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Dégraissons l’éléphant

par MARTINE LOZANO

Publie le jeudi 14 mars 2013 par MARTINE LOZANO - Open-Publishing
2 commentaires

Dégraissons l’éléphant

Le site rue 89 qui fait référence à la pénibilité du travail de la caissière dans un article intitulé : La caissière, l’éléphant et la souffrance au travail dit :"Mais qui sait que pendant sa journée de travail, une caissière soulève un poids total équivalent à celui… d’un éléphant ? "
L’article ajoute :"80% des troubles musculo-squelettiques (TMS), qui regroupent les maux de dos, les tendinites, etc., touchent des femmes, avec une hausse de 148% en dix ans, alors qu’ils n’augmentaient « que » de 74% chez les hommes."
en d’autres termes Les troubles musculo-squelettiques(TMS ) augmentent de 20 % par an depuis dix ans.

Rappelons que ces pathologies se caractérisent notamment par des fourmillements dans les doigts ou une perte de sensibilité, des articulations raides ou douloureuses, ainsi que des difficultés à faire de grands mouvements. Dans tous les cas, elles affectent les muscles, les tendons et les nerfs des membres ou de la colonne vertébrale.

Les travailleurs concernés sont les travailleurs manuels, des salariés précaires ou des femmes qui restent le plus souvent exposées aux tâches répétitives.

Rappelons que les femmes y sont plus exposées , déjà le revue Santé et travail révélait les résultats d’une enquête sur le santé au travail des femmes où il est indiqué qu’après 50 ans « la proportion des femmes qui déclarent des douleurs est plus élevée que chez les hommes du même âge », elle reste aussi plus touchées par les troubles musculo-squelettiques(TMS)l.

Pourquoi ces différences s’interroge la revue santé et travail : « Les femmes et les hommes ne sont pas employés aux mêmes tâches. les femmes sont surtout employées dans les services de santé, le nettoyage, l’intérim et les services, les commerces et les industries de l’alimentation .Ce sont les secteurs où se trouvent le plus emplois précaires, à temps partiel ou avec des horaires décalés dans la journée. Les salaires sont bas ; la pénibilité du métier d’infirmière, des aides soignantes et du personnel médical qui soulèvent des malades .

Les travaux répétitifs qui requièrent minutie et rapidité aux unes, tandis que les autres se voient plus souvent attribuer les postes pour lesquels la force Physique est nécessaire. » , « la division sexuelle du travail pourrait expliquer des écarts dans les expositions. » l’Institut de veille confirme l’estimation. De plus toujours selon la revue santé et travail « , lorsque les femmes occupent des postes similaires à ceux des hommes, le travail n’est pas adapté en fonction de leurs différences Physiques.
« C’est le cas des factrices. Les vélos ou les cyclomoteurs sont trop hauts pour elles ; Elles ont la même charge à transporter que les hommes et le rythme de travail est identique. »
Conclusion : les factrices ont« pratiquement deux fois plus d’accident du travail », indique la revue . « Les femmes font un travail calé sur une norme faite pour les hommes », selon la médecine du travail l. Et toujours selon la revue « ce n’est pas tout ! Une fois rentrées chez elles, le travail domestique incombe » aux femmes en effet elles consacrent 13 heures de plus par semaine aux tâches domestiques .^

Pour la santé de tous mobilisons nous

Dégraissons cet éléphant

Martine Lozano, militante associative

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Messages

  • Tous les problèmes avérés de pénibilité pour les femmes que tu as précédemment cités sont bien connus de nos "chers" dirigeants , au point qu’il est nécessaire de se poser la question si des fois ils ne seraient pas VOULUS et volontairement OCCULTES , pour inciter une majorité de femmes à reprendre le tablier à la MAISON et ainsi permettre hypocritement d’améliorer les scores catastrophiques du chômage .

    Dans beaucoup de têtes de nos dirigeants , prévaut encore l’idée moyenâgeuse de LA FEMME AU FOURNEAU , L’HOMME AU BOULOT !

    Je pensais qu’une société dite CIVILISEE se devait de favoriser le partage des tâches entre hommes et femmes , à la maison comme sur les lieux de travail , mais apparemment LA POUSSEE ACTUELLE de FIEVRES RELIGIEUSES tous azimuts nous entraîne au sens inverse du PROGRES souhaité par tous !

    • Ce phénomène ne touche pas que les secteurs en majorité féminine mais tous les secteurs économiques à des degrés variables ( les ouvriers des abattoirs , les postiers , les secrétaires etc... ) . Il y a une responsabilité importante des CHSCT et des médecines préventives du travail qui avalisent régulièrement les réorganisations du travail en poussant à une course croissante à la productivité . Si des aménagements ont lieu , ils sont purement formels et ne remettent jamais en question l’ essentiel ; en bout de course , la médecine du travail est là pour trancher les conflits en individualisant les pathologies et en produisant à la chaîne des aptes et des inaptes . Les lois de l’ évolution économique du capitalisme mondialisé poussent ainsi à ce que les plus dociles s’ adaptent à des conditions de travail dignes de nos ascendants du XIX ème siècle .