Accueil > Les patates au lard

Les patates au lard

par Carland

Publie le dimanche 17 février 2013 par Carland - Open-Publishing
5 commentaires

C’est dimanche et Castoriadis ne m"en voudra pas de cette pochade.

Les patates au lard c’est bon. Moi j’aime bien ça, et c’est si simple à préparer, puisqu’il te faut tout au plus des patates, du lard et un peu de beurre (mais ça, ne le dit pas à ton vétérinaire).

Pour la préparation de ce met de roi, rien de plus facile. Il faut d’abord casser la tête (un coup de merlin suffit) du pot en grès ou tu avais rangé le lard bien caché dans du gros sel.

Ensuite et là, il y aura bien quelques âmes sensibles pour geindre que c’est pas bien de tuer des patates nouvelles, je leur dirait juste une chose, moi j’aime les patates au lard puisque c’est bon et puis c’est tout. Quand je veux sentimentaliser, je mets un disque de chansons qui font pleurer.

Quand je veux des patates au lard, pas de sentiments, je tues des patates nouvelles sans états d’âmes. Faut agir vite et ne pas faire souffrir inutilement les petites patates nouvelles, on est humain quand même.

Tu arraches quelques plants de pommes de terre et tu captures les petites patates nouvelles. Tu fonces à la cuisine et tu leur arraches la peau, sans te laisser impressionner par leurs cris désespérés. Pense que sans patates, pas de patates au lard, alors un peu de cran.

Une fois lavées les patates, qui font déjà moins les malines, tu les coupe en petits morceaux, tu les jettes encore vivantes dans la gamelle, tu rajoute le lard, un peu de beurre (pas plus de 500 grammes), tu mets le couvercle pour ne pas entendre les patates te maudire, et tu fous le feu.

Quand tu entends les patates gazouiller dans la graisse, soit prudent et réactif. Les patates au lard c’est pas bon cramé…

Bon dimanche et bon appétit.

Messages

  • Mais...le lard...c’est du porc hallal ?

    • Pourquoi j’ai eu ce pressentiment qu’il y aurait bien un con pour venir vomir. Pourquoi ?

      Je raconte une vanne qui correspond à mon enfance. qui ne parle pas de patates, andouille.

      Ton commentaire est au mieux inutile, en réalité insultant.

      Mais comme dit Philaouer plus bas, sur les patates viens toujours le mildiou. Mais lui a de l’humour, lui sait d’où je parles...

      Carland

  • Difficile de lire jusqu’au bout même quand on croit connaître les vices et la cruauté des bonnets rouges ... ...

    "Puisque entre 44 et 45 je n’ai à signaler aucun incident extraordinaire dans mon existence de pauvre mendiant, je vais arriver de suite à la mort des pommes de terre qui arriva en juillet 45. On sait quel désastre, quelle effroyable disette causa cette mort subite des pommes de terre chez les Irlandais autant que chez nous, pauvres Bas-Bretons, qui ne vivions que d’elles et de pain noir. Ah ! que de contes, que d’histoires, que de légendes naquirent alors au sujet de cette maladie noire qui emporta d’un seul coup en une seule année toute une race de pommes de terre.

    La première idée chez nous, chez les pauvres, fut de mettre ce mal sur le compte des riches, puis ensuite les riches le rejetaient sur le dos des pauvres, des domestiques parce que ceux-ci ne cessaient depuis longtemps de jeter des anathèmes sur ces pommes de terre, les domestiques surtout à cause qu’on leur en faisait manger trop souvent, deux trois et quatre fois par jour en été, lorsqu’on mangeait quatre repas par jour. On avait chansonné certains fermiers à ce sujet. « On disait dans cette chanson :

    Da lein e vez dec’huites
    Da vern e vez patates
    Da vern vian, des pommes de terre
    E da gouan, avalou douar.

    C’est-à-dire : " À déjeuner, à dîner, à collationner, à souper toujours des pommes de terre ". Car ces pommes de terre furent baptisées chez nous de toutes espèces de noms. Et ce fut encore selon les riches, ces blasphèmes, ces malédictions, jetés à la face des gros tubercules qui finirent par attirer sur eux la colère du Très Haut, qui agit là en l’envers de son père au jardin de l’Éden qui condamna deux individus à mort pour avoir mangé une pomme, ici ce furent les pommes elles-mêmes qui furent condamnées à mort et sans laisser de postérité.

    Après les accusations portées contre les pauvres, les domestiques et le bon Dieu lui-même, vint le tour du diable. La maladie, qui commença d’abord à attaquer les feuilles de pommes de terre, était noire comme du charbon, donc elle ne pouvait provenir que du chef du noir empire. Ces feuilles avaient une telle puanteur que ça ne pouvait être que l’odeur des grillades de l’enfer. Les feuilles grillées et rôties, les tubercules en bouillie, c’était bien là l’image des damnés dans la fournaise. »

    C’était en 1845 (Mémoires de Jean-Marie Déguignet).

    Maintenant, les patates sont tellement "soignées" aux phytos que c’est le consommateur qui noircit .

    Le temps de la vengeance reviendra autrement !

    Bientôt des taches noires sur le pif de nos patates de ministres, " ... blasphèmes, ... malédictions jetés à la face des gros tubercules " !
    Et les types du CMB rouges de honte à mendier cent patates chez Carland !

    ... ...

    N’empêche que 500 g de beurre salé, quand même ... c’est tout juste raisonnable !

    Dr. pilhaouer, cardiologue

    • Pour contrer l’excès de matière grasse, je me souviens de ce que disait ... AC, je crois ?!
      « 50 kilos de patates un sac de sciure de bois il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l’alambic. Un vrai magicien ce Jo. Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde ! »

    • Da lein e vez dec’huites
      Da vern e vez patates
      Da vern vian, des pommes de terre
      E da gouan, avalou douar.

      Je ne connaissait pas et j’ai du mal à lire. Mais j’ai entendu parler des impérialistes Bordelais qui après nous avoir foutu le mildiou, nous vendait la bouillie Bordelaise et torchaient la bouteille de jaune. :-))

      Sans chauvinisme aucun. Ouarffff

      Carland