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Le FestiZad contre l’aéroport a débuté à Notre-Dame-des-Landes
par Christophe JAUNET
Publie le vendredi 4 janvier 2013 par Christophe JAUNET - Open-Publishing1 commentaire
Bottes aux pieds, vêtements chauds, sacs de couchage et tente sur le dos, toute la journée de vendredi, des milliers de personnes ont déferlé vers Notre-Dame-des-Landes, où se déroule ce week-end un festival politico-festif contre le projet d’aéroport. Il est organisé par les occupants illégaux de la Zad (zone d’aménagement de l’aéroport rebaptisée par les opposants « zone à défendre »).
Un festival bricolé
Une quarantaine de concerts sont programmés jusqu’à dimanche soir. Les premiers dès ce soir. Mais à 18 h, alors que la nuit tombait, toutes les scènes n’étaient pas encore alimentées en électricité. Les festivaliers s’activaient à creuser des tranchées dans le champ boueux pour faire passer les câbles.
D’autres donnent un coup de main pour déplacer la petite caravane qui sert de toilettes sèches, installer la buvette, un poste de secours, des poubelles… C’est un grand atelier de bricolage ! Malgré l’interdiction préfectorale, « nous avons pu installer trois chapiteaux, sur les cinq prévus », montre Lucie, un faux prénom. Cette Grenobloise, arrivée depuis trois jours « pour défendre ce lieu », reconnaît que « l’organisation se fait à l’arrache ».
Les gendarmes filtrent les accès
Une route départementale est totalement interdite à la circulation. À 1 km du festival, les gendarmes mobiles bloquent les camions chargés de matériels nécessaires à monter les chapiteaux. Plusieurs barrages des forces de l’ordre filtrent les accès au site. Les véhicules sont fouillés.
Les occupants de la Zad n’apprécient pas et accusent la préfecture de « mettre en danger des milliers de personnes. La préfecture n’a pas interdit cette manifestation festive. Pourtant tout est bloqué aux entrées de la Zad […]. La sécurité sanitaire des participants s’en trouve impactée : plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud, plus de matériel médical de premiers secours, et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements. »
Les organisateurs menacent : « Loin de vouloir calmer la situation, la préfecture semble vouloir créer de nouveaux champs de batailles […]. Si les provocations continuent, nous n’hésiterons pas à déplacer la manifestation au centre-ville de Nantes ». Jeudi, la préfecture avait indiqué que le FestiZad n’avait pas été déclaré aux autorités, mais que l’État en assurerait « au mieux » la sécurité.
Contre l’aéroport et pour les concerts
Les festivaliers arrivent de la France entière et de l’étranger, surtout attirés par les concerts et le côté « alternatif » de ce festival autogéré.
Tous ne sont pas de farouches opposants à l’aéroport. D’ailleurs, beaucoup sont très mal informés sur le projet. « On a fait 500 km. On partage le combat contre l’aéroport, mais s’il n’y avait pas la musique, on n’aurait pas fait le déplacement », avouent quatre copains arrivés de Beauvais. Une jeune Grenobloise revendique davantage « un acte militant pour défendre ce lieu ». Combien sont-ils exactement ? Impossible à dire.






Messages
1. Le FestiZad contre l’aéroport a débuté à Notre-Dame-des-Landes, 6 janvier 2013, 09:32
Magnifique article de désinformation du quotidien poubelle du grand ouest.