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Le cas du catholicisme et du conservatisme (zaz)

par Ocséna, contre le système-ENA

Publie le jeudi 14 février 2013 par Ocséna, contre le système-ENA - Open-Publishing
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Le cas présent du catholicisme et du conservatisme (zaz)

0. Le problème, si on peut se permettre, si on peut !

Soit qu’elle se soit, sociologiquement, politiquement et historiquement, globalement déterminée pour (cf., tout l’ancien régime, la chouannerie, etc.), soit qu’elle se soit déterminée en vive réaction contre (Les Lumières, la révolution, 1905), la religion catholique a eu partie liée, soft ou pas, antipathisée ou pas, directement ou indirectement, à l’idée et à l’esprit de la France que nous avons aujourd’hui (la séparation de l’église et de l’Etat, notre laïcité telle qu’elle s’est conceptualisée, et bien entendu la liberté de pensée et de religion telle qu’elle s’est établie pour sans doute déjà calmer le jeu agité ante.

1. Mon premier dans l’affaire, l’établi constitutionnel :

 Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne

« 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.

 En France

Concernant la France, la liberté religieuse est évoquée dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

 Selon l’article 1 de la Constitution française de 1958, « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » (Notons le terme de « croyance » et non de « religion »).

2. Mon second, la réalité et la liberté de la pensée-vie actuelle, avec sans doute ses vices et ses profits

Dans l’état actuel des choses, il est clair que pour une partie des gens la religion demeure une aberration de la pensée et pour une autre partie non moins convaincue sans aucun doute qu’elle demeure une totale et sainte légitimité.

Les Femen tombent du côté anti, ce qui parait parfaitement dans le principe basique leur droit, elle tombent aussi du côté manifestatif spécifique ce qui est une autre paire de manches quand ça se passe par exemple dans les églises où officient principalement des non-manifestants le dimanche.

Notre but ici n’est pas dans l’immédiat de refaire le droit fondamental, de distribuer les bons et les mauvais points en la matière, on vous laisse volontiers le faire.

3. Mon troisième, le problème du conservatisme

Puisque l’Eglise parle semble-t-il de s’auto-refonder quelque peu elle-même, une question zaz que nous ne poserons pas serait (si on se laissait aller la suivante) : quel rapport y a-t-il entre le christianisme et le catholicisme ? et deuxio (mais nous la poserons) pourquoi l’église tombe-t-elle toujours et encore du côté du conservatisme, même au 21e siècle en 2013.

Nous n’évoquerons pas le grand passé, pour éviter les anachronismes, qui est beaucoup trop loin, a sans doute quelques bons points à son actif (Nicée ? reconnaissant une âme aux femmes, la controverse de Valladolid reconnaissant une âme aux exotiques du nouveau monde) et pas mal de très mauvais (l’inquisition, Franco, la défiance envers les syndicats et nec plus ultra, la condamnation récente du préservatif caoutchouté, un must !).

Bon ! pourquoi le conservatisme systématique ?

Sans doute diront certains, l’Eglise est-elle finalement toujours du côté du manche dominant : Possible, possible mais... est-ce encore seulement bien explicatif ?

Nous observerons ci-après les choses un peu autrement

4. Le conservatisme comme auto-moteur auto-générateur en général

La nature humaine nous semble conservatrice d’abord, naturellement, le tropisme spontané chez l’humain se fait en faveur du connu, la méfiance en défaveur de l’inconnu, nous ne changeons et ne "progressons" qu’à l’issue de durs débats internes.

Toute institution travaille en priorité à sa survie avant toute autre noble mission.

Le Sénat qui ne sert peut-être à rien, se sert en tout cas parfaitement, depuis 1804 date où il fut créé sous l’appellation première de Sénat conservateur.

L’Assemblée qui inflationne volontiers dans la création législative et le poids du papier par péquin député à 11500 euros mensu, l’Assemblée touche jamais à ses fondamentaux, mon traitement appelé indemnités, mes retraites, etc., etc.

Les grandes écoles fonctionnent d’abord comme reproduction sociale malgré le libre jeu d’excellence annoncé.

La presse au service de ses maîtres idéologise jamais au service d’un hypothétique anarchisme bucolique passé ou d’un communisme trucidé.

Le monde ne change que lentement et quand il ne peut pas faire autrement, la seule chose qui change vitement c’est votre nouvelle consommation qui vous attire tant : portables, tablettes, etc.

A ce stade du pseudo-débat présent, je crois qu’on peut inscrire habilement : A SUIVRE

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Avertissement préliminaire de l’Ocséna, références et autres liens

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Avertissement "final" de l’Ocsena : Les dossiers à ne pas rater

http://ocsena.ouvaton.org/article.p...

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Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée

Les Inoxydables Philosophes de l’Ocséna et Alain Serge Clary vous saluent bien : "Best Regards".

http://ocsena.ouvaton.org

Messages

  • Dans les contributions originales inattendues, beucoup d’entre nous j’en suis sûr n’ont pas un seul instant pensé à ça

    "Contributions à l’Histoire du Christianisme primitif"

    Friedrich Engels (1894)

    Traduction de Laura Lafargue

    Ce texte d’Engels trace un parallèle entre la situation des premiers chrétiens et celle des premiers

    communistes de la première internationale, au siècle dernier. Ce texte a paru dans le journal LE

    DEVENIR SOCIAL organe théorique de la IIe internationale en langue française.