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Congrès NPA Féminisme : prendre en charge collectivement ces questions, avancer dans les débats

par Commission nationale d’intervention féministe

Publie le vendredi 4 janvier 2013 par Commission nationale d’intervention féministe - Open-Publishing
26 commentaires

Dans le cadre de la préparation du deuxième congrès du NPA qui se tiendra du 1er au 3 février 2013, nous présentons cette semaine les enjeux de la discussion autour des questions féministes.La commission nationale d’intervention féministe du NPA (CNIF) a souhaité proposer au vote de toutEs les militantEs une résolution sur les questions féministes. Une large part du texte est consacrée à la place particulière occupée par les femmes dans la crise que nous connaissons  : emploi, salaires, précarité bien sûr mais aussi violences subies par les femmes, retour de l’ordre moral en lien avec la montée des idées réactionnaires. Notre objectif est d’irriguer les débats du parti avec nos analyses en termes de genre, et de proposer des éléments d’orientation pour que les questions féministes soient présentes dans l’ensemble de notre intervention.
Ainsi, la surreprésentation des femmes dans la fonction publique est une dimension à intégrer dans nos revendications contre les politiques d’austérité de ce gouvernement. Et lorsque nous nous battons pour le droit à l’avortement, c’est à la fois contre le démantèlement des services publics et contre l’extrême droite, dont certains groupes organisent des prières publiques devant les centres IVG.

Articulation des oppressions  ?
Nous souhaitons aussi amener dans le NPA les débats qui traversent aujourd’hui l’ensemble du mouvement féministe.
Le premier concerne l’articulation entre les différentes oppressions sociales, racistes et de genre. En France, ce débat est fortement structuré par les questions de religion et de laïcité. Nos désaccords portent essentiellement sur la place occupée par l’islam et notre positionnement dans les luttes menées autour de la question de l’interdiction du port du foulard  : en France, aujourd’hui, la place de l’islam est-elle la même que celle des religions chrétiennes  ? La religion n’est-elle qu’un vecteur d’oppression  ? Faut-il se battre contre l’interdiction du port du voile pour les élèves, les salariéEs des services publics  ? Les luttes menées par les femmes victimes de ces discriminations peuvent-elles être des luttes émancipatrices ? Quelle place les anticapitalistes peuvent-elles / ils y jouer  ? Autant de questions qui se posent régulièrement aux militantEs féministes et sur lesquelles nous avons besoin de réfléchir toutEs ensemble.

La prostitution en question(s)
Le deuxième débat concerne la prostitution. Le point essentiel qui fait accord entre toutEs est l’urgence de défendre des revendications concrètes  : abrogation des lois répressives contre les prostituées comme la loi sur la sécurité intérieure de 2003, moyens pour permettre à celles / ceux qui le souhaitent de sortir de la prostitution (logement, formation…), régularisation de toutEs les sans-papiers, renforcement de la lutte contre le proxénétisme et les réseaux internationaux de prostitution, mise en place d’une politique d’éducation à une sexualité libre et respectueuse des autres… Seule une politique volontariste qui applique simultanément l’ensemble de ces différents points pourra sur le long terme produire des résultats.
Nos désaccords se cristallisent autour du terme d’abolitionnisme. Devons-nous nous revendiquer comme abolitionnistes  ? Que signifie ce terme, par qui est-il utilisé et pour quoi faire  ? Le terme de prostitution recouvre des réalités très différentes  : quelle place donne-t-on dans nos analyses à ces différentes réalités  ? Quelle place pour la parole des prostituées elles-mêmes dans la mesure où leur expression est extrêmement difficile  ? La responsabilisation, voire la pénalisation des clients, sont-elles des revendications que nous pouvons / devons porter en tant que féministes et anticapitalistes  ?

Pour un parti résolument féministe
Enfin, le texte se conclut sur des préoccupations internes à notre parti  : parce que nous ne vivons pas en dehors de la société, les oppressions qui existent en dehors s’y reproduisent partiellement.
Pour construire une organisation à l’image de la société que nous voudrions, la place des femmes à tous les niveaux du parti doit être notre préoccupation permanente. Cela passe par une parité à tous les niveaux de direction, une répartition des tâches équitable et des modes de débat qui permettent à chacunE d’y prendre sa place, mais aussi par un bannissement systématique des propos et comportements sexistes.
C’est parce que le féminisme est l’affaire de toutes et tous, que nous avons souhaité porter ces débats lors de notre prochain congrès national.
Commission nationale d’intervention féministe

http://www.npa2009.org/content/congr%C3%A8s-npa-f%C3%A9minisme-prendre-en-charge-collectivement-ces-questions-avancer-dans-les-d%C3%A9bats

Messages

  • C’est parce que le féminisme est l’affaire de toutes et tous, que nous avons souhaité porter ces débats lors de notre prochain congrès national.
    Commission nationale d’intervention féministe

    il y a pas de questions plus urgentes a régler dans notre beau pays ????

  • En France, une femme décède tout les 3 jours sous les coups de son conjoint et ce ne serait pas "urgent" ? Pfff

    • En France, il y a deux morts par jour par accident du travail, sans compter les maladies professionnelles.
      L’autre différence avec les problèmes de couples, c’est qu’il est plus facile de quitter son conjoint que son travail.

      Par ailleurs les texte revendique, si j’ai bien compris, qu’il y ait plus de places attribuées aux femmes qu’aux hommes dans la fonction publique.

      Une telle idée, qui consiste à prétendre combattre une société sexiste par plus de sexisme est tout simplement grotesque.

      Enfin, lea auteurs s’intérrogent gravement :"la religion n’est t-elle facteur que d’oppression ?
      Laissons les chercher encore un peu...mais la réponse est : oui.

    • .excuse moi, mais je "sens "chez toi comme un brin de résistance" au Féminisme de classe.."..

       :))

      Je garde les fiches NPA de formation des militants.

      .
      Chico appréciera ce cadeau d’un marchaisien visant à enrayer des réflexes "dignes" de Jeannette Thorez-Vermeersch , connue pour son fameux combat contre la contraception dans les années -50-60-",Le « Birth control », la maternité volontaire, est un leurre pour les masses populaires, mais c’est une arme entre les mains de la bourgeoisie contre les lois sociales", plus tard stigmatisant le combat pour que l’IVG soit reconnue (lutte avec G.Halimi en figure charismatique)

       :)

      Le cours NPA , que ma copine M.M. deToulouse m’avait fait passer fin 2009 ,se retrouve sur le site de HauteGaronne ici :

      http://www.npa31.org/feminisme/lhistoire-oubliee-du-courant-feministe-luttes-de-classe.html

      Extraits

      L’Histoire oubliée du courant « féministe luttes de classe »

      (cf. L’article de Josette Trat, publié dans Femmes, Genre, Féminisme, dans la petite collection Les Cahiers de Critique Communiste, aux éditions Syllepse en 2007, p. 9-32).

      Le nous, dans cet exposé fait référence soit à la majorité des féministes de la LCR, soit plus largement aux militantes « féministes-luttes de classe ». Cet exposé a servi de base à une discussion lors de la première réunion nationale NPA sur le féminisme. Le nous du NPA est en train de se construire ....

      I/ Introduction et définitions

      Dans cet exposé nous allons essayer de faire deux choses : d’une part tenter de comprendre le paradoxe suivant : le courant « féministe luttes de classe » a été probablement l’un des courants les plus actifs du mouvement féministe contemporain et pourtant il est très peu connu et reconnu non seulement par les grands médias comme la TV mais également par les jeunes chercheur-e-s ; d’autre part en conclusion nous essaierons de réfléchir sur quelques propositions pour sortir de notre isolement.
      Par courant « féministe luttes de classe », nous entendons un courant qui lie étroitement la lutte pour l’émancipation des femmes à celle de tous les opprimés.

      .......................................... ; ;
      ..........................

      le rôle de la LCR :

      A travers la revue Les Cahiers du féminisme notamment et ses militantes dans différentes associations ou syndicats, la LCR interviendra pour faire reconnaître le fait que le féminisme n’est pas dépassé, qu’au contraire la mobilisation des femmes est indispensable sur tous les terrains pour défendre leurs droits. En 1987, une grande fête est organisée pour les dix ans des Cahiers du féminisme en présence de personnalités féministes de différents courants et associations ; ce qui témoigne du rôle charnière que nous avons joué au cours de cette période difficile.


      V/ 2002-2006 : anciens et nouveaux obstacles

      1) Le contexte politique général

      Dans ce cadre, certains militant-e-s peuvent être tenté-e-s de considérer le féminisme comme un luxe inutile

      2) Le mouvement féministe

      les féministes sont confrontées à d’autres difficultés :
      L’illusion de l’égalité : illusion très courante chez les jeunes scolarisées, avant l’entrée sur le marché du travail, sauf pour les jeunes lesbiennes ou les jeunes femmes descendantes de parents migrants.

      De nouveaux courants réactionnaires sont apparus :
      a) réapparition de courants différencialistes
      b) le « postféminisme » :
      c) le courant queer en France et ses ambiguïtés
      d) le féminisme bourgeois :

      De nouvelles divisions :

      2003 : grande manifestation unitaire le 8 mars pour soutenir l’action des filles de banlieues, l’association Ni putes, Ni soumises fait son apparition ...
      2003-2004 : le débat sur le voile fait rage...
      Depuis, certaines féministes prétendent lutter contre un « ennemi principal » :.
      Pour les unes, la lutte contre « l’islamophobie » est prioritaire (collectif féministe pour l’égalité etc. ).
      Pour d’autres la lutte contre les intégrismes religieux est devenue prioritaire (cf. l’association « Ni putes, ni soumises » crée en 2002, ou le mouvement français pour le Planning familial, ou l’UFAL (Union des familles laïques etc.).
      Sous l’impulsion des féministes de la LCR, le CNDF a refusé de prendre position pour ou contre la loi, pour éviter de se diviser. Par contre il a décidé de mener plusieurs combats de front : pour la laïcité, contre le racisme, contre l’ordre moral, contre les politiques libérales, contre les inégalités économiques et sociales et les discriminations subies par les femmes des milieux populaires et/ou de parents immigrés.
      Dans le CNDF, nous avons insisté sur la nécessité de prendre en compte la pluralité des oppressions et de leurs effets combinés et cumulatifs.

      La tenue d’une rencontre intitulée « Alternatives féministes » en décembre 2005 à l’initiative du CNDF a permis de faire le point sur les difficultés rencontrées ces dernières années dans le militantisme féministe, mais cela n’a pas encore permis de trouver les forces pour surmonter les nouveaux défis qui s’offrent aux féministes :

      1) Comment assurer le renouvellement des générations ?

      2) Comment faire lien en particulier avec les jeunes femmes dans les quartiers populaires ? Comment lutter contre le « virilisme » de certains garçons des banlieues en situation d’échec sur de nombreux terrains, sans tomber dans des dénonciations récupérables par le discours sécuritaire ?

      3) Comment accéder aux médias ouverts aux « post-féministes » qui ont comme première cible les militantes féministes considérées comme « ringardes ».

      .......................
      ......................................


      Conclusion :

      un mouvement féministe autonome, large et unitaire toujours indispensable

      Il faut constater que si le mouvement « féministe lutte de classe » a réussi à maintenir une continuité des luttes et d’une réflexion sur les luttes féministes, il n’a pas réussi à développer une véritable organisation de masse féministe, fonctionnant démocratiquement et capable de publier une presse féministe susceptible de s’adresser à des jeunes femmes des milieux populaires. Par ailleurs, le CNDF s’est partiellement vidé de sa substance, chaque courant de la gauche ou de l’extrême gauche impulsant sa propre association : le PS, « Ni putes, ni soumises » et le Planning familial, le PCF « femmes solidaires » ; nous sommes à peu près les seules à chercher à construire un véritable cadre unitaire que ce soit dans le CNDF(sans y parvenir) et la Marche mondiale.
      Rien ne nous permet de prédire, ce que seront les prochaines années pour le mouvement féministe mais il y a un besoin urgent d’une publication susceptible d’agréger de nouvelles militantes dans une perspective « féministe-luttes de classe

      Cordialement

      A.C

    • Il y a un petit problème :

      Il existe DEJA une sur-représentation des femmes dans la fonction publique...
      Pourquoi pénaliser les candidatures masculines en favorisant celles des femmes ?

    • Par ailleurs les texte revendique, si j’ai bien compris, qu’il y ait plus de places attribuées aux femmes qu’aux hommes dans la fonction publique.

      Tu as mal compris.

      Une telle idée, qui consiste à prétendre combattre une société sexiste par plus de sexisme est tout simplement grotesque.

      De ne pas lire conduit ensuite à dire des choses grotesques.
      Par contre, à l’inverse donc de ce que dit le NPA sur les femmes et la fonction publique, quand il y a sous-représentation des femmes dans des représentations, je trouve parfaitement justifié d’avoir une politique volontariste sur le sujet, cette inégalité tenant d’une oppression et d’une inégalité.

      Enfin, lea auteurs s’intérrogent gravement :"la religion n’est t-elle facteur que d’oppression ?
      Laissons les chercher encore un peu...mais la réponse est : oui.

      Non, la religion n’est pas qu’un facteur d’oppression.

      En France, il y a deux morts par jour par accident du travail, sans compter les maladies professionnelles.

      Et ???
      Ca justifie la mort de femmes sous des coups ?
      Ca l’atténue ?
      D’où vient la dissymétrie entre la violence des hommes sur des femmes, par rapport à la violence des femmes sur les hommes ?

      Un dissymétrie seulement de la force physique quand ils font un pugilat équilibré ?

      Ou de l’expression d’une oppression qui a conduit Engels a parlé de la femme comme d’un prolétaire de l’homme ?

      Relation d’oppression et d’exploitation qui dans notre système capitaliste est largement enserré dans le mode de domination de la bourgeoisie sur la société.

      On ne peut être contre l’exploitation de l’homme par l’homme (avec guillemets) sans s’interroger comment la division entre prolétaires hommes et femmes bat son plein par le fait de l’oppression moyenne des hommes sur les femmes. Cette division sert le capital.

      Ce n’est pas la lutte pour que les opprimées s’expriment, prennent du pouvoir, etc, qui est facteur de division, mais bien celle de ceux qui oppriment leur moitié pour reprendre ce qu’ils ont perdu face aux patrons et au pouvoir par lâcheté.

      L’oppression des femmes a même fonction que le racisme, c’est l’expression fascisante pour s’en prendre à des plus faibles.

      Ce qui nous ramènent à la religion et la question posée non par notre ami mais par le texte sur femmes et religion.

      De fait il existe une discrimination et une oppression contre les personnes qui sont estimées être musulmanes. C’est aussi une volonté de diviser de la part du capitalisme pour essayer de jeter à la gorge des catégories de travailleurs contre d’autres catégories afin que les cathos et athées estiment que l’ennemi est le mahométan...

      On est bien obligé là de voir des points communs où on utilise des différences de sexe, d’apparence, de croyance, etc, pour discriminer et oppresser, gavés par de la propagande xénophobe à la télé.

      Tout n’est pas strictement pareil mais on est obligé de constater.

      Et également on est bien obligé de voir que par ailleurs des musulmanes peuvent très bien être féministes, lutter contre le capitalisme, et lutter contre les discriminations indiscutables opérées par les racistes (car c’est ce qu’il y a derrière) à l’encontre des musulmans.

      Ca se voit en France et ça se voit ailleurs dans le monde.

      la question de la religion n’est pas qu’un facteur d’oppression. En ce moment Chavez est en train apparemment de mourir. Si il y a quelque chose de présent chez lui c’est là effectivement son prosélytisme réel et permanent en faveur de la religion, et c’est au nom du christ libérateur qu’il a mené son combat social.
      Tous les2 paragraphes il fait appel au christ dans ses discours. Cela a certainement été quelque part facteur de frein politique chez lui. Mais seulement frein ? Je crois que non, et loin de là, quelque soit les critiques qu’on puisse porter à sa politique (critiques par ailleurs qui n’ont rien à voir avec son attachement religieux mais par rapport à ce qu’il a de commun sur la difficulté de s’attaquer au capital).

      Ca relativise les choses sur ceux qui racontent des histoires et cachent mal leur xenophobie.

      Ainsi il est important que les personnes qui sont discriminées par leur sexe, leurs opinions, leurs pratiques sexuelles, leur apparence, etc , puissent exprimer au mieux leur résistance à l’inacceptable et aux discriminations.

      Ce qui m’amène à parler des AT et maladies professionnelles. En quoi la bataille légitime sur la question des AT relèverait-elle d’une concurrence avec la bataille contre la violence faite aux femmes par des hommes ?

    • Je crois que Copas a mal compris le texte, ou du moins ne l’a pas mené à ses conséquences ultimes.

      Citons le texte :

      "la surreprésentation des femmes dans la fonction publique est une dimension à intégrer dans nos revendications".

      Il y a DEJA, du fait de la sur-représentation de l’EN, et de la FP hospitalière, une sur-représentation des femmes dans la fonction publique.

      Pour qu’il y ait une certitude de sur-représentation des femmes dans la fonction publique, il n’y a qu’une solution : des quotas de femmes (60%, 70%, 80 %) dans les concours de la fonction publique.

      Et cela ne devrait pas être qualifié de politique sexiste de recrutement ?

    • En ce qui concerne la religion, elle n’est à mon sens qu’un facteur d’oppression.
      Cette opinion est aussi respectable que l’opinion contraire.
      Copas pense le contraire, et c’est parfait, mais les disgressions sur Chavez-le -libérateur ou sur les "musulmanes-féministes" ne me feront pas changer d’avis.

    • "Ainsi, la surreprésentation des femmes dans la fonction publique est une dimension à intégrer dans nos revendications contre les politiques d’austérité de ce gouvernement."

      J’ai une autre lecture de la phrase...
      A lire en entier donc aussi "contre les politiques..."

      Ma lecture : les politiques d’austérité s’attaquent au service public, à l’emploi et dans la FP où les femmes sont surreprésentées au droit au travail de celles ci.
      Ce qu’il faut aussi combattre.

      A mon sens rien à voir avec un débat sur des "quotas".

      Je divague ?

    • Pour l’instant le seul avis que semble sortir de tes commentaires c’est que "les femmes on a crever en silence et que on a d’autres choses a faire bien plus important et prioritaires"

    • Tu ne sais toujours pas lire et ne semble pas comprendre le sens de ce qui est dit.

      Tu coupes la fin de la phrase ce qui enlève tout sens à ce qui est dit.

      Cette commission du NPA ne réclame pas des quotas pour qu’il y ait plus de femmes, mais pour prendre en compte que la fonction publique s’est fortement féminisée (et prolétarisée) et que les attaques de la bourgeoisie et son gouvernement ont un fort impact sur ces travailleuses.

      Retour sur l’alinéa que tu as amputé pour lui faire dire autre chose :

      Ainsi, la surreprésentation des femmes dans la fonction publique est une dimension à intégrer dans nos revendications contre les politiques d’austérité de ce gouvernement..../....

      ET ????

      Et lorsque nous nous battons pour le droit à l’avortement, c’est à la fois contre le démantèlement des services publics et contre l’extrême droite, dont certains groupes organisent des prières publiques devant les centres IVG.

      La sur-représentation est un constat fait par cette commission, y voir une revendication de quota là est inexacte comme prouvé mais montre une méconnaissance totale des positions du NPA ou des courants qui l’ont précédé.

      La simple lecture de la phrase, et plus, de l’alinéa concerné permet de le comprendre aisément.

      Ce que cette commission cherche à montrer c’est que cette sur-représentation des femmes dans le secteur public (qui s’accompagne d’une prolétarisation long terme de ces emplois) a des conséquences sur la façon de lutter et la résistance aux attaques du capital et de la réaction, dont une partie de celles-ci sont parfaitement ciblées contre les services publics, contre les travailleurs de ces services... et contre les femmes (le droit à l’avortement, etc qui va mettre essentiellement des femmes qui veulent avorter, des travailleuses de la santé en face des petits réacs fachos.

      La question de la représentation au sens hiérarchique, ou électorale, ou dans les partis, etc est une autre question où, là, oui, la question d’imposer des quotas peut se poser si ça n’avance pas assez vite.

      Et c’est la même chose par beaucoup d’aspects où on s’aperçoit que les plus opprimés ne sont pratiquement pas représentés dans tout ce qui a pouvoir, électif ou pas.

      Mais c’est une autre question qui n’est pas abordée dans l’alinéa que tu as tronçonné pour lui donner un sens que tu crois avoir perçu.

      Il serait honnête que tu le reconnaisse, ce texte ne demande pas de quotas + élevés des femmes dans le secteur public. Ce qu’il indique c’est que la sur-représentation des femmes dans ces secteurs (évolution notable) a un impact sur les revendications portées et les batailles en cours.

    • En ce qui concerne la religion, elle n’est à mon sens qu’un facteur d’oppression. Cette opinion est aussi respectable que l’opinion contraire. Copas pense le contraire, et c’est parfait, mais les disgressions sur Chavez-le -libérateur ou sur les "musulmanes-féministes" ne me feront pas changer d’avis.

      La preuve que non, sinon il n’y aurait pas de Chavez, ni de féministes musulmanes, ...

      L’opinion là se porte sur une autre démarche que la réalité. Bien sur qu’une partie des "progressistes" en Amérique latine ont eu un entendement progressiste de ma religion pour y trouver des motifs de révolte et de bataille sociale et émancipatrice .

      Je n’utilise pas le terme de Chavez le libérateur, il mène pour moi une politique réformiste ne changeant pas la réalité de l’état. Son gouvernement n’aide pas assez la constitution d’un pouvoir des travailleurs et à s’armer contre un appareil d’état qui demeure ce qu’il est.

      Mais ça n’a rien à voir avec la foi de Chavez, les réformistes n’ont pas de religion jusqu’à preuve du contraire.

      Par contre sa foi qu’il utilise, il la conçoit comme libératrice et ses discours sont parsemés d’appel au Christ rédempteur, sauveur, d’appels aux légions du christ contre l’impérialisme et la bourgeoisie.

      Preuve donc que la religion n’est pas QUE facteur d’oppression.
      Une partie de ceux qui ont connu la JOC en France, où des porteurs de la théologie de la libération ont parfaitement vu que des Chrétiens venaient à la bataille sociale en cherchant des justifications dans leur foi.

      C’est donc une réalité. Ces dernières années on a vu apparaitre des islamistes réactionnaires mais également des musulmans construisant la bataille sociale et la bataille contre la discrimination qu’ils subissent en s’appuyant sur leur foi . C’est une réalité. Que celle-ci soit parsemée de contradictions n’y change rien.

      On mettra de côté la religion de ceux qui votent le plus à gauche en France (quand ils votent) et on comprendra que ce n’est pas QU’un facteur d’oppression.

      Et sur les articulations qui existent entre le féminisme et les batailles contre l’islamophobie conduisent à bien des contradictions à prendre en main sans se laisser emporter par des avis à l’emporte-pièce.

    • errata :

      L’opinion là se porte sur une autre démarche que la réalité. Bien sur qu’une partie des "progressistes" en Amérique latine ont eu un entendement progressiste de ma religion pour y trouver des motifs de révolte et de bataille sociale et émancipatrice .

      Ce n’est pas ma religion , donc :

      L’opinion là se porte sur une autre démarche que la réalité. Bien sur qu’une partie des "progressistes" en Amérique latine ont eu un entendement progressiste de la religion pour y trouver des motifs de révolte et de bataille sociale et émancipatrice .

    • Effectivement, le texte ne demandait pas de quotas dans le recrutement de la fonction publique. Je n’ai d’ailleurs jamais affirmé que la revendication de quotas figurait dans le texte.

       Le passage est toutefois fort mal rédigé, dans sa forme. D’où la confusion.
       Pour le fond, je pense qu’il y a une erreur d’appréciation : si le gouvernement et le capital s’attaquent au service public, ce n’est certes pas parce qu’il s’y trouve une sur-représentation des femmes.
      C’est évidemment parce que le statut est le modèle absolu de droits pour les salarié(e)s que le gouvernement et le capital veulent abolir dans l’organisation de la production...emploi permanent, progression du salaire à l’ancienneté...
      Et ceci est, bien sur, valable que l’on soit un fonctionnaire ou une fonctionnaire.
      Rien à voir avec une démarche "sexiste et patriarcale" dans cette agression patronale relayée par l’Etat bourgeois, ou alors il faudrait imaginer que lorsque le MEDEF s’attaque au CDI, c’est pure misandrie.

    • Citer Engels est remarquable et rare...
      Encore faut-il vérifier que l’idée évoquée n’est pas tombée en désuétude (du fait de la légalisation..du divorce, par exemple).
      Même s’il conserve des formes de division sexuelle du travail, le capitalisme d’aujourd’hui, sous nos latitudes, ne connaît pas deux composantes sexuées et hiérarchisées du prolétariat.
      Si elle l’a été, la femme n’est plus le "prolétaire de l’homme".

    • Sur la religion, je citerai, à mon tour : " le dernier souffle de la créature accablée..."
      Je n’aurai pas la cuistrerie d’indiquer l’auteur.

    • Féminisation et prolétarisation.
      Attaques contre le droit à l’avortement.
      Attaques contre les travailleuses qui sont là.
      Aucun rapport avec la condition des femmes ?

      La féminisation des conseils d’administration, des lieux de pouvoir, etc, semble bien plus lente que celle de la classe ouvrière.

      Quand des attaques se font sur un secteur du monde du travail très féminisé, il y a des caractéristiques particulières à la résistance et aux revendications portées, des aspects spécifiques, les nier ne ressort pas à grand chose.
      Les attaques de groupes religieux chrétiens contre les centres d’IVG s’attaquent en même temps aux droits des femmes et en même temps aux travailleuses qui sont là, tout comme aux féministes qui défendent ces services et le droit à l’avortement libre, gratuit et rapide.

      Mais pas que là dessus. Ce que cherchait à faire ressortir cette commission est que la féminisation de professions entières change l’ensemble de ces professions et une partie des revendications portées.

      Il n’y a là rien d’autre qu’une évidence et tes citations tronquées mal lues pour faire dire autre chose que ce qui était dit ne sont pas claires. Quand ça se conjugue avec une attaque contre la dénonciation des violences faites aux femmes au nom du fait qu’il y a beaucoup d’AT , ça enrobe globalement tes positions.
      Si on y rajoute le chevauchement à bride abattue sur la religion ça fait rigoler, on a compris.

      Sur la citation de Marx sur la religion il faut la voir dans son entièreté . La critique de la religion ne peut se faire avec les gros sabots de la réaction.

      Ce qui importe sont les actes et quand des croyants se battent et résistent socialement et politiquement c’est ce qui m’importe. Le reste les regarde, c’est un sujet philosophique.

      Sur le texte lui-même j’ai des remarques à opérer mais je ne les ferai pas là sur un débat qui s’arrête. Mais il fallait décrasser les remarques à la con cherchant à faire croire qu’une commission femmes du NPA était pour instituer des quotas dans la fonction publique afin qu’il y ait plus de femmes.

      Voilà.

    • Je crois que Copas a mal compris le texte, ou du moins ne l’a pas mené à ses conséquences ultimes.

      Citons le texte :

      "la surreprésentation des femmes dans la fonction publique est une dimension à intégrer dans nos revendications".

      Tu ne comprends pas la phrase.

      Le texte constate un fait : il y a plus de femmes dans la FP (ce que tu dis toi-même).
      Et dit qu’il faut tenir compte de cette réalité pour définir les revendications.

      C’est bon, cette fois ?

      Chico

    • mais les disgressions sur Chavez-le -libérateur ou sur les "musulmanes-féministes" ne me feront pas changer d’avis.

      C’est ton droit de ne pas changer d’avis. Mais ce que tu appelles digression (pas diSgression), moi j’appelle ça un argument ou un exemple. On peut ne pas être d’accord, mais qualifier ça de digression(enfumage hors-sujet) ne me semble pas correct.

      Chico

  • Extrait des Principes Fondateurs du NPA
    http://www.npa2009.org/content/principes-fondateurs-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%C3%A9s-par-le-congr%C3%A8s

    Nous voulons construire un système d’organisation collective qui favorise et encourage l’épanouissement individuel de toutes les personnes, “ une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ” (Le Manifeste communiste de Marx et Engels de 1848), où l’être humain soit considéré comme une fin et non plus un moyen. Le système capitaliste s’appuie sur un ensemble de normes de domination et sur la hiérarchisation des populations ; les minorités sont ainsi confrontées aux pressions morales, à la stigmatisation, au rejet ainsi qu’aux violences verbales, morales et physiques lorsqu’elles refusent d’obéir à ces normes et de se conformer à l’ordre établi. Le socialisme implique la fin de toutes les oppressions, de tout racisme et de toute discrimination ; le respect des cultures, des langues, des orientations sexuelles, des opinions philosophiques, religieuses, de la laïcité des administrations et pouvoirs publics.

    En particulier, il implique la fin de l’oppression spécifique des femmes, antérieure au capitalisme mais que ce dernier a intégrée et instrumentalisée à ses propres fins. On retrouve cette oppression dans toutes les sphères de la société et elle traverse toutes les classes sociales, sous des formes diversifiées. L’oppression des femmes s’imbrique aux autres types de domination : l’exploitation de classe, le racisme, ou la violence contre les individus qui ne correspondent pas aux normes hétérosexistes. Aucun être humain ne sera libre si la moitié de l’humanité reste dans une position subordonnée, victime de la division sexuée du travail, des discriminations dans l’entreprise ou dans la vie politique, de la double journée de travail, de la famille patriarcale, des violences dans le cadre domestique, au travail, dans la rue, etc. La lutte des femmes contre leur oppression est un aspect essentiel de la lutte contre la domination capitaliste. Il n’y aura pas de socialisme sans libération complète des femmes. Et la libération des femmes, notamment des milieux populaires, nécessite la fin du règne de la loi du profit et l’existence d’une nouvelle société fondée sur la satisfaction des besoins sociaux.

    •  La féminisation des Conseils d’Administration est une revendication de ... Laurence Parisot.

       Au cours des échanges, le discours est passé de l’existence de "musulmanes-féministes" à celles des "féministes-musulmanes".

      Tout cela est intéressant...très intéressant : surtout le ton péremptoire de donneur de leçons.

      Pour ma modeste part, je persiste à défendre l’idée que le MEDEF et le gouvernement ne s’attaquent pas au statut de la fonction public parce que la majorité des fonctionnaires sont des femmes.
      En conséquence, ce n’est pas parce que la majorité des fonctionnaires sont des femmes qu’il y aurait une revendication spécifiquement sexuée pour défendre le statut.

      .

  • Je partage le contenu du texte fondateur mis en ligne..

    N’étant pas concerné -directement- par les débats internes au NPA, je m’autoris eun mot qui semblera conforme à ma réputation de "simple déconneur"..et en rupture avec vos échanges sur représentation femmes chez les fonctionnaires"..

    Je me permets donc d’ajouter..que le TEXTEFONDATEUR indique -et je suis d’accord :

    La lutte des femmes contre leur oppression est un aspect essentiel de la lutte contre la domination capitaliste. Il n’y aura pas de socialisme sans libération complète des femmes. Et la libération des femmes, notamment des milieux populaires, nécessite la fin du règne de la loi du profit et l’existence d’une nouvelle société fondée sur la satisfaction des besoins sociaux

    Ce que je vais rajouter, j’entends d’ici ceux qui vont merétorquer"Mais, AC.cela va sans dire"
    Autant que ce soit dit, donc..
    Ce texte ne saurait éxonérer les militants du Communisme ( au delà du NPA donc) du besoin de faire des efforts permanents-pas toujours faciles..nous le savons, - pour que certaines femmes (compagnes de "mecs" sacrèment partie prenante des luttes anticapitalistes) vérifient, en actes-pas simplement en approbation de" principes fondateurs") que "nous" n’en sommes pas restés, pour certains , à l’idée que la fin de l’exploitation capitaliste ferait naître cet"HOMME NOUVEAU" capable de comprendre que la "double journée de travail"... ça peut se modifier par un partage plus harmonieux de ce qui incombe à un couple.., dès maintenant...

    Je sais bien qu’aucun intervenant ici n’est concerné par ce petit commentaire sans importance dans vos échanges.

     Je parle de comportements qui n’existaient qu’au "PC stalinien", voyons !

    Ce qui, par humour conduisait mon copain Carlo M., au cours d’une école fédérale du Parti, à se foutre carrèment et malicieusement de la tronche de la copine féministe(et membre du C.C.)qui insistait sur cette question, en lui répliquant
    par une de ces remarques que j’ai adorée :

    Tu m’as regardé,Camarade C, pendant ton intervention...

    ..Je ne me sens pas concerné, malgré mes origines siciliennes..Tu parles de camarades qui ne permettent pas, objectivement, à leurs femmes, d’avoir la possibilité de militer ?

    Moi, quand j’ai fini de souper et que Christiane fait la vaisselle, de mon divan,je lis mon HUMA à haute voix pour qu’elle soit aussi bien informée que moi"

    On ne verra dans cette connerie que de la pratique qu’en aucun cas on ne saurait trouver chez"vous"

    D’autant plus, hélas, que le Capitalisme a fa t en sorte, en libérant davantage les Femmes que les hommes du "salariat"(par le chômage et la précarité"qui les frappent davantage que leurs compagnons de galère).. que nos copines ont de moins en moins à subir la "double journée" .

    .Il ne leur reste que celle du "travail" (?) domestique...!

    Comme on le dit de celui ou celle qui "sert" un maître !

    Le combat féministe est à la FOIS ,fondamentalement, pour la libération HUMAINE, tous sexes confondus, mais..... aussi sans oublier que, même quand elle était plus costaud que son Jules, c’est la FEMME qu’on tirait par les cheveux pour la ramener à la caverne...

    Bien avant que Marx n’ait analysé "Das Kapital."..

    Cordialement

    A.C