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Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !
par lo provocaire
Publie le mercredi 14 novembre 2012 par lo provocaire - Open-Publishing6 commentaires
Maite zaituztegu / On vous aime
et quelques rappels d’info aux amis français ou/et espagnolistes du juge Baltasar Garzón Real :
En 1998, il demanda la perquisition de plusieurs sièges de la Coordinadora de Alfabetización y Euskaldunización de Adultos (Coordination de l’alphabétisation et de la « basquisation » d’adultes) et l’arrestation de son trésorier.
En juillet de la même année, il ordonna la fin des activités de Orain SA, entreprise basque de communication qui gère le journal Egin et sa station radio, Egin Irratia. L’instruction de Garzón finie, l’interdiction fut levée par l’Audience nationale mais Orain SA resta en banqueroute.
Ensuite il ordonna la cessation des activités de Zabaltzen et la fermeture de Egunkaria, le seul journal édité entièrement en langue basque.
Ces actions sont durement critiquées par les mouvements de défense du basque, qui considèrent que la fermeture de journaux attaque plus la culture basque que le terrorisme d’ETA.
En octobre 2002, il suspendit durant trois ans les activités du parti Batasuna, le considérant comme dépendant d’ETA.
De la même manière, il mena des enquêtes sur les organisations du Movimiento de Liberación Nacional Vasco (mouvement de libération nationale basque), comme Xaki, Ekin, Jarrai, Haika et Segi, estimant qu’ils faisaient partie de la nébuleuse ETA...










Messages
1. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 14 novembre 2012, 14:30, par Aurore askatu
Dossier : Mandat d’Arrêt Européen
Le mandat d’arrêt européen a été adopté par la décision-cadre du Conseil de l’Union européenne du 13 juin 2002. Sous l’impulsion du gouvernement Aznar, les gouvernements ont profité des événements du 11 septembre 2001 pour accélérer son adoption afin de supprimer la procédure d’extradition entre les Etats membres de l’Union et réduire à néant les droits de la défense des personnes faisant l’objet de demandes d’extradition. En France, le mandat d’arrêt européen a été incorporé dans le Code de Procédure pénale par la loi du 9 mars 2004 dite " Loi Perben II ".
Les principales modifications sont les suivantes :
Le contrôle des autorités judiciaires de l’Etat où se trouve la personne recherchée est réduit au minimum.
La décision de donner suite à un mandat d’arrêt européen est prise par le parquet : c’est donc une décision politique prise par le ministre de la justice.
La procédure est applicable aux nationaux alors que la France n’extrade pas ses ressortissants.
Le double contrôle juridictionnel du Conseil d’Etat français est supprimé.
La procédure est accélérée (90 jours au total si la décision fait l’objet d’un pourvoi en cassation).
Est supprimé le principe de la "double incrimination" selon lequel les faits en raison desquels la personne est demandée doivent être constitutifs d’infraction dans l’Etat où se trouve la personne recherchée.
L’interdiction d’extrader pour des motifs politiques est supprimée.
La procédure est rétroactive : un mandat d’arrêt européen peut être délivré pour des faits commis depuis le 1er novembre 1993.
PREMIERE APPLICATION DU MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEN POUR TROIS JEUNES DE NATIONALITÉ FRANÇAISE : LEUR SEUL DÉLIT ÊTRE MILITANT POLITIQUE.
Le 12 mai 2004, trois jeunes, Amaia REKARTE(23 ans), Yves MACHICOTE (26 ans) et Haritza GALARRAGA (25 ans) furent arrêtés, puis conduit devant le substitut du Procureur de Pau qui leur avait signifié l’application de la procédure de mandat d’arrêt européen dont ils faisaient l’objet du fait de leur implication dans le dossier HAIKA/SEGI instruit par le juge espagnol Garzon.
Pour la première fois le gouvernement français appliquait le mandat d’arrêt européen à des jeunes reconnus de citoyenneté française.
Le mandat européen se fonde sur la confiance politique entre les états européens. Il constitue une procédure plus rapide et formellement moins rigoureuse que la procédure d’extradition classique. Askatasuna, dès l’élaboration même de cette nouvelle procédure en avait souligné les travers.
Dans un délai de quelques semaines les trois jeunes risquaient donc de se retrouver devant le juge Garzon pour ensuite être incarcérés dans les prisons espagnoles. Une peine de 12 ans de prison pouvait par conséquent sanctionner les trois militants pour leur rôle de portes-parole du mouvement de la jeunesse basque SEGI.
En appliquant ce mandat d’arrêt européen pour Amaia REKARTE, Haritza GALARRAGA et Yves MACHICOTE, le gouvernement français pouvait avaliser la stratégie politique, juridique et policière menée par le gouvernement espagnol ces dernières années :
Illégalisation des associations et mouvements sociaux (Amnistiaren Aldeko Batzordeak, Askatasuna, Haika, Segi...) et l’incarcération de leurs militants.
La violation de la liberté d’expression par la fermeture de divers organes de presse (Egin, Egin Irratia, Ardi beltza, Egunkaria...)
Emprisonnement de responsables et représentants de l’institution nationale des élus du Pays Basque dont Xarlo ETXEZAHARRETA.
Illégalisation d’un parti politique représentant des milliers de citoyens et interdiction de se présenter pour des listes électorales populaires.
Systématisation de la torture lors des arrestations de citoyens basques dans les commissariats espagnols, comme le signifient de nombreux rapports d’organismes internationaux (Amnesty International, Comité Contre la Torture...).
Le gouvernement français a pour sa part déjà accompli divers pas dans ce sens, en donnant un avis favorable aux demandes d’extraditions d’Eneko Aizpuru (membre de Segi) et de Juan Mari Olano (membre des comités pro-amnistia), ce dernier ayant été extradé vers l’Espagne.
En appliquant le mandat d’arrêt européen à des basques reconnus de citoyenneté française, le gouvernement français a franchit un pas qualitatif dans la persécution des groupes et mouvements revendiquant le respect des droits collectifs du Pays Basque. Fort du nouveau contexte juridique créé par les décisions du gouvernement espagnol, l’état français a décidé de désactiver les mouvements et les forces militantes actives de Lapurdi, Baxe Nafarroa et Xiberoa. La position du gouvernement français est claire : frapper et punir les forces œuvrant pour la construction nationale du Pays Basque.
Le 25 mai 2004, le Cour d’Appel de Pau examina cette demande d’exécution de mandat d’arrêt européen.
Le 29 mai 2004, une grande manifestation contre le Mandat d’arrêt européen et en soutien aux trois jeunes militants de Segi réunissait plus de 2500 personnes à Bayonne, où de nombreux élus locaux participèrent. Cette grande manifestation fut le fruit un travail de socialisation et de rencontre avec les partis politiques, mouvements sociaux et syndicats représentatifs de la socité basque. Ce travail a été poursuivi activement afin que les vrais enjeux et conséquences de cette nouvelle procédure soient bien compris, et que la campagne de dénonciation se renforce.
Le 1er juin 2004, cette cour rendit sa décision. La Cour d’Appel de Pau refusa l’application en indiquant “Attendu que l’article 695-24 du code pénal énonce que : “l’exécution d’un mandat d’arrêt européen peut être refusée…si les faits pour lesquels il a été émis ont été commis, en tout ou en partie, sur le territoire français” ; Attendu que, eu égard à la nature des faits qui son reprochés, à la circonstance qu’ils auraient été commis pour partie en France et par des ressosrtissants français, il y a lieu de refuser l’exécution du mandat d’arrêt européen."
Mais la Cour de Pau, ne prit pas en considération les deux autres éléments soulevés par la défense indiquant que le mandat d’arrêt européen porte atteinte à la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, et que de plus, il a été émis dans le but de les poursuivre en raison de leurs opinions politiques.
Quelques jours plus tard, le parquet déposa un pourvoi en Cassation qui fut examiné le 8 juillet 2004, Cour de Cassation qui a confirmé la décision de la Cour d’Appel de Pau, déboutant ainsi le juge Baltasar Garzon.
http://www.askatasuna-uztaritze.org...
2. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 15 novembre 2012, 18:12
Depuis la mort de Franco, ce ne sont pas des combattants mais des terroristes.
D’ailleurs celà les a amené dans le mur et surtout à se couper de l’immense majorité des basques du Sud.(il n’y a qu’à entendre ce qu’en pense les fondateurs d ’ETA.)
1. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 17 novembre 2012, 13:47, par Kaiku
Coller l’étiquette terroriste c’est facile. Pourquoi terroriste après et pas avant Franco ? Aller en Libye, en Afghanistan, en Afrique et ailleurs c’est de l’aide "sociale" peut être ?
Tellement coupé du peuple qu’il suffit de regarder le résultat des élections du 21 O...
2. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 17 novembre 2012, 13:53
AUCUN communiste digne de ce nom ne devrait JAMAIS employer le mot de "terroriste". A l’encontre de personne. Fut-ce son pire ennemi. Quelles que soient les divergences.
’usage du concept (inexistant en réalité dans un système où ni prisonniers ni crimes politiques ne sont reconnus, où la lutte des classes est niée...) de " terrorisme" est une arme de destruction massive intellectuelle qui sidère et empêche de réfléchir.
Il y a au besoin des incriminations de droit commun qui font parfaitement l’affaire pour désigner tel ou tel acte.
Le recours à l’incrimination de "terrorisme" est DÉJÀ un renoncement idéologique énorme, une concession faite au pouvoir du Capital.
LL
3. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 17 novembre 2012, 16:20, par A.C
C’est ton opinion , je la respecte mais je ne la partage absolument pas.
Ce n’est pas une raison parce que ce mot a servi à la bourgeoisie pour englober tout ce qui contrevenait à l’Ordre bourgeois , jusqu’au terrible "Terrorist, Kommuniste pas français, nein !" ou l’insoutenable "Affiche Rouge" pour ne pas savoir faire des distinguo utiles..
L’Algérien qui dans les années 50-60 est désigné comme TERRORISTE, avec la même "veine" que nos parents furent TERRORISTEs pour Vichy et les S.S mérite que nous hurlions contre cette dégueulasserie..
Mais quand ISRAEL massacre un peuple palestinien , si je veux pouvoir qualifier ces actes de TERRORISMEd’ETAT, c’est que je dénonce, je condamne, le tir dans le dos d’un fonctionnaire basque en EUZKADI, que je manifeste à San SEBASTIAN contre les TERRORISTES qui font , au nom de la cause basque, exploser une voiture piègée à Bilbao, ou qui font péter à Barcelone en 87 une bombe dans un Hipercore !!
Je ne vois pas comment qualifier autrement que "VOYOUS, TERRORISTES, ASSASINS" ceux qui sèment la terreur, flinguent aveuglement des innocents et qui, s’agissant de l’E.T.A post franquiste sont aussi utiles aux gouvernants que les genuflexions de CARILLO à l’héritier de Franco.
Et du coup, empêche la levée en masse contre FELIPE GONZALEZ armant les terroristes du G.A.L..
Oui, c’est un recours à l’incrimanation.que le terme"TERRORISTE"
Parce que pour moi, on parle bien de CRIMES..
Pas d’une des multiples façons de LUTTER pour l’émancipation..
Tu affirmes
Pour moi, aucun COMMUNISTE ne peut, un tant soi peu, rester silencieux quand la BARBARIE d’ou qu’elle vienne et quoi qu’elle exprime , utilise la TERREUR..
Rien de comparable, selon moi entre le tireur du Hamas(orga que je ne considère pas comme un "modèle" ) qui descend un jeune appelé de Tsahal -fut il pacifiste et partisan d’un ETAT PALESTINIEN,).... et le palestinien qui monte dans un bus à TEl AVIV pour se faire exploser avec 30 gamins israéliens.
L’un est un RESISTANT, l’autre un TERRORISTE qui , par son acte, légitime hélas , dans l’opinion, les crimes contre l’Humanité du gouvernement sioniste..
Cordialement ,L.L., sachant que cette divergence ne nous empêche pas de manifester ensemble aujourd’hui...!
Mais,y compris, s’il le faut, en chassant des cortèges ceux qui hurleront "vive Merah " "mort aux Juifs" etc etc..
4. Le Peuple basque aime ses combattants ! Maite zaituztegu !, 17 novembre 2012, 18:31, par Paco NPA
Sauf que le mot "terrorisme" est connoté suivant la période politique donc je ne dirai pas les choses à la mode AC mais sur le fond je suis d’accord.
L’un des "crimes moraux" de l’ETA est d’avoir anéanti la solidarité de classe face à la répression (même en n’adhérant pas à la stratégie de la lutte armée dans les conditions de l’Espagne) et réussi (il fallait le faire) à créer un certain consensus social autour des forces répressives honnies et issues de la dictature contre le "terrorisme".
Quelle tristesse d’être passé, avec mes amis et camarades de "là-bas", de la fin du franquisme et du début de la "transition" où aux campagnes hystériques des franquistes ante/post et néo, la "rue" répondait invariablement : "fascistes, c’est vous qui êtes les terroristes !" aux échanges amers autours de una caña y algunas tapas sur le thème "ils en ont encore flingué un (de civil... et pas un responsable de la Guardia)"...
Témoignage personnel. Pour une fois.
Paco