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Le MRAP solidaire d’Alima Boumedienne Thierry

par Le MRAP

Publie le mardi 13 novembre 2012 par Le MRAP - Open-Publishing

Alima BOUMEDIENE THIERRY s’est vu refuser sa demande d’inscription au
barreau des avocats du Val d’Oise par le Conseil de l’Ordre des avocats
du Barreau de ce département malgré ses diplômes universitaires (Deug,
Licences, Maîtrises, DEA et DESS, doctorat), sa formation de juriste et
son expérience de 12 ans de parlementaire tant au Parlement Européen
qu’au Sénat.

Le motif de ce refus est que l’intéressée « exerce un militantisme
efficace dans le cadre des ses activités politiques lequel apparaît
contraire à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs… et au respect des
principes essentiels de dignité et de modération… ». Ce qui est reproché
à Alima Boumedienne Thierry, ce sont ses actions dans le cadre de la
campagne internationale BDS, « Boycott, Désinvestissement, Sanctions ».
Cette campagne internationale répond à la démission totale de la
« communauté internationale » qui n’apporte aucune réponse concrète aux
exigences des citoyens qui demandent l’application du droit
international, et la reconnaissance des droits des Palestiniens face au
blocage du processus de paix et à la poursuite de la colonisation par
l’État d’Israël.

Le MRAP, solidaire d’Alima Boumediene Thierry s’indigne de ce refus
d’inscription au barreau des avocats du Val d’Oise.

Il rappelle qu’Alima Boumedienne Thierry a été relaxée par le TGI de
Pontoise le 14 octobre 2010 alors qu’elle comparaissait en raison de ses
actions dans le cadre de la campagne BDS. Le droit à la liberté
d’exprimer ses opinions politiques doit être reconnu à tout citoyen, y
compris aux avocats.

Le MRAP rappelle également la décision de la Cour d’Appel de Paris qui a
confirmé que « le soutien au boycott pour des motifs politiques ne
caractérise en aucun cas le délit de provocation à la discrimination, la
haine ou la violence…. ». Ainsi, la Cour relève que « la critique
pacifique de la politique d’un Etat, relevant du libre jeu de débat
politique, se trouve, aux termes de la jurisprudence de la Cour
Européenne des Droits de l’Homme, au cœur même de la notion de société
démocratique ».

Alima Boumedienne Thierry qui conteste ce rejet qu’elle qualifie
d’illégal et discriminatoire a donc déposé un recours à la Cour d’Appel
de Versailles qui devra statuer, en audience publique (le mercredi 14
novembre à 10 h) et dire si le fait d’être militant pour le respect des
droits du peuple palestinien est contraire au respect des principes
essentiels de la profession d’avocat.