classes, le socialisme et le communisme ?

Plus le temps passe, plus les malheurs sont grands pour les peuples, et plus les risques de « solutions finales » d’un nouveau genre se précisent.

Messages

  • La variante "Révolutionnaire" représenté par le PCF n’est plus "Révolutionnaire. Elle correspond peut-être au "Communisme de Nouvelle Génération". Voir article de JP.DELAUNAY ci-joint :
    http://lepcf.fr/Hypotheses-sur-la-sociologie-du

  • Cher Abbé,

    Lorsque vous écrivez :

     [1]] ,

    En conclusion de votre réquisitoire contre le pcf, le fdg, je trouve qu’il y a une contradiction énorme.

    Ce que vous décrivez comme décisions honteuses, est le fruit du fonctionnement d’un appareil, qui comme tous les appareils, intervient dans la désignation des délégués, pour n’avoir que des gens d’accord (à l’avance), ou limiter le nombre de délégués opposants.

    Et c’est vrai dans tous les partis y compris le npa.

    Mais vous savez l’Abbé, les communistes (encartés) ne sont pas comme vous les caricaturiez, beaucoup ne sont pas d’accord, j’en connais pas mal, certains ne l’avouent pas, mais c’est pareil, seuls des apparatchiks ou des notables en mal de représentation (communale, départementale, communautaire, régionale, nationale, etc..) sont prêts à suivre toutes les lignes pour rester "un notable", pour certains (nombreux), c’est leur seule raison d’être communistes, mais pas les adhérents qu’il ne faut pas mettre dans le même sac. Ils veulent rester adhérent de leur parti pour l’idéal communiste qu’ils ont trouvé avec leur adhésion.

    Alors c’est vrai le pcf,est loin d’être parfait et répondre aux attentes en servant de phare à la classe ouvrière. Mais c’est pareil côté npa ?

    Ce n’est que mon modeste point de vue, et je n’engage que moi, comme tous ceux qui postent sur ce site.

    Alors l’Abbé que faire ?

    [1[ se décideront-ils à unir leurs forces et à refaire vivre la lutte des classes, le socialisme et le communisme ?

    • ""Ce que vous décrivez comme décisions honteuses, est le fruit du fonctionnement d’un appareil, qui comme tous les appareils, intervient dans la désignation des délégués, pour n’avoir que des gens d’accord (à l’avance), ou limiter le nombre de délégués opposants.

      Et c’est vrai dans tous les partis y compris le npa.
      ""
      FAUX !

      j’ai milité au PCF des années et des années,lors des congrés seul les militants en accord avec le SEUL texte proposépar ladirection sortante étaient désignés délégués.

      Bien qu’alors sur la ligne majoritaire jj’étais offusqué et indigné qu’une oppositon de par exemple 45% n’ai aucun délégué.
      Cela sur plusieurs congrés !!!
      je suis maintenant NPA et je suis minoritaire et la tendnace qui est la mienne est représentée
      Alors mensonge mensonge ...

    • erreur totale d’appréciation :
      ""Alors c’est vrai le pcf,est loin d’être parfait et répondre aux attentes en servant de phare à la classe ouvrière. Mais c’est pareil côté npa ?""

      Le PCF sert la bourgeoisie,je suis bien placé pour le savoir,privatisé par le gvt Jospin avec participation du PCF !
      le PCF ne répond pas aux attentes de la classe ouvriére,il la trahit !!

      NPA est dans l’opposition à ce gvt procapialiste hollande.
      PAS le PCF .
      Hollande et sa politique sont nos ennemis ,ils nous conduisent à la barbarie et le PCF ne veut pas s’y opposer et négocie des places pour les municipales .

      Alors si tu vois pas la différence ,vas qu PS ce sera plus honnéte et moins stupide

    • Si c’était aussi vrai, pourquoi cette hémorragie d’adhérents, et ces départs causé par le sectarisme de certains. Combien reste-t-il d’adhérents, c’est toute votre question.

    • Je fais partie de ceux qui ont quitté le NPA.

      J’ai des reproches à faire à ce parti. Mais de là à dire n’importe quoi, non.

      Les délégués sont désignés totalement proportionnellement, totalement librement.
      Ce que tu dis relève soit du pur fantasme soit d’une volonté de donner des fausses informations.

      Avis personnel : c’est plutôt l’excessive importance attachée à la démocratie interne et aux droits des tendances qui peut être reproché au NPA. Quand ça se fait au détriment de l’efficacité et de l’unité de l’organisation.

      D’autre part, autre déni de la réalité, il n’y a pas d’appareil au NPA. Ne serait-ce que faute de moyens humains et financiers.

      On ne peut reprocher aux politiciens d’avoir des paroles sans rapport avec leurs actes, avec la réalité, et faire pareil.

      Chico

  • Mais les énormes problèmes que crée ce capitalisme devenu fou, en matière de vie de tous les jours pour les peuples, directement liés au combat de classe, doit polariser l’action d’un PCF, digne de ses ambitions passées. On pourrait dire qu’il « est payé pour ça » ! Alors que faire, sans délais

    Prendre acte que ce qui a été un lien de classe entre les tavilleurs et le PCF ; , c’est FINI.
    point barre.

    Même si le Congrès du Peuceufeu avait accouché d’un texte écrit en rouge écarlate avec le sang de Laurent, un serment solennel de ne plus jamais cocufier les masses, l’ autodafé des conneries écrites depuis des décennies, immolation par le feu deMGB ,.................les MASSES s’en seraient totalement contre foutu !

    ACTER courageusement que cette ORGA est devenue INUTILE, voire-je le pense- NUISIBLE puisque’objectivement contre révolutionnaire,

    Cela sans chercher si Tréand-Thorez , ou Waldeck -Marchais sont moins responsables que les Hue-Buffet -Laurent, si vendre du Programme Commun c’était moins pire que de saluer le courage de Hollande à Strasbourg comme le fait ce con de le Hyaric, et si en définitive, la" chasse aux liquidateurs"(dits rénovateurs , copains des Juquin Martelli Zarka , Fiterman et autres)... que j’ai mené dans les années 80 n’était pas porteuse d’un extraordinaire NON SENS.!

    .Puisque Tours et le léninisme d’importation c’était OBJECTIVEMENT l’échec final programmé !

    Puisque sous des formes diverses, voire en se balançant des coups de pancartes "fraternelles"..., les militants , "trotskystes" ou"staliniens" (pour utiliser ce vocable qui m’amuse...) , les"communistes" ne faisaient que livrer une version A-Marxiste de la Lutte des classes !
    Par négation dec "fondamentaux" : la primauté aux MASSES qui FONt l’Histoire !

    Donc, "que faire" demande l’auteur de ce relevé d’autopsie du cadavre pécéien ?

    VITE vite passer à AUTRE CHOSE !!

    Comment ?.. demande celui qui, pourrait au moins constater que certains , comme moi préfèrent se tromper en agissant que de se réfugier dans a’incantaion du style :

    Quand donc toutes ces « tendances » communistes qui se chamaillent dans le PC et au dehors, en conservant pieusement des « fondamentaux » qu’ils ressassent pour se faire plaisir, se décideront-ils à unir leurs forces et à refaire vivre la lutte des classes, le socialisme et le communisme ?

    Plus le temps passe, plus les malheurs sont grands pour les peuples, et plus les risques de « solutions finales » d’un nouveau genre se précisent.

    On ta pas attendu, X..

    Parce que, des communistes ont décidé de faire du "neuf"
    on peut se foutre d’eux, les traiter d’"Amicale d’EX", etc etc..

    Mais ils sont au charbon avec leurs petites pelles...
    C’est ce qu’on appellle les" ASSISEs du COMMUNISME.."
    C’est en projet, en processus après des années de rencontres, de tatonnements

    C’est prévu fin juin à Marseille
    Ce n’est qu’un début..
    On peut suivre l’échographie" de la gestation sur plusieurs sites..
    Je tiendrai au courant..
     ;

    On l’aura deviné !

     :)
    Un cheminot que j’aime bien qui se traite de"Canaille rouge" précisait en juin dernier (empéché comme moi de se rendre àMarseille) :

    Extrait de "FEDERER lesDIFFERENCES".
    *
    http://www.rougemidi.org/spip.php?article6998

    Il nous faut un objectif : nous affranchir de la domination du capitalisme et du carcan administratif et organisationnel (l’État) qui lui permet d’organiser sa domination de classe. Et le moyen de cet affranchissement est unique : s’organiser.

    Là, nous allons avoir un point de débat. D’aucuns, de bons camarades, considèrent qu’il faut construire une avant-garde, que c’est le rôle du parti de s’ériger comme étant cette avant-garde. A partir des travaux de Lénine puisant dans Marx, Trotski comme Staline ont poussé chacun cette logique jusqu’à leur terme avec les conséquences que nous connaissons.

    Pour ma part qui ne suit ni l’un ni l’autre et ne postule pas de près ou de loin à les titiller pour prendre leur place, j’oserai juste une hypothèse qui renvoi à ce bon vieux Marx et son complice Engels :

    Si le communisme c’est le mouvement, l’avant-garde est faite de ceux qui animent par leur intervention (luttes, réflexions, actions) au quotidien ce mouvement. Dès lors, le rôle de ceux qui ressentent ce besoin d’organisation n’est pas de constituer un comité central qui déléguera mission à comptabiliser les troupes mais de se mettre au service des dites troupes pour construire le mouvement qui modifiera le rapport de forces pour briser l’état des choses existant.

    Cela implique de ne pas conduire cette construction l’œil rivé sur le rétroviseur et le pied sur la pédale de frein pour que ceux partis en retard arrivent à nous rejoindre. On ne prend jamais de retard sur l’histoire, on s’est trompé. Retarder le mouvement pour attendre leur éternel retour, le temps qu’ils quittent la buvette de l’Assemblée ou la présidence du comice agricole, c’est persister dans l’erreur. C’est ce qui ouvre de l’espace aux thèses populistes qui ainsi ont du champ pour détourner les colères pour que rien ne change sauf la camisole des libertés

    Je peux signer sans toucher une virgule.

    A.C

    • Rectification de quelques malentendus, relevés dans les commentaires précédents :
      Je ne suis pas adhérent du NPA. J’ai, par contre, été membre du PCF plus de 20ans. Je l’ai quitté lorsque la Mutation de R. HUE m’a fait comprendre que je n’étais plus dans la course, que je ne pouvais plus trouver suffisamment de points d’accord pour continuer à être dans le PCF, mais que je comptais bien rester communiste dehors. Je ne caricature pas les communistes (de base, principalement...j’en étais un !). A la question : que faire ? Je pense avoir donné une réponse claire (et argumentée, donc à discuter si on le pense nécessaire) : faire vivre et développer le FG, ce qui est la meilleure façon de développer aussi le PCF, et évidemment de travailler à la "transformation sociale"... à un "socialisme du 21ème Siècle. Mais cela implique que le PCF soit dans ce cadre de combat avec son "identité" (que j’ai tenté de décrire). J’appelle précisément ceux qui sont encore porteur d’éléments de cette "identité" (il en reste, dedans et dehors !) à unir leurs efforts pour qu’elle redevienne celle du PC tout entier.

    • Oui mais alors quelle est la solution, quand tout le monde dans son coin assaisonne à tour de bras, mais ne formule aucune proposition de rassemblement qui soit mobilisatrice, et crédible pour le peuple.

      On lit à longueur de page toujours les mêmes discours, plus acides, sectaires, voire haineux, les uns que les autres, sans jamais déboucher sur du concret.

      Faut-il croire que les prolos sont rivés sur vos écrits, eux qui se battent encore pour leurs emplois ou une vie meilleure, mais se retrouvent bien seuls face au désintérêt général, causé par l’énorme pression du capital sur les consciences et cette immense trouille (que l’on comprend) de n’être pas assuré d’avoir un emploi pour demain.

      Tout cela nous le vivons, nous le ressentons, avec beaucoup d’angoisse, pour nous, nos enfants ou petits enfants.

      Alors les querelles de clochers ne sont plus que le fait de quelques initiés, mais passe loin, très très loin des préoccupations de la vie des gens.

      Car ce sont eux et eux seuls qui feront bouger les lignes d’une façon ou d’une autre si rien de crédible et unificateur leur est proposé.

      C’est mon point de vue personnel, et je n’engage que moi, comme tout le monde ici.

      Bonne soirée.

    • A la question : que faire ? Je pense avoir donné une réponse claire (et argumentée, donc à discuter si on le pense nécessaire) : faire vivre et développer le FG, ce qui est la meilleure façon de développer aussi le PCF, et évidemment de travailler à la "transformation sociale"... à un "socialisme du 21ème Siècle.

      Donc M. l’abbé..
      Vous avez quitté le "Parti".. parce que HUE entamait , selon vous une mutation foulant au pied ce qui vous avez fait un jour adhérer au PCF
      Et donc, histoire de revenir à des fondamentaux de classe, vous proposez de renforcer le..front DE gôche qui est une construction née du besoin non seulement d’enterrer toute référence au Communisme, mais à filer sur la tombe une tonne de gravats ROSES emmenés de laRue Solferino par JL Mélenchon et sa petite bande de notables socs dems !

      C’est un point de vue, l’ABBE..
      Mais ne vous fâchez pas,c’est del’humour. ;si je vous rétorque :

      Votre pseudo et cette homélie ne me "convertiront pas" à votre recette !

      J’ai peur que ça ressemble un peu à une méthode d’un bon copain à moi..
      p
      Pour oublier qu’il était alcoolo et que sa femme commençait à en avoir marre, il se saoulait la gueule dans son dos..
      Il est mort cocu et cirrhosé...

      Bonne soirée
      Cordialement

      A.C

      NB

      Un mot concernant celui qui "signe" 85.***.126.*et qui "poste" il ya quelques minutes :

      Tout le monde dans son coin assaisonne à tour de bras, mais ne formule aucune proposition de rassemblement qui soit mobilisatrice, et crédible pour le peuple.

      On lit à longueur de page toujours les mêmes discours, plus acides, sectaires, voire haineux, les uns que les autres, sans jamais déboucher sur du concret.

      "
      Heu..rsi la tenue "d’ASSISEs du COMMUNISME ne vous intéresse pas, soyez sympa de ne pas affirmer que" tout le monde etc etc"

      Essayez, parce que c’est intéressant pour le débat denous dire(vous et d’autres..) si c’est CON , en dehors du sujet, etc..
      MERCI.
      Ce sera mieux que de faire comme si rien ne se tentait, ok ?

      Pour commencer relisez le texte en question..

      http://sanseprendrelechou.forumactif.com/t961-la-courneuve-faisons-sa-fete-au-capital#22708

    • M’sieur l’Abbé :

       :)

      .quelques compléments d’infos..

      Compte-rendu de la réunion préparatoire des assises du communisme

      La réunion de préparation des assises du 16 Février a réuni 18 communistes dans et hors du PCF, de l’Ain, la Drôme, le Rhône, l’Isère, les Bouches du Rhône, l’Hérault, Paris, Seine-Saint-Denis, du Nord, sans compter les excusés (Arcachon, Commun commune, Canempechepasnicolas, Germinal, Réveil communiste...)...

      Pendant plus de 4 heures, une discussion approfondie sur la situation politique a porté sur l’état des luttes, du rassemblement populaire, du fascisme, la politique du gouvernement, le rôle de l’Union Européenne, les guerres, les suites du congrès du PCF.

      L’affrontement de classe s’aiguise en France comme ailleurs, avec une situation sans précédent d’accélération par le parti socialiste d’une politique d’austérité tournée vers la réduction du salaire et des services publics, de remise en cause du cadre national et de soumissions aux institutions européennes, vers le renforcement du (re)partage du monde entre impérialismes multipliant les guerres. Pourtant, les forces communistes en opposition à la dérive confirmée du PCF, dans et hors du PCF, comme les forces anti-capitalistes sur des bases populaires restent émiettées et les efforts réalisés ces dernières années n’ont pas permis de progresser de manière significative.

      Loin de toute déclaration incantatoire, la discussion a porté sur le travail nécessaire pour nous renforcer dans la bataille théorique pour comprendre le monde tel qu’il est, dans la bataille politique pour nous aider à agir, enfin dans la bataille d’organisation, pour progresser en même temps dans le rassemblement populaire et la perspective de la reconstruction d’un grand parti communiste.

      Les discussions ont confirmé l’enjeu du projet des assises du communisme comme un évènement prolongeant les rencontres de Marseille, les élargissant à de nouvelles forces, depuis celles ayant lancés en 2007-2008 le projet d’assises, jusqu’aux animateurs des luttes conduites dans de nombreuses entreprises face aux restructurations. La réflexion sur les conclusions et les suites des assises reste ouverte. Certains souhaitant trouver les formes d’une plus grande visibilité nationale d’une position communiste permettant la convergence de nos efforts, évoquant la nécessité de coordination. D’autres considèrent que le rapport de forces doit nous conduire d’abord à se renforcer là où nous sommes, dans des situations historiques diverses et de considérer que les assises sont une démarche pérenne, qui peut s’exprimer à la fête de l’Humanité, dans des initiatives régionales selon les possibilités de nos forces...

      L’ambition est en tout cas de franchir un cap avec les assises qui sont confirmées et qui auront lieu dans un CCAS à proximité de Marseille permettant d’héberger 150 personnes les 28, 29 et 30 Juin.

      Un texte d’appel aux assises doit être rédigé rapidement puis soumis au maximum de militants représentatifs des forces que nous considérons utiles au déroulement des assises, des personnalités (Peyret, Autier...), avec des blogs (Chancogne, Canaille, Commun Commune, Réveil Communiste, ça n’empêche pas nicolas...), des mouvements politiques (PRCF, M’Pep ?), des journaux militants (Fakir ?), des militants d’entreprises (Aulnay, Goodyear, Total, Fralib...), des responsables d’organisation du PCF.

      Une version signée par exemple par 100 militants et soutenue par toutes les organisations qui le souhaitent serait alors diffusée massivement.

      L’hypothèse d’un site de préparation et de suivi des assises a été discuté. La conclusion est plutôt de se mettre d’accord sur une page de présentation que chaque site pourrait reprendre.

      Un travail sur le programme des assises est en cours (voir ci-dessous) avec une question sur les intervenants qui peuvent être issus des différentes organisations, mais nous pouvons aussi chercher des personnalités qui pourraient, au delà de leur apport aux séances elle-même, donner une plus grande visibilité nationale aux assises et à leur compte-rendu. Une possibilité serait d’avoir sur chaque thème deux intervenants choisis pour l’intérêt de leur contribution, mais aussi pour leur différence ou complémentarité dans l’approche du sujet.

      La soirée du samedi serait une soirée festive (une première proposition pour une soirée jeunesse : le rappeur ouvrier de PSA Aulnay, Kash Leone... !!)

      Une nouvelle réunion de préparation élargie doit être planifiée.
      Projet de programme :

      1/ De la grève à la nationalisation : quelle dimension politique aux luttes ?

      L’objectif est de discuter du contenu politique des luttes sociales, notamment celles qui se développement malgré le consensus dominant loin de la négociation des "indemnités" face aux dommages du capitalisme, mais sur le refus des restructurations, le maintien de l’emploi et de la production industrielle, l’ambition de décider de l’avenir de l’entreprise...

      En partant des situations existantes, on peut analyser le rôle des forces politiques, du gouvernement, comment les travailleurs en lutte en tiennent compte, tentent de s’en servir, et en même temps de les pousser dans leurs contradictions. Ce thème doit permettre aussi de poser la question de l’intervention de l’état, ce qui conduit à évoquer le socialisme comme issue politique à construire dans ces luttes.

      Quelques questions :
       Comment dépasser une conception des luttes sociales comme simple soutien des forces politiques ?
       Comment renforcer le contenu révolutionnaire des revendications  ?
      - Quels rapports entre syndicalisme et politique ?

      2/ Rupture avec le capitalisme, socialisme, communisme

      Il s’agit de partir de l’analyse du système capitaliste aujourd’hui, de ses contradictions, sa violence pour comprendre la "crise" à la fois dans son caractère intrinsèque au capitalisme et dans sa dimension systémique et historique, pour poser la question du changement de société, donc du projet communiste, à partir des leçons de l’histoire du socialisme passé et présent.

      Quelques questions :
       Comment résister à l’idéologie dominante affirmant que le socialisme est un drame et un échec ?
       De Cuba en Chine, quelles traces le socialisme du XXième siècle a laissé dans le monde ?
      - Que devient le socialisme en Amérique latine ?
       Quel processus révolutionnaire permettant de rompre avec le capitalisme, quelles formes de société ouvrant la perspective du communisme ?

      3/ Luttes anti-impérialistes, OTAN, UE, euro...

      Les impérialismes s’affrontent dans une situation marquée par ce que le XXième siècle nous a légué. Plus de 200 pays indépendants dont beaucoup tentent de construire leur souveraineté économique, des formes ou des éléments de socialisme persistants de Cuba au Vietnam, renouvelées en Amérique Latine, avec la situation particulière de la Chine, dirigé par un parti communiste ayant fait le choix d’un développement mixte faisant une grande place au capitalisme. La multiplication des guerres, la destruction d’états souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, la domination des transnationales sur des enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, marquent le quotidien des travailleurs au Nord comme au Sud.

      Quelques questions :
       Quel lien entre l’exigence de souveraineté nationale et d’internationalisme ?
       L’UE une construction impérialiste au service du capital ?
       Quel lien entre les luttes environnementales et anti-impérialistes ?
       Comment reconstruire un mouvement pour la paix permettant de dénoncer l’impérialisme Français ?

      4/ Quels outils pour résister et construire la rupture avec le capitalisme ?

      La révolution sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes... Mais les travailleurs sont aujourd’hui affaiblis en conscience et en organisation. Le politique est perçue comme une activité institutionnelle et électorale. Comment favoriser la prise l’autonomie réelle du monde du travail pour lui permettre d’affronter les idées dominantes, les médias et les manœuvres patronales et institutionnelles, comment construire un rassemblement large et autonome du réformisme ?

      Quelques questions :
       Quels outils de formation politique pour les travailleurs, les militants, les cadres syndicaux et politiques ?
       Quel rôle des dirigeants syndicaux et politiques ?
       Quels outils pour la jeunesse ? D’une génération à l’autre comment se réapproprier nos outils théorique : Marxisme, matérialisme...

      En dehors des intervenants des différentes organisations à l’initiative des assises, de nombreuses propositions d’intervenants nationalement connus ont été proposés à la discussion.

      Enfin, de premières propositions ont été évoquées pour la partie festive le samedi soir... Il parait qu’on pourrait chanter les mains d’or... (si, si...).

    • Mon cher frère AC,
      Je vais réfléchir à votre (ta ?...camarade ?) réponse, et me renseigner davantage sur ces assises du communisme. En tout cas, vous soulevez diverses questions qui auraient dû alimenter davantage le 36ème Congrès du PC. Certaines y figurent peut-être,ais noyées dans tant de fioritures, qu’on ne les voit pas facilement... Donc, bon courage...les choses vont peut être avancer !
      Salutations

    • "Pourtant, les forces communistes en opposition à la dérive confirmée du PCF, dans et hors du PCF, ..."

      Juste un problème, pour ceux "dans et hors" qui se fixent pour but la reconstruction d’un PC. faudrait savoir quand il s’est effondré ?

      Stalinisme ? Front populaire ? Appel à voter Mitterand en 65 ? programme commun ? Gvt Mauroy/Fiterman ? Jospin/Gayssot ? "Mutation" ?

      L’auto-centrage sur un passé mythifié n’est pas la meilleure façon de préparer l’avenir.

      Quant aux références à la "souveraineté nationale"...
      Combattre l’Europe libérale et capitaliste est une chose, le faire au nom de la souveraineté une autre.
      Si demain la GB ou l’Italie sortaient de l’UE, de la zone euro...
      Cela n’en ferai pas pour autant des sociétés de transition vers le socialisme..

    • ""Oui mais alors quelle est la solution, quand tout le monde dans son coin assaisonne à tour de bras, mais ne formule aucune proposition de rassemblement qui soit mobilisatrice, et crédible pour le peuple.""

      D’abord faudrait arréter de mentir dans tes assertions !

      l’honneteté intellectuelle est apparement une denrée inexistente chez toi
      .

    • Pardonne moi, Paco mais ta question me semble mal posée

      Je n’entends pas avec mes camarades dans et horsdu PC (dont certains encartés d’orgas dites trotskistes..) "RECONSTRUIRE" un P.C
      C’est CONSTRUIRE unprojet COMMUNISTE et ..mais sans mettre la charrue avant les boeufs (1)..une ORGA REVOLUTIONNAIRE de caractère inédit, ce à quoi je "travaille" avec mon petit neurone et l’expérience d’un militantisme fait de zones d’ombres..et de lumière.

      Car pour faire court et donc volontairement lapidaire, concernant tes questions.,
      je redis que, PC , LCR devenue NPA ou même L.O et autres "appellations" jamais cela n’a mérité le nom ’ d’ organisations COMMUNISTES.
      Qu’elles aient prétendu l’être, avec les frères ennemis dits satliniens ou "gauchistes" en bataille rangée,..,.. c’est un autre problème..

      Mais ni TOURS 1920 votant la création du PC-SFIC àpartir d’une décision majoritaire de la SFIO, ni les diverses variantes du "Trotskisme" , avec des stratégies qui ont vu y compris privilégier l’"entrisme" chez les Socs dems (ex de l’OCI) , ’appel à un crétinisme parlementaire de taille en faisant d’un Juquin le candidat LCR de 1988 , rien en ACTES n’est de matrice réellement MARXISTE !

      Tous, "nous" avons biberonné à du léninisme d’importation , à la notion d’"avant-garde" , jamais nous n’avons intégré la richesse des Spartakistes, les avancées "autogestionnaires" de certains communistes libertaires etc etc..

      Cette vieille histoire que vous adorez "vous" raconter des trahisons du PCF , de l’impureté du "national communisme" , votre virginité en ce qui concerne les institutions et les alliances, bref l’ensemble de l’acte d’accusation" que l’on m’a balancé cent fois..c’est vraiment, selon moi, à côté de la plaque : la jeunesse a bien raison d’y voir règlements de comptes de dinosaures !
      Nous avons à dépasser ces crépages de chignons entre VIEILLES ORGAS absolument démodées !

      C’est de la FORCE COMMUNISTE dont nous sommes quelques uns à parler , pas d’une construction politicienne sur musique deJ.BREL..
      Avec des"EX" de mon style qui demanderait à d’autres EX (partis pour d’autres raisons)ou à d’actuels encartés Fabien de fredonner en choeur

      Bien sûr, nous eûmes des orages
      Cent ans d’amour, c’est l’amour fol
      Mille fois tu pris ton bagage
      Mille fois je pris mon envol
      Et chaque meuble se souvient
      Dans cette chambre sans berceau
      Des éclats des vieilles tempêtes
      Plus rien ne ressemblait à rien
      Tu avais perdu le goût de l’eau
      Et moi celui de la conquête

      Cher Pacodont j’apprécie la façon de débattre,

      Un jour je pense que vous, les "fidèles " de chapelles désertées, que vous soyez de sincères combattants de classe, comme toi et d’autres, ou de chasseurs de "pouvoirs" et/ou de"notabilité"(il y en aPARTOUT)

      ........... si , vraiment , ENSEMBLE avec ceux qui ne sont adhérents nulle part,...on est persuadé que ce sontles MASSES qui font l’Histoire, faudra arrêter de se raconter des histoires sur ce qu’a été la complexité des représentations de classe, et surtout sur ce fait objectif :

      Si aucun "communisme" ne s’est effondré à l’EST , car ce n’était pas le COMMUNISME, aucune Organisation s’autoproclamant Révolutionnaire n’a pu avoir un caractère de masse, nulle part

      Pas simplement parce que les affreux "stals "v chez lesquels on me range parfois, ont persécuté "le sel de la terre" qu’aurait soi disant représenté le trotskisme,pas parce que vous aviez derrière vous un Ramon Mercader vous empêchant d’occuper le terrain , quand se multipliaient ce que vous appelez les trahisons successives...

      C’est plus compliqué, cela impose le courage (il en faut, crois moi !) de s’inclure dans une autocritique collective....

      Faut savoir accepter l’analyse des raisons du "vide"

      ............. si on veut faire"le plein"

      Cordialement

      A.C

      () Pardon pour "la pub" mais j’écrivais il ya cinq ans s’agissant de"charrue avant les boeufs"un p’tit texte qui annonçait l’initiative de co rédaction des"ASSISES du COMMUNISME"

      http://www.rougemidi.org/spip.php?article2278

    • Débat complexe cher AC,

      d’autant plus que les commentaires de commentaires n’aident pas à avancer dans la complexité de celui-ci.

      Pour ce qui concerne la reconstruction d’un PC, je me contentais de citer un extrait de la préparation des assises :
      "Loin de toute déclaration incantatoire, la discussion a porté sur le travail nécessaire pour nous renforcer dans la bataille théorique pour comprendre le monde tel qu’il est, dans la bataille politique pour nous aider à agir, enfin dans la bataille d’organisation, pour progresser en même temps dans le rassemblement populaire et la perspective de la reconstruction d’un grand parti communiste."
      Donc, mes questions demeurent.

      Pour l’histoire croisée des PC et des "trotskystes" nous en aurions pour des km de textes.

      Reste l’avenir.
      la rupture révolutionnaire suppose la rencontre de l’auto-activité des masses et d’un (ou plusieurs) partis révolutionnaires capables d’apporter des synthèses directement exploitables de l’expérience historique et internationale des luttes.

      En plaisantant, une contre agence anti anti insurrectionnelle.
      Car ceux d’en face, ils ont leurs services, polices, chercheurs, intellos, sociologues et autres qui passent leur temps à renseigner pouvoir et MEDEF des dynamiques à l’oeuvre dans les mouvements sociaux et pas seulement en France. Afin de les contrer par avance.
      Valls qui craint des explosions sociales violentes... Ce n’est pas que pour affoler la "population".

      Et former à une culture militante de contrôle ouvrier (libertaire, autogestionnaire... qu’importe le mot). Combinant paralysie de l’ennemi et remise partielle en marche...
      Ex : coupure et gratuité lors de grèves EDF/GDF, transports gratuits, coupures sélectives des télécommunications, "trésor de guerre" à l’image des LIP...
      L’imagination ne manquera pas.

      Une piste parmi d’autres...

    •  :)
      Paco, "on" va nous prendre pour des casse couilles !
      tant pis, on empêche personne de se méler de ces échanges..
      Tu cites

      "Loin de toute déclaration incantatoire, la discussion a porté sur le travail nécessaire pour nous renforcer dans la bataille théorique pour comprendre le monde tel qu’il est, dans la bataille politique pour nous aider à agir, enfin dans la bataille d’organisation, pour progresser en même temps dans le rassemblement populaire et la perspective de la reconstruction d’un grand parti communiste."

      Je n’avais pasbien relu.

      C’est , à chaud un compte rendu fait par un copain..
      Je n’aurais pas écrit ainsi, car ce n’est pas-je m’en suis expliqué plus haut", le BUT
      Nous ne REconstruisons pas, nous CONSTRUISONS
      Sans faire du passé table rase, en analysant les causes d’échecs, en les replaçant dans le contexte du moment, avec entre ceux qui ménent ce travail des divergences.
      Exemple :

      des memebres du PCF en opposition à la ligne "frontiste" , qui plaident pour une"retour" à un militantsime qui aeu ses heures de gloire dans la classe ouvrière "datent" le glissement à la période"Mutation -HUE-Congrès dit deMartgues"

      Qui qui a précédé la glissade effarante ayant conduit à faire de la lèche à Jospin en devenant comme Gayssot, recordman des privatisations.

       Je suis, à l’opposé, et y compris en "choquant" quelques camardes de toujours, de ceux qui sont persuadés aujourd’hui(ce n’était pas le cas à mon départ du PCil ya douze ans) que c’est dans la négation objective duB-A-BA marxiste que s’est planté le léninisme -je fais d’ailleurs la différence entre un V.Ilitch et ses copains face à une situation révolutionnaire et..l’importation du modèle pour le greffer sur lamatrice"Babeuf" du mouvement révolutinnaire français.

      C’es tparce que les ASSISES devront trancher sur ces questions que nous avancerons :

       soit vers une aventure sans lendemains
      de sympathiques journées marseillaises ou je prends mon pied de débattre avec des types comme Hoareau et les Rouges Vifs des BDR,avec des prolos style le lions de FRALIB Gémenos, des militants des quartiers NORD, en avançant sur quelques réflexions portant dela"coordination d’ESPOIR,

       soit que sans rien autocensurer dece que m’inspire le comabat en interne auPC--, avec des appréciations très nuancées selon que je "vois", ici ,de l’attachement irrationnel àune ORGA riche en passé, et là..quelques postures préservant des "futurs"...personnels de types qui ont été "fous" et désinteressés au point de risquer partir avec une retraite e700 Euros s’il quitte le PCF sans un "arrangement "comme ceux que j’ai mis en place un temps , vers un "hors d’oeuvre’ révolutionnaire..lou mayonnaise prendra pour faire vraiment du NEUF.

      Cela ser along, avec des tâtonnements, des avancées, des risques de"rupture", des accrochages inévitables, de la passion.
      Je ne verrai pas la"fin.." des préliminaires.
      Je ne crois pas que la REFONDATION d’un COMMUNISME d’actualité est l’affaire de quelques mois... ;voire d’une ou deux décennies
      Ce dont je suis certain c’est que le mouvement social tranchera en terme de"rythmes".. selon sa capacité ou non à LUTTER à hauteur de la Guerre des classes
      *
      On se mord la queueet je lesais !

      Puisque nous sommes d’accord pour direl e besoin d’ORGA pour "éclairer" les chemins duchangement, éviter ornières et impasses. ;
      Donc, des formes qui naissent d’Auto-organisation, qui ne s’embarrassent pas de ce qui est"syndical et revendicatif"( qui s’opposerait, soi disant) auPOLITIQUE, et, en même temps des coordinations locales souples de’"apprentis communistes de toutes origines et de tous âges" sont selon moi, la piste à explorer.

      Je répêt : je me plante peut-être mais plutôt que de marmonner devant mon café en merépétant"Laurent, quellle enflure !" ou ""putain c’est foutu".., je crois donner à ma fin de vie un sens..."original", minoritaire, mais dont personne ne nie , je crois, la sincérité..
      Comme j’ai appris àne pas voir dans ceux qui me contredisent des"anticomunistes"..tels que"nous" les définissions un peu trop connement y comprisdans l’édito du 3 mai68 quand, dans l’Huma , Jojo nous incitait à "démasquer de faux révolutionnaires"..

      Même s’il y en avait !

       :)

      C’est pas le "curé" européiste vert" Con Bandit....qui est un contre exemple de ce que j’avance...
       :)

      Cordialement

      A.C

      (mon ordi déconne et veut pas corriger les fautes !)

    • Laissons les "on" dire...

      Sans faire de provoc. il y avait un peu de ça (ce que tu appelles les coordinations souples) dans le projet initial du NPA.
      Avec l’idée de faire "synthèse" de militants, cultures et histoires différentes non pour demander reniements et auto-critiques aux uns et aux autres mais pour regarder et faire ensemble devant.
      Après chacun est libre de revisiter ce qui est son histoire propre.

      Pour autant, je persiste à penser qu’il y a un anti-UE non classiste lourd de danger dans l’appel à ces assises.
      Le souverainisme ouvre à des alliances sans rivages ni principes et la présence des PRCF et autres stalinosaures en est symptomatiques.
      Il pourrait même dans le camp ennemi servir de cri de ralliement aux forces obscures de la barbarie.

      Last, je nuancerai ton appréciation sur le léninisme importé.
      Une vision très "on est issu de la social-démocratie classique " semble l’avoir emporté passant en grande partie à côté d’autres parties plus vivantes du mouvement ouvrier dont le syndicalisme révolutionnaire ici ou la CNT en Espagne.

      Ceci est de l’histoire, maintenant il faut construire car en face ils ne nous attendent pas... Ils foncent.