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Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah libérable sous condition d’expulsion
par Fil infos
Publie le jeudi 10 janvier 2013 par Fil infos - Open-Publishing1 commentaire
Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 28 ans en France pour complicité d’assassinat de deux diplomates en 1982, pourra sortir de prison en libération conditionnelle à condition d’être expulsé du territoire français, a indiqué jeudi une source proche du dossier.
La chambre d’application des peines de Paris, qui examinait l’affaire en appel, a accédé à la huitième demande de libération de l’ancien chef des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises), 61 ans, en la conditionnant à un arrêté d’expulsion du territoire.
Le ministère de l’Intérieur doit impérativement prendre cet arrêté d’ici au 14 janvier. Sans ce préalable, Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité en 1987, ne pourra quitter la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) où il est détenu.
Les juges d’appel ont confirmé la décision rendue le 21 novembre par le tribunal d’application des peines de Paris, qui avait déjà répondu positivement à la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah en la conditionnant à son expulsion.
Mais le jugement avait été suspendu en raison de l’appel du parquet, opposé à cette remise en liberté.
Engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), il avait été arrêté le 24 octobre 1984 et condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de deux diplomates, l’Américain Charles Robert Ray et l’Israélien Yacov Barsimantov.
Le parquet de Paris avait estimé en première instance que "le projet incertain que présente M. Abdallah ne permet de garantir tout risque de récidive" et de reprise d’un combat révolutionnaire au Liban, soulignant qu’il n’a jamais commencé à indemniser les parties civiles et continue de revendiquer ses actes.
Son avocat Jacques Vergès avait fait valoir qu’il était un détenu modèle et qu’il souhaitait rentrer au Liban pour reprendre son métier d’instituteur.
Libérable depuis 1999, Georges Ibrahim Abdallah avait déjà obtenu une libération conditionnelle en 2003, mais celle-ci avait finalement été refusée par la juridiction d’appel en janvier 2004.





Messages
1. Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah libérable sous condition d’expulsion, 10 janvier 2013, 17:32
ENFIN !! BRAVO ET LONGUE VIE GEORGES !
"Georges Ibrahim Abdallah : 28 ans de prison, 28 ans de résistance. "
A la veille d’une décision judiciaire concernant la libération de Georges Abdallah, nous publions ici la plaidoirie qu’une avocate avait présentée, en novembre 2012, pour le 24e Concours International de Plaidoiries pour les Droits de l’Homme du Mémorial de Caen, qui aura lieu en février 2013.
Le thème de la plaidoirie, que cette candidate avait choisi avait pour sujet Georges Ibrahim Abdallah.
La candidature n’a pas été retenue.
Extrait :
Plaidoirie contre l’emprisonnement à vie pour raison politique, pour une liberté effective d’opinion politique.
« Il a des convictions politiques intactes et très solides ».
Cet homme pour qui nous prenons la parole aujourd’hui, quoique libérable depuis 1999, cet homme-là reste en prison parce que « ses convictions sont restées les mêmes ».
Ces convictions, quelles sont-elles ? Elles sont celles d’un homme, jeune, à l’époque, dont le pays était agressé militairement par un autre pays. Elles sont celles d’un résistant communiste, comme tant de celles et ceux qui firent la libération de notre pays contre l’occupant nazi. L’homme en question était, est toujours, un enfant de cet « âge des extrêmes », de ce 20e siècle plein de bruit et de fureur.
29 ans de réclusion. 29 ans derrière les barreaux.
« Ses convictions sont restées les mêmes ». Pourquoi des convictions, quelles qu’elles soient, devraient-elles changer en prison ? Qu’est-ce que cela peut bien faire, que ses convictions, à cet homme–là, soient restées les mêmes ?
Est-ce aux USA que cet homme est gardé, dans ce pays dénoncé presque chaque année à ce même concours ? Non. Ce n’est pas au pays qui a exécuté Troy Davis que cela se déroule, mais en France.
Dans notre enfer carcéral, depuis 29 ans, il y a un homme, un combattant, Libanais, qui, malgré tout ce qui lui est infligé, se tient droit et continue de résister. Un homme que ni la grande démocratie française ni l’empire états-unien n’ont pu parvenir à briser malgré leur acharnement à le faire, un homme qui n’a jamais baissé la tête et qui a toujours refusé de se renier. (...)"
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