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L’Homme qui voulait réduire la part du nucléaire !

par Patrig K

Publie le mercredi 2 janvier 2013 par Patrig K - Open-Publishing

Vœux pieux 2013 : EDF & AREVA, le talent des patrons décoté en bourse !

01 janvier 2013 Par Patrig K

http://blogs.mediapart.fr/blog/patrig-k/010113/voeux-pieux-2013-edf-areva-le-talent-des-patrons-decote-en-bourse

En 2004, la valeur boursière d’AREVA était évaluée à 335€ le CI (Certificat d’Investissent), une valeur qui pendant les premières années des fiançailles Cogema-Framatome, évoluera jusqu’à des sommets de 820 € le CI. Lors du passage de la cotation en actions, le CI "nominal" avait été divisé par dix, réduisant ainsi cette valeur d’échange de 820 € le CI, à 82 € en action au plus haut de son cours. Anne Lauvergeon la dirigeante du champion du nucléaire depuis l’origine de la fusion (Cogema-Framatome), n’a jamais empêché la nouvelle entité AREVA de subir depuis sa naissance une chute vertigineuse de cette valeur. Une dégringolade en valeur qui dévissait à 36.17 € à la fin 2010 ! Changement de direction ou pas, la plongée c’est encore aggravée, et le cours de l’action se situe actuellement à 12,82€ en cette fin d’année 2012. Soit une perte maximum en valeur de 85%. (Mise à jour 1.1.13- Cf S L)

Et ce n’est pas tout, AREVA qui avait été dans l’obligation d’inscrire dans son bilan à la fin 2011, un résultat net en négatif de -2.424 milliards d’euros. Des pertes nettes liées principalement aux provisions pour couvrir les surcouts de l’EPR Finlandais d’une part, et d’autre part de renflouer le trou minier Uramin, entreprise morte née en Centre Afrique. Une dépense elle bien réelle pour l’exploitation de mines d’uranium, dont les fonds auraient transités par des réseaux douteux, Iles Vierges et paradis fiscaux, de Paris au Canada, via le triangle des Bermudes, le transfert de fond aussi rocambolesque qu’indigne réalisé par ces cadres dirigeants atomiques, de plus qui se sont fait rouler dans la farine. 2.5 milliards en bilan négatif pour un CA de 8.8 milliards d’euros la même année, sans oublier de plus la dette financière qui plombe à plus de 5.5 milliards d’euros, soit l’équivalent à 500 millions près, des 6 milliards d’euros de fonds propres que possèdent le groupe nucléaire français. Très loin des 12 milliards d’euros de recapitalisation, que la dépensière Anne revendiquait à ses actionnaires étatiques depuis ses années passées. Recapitalisation, pour sortir le groupe de cette dangereuse pente en déroute financière, et d’envisager son développement, notamment dans le secteur minier, la mine à ciel ouvert sur le site d’Imouraren, dans le nord du pays au Niger.

Rien ne va plus chez les énergéticiens français, ils sont à bout, ça se lit et ce confirme dans les quotidiens économiques du jour. En effet la valeur boursière d’EDF, a aussi fondue comme neige au soleil, l’électricien atomiste est classé au rang des plus mauvais résultats du CAC 40 2012. Pourtant la Bourse de Paris qui a grimpé de plus de 15% ces douze derniers mois, pendant que le pouvoir d’achat et les factures énergie grimpaient comme jamais. Ainsi la valeur de l’action EDF est actuellement cotée à 13,98 euros, soit une baisse de - 25,64% sur un an. Et ce n’est pas qu’un accident, car selon les données qui sont accessibles, il apparait que depuis 5 années, la perte est de l’ordre de 82.84%, pour une action qui valait 83.90€ en 2007. Là encore, les surcouts du réacteur EPR à Flamanville, qui génère une inflation de près de 300% ! Annoncé initialement pour un montant de 2.8 milliards d’euros (et non 3.3milliards), il en coutera pour l’actionnaire principal, l’État et en définitif les contribuables, un prix de l’EPR à 8.5 milliards d’euros, à cette date.

Notre cher Président, qui lors de son premier numéro de vœux au français, reconnaissant le talent des entrepreneurs, déclarait : « La première, c’est le rétablissement de nos comptes publics. Je veux désendetter la France. ...//... Je vous assure que chaque euro prélevé sera accompagné d’une lutte drastique pour réduire les dépenses publiques inutiles. L’argent des Français est précieux. Chacun d’entre vous le gagne durement. Il doit donc être au service d’un État exemplaire et économe »

Le débat sur la transition énergétique, commandé par François Hollande et inscrit à l’agenda en ce début d’année 2013, comportera-t-il un chapitre ou un atelier à ce sujet. Révéler cette dégringolade financière, des pertes à n’en plus finir, et la question qui se pose, si la responsable en chef, Anne Lauvergeon est la mieux placé, pour tenir le rôle à organiser ces débats, au seul constat de ses propres résultats à dépenser sans plus compter, l’argent durement gagné par les français.