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"Faut il sauver le SOLDAT LAURENT ?" ou "s’occuper du COMMUNISME" ?

par Alain Chancogne dit A.C

Publie le jeudi 31 janvier 2013 par Alain Chancogne dit A.C - Open-Publishing
2 commentaires

Plusieurs articles et commentaires sembleraient avoir épuisé toute analyse nouvelle à apporter dans l’actuel débat quasi "confidentiel" qui agite ceux qui, comme nous et quelques petits milliers d’encartés essaient de mieux comprendre ce que cherche réellement la Direction du PCF.

Entre le zig gauchisant d’un jour, le Zag d’un rappel à l’appartenance à la majorité présidentielle,du lendemain la conclusion secrête d’accords de "sommets" pour créer un véritable "mouvement" fédéré FRONt DE GAUCHE de telle heure, et tel discours sur la garantie que l’objectif du Communisme reste à l’ordre du jour..de l’heure suivante, certains pensent :

« Putain, ils dérapent, ils sont dingues !Ils ne savent pas ou ils vont.., faut qu’on les fasse revenir dans le droit chemin..le PARTI c’est pas cette caricature, etc etc" »

Nous avons débattu notamment (et pardon de citer les "papiers" que j’ai commis) de quelques aspects de cette ubuesque séquence de "CONGRES" de dupes..

Rappel :

Un CONGRES COMMUNISTE, "ça" ? NON..Un panier de crabes  !!

https://bellaciao.org/fr/spip.php?article13189,

et :

Travail souterrain permanent pour transformer le F.D.G en PARTI

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article132991

Pour lancer le débat sur la base du Titre choisi.., il n’est pas inutile que je cite ce qu’était une de mes "adresses" à mes copains adhérents que je sais sensibles à quelques arguments de fond qui sont sur B.C, même si mon "style" les énerve un peu..

je les comprends !
 :)

Donc je posais la question

Allez vous encore persister à chercher à poser des petits pansements sur le membre gangréné ?

Ou bien , parce que sinon ce Capitalisme va nous passer TOUS à la moulinette, allez vous OSER , en marxistes, admettre que pour aider à changer de société, il faut participer à faire émerger ce"nouveau" qui bousculant l’"ancien" , est indispensable au processus de dépassement-abolition du Capitalisme ?
Allez vous, "amender" ce qui devient maintenant la "Base COMMUNE"..alors que vous savez que c’est aussi inamendable sur le FOND..que n’est régulable le Capitalisme en crise systémique ?

Pour ne pas alourdir cette introduction, je posterai à la suite DEUX contributions qui me semblent intéressantes..

Elles sont sur le site du PCF (CONGRES°)et donc publiques.

A.C

Portfolio

Messages

  • Il est girondin
    Comme Alain ACCARDO, il a été un de mes premiers contacts avec une "cellule de quartier" de BORDEAUX CENTRE.

    Au delà du"CONGRES" il parle de COMMUNISME..

    http://congres.pcf.fr/

    voir page

    http://congres.pcf.fr/34582

    La démocratie, l’humain, le partage... Quels contenus ?
    Le texte en discussion pour le 36ème Congrès du PCF est plein d’idées généreuses et de justes aperçus mais aussi de trop d’idées générales et de notions au contenu approximatif :
    la démocratie,l’humain, le partage, la croissance, la domination, la République..
    .
    La démocratie. Est-ce que notre société souffrirait seulement d’une insuffisance de démocratie ainsi que semble le suggérer le texte ? C’est bien pire, hélas ! Nous restons en effet sous l’emprise d’un système pervers mis en place dès 1789, la démocratie libérale. L’objectif en a toujours été-avec plus ou moins d’efficacité selon l’intensité de la lutte des classes- de limiter, contenir,édulcorer voire détourner la souveraineté d’un peuple toujours stigmatisé comme ignorant e tin capable. On en connait les moyens : lier la capacité politique à la propriété, la richesse,l’éducation ; constitution d’un champ politique ou des professionnels de la politique se confrontent à des enjeux sans lien avec les véritables intérêts populaires ; inégalités d’accès des classes populaires à la pratique de la citoyenneté ; artifices électoraux comme aujourd’hui le scrutin majoritaire opposé à un scrutin proportionnel diabolisé ; artifices politiques comme aujourd’hui le bipartisme
    permettant quel que soit le résultat du vote une continuité du pouvoir des « élites » économiques ;personnalisation extrême du débat politique qui voudrait faire d’un seul personnage l’unique interprète de l’intérêt général ; jusqu’à -ces dispositions ne suffisant apparemment plus- donner officiellement la réalité du pouvoir à des « experts » non élus, ce que le texte appelle à juste titre la gouvernance, renvoyant définitivement au folklore toute forme d’élection et constituant la forme ultime et l’accomplissement de la démocratie libérale
    Il n’y a rien à retenir de ce système. Il nous faut inventer autre chose et, en particulier, en invalider les principes de fonctionnement que sont la représentation et la délégation de pouvoir.
    Bernard Vasseur parle d’une « démocratie anesthésiée », mais a-t-il jamais existé une forme pure et parfaite de la démocratie ? Le fondement politique de la société a été établi par Jean-JacquesRousseau -même si Marx l’a méconnu-, c’est le concept de volonté générale. La volonté générale est, par principe, la volonté de tous les membres de la société et se doit d’être unanime. La volonté constante de tous les membres de l’Etat doit être la volonté générale et leur liberté consiste à s’y conformer. Quand une loi est en délibération, il s’agit pour l’assemblée du peuple d’examiner si elle est conforme ou non à la volonté générale. Cette haute idée du fonctionnement politique nécessite
    bien entendu les conditions d’une société sans classes dont les citoyens seraient socialement et culturellement parfaitement égaux. Mais puisqu’il faut « rallumer les étoiles », il faut sans douterappeler ici qu’une société sans classes est l’utopie fondatrice de l’espérance communiste.

    Faute de réunir ces conditions, on s’est rabattu sur le concept de souveraineté populaire. Celui- ciest fondé sur le principe majoritaire et des auteurs comme Tocqueville ont dénoncé ce qu’ilsappellent la « tyrannie de la majorité ».

    L’expression de la souveraineté populaire intervient dans une société de classes, elle nécessité l’institution d’un pluralisme qui, contrairement à la volonté
    générale, s’établit sur ce qui est postulé comme l’évidence naturelle existant de toute éternité d’une pluralité conflictuelle d’intérêts individuels... Ce qui est la conception libérale de la société. A l’inverse de la souveraineté populaire, la volonté générale étant la volonté de tous ne saurait être déléguée et si représentants il doit y avoir ce sera sous la forme d’une désignation consensuelle provisoire et révocable à tout moment, voire d’un tirage au sort comme cela a existé... Cette« étoile » est peut-être lointaine, il faut la rendre accessible !
    L’humain.
    Que recouvre donc cette catégorie soudainement surgie comme slogan du programme du Front de Gauche ? Sans doute faut-il écarter ici des synonymes, le compatissant ou le secourable,qui sont en fait l’expression d’une charité chrétienne bourgeoise laquelle n’a jamais été que la bonne conscience des possédants. S’agit-il alors de tout ce qui concernerait la « condition humaine » ?
    Mais l’idéologie capitaliste a son idée : l’humain, c’est la concurrence exacerbée entre individus isolés pour l’accaparement de l’avoir, ce qui caractériserait l’humain ce serait l’intérêt, l’égoïsme, la cupidité, la violence... La notion d’humain, constamment utilisée dans le texte comme allant de soi ,pose en réalité de nombreux problémes. De quelle conception de « l’Homme » s’agit-il ? On s’étonnera ici de ne pas trouver dans le texte proposé la moindre allusion à une anthropologie marxiste qui a pourtant beaucoup à dire sur la question. Le marxisme récuse toute notion d’Homme abstrait, toute espèce de forme de nature humaine comme autant de mystifications. L’abus du terme« humain » dans notre base de discussion ne permet pas de dissiper toute équivoque à ce sujet. Onsait que Marx lui-même a dû opérer un « dépassement » (Lucien Sève) ou une « rupture »(Althusser) avec l’humanisme spéculatif de ses écrits de jeunesse afin de formuler ce qu’on peut appeler sa conception de « l’humain », magnifiquement résumée dans la célèbre VIème Thèse sur Feuerbach : « l’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité, elle est l’ensemble des rapports sociaux ». Rapports sociaux au sens de place dans les rapports de production et non pas banalement au sens de relations sociales ou intersubjectives. Cela a un certain nombre de conséquences qu’il serait trop long d’énumérer. Pour le marxisme, il y a une priorité de la production matérielle et le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel. Bien entendu, les hommes concrets conçoivent lesmodes de production et sont ainsi les produits de l’histoire qu’ils produisent. Enfin, dernière citation,« la société ne se compose pas d’individus, elle exprime la somme des rapports et des conditions dans lesquels se trouvent les individus vis à vis des autres ». Il serait donc nécessaire de bien préciser dans notre texte de Congrès le contenu scientifique (historico-social) de « l’humain » dont nous parlons afin de lever toute ambiguïté menaçant de verser dans la niaiserie compassionnelle.

    La croissance.

    Ce terme apparaît dans la phrase : « donner un tout autre contenu à la
    croissance ».Il n’est donc pas récusé mais on lui substitue plutôt le cliché « développement durable » dont on devrait savoir qu’il ne recouvre qu’une imposture, même affublé de l’inévitable qualificatif« humain ». C’est surtout une impasse qui reste inaperçue dans le texte faute d’une réflexion sérieuse sur la « croissance » en système capitaliste. Le mot « croissance » est utilisé par les capitalistescomme euphémisme pour désigner la suraccumulation des profits. C’est une fuite en avant permanente et indéfinie conduisant à une effroyable gabegie -d’ailleurs évoquée dans le texte- dont on sait aujourd’hui qu’elle met en danger l’avenir écologique de la planète. C’est une machine infernale qui s’auto-alimente à coup de profits, de dettes, de crédits où la seule perspective est la rentabilité à court terme. Faut-il encore rappeler avec Marx que « la fin du capital (est) la
    production de profit et non la satisfaction des besoins ». Pourvu que ça rapporte aux actionnaires, on accumulera tout et n’importe quoi au mépris de l’utilité d’usage et de la raréfaction des ressources.
    Cette « croissance » est mortifère et inhumaine et, comme le dit Yvon Quiniou, « le capitalisme d’aujourd’hui avec son hubris productiviste et marchande occulte les autres dimensions de l’existence humaine ». Il est trop tard pour donner « un autre contenu » à la croissance : c’est celle-ci qu’il faut mettre en cause et son faux-nez, le développement durable, qui n’est qu’une pâle diversion
    pour sauver les meubles capitalistes, au même titre que le « capitalisme vert » cité dans le texte et autres billevesées. Marx montre dans L’Idéologie allemande que « dans le développement de forces productives il arrive un stade où naissent des forces productives et des moyens de circulation qui ne peuvent être que néfastes (…) et ne sont plus des forces productives mais des forces
    destructrices ». Nou y sommes. La notion de décroissance ne doit plus être taboue pour le communistes et c’est à elle qu’il faut donner un contenu !

    Le partage

    . Pierre Laurent parle indifféremment de partage et de mise en commun. Est-ce que c’estla même chose ? Le texte en discussion privilégie la notion de « partage ». Est-ce vraiment la finalité d’une société communiste où chacun aurait sa « part » à faire prospérer dans son coin ? Est-ce vraiment rompre avec une société où l’avoir l’emporte sur l’être ? Le communisme, comme son nom l’indique, c’est la mise en commun. Les communistes restent frileux sur cette question même si le
    texte parle de « reconquérir la gestion de (et non pas des, notons-le) biens communs » et d’u« grand mouvement d’appropriation sociale ».
    Il faut aller plus loin et être plus précis. La question de la sortie du marché devrait être posée et la forme des échanges repensée. L’apport social de chacun sous forme de travail peut être dissocié de ses moyens et modes de consommation ce qui devrait conduire à préconiser dès maintenant diverses formes d’un principe de gratuité des grands services de consommation collective et pas seulement ceux qui sont « essentiels » comme dit le texte : énergie, transports, logement, eau, santé,
    culture, éducation, etc. avec la perspective de l’abolition du salariat. Immédiatement, on peut créer des espaces de gratuité et élargir ceux qui existent déjà de manière à faire reculer l’empire de la marchandise dans les mentalités. Les services publics, la sécurité sociale, la retraite par répartition constituent la preuve que l’on peut échapper à la sphère marchande et c’est bien pour cela qu’ils sont
    la cible favorité des libéraux.

    Les propositions communistes doivent être authentiquement communistes et assumer leur part d’utopies rationnelles. S’il est question de « rallumer des
    étoiles », ce sont bien celles-là !
    La domination. Le texte de base commune mentionne plusieurs fois la notion de domination mais de manière trop générale hormis le « patriarcat » qui bénéficie de tout un texte. La dimension symbolique, la plus perverse, de la domination est quasiment ignorée. La sociologie de la domination, celle de Pierre Bourdieu en particulier, nous donne tous les outils pour la comprendre et la combattre. Pour ne considérer qu’un aspect, il faut rappeler que nous ne sommes pas des
    individus abstraits, mais des agents sociaux qui se construisent dans des conditions déterminées et dès le départ inégales dans une société de classes. La singularité de chacun se constitue par des choix contraints dans un champ de possibles d’autant plus restreint que les dominations sont plus fortes et qu’ainsi le comble de la domination est de ne nous faire désirer que ce que nous pouvons socialement désirer.. « Lutter contre toutes les dominations » comme le proclame la base commune est bien, encore faut-il en comprendre les mécanismes, en particulier que la socialisation dans une société de classes tend à susciter l’adhésion des dominés à leur propre domination, ce qui devrait avoir des conséquences sur les modalités de l’action d’un parti révolutionnaire.

    La République. Je suis très réservé sur la célébration quasi inconditionnelle par Pierre Laurent d’une République qui serait aujourd’hui « abîmée, défigurée, salie »
    . Mais où est donc la République idéale qui aurait été ainsi dévoyée ? Qu’est-ce donc que cette République qui transcenderait par on ne sait quel miracle les antagonismes de classes ? En réalité, la République n’a jamais été égalitaire
    et a distingué dès ses débuts entre citoyens actifs et citoyens passifs ! La République a toujours été un instrument de la bourgeoisie pour réprimer la Révolution sociale et la classe ouvrière, comme en juin 1848 ! Faut-il rappeler que les valeurs républicaines ont servi de caution aux horreurs de la colonisation ? Comment alors « refonder » une République mythique qui n’a jamais existé ?
    Comment ne pas voir que le triptyque liberté-égalité-fraternité ne peut être qu’une imposture dans une société de classes. Si l’on veut absolument parler de République, il faudra alors l’inventer à partir d’une Révolution sociale préalable jetant les bases de la volonté générale qui seule peut donner sens à la devise liberté-égalité-fraternité. Les révolutionnaires, il faut le souligner, se sont
    moins battus pour la République que pour la République sociale car ainsi que l’affirmait Jaurès : « la République sera sociale où ne sera pas ». On disait même simplement : la Sociale ! La lutte révolutionnaire n’a rien à gagner à s’encombrer d’une « tradition républicaine » dans la réalité pour le moins douteuse.

  • Celui là aussi et girondin..
    Chutt.
    ON va arriver à croire que j’ai demandé aux plus intelligents de"pas partir" pour que je puisse citer des encartés..sans avoir honte.
    Il choisi , dans la tribune de discussion de réagir au iscours de Pierre Laurent lors du meeting "Communisme pour changer le monde" le 26 janvier 2013 à Bordeaux.
    Dernière initiative nationale de préparation du 36e congrès du PCF.....

    http://congres.pcf.fr/34878

    Et toc..

    L’’aficionado crie"Olé" !!

    même si Laurent ne me semble pas comparable à un toro , mais à une vachette landaise...
    Pardon..
    Je m’autorise à surligner ce qui me "botte"..le plus..

    C

    ommunisme Conférences fédérales du PCF, Impressions d’un délégu

    Pendant que les communistes s’acharnaient à amender un texte, à la marge, (faisant dans la cosmétique), l’essentiel se discutait ailleurs. Dans le cercle restreint de ceux qui pensent à notre, à votre place, sans que nous ayons notre mot à dire. Les adhérents du PCF, des autres organisations, mais aussi le citoyen de bonnes volontés sont logés à la même enseigne. Ils ne sont qu’appelés à mettre en forme les « décisions » ou autre « feuille de route » (langage emprunté aux appareils patronaux) du sommet, des appareils. En fait sous le contrôle tatillon d’une nomenklatura qui fonctionne largement par cooptation, quand elle ne s’est pas très largement auto désignée.

    Cette construction de « sommet », d’appareils n’a aucun avenir. L’avenir ne peut se construire que sur la base de la confiance dans l’intelligence collective développée par ceux d’en « bas ».

    Tout ce qui est stratégique se décide en haut hors du contrôle de ceux « d’en bas ».

    «  Révolution citoyenne  » ils vous ont dit. « Prenez le pouvoir » ils vous répètent. En fait NON, pour vous c’est le statut de Harkis, vous n’êtes pour ceux d’en haut que les vecteurs de leur désirs de places dans le système des institutions.

    In fine l’on peut intituler cette séquence de « dîner de cons »

    . Gironde, le secrétaire fédéral avait n’en doutons pas ce texte
    « Développement du Front de gauche » et mis en ligne sur ce site dès le 25/01/2013.

    Il a une tout autre portée que la soupe aux étoiles que l’on nous a servies. La « haut », ils s’occupent des fondations, et pour nous « la tête dans les étoiles », nous avons l’insigne honneur de choisir la peinture de la maison qu’ils veulent construire pour nous, MAIS SANS NOUS. Et pourtant notre secrétaire fédéral promis à un brillant avenir, n’en doutons pas, n’a pas dit mot sur ce texte aux congressistes en ce dimanche 27/01/2013. Texte qui d’ailleurs aurait dû nous être remis et cela par simple respect pour les adhérents de base que nous sommes.

    Pendant ce temps, incapable que nous sommes de répondre aux attentes du monde du travail, le mouvement social se développe, se cherche, produit de l’horizontalité, semble échapper aux structures participant de la verticalité.

    Eux en fait, sont en train de prendre le pouvoir. Ils peuvent provoquer bien des surprises. A force d’avoir le nez rivé sur le seul horizon des élections (municipales) ont fini par ne plus être en état de voir émerger le nouveau, l’inattendu.

    Tu délocalises O.K, mais tes bagnoles elles ne rentrent plus. Voilà ce nous aurions pu porter lors de l’ouverture de l’usine Renault à Tanger. Et ça cela aurait eu de la gueule.

    Confronter à la même situation de délocalisation vers la Chine de l’usine Foxcomm brésilienne, Dilma Roussef a fait savoir à cette société, « Je ne peux vous empêcher de délocaliser. Mais je vous préviens vos produits ne rentreront plus au Brésil ». Conséquence de ce bras de fer, non seulement l’usine n’a pas été fermé, mais une deuxième a été construite.

    Mais évidemment ce discours est impossible sans rompre les chaines de la monnaie unique et de l’Europe de « la concurrence libre et non faussée ».

    NON LE PROTECTIONNISME N’EST PAS UN GROS MOT.

    Oui, il faudra bien à un moment donné, réfléchir à la nécessité de se doter de nouveaux instruments de régulation des échanges internationaux.

    N’écoutons pas ceux qui prétendent, niant tout principe de réalité, que la Bateau France et tous ses salariés embarqués, peuvent naviguer dans cet océan en tempête de la mondialisation capitaliste en gardant tous les hublots ouverts. Ceux qui le prétendent sont à n’en pas douter des charlatans.

    En fait PCF et FDG embarqués, pour ne pas dire empêtrés dans le sociétal sont visiblement à cours sur « la sociale
     ». Propositions répondant aux attentes du monde du travail aux abonnés absents. Pour les ouvriers s’identifier au PCF, c’est-à-dire son collègue était naturel (proximité de classe oblige). Le FdG leur apparait comme extérieur à leur monde. Il est perçu comme bobo. Si on ajoute à cela qu’ils ressentent une tentation de les caporaliser, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient naturellement distants. (20 millions d’absentions aux législatives). Décidément une classe ouvrière en mouvement peut faire peur à bien du monde ?

    Et pendant ce temps à Saint-Denis le FdG se livre à la course à l’échalote pour disputer au PS les enseignants. Peut-être, que lui aussi, comme le PS, a-t-il fait une croix sur la classe ouvrière ? (excusez ce gros mot)

    Bernard Trannoy

    Note : FD Gironde, allez, ne soyons pas trop pessimiste !

    . En dehors de celui qui avant de lever sa main attend la consigne. J’ai vu poindre au travers de multiple interventions de l’intelligence en recherche, en mouvement. Débats plus riches que ne peux le laisser supposer les votes

    . Avec en plus une difficulté quasi insurmontable, un texte ne vaut pas seulement par ce qu’il contient, mais aussi et surtout, dans ce cas, par ce qu’il ne contient pas. Comme nous n’êtes autorisés à intervenir que pour amender un texte, à la marge. La démocratie trouve là, toutes ses limites encadrés par des régulateurs habituels. Mon rêve impossible, aurait été de transformer sans régulateurs, pendant 3 voire 6 mois le PCF en un gigantesque atelier d’écriture. Un atelier de ce type est peut-être en construction au sein du social en mouvement, avec je dirais comme d’habitude la classe ouvrière en tête, comme quoi il serait prématuré de l’enterrer.

    Difficultés pour le PCF qui tend à n’être qu’un parti d’élus ou de ceux qui aspirent à le devenir. Seul dans ce cas l’insertion institutionnelle est recherchée. Ajoutons à cela et compte tenu de ce qui est indiqué ci-dessus le grand écart est à craindre pour ces municipales. La maitrise ne sera guère facile, et ce n’est pas des statuts à haute teneur administrative qui règlera les dérapages. Et compte tenu des besoins (financier) de l’appareil, celui-ci sera, en fait, contraint d’avaler bien des couleuvres (prochaine échéance à observer ce qui se déroule en région Aquitaine).

    Bordeaux, « beau » discours en dentelles de Pierre Laurent sur le « communisme » bourré d’emphase, en fait l’encéphalogramme est plat.

    Une montagne de généralités sans contenu concret.

    Un langage TOTALEMENT ETRANGER aux travailleurs d’Aulnay, de Flins, des Fralib, des Pétroplus et d’ailleurs. Apothéose du bobo qui veut le changement, mais pas trop quand même, faut pas de déconner.

    En fait, nous sommes là, en face d’un « communiste » qui au pied du mur met le sac à terre. L’art de parler pour ne rien dire atteint ici des sommets.

    Le 29/01/2013

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