Accueil > Les manifestations populaires reprennent dans le Sud algérien

Les manifestations populaires reprennent dans le Sud algérien

par léo

Publie le jeudi 3 janvier 2013 par léo - Open-Publishing
3 commentaires

Les manifestations populaires reprennent dans le Sud algérien

Ouargla : Nouvelles émeutes des chômeurs

Malgré la réouverture des axes principaux de la ville, Ouargla reste dans un calme précaire en cette fin d’après-midi.

Les restes de pneus brûlés sont visibles et la coupure du téléphone et d’Internet prouvent que la mise à feu des armoires de fibre optique a été mise à exécution du moins pour la nouvelle ville.

Ouargla a renoué avec les émeutes dévastatrices d’il y a huit ans avec une journée houleuse ou des affrontements avec les forces de l’ordre ont été enregistrés sur deux fronts, l’un sur la RN49 à l’entrée de la ville ou les héritiers de propriétaires de terrains dénoncent une expropriation illégale de la part des pouvoirs publics tandis que les chômeurs sont revenus à la charge en ce début d’année bloquant l’accès à l’avenue Che Guevara en plein cœur de Ouargla. Ces derniers réclament la mise en place d’une cellule de crise pour régler le problème de l’embauche dans le secteur pétrolier et rétablir le dialogue avec les vrais chômeurs.

Dès le matin des jeunes et moins jeunes se sont mis de concert à amasser des pierres et des pneus pour fermer les routes à la circulation requérant une prise en charge immédiate des problèmes récurrents de la mauvaise gestion du foncier urbain ainsi que l’embauche.

Des citoyens qui s’estiment peu ou pas assez pris au sérieux par les autorités locales qui, malgré les promesses datant de la dernière visite du premier ministre en novembre dernier, n’ont rien fait pour démontrer leur bonne foi.

La journée de mercredi a également connu des arrestations massives au sein des chômeurs dont Tahar Belabess, porte parole du comité de défense des droits des chômeurs qui n’a eu de cesse de mettre en garde contre une nouvelle vague de protestation après une série de sit-in et de marches pacifique ainsi que de vaines tentatives de convaincre les gestionnaires de l’ANEM à changer d’attitude envers les jeunes.

Leur presse (Houria Hadji, ElWatan.com, 2 janvier 2013)

DES CHÔMEURS BLOQUENT LE CENTRE-VILLE DE OUARGLA
Le volcan du Sud en éruption…

Ce ne sont pas les premières révoltes sociales du genre dans la ville. En 2011, pareilles émeutes avaient failli « embraser » tout le Sud algérien.

Et ça recommence ! Les manifestations populaires reprennent dans le Sud algérien. Plusieurs centaines de jeunes ont bloqué hier le centre-ville de Ouargla. Cette action populaire a débuté hier matin et s’est poursuivie tout au long de la journée. Les raisons de cette protesta sont encore une fois dues à la gestion de l’emploi dans cette ville pétrolière du sud du pays, a expliqué Tahar Belabès du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (Cnddc). « Les routes ont été coupées à la circulation et la majorité des magasins et cafés sont actuellement fermés. Nous revendiquons le départ de tous les responsables locaux du secteur de l’emploi et même celui du ministre Tayeb Louh », a-t-il précisé. « Nous demandons au gouvernement la mise en place d’une cellule de crise pour instaurer le dialogue avec les chômeurs », a-t-il ajouté. Ouargla est donc sur une poudrière qui risque d’exploser.

Et ce ne sont pas les premières révoltes sociales du genre dans la wilaya la plus riche d’Algérie. En 2011, de pareilles émeutes ont failli « embraser » le Sud algérien en général et Ouargla en particulier. Cette ville pétrolière a connu de violents affrontements à coups de pierres et de bombes lacrymogènes entre les chômeurs et les forces de l’ordre. Ces affrontements, qui ont duré plusieurs jours, ont été causés par des dysfonctionnements dans le pôle emploi de la région.

Les jeunes de la ville s’étaient mobilisés contre le chômage qui les touche de plein fouet au moment où les entreprises activant sur place ramènent la main-d’œuvre des villes du nord du pays. C’est alors que les autorités avaient pris des mesures exceptionnelles pour éviter l’irréparable. Mais il semble que ces réformes, censées ramener le calme, n’ont servi à rien. Trois ans après, revoilà les émeutes de l’emploi qui perturbent la sérénité de cette ville du Sud. Depuis ces dernières années les causes du mécontentement se sont multipliées et les populations du Sud, habituellement sereines et calmes, l’expriment de manière éclatante. Ainsi, le Grand-Sud a connu, l’été dernier, les émeutes de l’électricité.

Biskra, Ouargla, El Oued et Adrar ont été les précurseurs des émeutes de l’électricité qui s’étaient propagées par la suite aux autres régions du pays. Cette région autrement sensible et stratégique, qui est le Sud se retrouve encore une fois en … feu. Voilà donc le sud qui souffle sur le feu.

La stabilité sociale du Sud est le seul moyen d’empêcher l’explosion de cette poudrière… Les autorités doivent sauver le Sud pour ne pas perdre le « Nord » !

Leur presse (Walid Aït Saïd, LExpressiondz.com, 3 janvier 2013)

Messages

  • manifestation "populaire" dite vs ? oh non certainemment pas, ils ne sont que minorritaires, faites attention à vous sources, evitez les "elwatan", "echourouk" ou "el khabar" par exemple, qui sont pro occidentaux et pro qatar (echourouk) et qui desinforment en gonflant des manifestations de faible envergure en protestation massive, ce qui n’est pas le cas, leur but qui echoue eternellement debuis le debut de l’offensive anti arabe, etant de mettre le feu aux poudres en algerie à travers leurs articles de propagande.mais les algeriens ne sont pas dupes et cette manif de ouargla qui nest ppas populaire, sera comme d’habitude anodine et n’aura donc aucuns impacts sur le reste du pays.la mascarade "printemps arabe"ne touchera jamais l’algerie, car le peuple l’a intelligement décidé ainsi.nos printemps,hivers,autonmes,étés, nous les avons déjà connus.

    • et puis, je ne vois pas pourquoi en quoi ces mouvements vous concernent, pour que vous le relayez ici.occupez vous de rester exclussivement sur les protestations sociales monnaies courantes, qui grognent l’europe et qui risque d’atteindre un point explosif, alors que chez nous en algerie ce n’est guere le cass.

    • Vous avez raison, M. le représentant de l’Ambassade l’ALGERIE et autres services très spéciaux de la "démocratie" populaire " dont nous n’ignorons pas combien ardente et révolutionnaire est la nécessaire traque des agents del’occident et de l’islamogauchisme , si du moins on ne veut pas de maudit PRINTEMPS algérien...!

      Vous imaginez le cataclysme, l’effroi qui s’abattrait sur ce pays qui a connu l’ORDRE au moins de 1830 à1962, qui a su interrompre grâce à "CHE-boumedienne "..l’aventurisme d’un Ben BELLA, et qui a mâtés ses sauvageons en 1988...avec la méthode "PASQUA-Pandraud"et les souvenirs de la Gégène des Bigeard-Massu-Le pEN !

      Alger contaminée ??

      ,Vous n’y pensez pas !

      ALGER , aujourd’hui comme en 57 est PACIFIEE..pour quelques temps..,M.le Propangandiste du POUVOIR, qui osez écrire :

      a mascarade "printemps arabe"ne touchera jamais l’algerie, car le peuple l’a intelligement décidé ainsi.nos printemps,hivers,autonmes,étés, nous les avons déjà connus.

      Pathétique !

      a GERBER !

      voir rappel
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Contestation_en_Alg%C3%A9rie_en_2011

      Manifestations pacifiques

      Le 22 janvier 2011, le RCD, un parti d’opposition, a tenté d’organiser une manifestation à Alger, malgré son interdiction. Les 300 manifestants ont été encerclés par les forces de l’ordre devant le siège du parti durant six heures. Le ministère algérien de l’Intérieur a fait état de 19 blessés et de neuf interpellations mais le RCD a annoncé 49 blessés et une vingtaine d’interpellations30.

      Le RCD a annoncé une marche populaire dans les rues de la ville de Béjaïa pour la matinée du samedi 29 janvier 201131.

      Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis à Alger, le 12 février 2011 autour de la place du 1er mai, pour manifester contre le pouvoir algérien à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui rassemble des partis d’opposition, des représentants de la société civile et des syndicats non officiels. Le rassemblement, interdit par les autorités, s’est cantonné à la place, sous la surveillance d’un impressionnant dispositif policier qui a dispersé la foule.

      Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont avancé le chiffre de 3 000 manifestants, en face, près de 30 000 policiers étaient déployés dans le centre de la capitale algérienne. L’ancien leader du Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj, a tenté de se mêler au cortège, mais en a été expulsé par les manifestants qui refusent toute récupération du mouvement par les islamistes32.

      Une autre manifestation a été organisée par le CNCD, le 19 février à Alger, les autorités, ont encore une fois déployé un dispositif policier impressionnant dès les premières heures de la matinée sur toutes les rues de la capitale, aucune halte n’est permise pour les simples citoyens, au risque de recevoir un coup de matraque. Le dispositif de ce 19 février est plus hermétique, plus dur que celui du 12 février. Selon la CNCD pas moins de 5 000 personnes ont participé à cet événement. Un décompte des journalistes estimait à 2 000 environ le nombre de participants, tandis que le ministère de l’Intérieur annonçait 250 manifestants et 14 personnes ont été interpellés, 300 selon la CNCD33.

      La première manifestation à pouvoir se défaire du strict carcan policier est celle des gardes communaux, le 7 mars 2011. Ceux-ci, environ 100 000, ont défilé place des Martyrs, mais ne pouvant obtenir d’audience auprès d’Ahmed Ouyahia, se sont rendus devant le siège de l’Assemblée populaire nationale en forçant le cordon policier, puis ont entamé un sit-in34.

      Un mot encore, M.l’Attaché du Pouvoir miltaro -corrompu :

      Je n’ignore rien de ce que de stratégique pour AQMI représente une destabilisation du SUD saharien..
      Je crois avoir compris comment l’impérialisme utilise des canailles "djihadistes" pour pérenniser les intérêts de classe du Capital !
      Je ne confonds pas les mercenaires barbus de Syrie, arméspar l’OCCIDENT , avec les FTP ou les militants algériens de la Révolution 54-62

      Mais votre style et vos arguments PUENT la propagande de l’adversaire de la classe ouvrière, des"petits" de la jeunesse désespérée !

      Vous vous adressez à nous ainsi

      ,

      je ne vois pas pourquoi en quoi ces mouvements vous concernent

      TOUT ce qui touche aux mouvements pourlaDIGNITE , ça nous concerne.
      Nous sommes tellement internationalistes que des"nôtres", Cher Monsieur, se sont sentis très concernés par l’émancipation algérienne !
      Si vous en doutez, repassez devant la place Maurice AUDIN....

      Je ne salue pas les chiens de garde du Capital.

      En tenue léopard du pouvoir, ou Coran à la main..

      A.C