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La Carcassonnaise expulsée d’un vol Air France vers Israël victime de la BAC !

par lo beret liure

Publie le dimanche 3 mars 2013 par lo beret liure - Open-Publishing
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La presse était restée muette jusqu’à ce jour sur le fait que la femme victime des cowboys de la BAC à Carcassonne est la même qui avait était refoulée par Air France sur les ordres d’Israël pour son soutien à la lutte de libération nationale palestinienne. Mais cela n’a pu rester masqué trop longtemps quoiqu’en pensent les autorités médiatico-policières...

version presse locale :

Carcassonne Horia Ankour, l’Audoise qui avait assigné Air France

La victime de la bavure policière de mardi, Horia Ankour, est l’étudiante en soins infirmiers actuellement en procès avec Air France pour avoir été débarquée d’un vol en direction de Tel Aviv le 15 avril dernier. Ce jour-là, une trentaine de militants pro-palestiniens, devait embarquer sur le vol Nice-Tel Aviv pour participer à l’opération "Bienvenue en Palestine". 21 personnes avaient été refoulées à la demande des autorités israéliennes, mais 8 avaient pu monter dans l’avion dont Horia Ankour. Juste avant la fermeture des portières, elle avait été priée de débarquer après qu’on lui ait demandé si elle "était juive". Considérant cette question comme discriminatoire, la Carcassonnaise a assigné Air France et le procès s’est déroulé le 17 janvier dernier devant le tribunal correctionnel de Bobigny. A l’audience, le procureur a considéré que le délit de discrimination était caractérisé. La décision a été mise en délibéré au 21 mars prochain.

http://www.lindependant.fr/2013/03/...

Une Carcassonnaise expulsée d’un vol Air France vers Israël

Le 20 avril 2012

Horia Ankour devait participer à l’opération "Bienvenue en Palestine".

Horia Ankour n’en est toujours pas revenue. Cette étudiante-infirmière carcassonnaise devait embarquer dimanche sur le vol Air France Nice-Tel Aviv, avec d’autres militants pro-palestiniens.

Elle participait à l’opération "Bienvenue en Palestine", qui consistait à se rendre à Bethlehem, à l’invitation d’une association palestinienne. "Nous devions participer à la construction d’une école internationale, réparer un puits endommagé, planter des arbres fruitiers... »

« Sur les 29 personnes qui se sont présentées à l’aéroport de Nice, 21 ont été refoulées à la demande des autorités israéliennes", explique Horia Ankour, qui faisait donc partie des huit qui sont montés dans l’avion.

"Mais juste avant le décollage, une employée d’Air France est venue me demander mon passeport. Je lui ai donné et après s’être absentée un court moment, elle est revenue en me demandant si j’avais un passeport israélien. J’ai répondu que non, puisque je suis française. Elle m’a alors demandé de venir à l’avant de l’appareil".

"L’employée d’Air France a été surprise"

La Carcassonnaise a alors suivi l’employée d’Air France. "J’ai alors entendu quelqu’un dire au talkie-walkie : "Demandez-lui si elle est juive !". L’employée d’Air France a été tellement surprise qu’elle a demandé à son interlocutrice de reformuler sa question. Mais c’était bien ça ! Elle m’a posé la même question et j’ai répondu que non".

"On m’a alors demandé de débarquer. Le pilote de l’avion s’en est alors mêlé, et a dit qu’il appelait Paris, sans plus de précision. Mais il est revenu au bout d’un quart d’heure en me disant qu’il n’y avait rien à faire, et qu’il risquait de ne pas avoir l’autorisation d’atterrir à Tel Aviv si je restais dans l’avion".

"Je suis descendue de l’avion, j’ai récupéré mes bagages et l’avion s’est envolé avec une heure de retard. Je suis alors allée au comptoir Air France pour demander un document mentionnant les questions qui m’avaient été posées, ce qui avait provoqué mon débarquement de l’avion".

Suites judiciaires

Aujourd’hui, Horia Ankour est bien décidée à obtenir réparation. "Les avocats de l’association "Bienvenue en Palestine" vont donner des suites judiciaires à cette affaire", explique-t-elle.

Si Air France est en cause, la Carcassonnaise n’a guère de doutes sur l’origine de sa mésaventure. "J’ai appris que la personne au talkie-walkie était en contact avec les autorités israéliennes", explique-t-elle.

Quant aux sept autres militants qui ont atterri en Israël, "ils ont été immédiatement placés en détention, et certains ont été insultés et frappés, précise Horia Ankour qui les a accueillis mercredi à l’aéroport de Nice, "après avoir été forcés à embarquer".

http://www.lindependant.fr/2012/04/...

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