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L’ONU CONDAMNE LE BLOCUS DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA POUR LA 21ème ANNEE

par Joannès

Publie le mercredi 14 novembre 2012 par Joannès - Open-Publishing

Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 15:47 ONU : L’ASSEMBLEE GENERALE ADOPTE UN TEXTE SUR LE BLOCUS A Cuba

(Blocus relayé par la plupart des pays occidentaux pour l’essentiel)

Assemblée générale

Soixante-septième session

35e et 36e séances plénières

matin et après-midi

L’ASSEMBLÉE ADOPTE UN TEXTE SUR LE BLOCUS À CUBA ET ENTEND UN RESPONSABLE CUBAIN RÉITÉRER « LA FERME VOLONTÉ »

DE M. RAUL CASTRO DE NORMALISER LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS

L’Assemblée générale a, pour la vingt et unième année consécutive, adopté sa résolution annuelle sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique ». Le texte a été présenté par le Ministre cubain des affaires étrangères qui en a profité pour, au nom de son Président, M. Raul Castro Ruz, réitérer « la ferme volonté » de son gouvernement d’avancer vers la normalisation des relations avec les États-Unis.

Adoptée par 188 voix pour, l’opposition des États-Unis, d’Israël et des Palaos, et les abstentions des Îles Marshall et de la Micronésie, la résolution exprime la préoccupation des États face à l’adoption et à l’application de nouvelles mesures pour durcir et élargir le blocus contre Cuba et « demande de nouveau instamment » à tous les États de faire le nécessaire pour les abroger ou en annuler l’effet dès que possible.

Selon les chiffres repris par plusieurs pays dans le rapport du Secrétaire général, les pertes économiques infligées à Cuba par le blocus, s’élevaient, jusqu’en décembre 2011, à plus de 108 milliards de dollars. « N’importe quelle personne sensée peut imaginer le niveau de vie et de développement que nous aurions pu atteindre si nous avions disposé de ces ressources », s’est exclamé le Ministre cubain des affaires étrangères, M. Bruno Rodríguez Parrilla.

Mais ce sont aussi les données de ces quatre dernières années chiffrant à plus de 2 milliards de dollars, les amendes infligées par les États-Unis aux entreprises traitant avec Cuba, qui ont conduit les délégations à dénoncer avec véhémence la portée extraterritoriale du blocus.

« Nous ne pouvons pas accepter que des mesures imposées unilatéralement entravent nos relations économiques et commerciales avec Cuba », a déclaré le représentant de Chypre, au nom d’une Union européenne qui, depuis 2008, a repris son dialogue avec les autorités cubaines, « sans conditions préalables et sur la base de la réciprocité et de la non-discrimination ».

Pourquoi en effet renoncer à un marché de 11 millions de personnes ? Pourquoi aller à contre-courant de l’approche qui anime les rapports économiques croissants avec des États à système politique différent ? s’est interrogé le Ministre cubain des affaires étrangères.

M. Rodríguez Parrilla a rappelé au Président américain nouvellement réélu, M. Barack Obama, « l’homme du changement » qui a pourtant « durci le blocus ces quatre dernières années », que la grande majorité du peuple américain, en particulier l’émigration cubaine, est favorable à la normalisation des relations avec Cuba. Le Ministre lui a aussi rappelé que le blocus a créé un écueil « insurmontable » dans les relations « toujours plus inconfortables » entre les États-Unis et l’Amérique latine et les Caraïbes.

Jugeant insuffisants « le recours à une rhétorique moins stridente et moins menaçante et les mesures partielles visant à assouplir les voyages des Cubains et à en faciliter certains autres », M. Rodríguez Parrilla a réitéré « la ferme volonté » de son Président, M. Raul Castro Ruz, d’aller de l’avant et pour ce faire, a conseillé à Barack Obama d’user des « facultés constitutionnelles » qui lui permettraient de prendre des décisions « sans avoir à passer par le Congrès ». Le Ministre a présenté un ordre du jour en sept points pour un dialogue bilatéral.

Le temps du dialogue est en effet venu car le blocus affecte « les mesures économiques et sociales positives » prises par les autorités cubaines depuis 2011, a plaidé, avec d’autres, le représentant de la Fédération de Russie, avant que son homologue des États-Unis ne tranche : « malgré des changements récents, Cuba conserve l’un des systèmes les plus restrictifs au monde ». Le blocus s’inscrit dans le cadre des efforts américains visant à promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

« Mais on ne peut pas être à la fois pompier et pyromane », s’est étonné le représentant de la Syrie dont le pays subi des sanctions pour les mêmes raisons, avec sa cohorte de conséquences socioéconomiques. Son homologue du Bélarus a réitéré l’appui de son pays à la nomination d’un rapporteur spécial chargé de démontrer « le caractère inadmissible du recours à des mesures coercitives unilatérales » contre des États souverains.

L’Assemblée générale se réunira demain, mercredi 14 novembre, pour examiner, à partir de 10 heures, le rapport du Conseil des droits de l’homme.

NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER IMPOSÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

Rapport du Secrétaire général ( A/67/118)