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Les ex-Continental aux prud’hommes pour faire invalider leurs licenciements (videos)
par Compiègne
Publie le mardi 26 février 2013 par Compiègne - Open-Publishing3 commentaires
Le conseil des prud’hommes de Compiègne a entamé mardi 26 février l’examen du cas des 680 ex-salariés de Continental qui demandent l’invalidation de leur licenciement pour absence de motif économique – ce que conteste l’entreprise allemande –, ainsi que des dommages et intérêts. Trois ans après, ils espèrent que le fabricant de pneus sera sanctionné pour la fermeture de l’usine de Clairoix dans l’Oise, même s’ils savent qu’ils ne seront pas réintégrés.
Juste avant le début de l’audience, 200 à 300 anciens "Conti" se sont réunis en assemblée générale devant un gymnase de Margny-lès-Compiègne, réaménagé en tribunal à l’occasion des trois jours d’audience.
"CONTINENTAL S’EST SERVI DE LA CRISE"
Dans une ambiance sobre mais déterminée, sans banderoles ni signes distinctifs, les anciens ouvriers de l’usine, qui a fermé début 2010 après d’âpres contestations de ses 1 120 salariés, ont écouté les membres du comité de lutte, lâchant parfois des jurons à l’évocation des dirigeants de Continental.
Xavier Mathieu, délégué CGT, a rappelé la décision prise le 14 février par le tribunal administratif d’Amiens, qui a annulé les licenciements de 22 anciens salariés protégés, dont lui-même, pour absence de motif économique. "C’est une décision assez historique (...) Il n’y a aucune raison pour que cette décision ne soit pas prise pour vous", a assuré M. Mathieu, juché sur les marches du gymnase.
Les "Conti" ont ensuite voté des motions visant à prendre contact avec les syndicats d’autres sites de Continental, notamment en Allemagne, et à verser 7 500 euros aux ouvriers grévistes de l’usine PSA d’Aulnay. Continental "s’est servi de la crise comme effet d’aubaine pour supprimer 1 120 salariés, alors que dès l’année d’après, elle a augmenté de 85 % ses résultats", a dénoncé Me Alexandra Soumeire, qui défend 150 ex-salariés.
UNE FERMETURE "INÉLUCTABLE"
Dans un communiqué, la direction de Continental a assuré que la fermeture de Clairoix était "inéluctable" en raison des problèmes du secteur automobile dès 2008. La firme a ajouté avoir respecté les engagements du plan social. Selon elle, 53 % des anciens salariés ont retrouvé un emploi en CDI, en CDD de plus de six mois ou en créant leur entreprise.
Les anciens employés de Continental demandent l’équivalent de deux à quatre ans de salaire en dommages et intérêts. En revanche, ils ne pourront prétendre à une réintégration au sein de Continental, selon Me Soumeire, d’où la nécessité d’une "législation qui permettrait au juge d’apprécier les motifs économiques avant la fermeture de l’usine".
L’équipementier avait fini par fermer son usine de Clairoix début 2010, après un conflit social au printemps 2009, durant lequel la sous-préfecture de Compiègne avait notamment été saccagée par des salariés en colère. La décision devrait être mise en délibéré jeudi.





Messages
1. Les ex-Continental aux prud’hommes pour faire invalider leurs licenciements, 26 février 2013, 21:57, par Roberto Ferrario
Clairoix (60) : Conti, c’est pas fini
Publié le 14/02/2013 Par Jennifer Alberts
Une décision qui est porteuse d’espoir pour les ex-Conti : le tribunal administratif d’Amiens a annulé le licenciement de 22 salariés protégés (représentants syndicaux en majorité). Ils en contestaient le motif économique.
La décision porte sur des cas précis mais elle peut ouvrir une brèche pour les 680 autres ex-salariés de Continental Clairoix (60) : le tribunal administratif d’Amiens a annulé l’autorisation donnée à Continental par l’Inspection du travail de licencier 22 représentants du personnel entre mars 2010 et février 2012.
Des licenciements qui étaient intervenus après la fermeture du site en 2009.
Parmi ces licenciements annulés, celui de Xavier Mathieu, représentant charismatique de la CGT à Clairoix.
Ces 22 salariés protégés contestaient devant le Tribunal administratif d’Amiens le motif économique de leur licenciement.
Dans un communiqué, la direction de Continental reconnaît que "le Tribunal a invalidé les décisions de l’Administration du travail qui avait reconnu la validité du motif économique de fermeture du site de Clairoix".
Pour le moment, les juges ne précisent pas les motivations de leur décision.
Mais il s’agit là d’un espoir de taille pour les autres ex-Conti : 680 d’entre eux contestent également le motif économique de leur licenciement devant les prud’hommes de Compiègne.
L’audience doit avoir lieu les 26,27 et 28 février prochains à Margny-lès-Compiègne.
Joint par téléphone, l’un des représentants syndicaux concernés précise que Continental est tenue par le tribunal de réintégrer ces 22 salariés dans l’entreprise.
Toujours de source syndicale, le remboursement des indemnités chômage versées aux 22 par Pôle Emploi depuis leur licenciement lui aurait été réclamé.
Enfin, Continental se serait vue signifier dès aujourd’hui l’obligation de leur verser un salaire tenant compte des augmentations dont ils auraient pu bénéficier.
Une Assemblée Générale est prévue ce jour à l’usine à 18h.
La direction du groupe se réserve le droit de faire appel "dans les prochains jours, une fois qu’elle disposera du contenu complet des décisions rendues par le Tribunal."
http://picardie.france3.fr/2013/02/14/clairoix-60-conti-c-est-pas-fini-200241.html
1. Les ex-Continental aux prud’hommes pour faire invalider leurs licenciements, 26 février 2013, 22:02, par Roberto Ferrario
Continental : la direction de la maison-mère en Allemagne rejette toute responsabilité dans les licenciements
Publié le 26/02/2013 Par Jennifer Alberts
500 d’entre eux étaient présents au 1er jour d’audience devant les Prud’hommes, une audience délocalisée dans un gymnase de Margny-lès-Compiègne.
Mais stupeurà l’ouverture de l’audience : l’avocat de la direction du groupe allemand Continental a décidé de changer son axe de défense. Ce n’est pas la maison-mère en Allemagne qui a géré les licenciements mais la direction française. L’action es ex-Conti contre elle n’est donc pas légitime.
(video)
Pourtant, le soir même de l’annonce de la fermeture de l’usine de Clairoix, le PDG allemand du groupe était sur le plateau de France 3 Picardie pour évoquer le dossier :
(video)
Les Contis réclament 800 millions d’euros d’idemnités à leur ancien employeur.
http://picardie.france3.fr/2013/02/26/continental-la-direction-de-la-maison-mere-en-allemagne-rejette-toute-responsabilite-dans-les-licenciements-207183.html
2. Les ex-Continental aux prud’hommes pour faire invalider leurs licenciements (videos), 26 février 2013, 22:11, par Cassiopée
La logique marchande et capitaliste est de définir le contrat social, c’est à dire de vie pour pouvoir (sur)vivre en société, à partir d’une logique purement rentable même débridée ou non régulée des activités de vie en société.
Qui doit obligatoirement dégager des profits en constante hausse, augmenter au fur et à mesure -et sans les diminuer sous aucun prétexte idéologique- le minimum du seuil de rentabilité financier du résultat précédent, tout en devant suivre ce rythme -arbritaire et fictif- pour pouvoir financer le contrat social et la coexistence en société. L’idéologie financière non régulée fixe en priorité l’augmentation de leurs profits à la vie en société.