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Qu’est devenue l’extrême gauche italienne ?Elle qui avait réussi à faire tomber le gouvernement Prodi.On pouvait suivre les congrès de Refondazione sur Bellaciao et puis plus rien.A-t-elle décidé de ne plus participer aux élections bourgeoises ?





Messages
1. Elections italiennes !, 27 février 2013, 18:45, par Joannès
Une nouvelle ruse de sioux semble à l’étude en Italie ! Le projet serait de calquer une nouvelle loi électorale au modèle Français ? Ce faisant ne resteraient en piste que les deux plus forts arrivés en tête ! Comme chez nous les autres formation seraient ainsi éliminées. C’est beau la démocratie à la mode du régime capitaliste ! Ah ! c’est vrai non d’une pipe, quelle est cette soi-disante démocratie qui ne donne pas droits de réponses par une chaine audio-visuelle réservée à l’opposition au capitalisme !!!
2. Elections italiennes !, 27 février 2013, 21:09, par Roberto Ferrario
Une petite phrase que mérite plein des réponses...
– "Extrême gauche italienne" ??? déjà faut se mettre d’accord sur le terme, du point de vue française je ne pas l’impression que le PCF soit considéré un parti "d’extrême gauche", donc si on parle de "Rifondazione Comunista" équivalent du PCF en Italie... ca fait bizarre... L’extrême gauche italienne donc (avec la vision française) a présenté une liste trotskiste e les autres formation politique par tradition ne se présent pas...
– A propos de la légende propagé en France que soit "Rifondazione Comunista" que a fait tomber Prodi le 7 mai 2008... le vote de confiance au sénat italien fut de 161 contre 156 pour, faut considérer que "Rifondazione" été représenté que par un seul sénateur, Franco Turigliatto... Qui a fait tombe le gouvernement de Prodi fut en réalité les suivant petits partis "démocrate chrétien" "UDEUR" avec leur 2 sénateurs, Tommaso Barbato, Clemente Mastella, la "MARGHERITA" avec ses 3 sénateurs Domenico Fisichella, Lamberto Dini, Giuseppe Scalera et en fin Sergio De Gregorio de "Italia dei Valori" qui ce abstenu et que compte comme contre... donc en total 7 sénateurs de la majorité Prodi on vote contre ça confiance, "Rifondazione" même si a voté pour, avec son unique vote ne pouvez rient changer, le gouvernement Prodi pouvez tomber dans tous les cas au limite avec 160 contre 157 pour...
– En fin "Rifondazione Comunista" a essaie de copier notre "cher" Front de Gauche, a même invite Melenchon dans ça campagne électoral, construisant une liste au dernier moment avec 3 autre formation politique le PCDI, le Vert et le parti de Di Pietro "Italia dei Valori", le nom de cet liste est "Rivoluzione civica" en copie d’un de slogan du FDG... A présenté dans cet liste même un flic et comme représentant de liste un magistrat Antonio Ingroia....... résultât a dépassé difficilement le 2 % pour l’assemble national et un peux plus de 1% pour le sénat... naturellement aucun élus...
3. Elections italiennes !, 27 février 2013, 23:31, par copas
La liste rivoluzione civile a effectivement marqué l’alliance de PRC avec le PDCI, le mouvement des verts, mais aussi deux partis de droite, dont l’Italie des Valeurs le nom est tout un programme. Pour ce que c’est ce truc on peut regarder là c’est plus ou moins cela.
Tout cela est terrifiant.
Il en résulte qu’électoralement il n’y a pas eu de liste d’un parti de la classe ouvrière sauf celle du petit Partito comunista dei lavoratori .
Le pays qui compta le plus puissant PC du monde dit occidental se retrouve dans cette situation curieuse alors qu’il existe toujours un fond important de grèves et de luttes sociales (même si il y en avait plus avant).
Qu’il y a des syndicats de base divers dans ce pays.
Donc une situation favorable à la constriction d’un mouvement émancipateur du prolétariat.
Le naufrage dépasse l’entendement.
Si PRC au moins avait pris dans la tête un mauvais score sur des positions de classe, mêmes mauvaises...
Non, ils étaient là alliés avec un parti libéral, un idéal policier républicain.
En utilisant ce que l’on connait fort bien en France aussi, l’outrance des mots et le vide stratégique : Rivoluzione civile, répondant à l’insurrection citoyenne et autres sornettes en France.
D’ailleurs, ce rassemblement de la chèvre et le chou, du scorpion et du radeau gonfable a reçu le soutien vibrant d’un Mélenchon de passage, soulignant combien Rivoluzion civile ressemblait au Front de Gauche.
Le comble de la bouffonnerie étant que JLM s’est permis de critiquer la participation passée de PRC à des gouvernements libéraux...
Tout est à refaire dans une situation qui montre qu’il existe une rébellion populaire dans une partie de la société mais que celle-ci n’a trouvé aucune grâce dans un quarteron de diplodocus au galop habillés en juges , en politiciens roués et en chantres libéraux.
Le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo a asséché une partie de l’espace électoral de la gauche et même sur la droite. Il a su trouvé des accents permettant de rentrer en résonnante avec une rage qui monte dans toute l’Europe du sud, sans qu’on sache si c’est pour le meilleur ou pour le pire .
Des masses énormes de gens sont allés à ses dernières démonstrations dans la rue (il prétend à 800 000 personnes réunies à Rome, piazza san giovanni, le 22 février ce qui me semble difficile, mais du monde).
Sans appareil politique c’est beaucoup et montre la crise politique qui court en Italie et le rejet des politiques d’austérité avec dans le même sac leurs appareils politique.
Je sais c’est you tube mais :
http://www.youtube.com/watch?v=l6xZ35XAdtI
Ce type de mouvement peut tout aussi bien se dégonfler comme une baudruche, basculer en mouvement fasciste ou en mouvement réformiste de gauche de type nouveau.
Mais il nous en apprend bien plus sur les tensions qui agitent nos sociétés.
1. Elections italiennes !, 28 février 2013, 11:43, par Roberto Ferrario
Copas faut dire aussi que pour être un "parti de la classe ouvrière" ne soufi pas de se auto se définir "parti trotskiste" comme le "Partito comunista dei lavoratori" pour l’être... Oui tu peux dire "petit Parti" en réalité une secte comme plein d’autres, avec le culte de la personnalité, sont secrétaire Marco Ferrando ressemble a une statue indéboulonnable, 1.300 adhérentes au moment de ca fondation le 18 juin 2006, compte aujourd’hui pas plus de 400 adhérentes sur 61.000.000 d’habitantes en Italie, sans aucun racine en nulle part, a fort raison ZÉRO dans la classe ouvrière... Sur leur site n’ont même pas le courage de déclare leur résultat dans cet dernières élections, soit 0,26% pour la Chambre et 0,37% pour le Senat, e lie a "ca force" ne c’est même pas présenté dans toutes les régions italienne...
Oui sauf, de bon opportuniste Melenchon, a occulte que Oliviero Diliberto, secrétaire nationale dei "Comunisti Italiani" (PCDI), parti membre de la coalition "Rivoluzione civica"... n’a jamais caché ça volonté de vouloir soutenir voir éventuellement participer au gouvernement avec le PD (Partito Democratico).... un peux comme le PCF.... je dit bien "un peux comme"..., sans parler de Di Pietro de "Italia dei Valori" tous le temps disponible a participer a tous le gouvernements.... ;-)))))
Bref tous ça ressemble, (bien sur en pire du moment que cet fois on a rajoute les populistes de centre-droite de "Italia dei Valori"...) a la très mauvaise expérience de la "Sinistra Arcobaleno" la lista présenté le 14 avril 2008 avec plus ou mois les mêmes partis :
– Rifondazione Comunista (PRC)
– Partito dei Comunisti Italiani (PdCI)
– Federazione dei Verdi (Verdi)
– Sinistra Democratica (SD)
Le nom "Sinistra" en 2008 a été utilise en rappel de "Die Linke" ...
Faut dire en fin que le Front de Gauche a été construit en France sur la base de l’expérience Italienne l’an après en 2009 avec bien sur des résultat différent mais avec le même base idéologique, de diluer voir éliminer tous référence au communisme (petit rappel au dernier congres du PCF a propos de l’élimination de la faucille et le marteau dans leur symbole)... et aussi que tous ces "expériences" sont le direct résultat de la politique coordonne en Europe du "Parti de la Gauche Européenne" donc "Rifondazione Comunista", Front de Gauche par le PCF et Die Linke sont membres, et que Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) est son président actuelle...
2. Elections italiennes !, 28 février 2013, 12:22, par Roberto Ferrario
Bref faut pas seulement dénoncer l’expérience catastrophique de l’alliance de "Rifondazione Comunista" avec le parti de centre-droite de Di Pietro, mais en particulier le soutien du Front de Gauche par son "leader" Melenchon a cet "nouveau" concept... Pour nous ici en France a quel moment le FDG va nous proposer une alliance avec François Bayrou ???? Chose en réalité déjà fait en certaine listes local...
3. Elections italiennes !, 28 février 2013, 16:01, par A.C
Assez d’accord avec toi Roberto
L’ami copas note :
Je dirais plutôt
Le pays qui compta le plus puissant parti occidental se disant "communiste"
car tout est là.
Quand pour X raisons, on abandonne la LDC comme repère pour soit occuper le vide laissé par la Socdem à terre (Italie), soit quand on entend"rassurer" en se diluant dans du mouvementisme style IU espagnol, front de Gôche ou version italienne du "pluralisme" réaliste et formaté, on n’a plus qu’à contempler les dégâts du divorce :a CRISE sytémique du K exigerait une perspective révolutionnaire..
Reste que" il popolo." ... avec ses armes surprenatnes vient de dire"Merde à l’Austérité du K"," bras d’honneur aux Saigneurs péninsulaires avec chef d’orchestre BCE.."
Moi, ça me convient comme champ du "possible".., à défaut d’un autre cadre plus "bandant"...
Et que ça emmerde les stratèges européistes, c’est rassurant..
NON ?
Cordialement
A.C
4. Elections italiennes !, 28 février 2013, 19:40, par Roberto Ferrario
Je oublie aussi de dire que Di Pietro en 2011 a votée la confiance a Monti....
5. Elections italiennes !, 28 février 2013, 23:25, par Paco NPA
Roberto,
Par curiosité, ça pèse quoi sinistra critica ?
2 à 300 ? La moitié du NPA ? Un peu pareil ?
Il y a d’autres orgas d’un peu de poids ?
En tout cas, ça ressemble à une déroute politique et à une page de l’histoire du mouvement ouvrier en Italie définitivement close.
Tout est à inventer ?
C’est l’impression que j’en ai.
Quant un puissant mouvement ouvrier n’a pu imposer ses solutions et que la crise s’accentue... C’est pas bon...
Paco
6. Elections italiennes !, 1er mars 2013, 01:27, par Roberto Ferrario
Salut Paco "Sinistra Critica" grosso-modo a 1000 adhérentes en toute l’Italie et a refuse de se présenter a cet dernière élection...
7. Elections italiennes !, 1er mars 2013, 08:31, par Copas
Sinistra Critica c’est pas grand chose et il est curieux de voir que le point de départ était très ouvert sur des positions hum un peu à ... droite et que là il était impossible de voter pour une autre liste même en faisant tous les assouplissements possibles.
Pour la petite histoire du FdG et de l’Italie :
Il est symbolique que JLM ait été dithyrambique avec l’alliance de réformistes avec des partis de droite tandis que la Gauche anticapitaliste française se trouve à passer tout sec un texte de Flavia D’Angeli de Sinistra critica.
En retour à l’Italie :
Il y a quand même pour moi une dégradation supplémentaire entre la coalition arc en ciel et celle de la révolution civile, s’allier à des forces politiques comme l’Italie des valeurs et le parti orange relève d’un pas supplémentaire vers la "droite".
Pour ce que dit AC sur ce que fut le PCI, je pense qu’il ne prend pas assez en compte l’énorme puissance de ce parti a une époque, bien au dessus de celle du PCF.
Il incarnait la puissance du mouvement ouvrier et une espérance. Que son absorption par les institutions de l’appareil d’état (et aussi par la régionalisation commencée plus tôt en Italie qui lui a permis de gérer vraiment des régions, gérer de façon bourgeoise) l’ai marqué au point de l’envoyer dans le mur, nul doute . Le parti léniniste là dedans n’ayant rien à voir.
Il a suivi une social-démocratisation puis après une transformation en parti bourgeois.
Toujours est-il que le mouvement ouvrier le plus remuant d’Europe pendant des dizaines d’années se retrouve sans force politique l’incarnant même de façon déformée, même partiellement, même très minoritaire.
Pas de remarque sur le PCL, parti communiste des travailleurs, savoir ce qu’il peut incarner ou pas est balayé par la situation actuelle et la (re)fondation politique (et non électorale) passera essentiellement par autre chose.
De fait une partie de l’opposition ouvrière en Italie passe par fédérations de syndicats dits de base, peut-être...
Toujours est-il que ce qui se passe n’est pas le naufrage du mouvement ouvrier mais celui de ses organisations politiques.
Le premier existe toujours (avec des difficultés mais un bon fond de batailles de résistance) tandis que les seconds ont été largement balayés.
Les capacités de résistance de la classe ouvrière qui s’expriment de plein de façon, les explosions de colère multiples, montrent qu’il existe une place pour une résistance politique incarnant les espérances de notre camp.
Ce qui a failli n’est pas la classe ouvrière mais ses organisations politiques telles qu’elles sont.
8. Elections italiennes !, 1er mars 2013, 09:03, par Copas
Dans ce vote, les fachos aussi ne retrouvent plus leurs petits.
Ce qui se passe là nécessite aussi d’être noté et mis en relation avec ce qui se passe en Espagne et au Portugal (à l’instar de la la Grèce).
Des phénomènes divers de masse ont confirmé la réduction provisoire et électorale de l’espace populaire des fachos.
Celui-ci est resté et passé dans le berlusconisme pour partie , pendant que Grillo asséchait également le terrain sur des franges populaires en rage à droite, à l’extrème droite, à gauche, à l’extrème gauche, etc.
L’usure au travers de la grande crise est impitoyable et accélérante.
Au dela des coalitions qui mettent en premier le centre gauche de Pier Luigi Bersani et en suivant la coalition de Silvio Berlusconi, les scores des partis eux-mêmes montrent l’étendue du "Tsunami".
Le premier parti est celui de l’abstention avec 10 700 000 abstentions
Le mouvement de Grillo est le deuxième parti d’Italie : 8 689 168 voix
Le parti démocrate est troisème avec : 8 644 187 voix
Le parti de berlusconi : 7 332 667 voix
4. Elections italiennes !, 28 février 2013, 09:14
Sans doute comme en France la gauche révolutionnaire connait une telle expansion que, pour ne pas affoler la bourgeoisie et la prendre par surprise, elle avance souterrainement, comme la vieille taupe rouge... :-(
Chico
5. Elections italiennes !, 28 février 2013, 18:28, par Luis
Sur la trajectoire du PCI
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1027
Et plus de 40 articles sur le même site
Luis
6. Elections italiennes !, 28 février 2013, 19:00, par Luis
Toujours en réponse à la question "Mais qu’est devenue la gauche italienne ?", on peut lire la réaction à chaud de Nando Simeone, ancien élu du PRC et dirigeant de Sinistra Critica :
http://www.avanti4.be/analyses/article/elections-en-italie