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"Goodyear, rentabilité partout, humanité nulle part"
par MARTINE LOZANO
Publie le jeudi 28 février 2013 par MARTINE LOZANO - Open-Publishing1 commentaire
"Goodyear, rentabilité partout, humanité nulle part"
Face à la fermeture des entreprises, les modes d’appropriation publique, comme par exemple les nationalisations des sites sidérurgiques d’Arcelor-Mittal notamment et la reprise en coopérative, SCOP des Fralibs, d’Hélio Corbeil , de SeaFrance ou Goodyear doivent être vivement soutenues.
"Goodyear, rentabilité partout, humanité nulle part"
Slogans que l’on pouvait entendre devant les 1 173 pneus en feu symbolisant la menace qui pèse sur l’ emploi de 1173 salariés de l’usine Goodyer à Amiens.
La CGT de Goodyear à Amiens-Nord a annoncé son intention de créer une Scop (coopérative), pour sauver l’usine menacée de fermeture.
Cette annonce intervient quelques jours après que le PDG du groupe américain, Maurice Taylor avait traité les ouvriers de fainéants, la CGT va attaquer en diffamation le PDG .
Selon l’avocat : Fiodor Rilov, avocat de la CGT Goodyear, Le projet de Scop "peut se mettre en place si une immense majorité des salariés de cette usine décide de s’en emparer".
Pour le délégué CGT Mickaël Wamen : « Nous verrons comment réagira la direction. Si elle n’en veut pas, cela nous permettra de retourner devant la justice et montrer combien Goodyear préfère fermer l’usine plutôt que la confier à ses salariés ».
Rappelons que la scop société commerciale de forme SA ou SARL est une structure dont les salariés détiennent la majorité des parts et sont associés à la gestion.
une scop comporte quatre principes inscrits dans les statuts.
_c’est une sociétés contrôlée par des associés salariés de l’entreprise car les salariés ont vocation à être associés, ils détiennent plus de 50% du capital et plus 65% des voix.
Alors que dans une entreprises classique le nombre de parts détenues par un associés ainsi que son montant total de l’apport déterminent le pouvoir détenu par l’associé dans l’entreprise.
_le capital est variable, on peut accéder librement au sociétariat et les parts ne sont pas valorisées alors que dans une entreprise classiques les parts sont valorisées.
_la gestion est démocratique : un associé égal une voix
car dans l’économie sociale et solidaire la démocratie sociale et l’ intérêt général sont liés avec des associés qui prennent des orientations en assemblée générale.
il n’y a pas de plus value à la revente de l’entreprise,
Et il existe une juste répartition des résultats entre les salariés, les associés et l’ entreprise ; les réserves sont impartageables, garantissant la pérennité de l’entreprise et enfin la scop est protégée d’une prise de contrôle majoritaire par des investisseurs extérieurs .
La coopérative reste une éthique différente : un implication des salariés dans la gestion , l’autonomie, une association de compétences.
La coopérative reste un rêve, une éthique avec la prééminence de la personne humaine, la démocratie , le partage, La reconnaissance de la dignité du travail , le droit à la créativité ,le projet commun, la pérennité de l’entreprise.
Les coopérateurs sont en majorité des salariés. La gestion est transparente et la démocratie règne. La recherche de profit reste subordonnée à l’épanouissement des salariés. Elle est plus difficile à délocaliser car Elle ne peut être cédée facilement.
c’est une société anticapitaliste où on défend l’ humain avant le capital.
Martine Lozano militante associative l






Messages
1. "Goodyear, rentabilité partout, humanité nulle part", 3 mars 2013, 15:23
Le Tribunal d’instance vient d’invalider le troisième PSE que le groupe Unilever a initié pour fermer l’usine Fralib de Gémenos (13) . Face aux PSE que présente le groupe, les salariés opposent un maintien sur place de la production par la reprise de l’entreprise en SCOP. Unilever doit désormais accepter un plan de commandes dégressif et la cession de la marque Eléphant qui permettra aux salariés de se retourner.