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Georges Ibrahim Abdallah et la Révolution des casseroles en Islande au menu de « Là-bas si j’y suis » !
Publie le mardi 13 novembre 2012 par Open-PublishingUn appel à poursuivre la mobilisation en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été lancé lors de cette soirée.
A Monchy-Breton, dans le Ternois, ce jeudi 8 novembre 2012, le café « Chez Tartous et compagnie » affichait « complet » lors de la rencontre mensuelle proposée par le repaire de « Là-bas si j’y suis » imaginé par des militants du Ternois à la demande du journaliste Daniel Mermet, l’animateur de l’émission éponyme sur France Inter. Au cours de cette soirée, deux thèmes furent abordés avec comme fil conducteur l’omerta médiatique voire la désinformation organisée que subissent chacun des deux sujets.
En première partie de soirée, le comité « Bassin minier » de soutien à Georges Ibrahim Abdallah est revenu, sur la base d’un documentaire d’une dizaine de minutes, sur le parcours du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone largement méconnu d’une partie de l’assistance. Au cours du débat qui suivit, plusieurs dizaines de pétitions en faveur de sa libération ont été signées. Elles ont été envoyées dans la foulée à François Hollande, le président de la République, et Christiane Taubira, ministre de la « Justice ». Un appel à poursuivre la mobilisation jusqu’à sa libération a été lancé.
Un rassemblement aura bientôt lieu dans le Pas-de-Calais, puis à Lille dans le quartier populaire de Wazemmes (dimanche 18 novembre à partir de 10h 30).
En écho à la manifestation qui s’était déroulée, la veille, à Lille à l’initiative du Comité solidarité basque (CSP) de Lille, le sort scandaleux réservé à la militante basque de Batasuna Aurore Martin a également été évoqué. L’assemblée fut unanime pour stigmatiser le rôle joué dans cette affaire par François Hollande et Manuel Valls, son très pétainiste ministre de l’Intérieur...
Enfin, Jérôme Skalski, journaliste reporter, a présenté son dernier livre « La Révolution des Casseroles ». Il rend compte du mouvement populaire d’Islande qui a porté le projet d’une nouvelle constitution suite à la crise financière ayant entrainé la faillite du système capitaliste financier dont l’Islande fut pendant les années 1990 l’exemplaire disciple. Outre le renvoi des principaux responsables du gouvernement et des banques devant un tribunal populaire, le refus de rembourser la dette illégitime qu’exige le capitalisme financier international, le peuple a imposé et organisé la révision de la constitution Islandaise pour la soumettre à référendum. Un sujet d’agitation neuronale montrant que le changement n’est pas impossible…
Tous les sujets abordés au cours des débats montrent unanimement le besoin de renouvellement des pratiques politiques, l’exigence d’un monde plus juste et la prise de pouvoir par les citoyens. Surtout, « un mur du silence », organisé par l’ensemble des médias nationaux, a clairement été identifié comme un frein à l’exercice d’une démocratie populaire…





