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France comme Mali, l’état piétine le droit à l’autodétermination des peuples
par Azawad libre et laïc
Publie le samedi 9 mars 2013 par Azawad libre et laïc - Open-Publishing2 commentaires
Mali : « Ceux qui ont pris les armes contre l’État seront combattus »
Le colonel Gamou, le 12 juillet 2012. RFI/Moussa Kaka
Par David Baché
La ville de Gao, la plus importante du nord du Mali, a été libérée le 26 janvier dernier. Elle est aujourd’hui contrôlée par les armées malienne et française. Des bataillons nigériens sont aussi présents, ainsi que « les hommes d’Ag Gamou », le colonel touareg resté fidèle à l’Etat malien. Farouche opposant des indépendantistes touaregs, le colonel Ag Gamou est devenu un homme clé dans le nord du Mali. Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), exactions de l’armée malienne, ambitions politiques pour l’après-guerre, le colonel El Hadj Ag Gamou s’explique.
RFI : Vous êtes entré à Gao avec vos hommes après la libération de la ville. Aujourd’hui combien de soldats comptez-vous dans la ville de Gao ?
Colonel El Hadj Ag Gamou : J’ai plus de 500 hommes dans la ville de Gao aujourd’hui.
Est-ce que vous en avez aussi ailleurs, à Kidal, à Ménaka, dans l’Adrar des Ifoghas où concentrent aujourd’hui les combats ?
J’ai une section renforcée à Ménaka et à Sango. J’ai d’autres éléments aussi qui sont avec les unités françaises dans l’Adrar.
Ils sont nombreux là-bas ?
Ce sont juste des éléments qui connaissent le terrain, une vingtaine.
Est-ce qu’ils participent aux combats de ces derniers jours ?
Bien sûr, parce que ce sont eux qui guident les unités. Ce sont des gens des lieux qui connaissent parfaitement le terrain.
Le 9 février dernier, vos hommes ont arrêté quatre combattants du MNLA dont un cadre, Abdoul Karim ag Matafa, près de Ménaka. Aujourd’hui, où ces hommes se trouvent-ils ?
Dans l’armée, la tradition est très claire : les militaires arrêtent et se mettent à disposition de la gendarmerie. C’est elle qui est spécialisée pour les enquêtes. On les a mis à disposition de la gendarmerie, à partir de Gao.
Ca veut dire qu’ils sont à la gendarmerie de Gao actuellement ? Ou ils ont été transférés à Bamako ?
Je ne sais pas. Je les ai mis à la disposition de la gendarmerie, depuis Ménaka d’ailleurs. Une mission de la gendarmerie est venue là-bas et les a mis à leur disposition.
Le président de transition, Dioncounda Traoré, dit qu’il est possible de discuter avec un groupe comme le MNLA ? Qu’en pensez-vous ?
C’est trop politique. Je n’ai aucune réponse par rapport à cela.
C’est trop politique mais vous avez peut-être quand même une opinion ? Est-ce que vous ne pensez pas que discuter avec un groupe comme le MNLA, que vous combattez, est malgré tout inévitable pour une sortie de crise ?
Selon moi aujourd’hui, on mène une opération. Tous ceux qui sont sur le terrain en armes, on va les combattre. On ne fait pas de différence entre tel ou tel groupe. Pour moi, ce sont les mêmes. Ils ont pris les armes contre nous, contre l’Etat et c’est cela que je vois.
De nombreuses associations de défense des droits de l’homme pointent la responsabilité de l’armée malienne dans des exactions commises contre des populations du Nord, en particulier contre des populations touaregs. En tant que soldat malien et en tant que touareg, vous en pensez quoi ?
Il y a beaucoup de choses qui se disent et qui ne sont pas vraies. J’ai participé aux opérations de Gao, du Niger jusqu’à Gao. Je n’ai en tout cas jamais vu un soldat qui a montré ce comportement. Donc les gens parlent, mais je n’ai pas vu. Je pense que c’est une campagne et qu’il faut vraiment faire attention parce que les gens en parlent trop pour encore nous créer des problèmes. Ce n’est pas la peine que les gens continuent à dire que les Touaregs, les Arabes, sont ceci, que l’armée a fait cela. Non. En tout cas, ce qui est sûr, tous les soldats qui vont commettre ces erreurs-là, on va les mettre à disposition de la justice.
Après les attaques qui ont visé le MNLA à In-Khalil, est-ce que vous craignez des tensions intercommunautaires entre Arabes et entre Touaregs dans le pays ?
Là aussi il faut faire attention. Il ne faut pas créer un problème là où il n’y en a pas. Moi par exemple, je suis Touareg. Je n’ai aucun problème avec les Arabes. Ce sont mes frères, ce sont des Maliens. Ceux qui sont de vrais citoyens maliens, il faut les protéger. C’est la même chose que pour les Touaregs. Les Touaregs qui sont bons, il faut les protéger. Les Touaregs qui sont mauvais, il faut les traiter. Ceux qui doivent être mis en prison, doivent être mis en prison, qu’ils soient Touaregs, Bambara, Songhai et Arabes. Ca c’est les méchants, ceux qui sont complices avec les vrais ennemis. Maintenant, ceux qui sont bons, il faut les protéger.
Ces attaques d’In-Khalil ont été revendiquées par le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). Est-ce que vous pensez que derrière ce mouvement, il se cache vraiment un mouvement de revendication arabe ou est-ce que vous pensez qu’il s’agit d’un prête-nom pour des combattants du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, le Mujao ?
Je ne connais pas grand-chose sur ce mouvement. Ce que je sais, les Arabes ne sont pas tous des terroristes. Les gens qui ont fait tous ces différents attentats sont tous noirs. A In-Khalil, c’est une fraction Idnan et une famille touarègue qui a ont des petits problèmes avec les commerçants arabes sur place. Mais ça ne veut pas dire que ce sont les Touaregs. Cette famille ne représente pas les Touaregs. Les Arabes qui ont été aussi impliqués, ils ne représentent pas les Arabes. Il faut faire la part des choses.
Est-ce que vous avez des ambitions politiques pour l’après-guerre ?
Non, pas du tout. Je n’ai aucune ambition politique. Je suis soldat, les soldats sont hors politique. Je suis là pour la défense de l’intégrité du territoire du Mali parce que je suis militaire, je suis formé pour cela. Et c’est ça ma mission. Normal.
On vous prête des ambitions dans la ville d’Aguelhok où vous avez de la famille.
J’avais mes parents partout : Aguelhok, Tessalit, Kidal, Tinzawaten, Ménaka, Gao, Tombouctou.
Donc pas de politique. Ca ne vous intéresse pas.
Non, la politique ne m’intéresse pas. Pas du tout.
On parle de la mort de deux grands chefs d’al-Qaïda, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, est-ce que vous avez des informations à ce sujet ?
Je n’ai aucun détail sauf ce que j’ai entendu à la radio comme tout le monde.
source : http://www.rfi.fr/afrique/20130306-...
Communiqué de presse de Conseil transitoire de l’État de l’Azawad (C.T.E.A.)
Le MNLA informe l’opinion publique nationale et internationale que les villes de Kidal, Tessalit, Léré, In Khalil, Anefis, Tinzawatène, Tessit et Talatayt sont sous le contrôle du Mouvement national pour la libération de l’Azawad qui a décidé de reprendre en toute urgence ces localités afin d’assurer la sécurité des biens et plus particulièrement des personnes en raison des graves dangers qui pèsent sur leurs vies avec le retour dans l’Azawad de l’armée malienne qui marchent sur les pas de l’armée française.
Nous avons engagé notre responsabilité pour la protection des civils contre les exactions criminelle de l’armée malienne qui s’est toujours distinguée par des massacres sur les populations azawadiennes sans défenses, comme elle vient de le prouver encore une fois à la suite de l’opération « Serval » menée sous le commandement de l’armée française.
Depuis le déclenchement des opérations militaires françaises pour la conquête de l’Azawad au profit des « autorités maliennes », plus de cent personnes ont déjà fait les frais de représailles ethniques : Une chasse à l’homme visant les Touaregs, les Peuls, Sonrai et les Maures est organisée par l’armée malienne et ses milices dans l’Azawad.
Le MNLA ne peut en aucun cas accepter que le peuple de l’Azawad soit ainsi livré à la vengeance malienne. A ce titre, le MNLA engage sa responsabilité pleine et entière pour sécuriser ses villes et protéger ses populations contre une armée spécialisée dans le crime contre les populations civiles de l’Azawad.
D’autre part, afin de clarifier très nettement ses objectifs, le MNLA rappelle qu’il ne souhaite aucune confrontation avec les forces de la CEDEAO ni avec celles de l’armée française, malgré le fait qu’elle dirige les opérations d’occupation de l’Azawad. Cependant, si le MNLA ne réagit pas aux exactions maliennes, il aura alors faillit à son devoir premier qui est de garantir la protection des populations civiles de l’Azawad, depuis trop longtemps victimes expiatoires de l’armée malienne.
Très clairement, le MNLA exprime à nouveau sa totale disponibilité à travailler avec la France pour l’éradication des groupes terroristes mais il faut bien comprendre que le MNLA refuse catégoriquement la réinstallation de l’armée malienne qui excelle dans le crime contre nos civils.
Aussi, afin de lever toute équivoque sur ses intentions, le MNLA informe la France et la CEDEAO qu’il n’engage pas ses forces dans des opérations militaires contre les forces internationales mais uniquement dans la protection des civils livrés à la vengeance de l’armée malienne et les groupes terroristes.
Le MNLA prend à témoin la communauté internationale sur ses engagements formels à combattre le terrorisme et réitère une nouvelle fois son entière disposition à participer avec l’armée française et la CEDEAO dans la lutte contre le terrorisme. Cependant, face à l’incapacité des forces françaises à protéger les populations civiles contre les exactions maliennes, et en attendant de trouver une solution politique et un statut juridique à l’Azawad, le MNLA a engagé ses forces dans la protection des villes citées plus haut afin de garantir l’intégrité physique de nos populations gravement menacée par l’armée malienne et ses milices ethniques.
Le MNLA rappelle à la France toute sa responsabilité quant à la sécurité et à la protections des populations azawadiennes vivants dans les villes déjà sous contrôle malien face aux exactions et à la vengeance de l’armée maliennes.
Ougadougou le 28 Janvier 2013
Mossa Ag Attaher
Chargé de communication du CTEA
Porte parole du MNLA








Messages
1. France comme Mali, l’état piétine le droit à l’autodétermination des peuples, 9 mars 2013, 09:26, par PrNIC
http://www.petitions24.net/stop_gue...
Cette guerre nous enfume ....il est urgent d’en sortir par d’autres choix de Paix !
2. France comme Mali, l’état piétine le droit à l’autodétermination des peuples, 9 mars 2013, 15:21, par Azawad
Guerre au Nord-Mali : Question touarègue et pauvreté aux racines de la colère (1/2)
The Huffington Post-Alan Beuret,Etudiant de Sciences Po Lille en mission pour le HCR
Peut-on aujourd’hui penser gagner une guerre asymétrique, ou même seulement la terminer, sans envisager et construire la paix qui suivra ?
Certainement non, or ceci n’attend pas : c’est au cœur de l’engagement militaire qu’il faut le faire. Même si l’urgence semble être ailleurs, cela commence aujourd’hui, et maintenant. Si la guerre vise avant tout Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ce n’est pas avec AQMI que l’on construira la paix. Ce n’est possible qu’avec le soutien des populations locales, et notamment des touaregs : acteurs d’une guerre qu’ils ont déjà perdu, ils doivent être les acteurs d’une paix impossible sans eux. La « question touarègue » et le sous-développement, causes profondes du conflits, pourtant reléguées au deuxième plan par l’actualité militaire, doivent revenir au cœur de l’action de la France, si celle-ci veut éviter un engagement sans issue, une guerre sans victoire.
Il faut revenir sur ces questions, les replacer au cœur de notre engagement. Depuis le début de l’intervention franco-africaine au Mali, avec un soutien logistique occidental, deux mots reviennent dans l’analyse : balkanisation et afghanisation. Ces parallèles avec les conflits récents les plus médiatisés reflètent une volonté classique d’inscrire dans des cadres de compréhension existant des problématiques en apparence nouvelles. Pourtant, les racines du conflit remontent à l’origine du pays et jusqu’à la colonisation elle-même. Elles remontent aux origines de la question touarègue et aux dynamiques politiques, économiques, culturelles, sociales et criminelles qui agitent la région sahélienne et le Sahara depuis un siècle.
Les touaregs, de la colonisation aux indépendances : un mode de vie et une identité meurtris
Avant la colonisation, le Sahara est un territoire inhospitalier, par lequel transitent dattes, sel et esclaves, occupé majoritairement par un peuple : les Touaregs, de leur vrai nom « Tamshek ». Peuple nomade, ils participent notamment aux échanges commerciaux, en assurant le transport à travers le désert et en enlevant des subsahariens pour l’esclavage. Fiers, les touaregs ont une identité très forte. Islamisés tardivement, ils pratiquent un islam modéré, mélangé à leur propre culture. Les femmes sont peu voilées et tiennent un rôle important dans cette société matriarcale. Certaines prohibitions, comme le porc, n’y sont pas toujours appliquées.
Vaincu et colonisé au début du XXème siècle, le peuple guerrier touareg se rebelle dès 1916. Le commerce transsaharien chute, du fait de l’interdiction de l’esclavage et la restructuration du commerce mondial. Les touaregs sont contraints de se rabattre sur l’agropastoralisme nomade, voire d’abandonner leur mode de vie traditionnel en se sédentarisant. Ces transformations socioéconomiques agressent violemment le mode de vie et l’identité touarègue. Or, la stigmatisation et l’attaque contre l’identité d’individus conduisent ceux-ci à la revendiquer de façon plus radicale, comme l’explique Amin Maalouf. C’est un élément capital pour comprendre les rébellions touarègues.
LIRE AUSSI :
Mali : l’armée française « casse les reins d’Aqmi » http://www.huffingtonpost.fr/2013/0...
La Guerre au Mali va-t-elle déstabiliser tout le Sahel ? http://www.huffingtonpost.fr/2013/0...
Dans les années soixante, le découpage à la règle d’école, des frontières des États d’Afrique divise l’espace géo-culturel touarègue, rendant illégaux nombre de mouvements nomades. Dès lors, les mouvements transfrontaliers illégaux deviennent le quotidien de nombreux touaregs, prisonniers des nouvelles frontières de « leur » désert. De plus, dans tous ces pays, les populations touarègues deviennent minoritaires.
Les touaregs dans le nouvelle État malien : marginalisation et frustrations
En 1960, le nouvel État malien, socialiste et centralisé, s’attaque aux chefferies touarègues et impose sa propre organisation administrative. Les touaregs en sont exclus, subissant discrimination et stigmatisation de la part des autres populations maliennes, qui prennent leur revanche sur leurs anciens esclavagistes. Dés 1963, tous les éléments constitutifs de l’éclatement d’un mouvement rebelle de guerre irrégulière sont réunis : grave crise du modèle économique touarègue, en particulier au Nord-Mali, délaissé par le gouvernement central ; marginalisation économique et politique des touarègues au sein de l’État malien ; forte cohésion sociale du peuple touarègue, fier et à très fortes traditions ; soutien politique et financier de la population touarègue à la rébellion ; convergence d’intérêts autour de la revendication d’une identité touarègue menacée ; et, finalement, répression politique et absence d’espace d’expression politique pacifique. Ces six éléments correspondent aux conditions de l’émergence d’un mouvement de guerre irrégulière, telles qu’identifiées par l’expert militaire Amael Cattaruzza, qui regroupe la première et la seconde. C’est la persistance et l’amplification de ces phénomènes qui va mener à l’escalade.
Les rébellions touarègues : l’éternel recommencement ?
La rébellion de 1963 compte moins de 1000 hommes : elle n’est pas séparatiste mais réclame une certaine décentralisation du pouvoir, une meilleure intégration dans la vie politique malienne et un effort de développement en faveur du Nord-Mali. Pouvant difficilement s’aventurer dans le désert, les Forces Armées Maliennes (FAM) se retranchent dans des camps fortifiés et mènent des opérations de représailles contre les civils touaregs, y compris à l’arme lourde. Cette réaction inadaptée et disproportionnée enracine définitivement le ressentiment touarègue envers le gouvernement central. Créant une situation humanitaire désastreuse, ce nettoyage ethnique a lieu dans l’indifférence de la communauté internationale. Après ce premier épisode, la majeure partie des combattants touaregs émigrent et se font mercenaires en Libye, pour fuir les sécheresses de 1969-1973, lassés d’une lutte qui n’aboutit qu’au massacre de leur peuple. Ils s’initient alors au « jihad », concept étranger aux touaregs.
Entre temps, un coup d’État instaure une dictature militaire à Bamako, qui poursuit la même politique. Les sécheresses des années quatre-vingt et la lente agonie économique des touaregs, conduisent au retour à la lutte armée en 1990. Ce sont les fils des rebelles de 1963 qui luttent en 1990. Les militaires rejouent alors la même partition et s’en prennent violement à la population. En pleine transition post-guerre froide, la communauté internationale n’en a que faire.
Les processus de paix : jeu de dupes et fausses promesses
Les accords de Tamanrasset de janvier 1991 prévoient une démilitarisation d’une partie du Nord Mali : elle n’aura jamais lieu. Les négociateurs touaregs demandent alors des projets de développement dans la région, la démilitarisation complète de l’Azawad, un système politique fédéral, le jugement des responsables des massacres et l’indemnisation des dégâts contre les populations civiles. Plus la répression, leur marginalisation et les attaques contre leur identité s’amplifient, plus les touaregs se radicalisent.
Le pacte national négocié en 1992 avec Amadou Toumani Touré est censé mettre fin à la rébellion et répondre aux attentes touaregs qui déposent les armes en 1996. Mais sa mise en place est un échec. Les projets de développement ne sont pas adaptés à la situation ; les revendications fédérales des touaregs sont ignorées et leur intégration dans l’administration et la vie politique, marginale ; les responsables des crimes de guerre au Nord Mali ne seront jamais traduit en justice ; l’Azawad, loin d’être démilitarisé, voit des zones entières interdites à la population par l’armée. Les touaregs doivent financer eux-mêmes écoles, points d’eau et infrastructures. Le système administratif imposé par l’État se superpose et se heurte aux mécanismes traditionnels de gestion des ressources qui relèvent des chefferies locales. Les causes profondes du conflit persistent et même s’aggravent, avec les années de sècheresse du début des années 2000. Début 2006, une brève reprise de la violence prend fin avec accords d’Alger, énième promesse faite à la population touarègue.
http://www.huffingtonpost.fr/alan-b...