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La police prend d’assaut le principal dépôt occupé du métro d’Athènes
Publie le vendredi 25 janvier 2013 par Open-PublishingGrève du métro.
Actualisation, vendredi 25 janvier, 14 h
La police prend d’assaut le principal dépôt occupé du métro d’Athènes
Environ 300 membres de la police anti-émeutes ont investi le principal dépôt du métro d’Athènes un peu avant 4 heures du matin de ce vendredi 25 janvier pour évacuer les grévistes qui s’y étaient retranchés depuis la veille et prendre le contrôle des lieux.
Les travailleurs présents sur place, au nombre d’une centaine, ont été expulsés du dépôt de Sépolia et au moins trois grévistes ont été arrêtés. Ils ont été relâchés trois heures plus tard. Une femme aurait été transportée à l’hôpital. Il y aurait eu des bousculades mais pas véritablement d’affrontements ou de violence.
Les policiers ont brisé les chaines que les grévistes avaient installé, ont forcé les portes métalliques, viré les grévistes et occupent les lieux tandis que des dizaines d’autres se sont déployé à l’extérieur en bloquant totalement les accès à ce dépôt situé dans la banlieue ouest d’Athènes pour empêcher l’arrivée de manifestants solidaires. Avec les véhicules et les fourgons disposés en travers de la chaussée, ils ont formé un véritable « mur » policier infranchissable, excepté pour les travailleurs du métro qui reprendraient le travail.
Le gouvernement a donc mis à exécution sa décision prise jeudi, la veille donc, de réquisitionner les travailleurs du métro afin de briser leur grève entamée huit jours plus tôt. Cette décision s’appuie sur une loi d’« urgence » de 1974, dans laquelle celle-ci est définie comme « toute situation inattendue qui requiert une action immédiate afin de s’occuper des nécessités de la défense du pays, ou de toute nécessité sociale ou de catastrophe naturelle ou d’autres menaces que peuvent mettre en danger la santé publique ».
Rappelons que la principale revendication des grévistes est leur refus de se voir imposer une nouvelle convention collective, celle des travailleurs du ministère des transports (alors qu’ils sont salariés d’une entreprise privée), ce qui se traduira par une baisse des salaires de 25% en moyenne. Depuis 2009, entre la suppression des primes de fin d’année, les baisses de salaires et les hausses d’impôts, ils ont déjà perdu en moyenne 45% de leur revenu réel disponible. Pour beaucoup d’entre eux, leurs salaires de base seront alignés sur le nouveau salaire minimum qui a été baissé à 580 euros mensuels.
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