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Montreuil conseil municipal indigne...

Publie le lundi 31 décembre 2012 par Open-Publishing
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MONTREUIL BUDGET 2013 – Le conseil municipal du 20 décembre 2012 n’ayant pu se dérouler dans des conditions normales (voir notre compte-rendu), tous les élus des minorités et de l’opposition ont dû quitter la séance avant même que ne soit examiné le budget. Dominique Voynet a poursuivi la séance comme si de rien n’était, malgré la demande insistante de Monsieur Hafid Bendada, maire-adjoint délégué à la jeunesse, de reporter le vote du budget afin que le débat contradictoire puisse se tenir en toute transparence démocratique. Nous reviendrons donc sur ce blog sur certains des points inscrits à l’ordre du jour, à commencer aujourd’hui par le budget 2013.

En novembre dernier, lors du débat d’orientation budgétaire, nous avions émis de grandes réserves sur les chiffres avancés et le manque de priorités dans la politique municipale. Nous attendions donc avec intérêt le budget prévisionnel 2013, riche en enseignements sur la manière dont Dominique Voynet et sa majorité « gouvernent » Montreuil.

Nous reviendrons ultérieurement sur un point particulier du budget concernant les écoles car il y a beaucoup à en dire, tant en investissement qu’en fonctionnement. Examinons ici les autres points saillants des choix budgétaires de la municipalité.

Des emprunts toujours conséquents

En 2011 la municipalité avait emprunté 20 millions d’euros pour boucler son budget, et en 2012, le double avec près de 40 millions d’euros. En 2013, la municipalité a décidé de s’accorder une autorisation d’emprunt de 43 millions d’euros…pour financer 50 millions d’euros d’investissement ! Sans la recette exceptionnelle qui sera fournie par la cession de terrains (7 millions d’euros), la ville aurait donc dû emprunter 100 % de l’argent pour financer sa politique d’investissement en 2013.

Voilà une bien curieuse illustration de la « saine gestion » sur laquelle communique la maire.

Parc aquatique écologique de plein air

Dominique Voynet porte à son crédit la prise en charge de la moitié du coût prévisionnel du parc aquatique écologique de plein air par la communauté d’agglomération Est-Ensemble. Elle l’annonce cela comme s’il s’agissait d’une victoire personnelle. Pourtant, la maire ne peut nier qu’il s’agisse là en réalité de la stricte application des règles fixées collectivement par Est-Ensemble et non d’une négociation personnelle rondement menée… L’équipement en question appartenant désormais à Est-Ensemble, tout comme le cinéma Méliès, le conservatoire et les bibliothèques, c’est bien le moins que la Communauté d’agglomération Est-Ensemble finance la moitié des investissements qui sont désormais sa propriété.

En revanche, nous remarquons que rien n’est dit sur le coût du bassin extérieur du Parc aquatique écologique. Il est exorbitant et ne cesse d’augmenter, bien au-delà du double de ce qui avait été initialement annoncé. A l’inverse, Dominique Voynet s’est bien gardée d’annoncer aux élus du Conseil municipal de Montreuil qu’elle avait pris un engagement potentiellement dangereux pour les finances de la Ville.

En effet, l’agglomération a refusé de prendre le risque de démarrer la réalisation de cet équipement tant que les recours contre le PLU ne sont pas tous purgés. C’était un principe de saine gestion, car si le PLU était de nouveau annulé, le chantier serait de nouveau bloqué et il faudrait alors indemniser les entreprises de travaux qui opèrent sur ce projet. Les pénalités peuvent atteindre des centaines de milliers d’euros, comme c’est hélas le cas pour le futur groupe scolaire avenue de la Résistance où la ville va payer plus de 250 000 euros de pénalités !

Qu’à cela ne tienne, Dominique Voynet voulant inscrire le parc aquatique écologique coûte que coûte dans son bilan de mandat a décidé alors que notre ville prendrait en charge 100% des éventuelles pénalités ! Comment parler alors de saine gestion des deniers de la ville de Montreuil ? Que l’on ne vienne pas, après une telle décision contester le fait que le parc aquatique écologique relève plus du caprice personnel de la maire que d’un besoin vital pour les Montreuillois !

Dérapages financiers inquiétants sur les chantiers

C’est bien simple, pas un chantier ouvert sous ce mandat n’aura tenu le budget prévisionnel initialement fixé. Et de beaucoup ! Beaucoup plus que les glissements « habituels » constatés en général…

Le projet de Maison des artistes (116 rue Paris) a vu son coût augmenter de 45%, celui du futur Méliès en est aujourd’hui à plus de 30% de dépassement, et le parc aquatique a quasiment triplé entre le chiffre initialement annoncé par la maire et le montant estimatif le plus récent transmis à la Communauté d’agglomération.

Hélas, la situation ne devrait pas s’améliorer en 2013 puisque nous apprenons que des défauts de conception pour le futur cinéma Méliès et la future crèche du cœur de ville risquent de nécessiter des travaux non prévus initialement.

Une gestion municipale par à-coups

Après avoir compressé toutes les dépenses de la ville, augmenté massivement les impôts locaux et réduit fortement les subventions aux associations et les prestations aux habitants, Dominique Voynet rouvre les vannes à quelques mois des élections municipales.

En définitive donc, la maire n’aura rien fait d’autre que d’adopter une méthode de gouvernance qu’elle dénonçait avec vigueur en début de mandat. C’est une gestion par à-coups : « les vaches maigres » et les économies drastiques pendant les quatre premières années du mandat et le retour des grandes dépenses avant les élections.

Ressources humaines : les chiffres ne font pas le bien-être des agents

Si l’on peut se réjouir qu’une mutuelle puisse enfin être mise en place, derrière les chiffres se cachent toutefois de grandes disparités salariales et une politique de ressources humaines inégalitaire, injuste et même brutale.

Les employés de la ville n’ont jamais été aussi nombreux à trainer la ville en justice pour obtenir réparation de leurs préjudices. Et la plupart du temps, les tribunaux leur donnent raison, condamnant la ville à leur verser des indemnités en réparation des préjudices subis.

Les conditions de travail ne cessent de se dégrader et génèrent une souffrance connue désormais par le grand public et recensée dans les derniers rapports de la médecine du travail.

La façon dont Dominique Voynet traite publiquement et par voie de presse les agents du service public communal ne participe pas à leur faciliter le quotidien. Les agressions et insultes d’agents communaux par des usagers sont importantes et inadmissibles, mais si la maire ne donne pas le bon exemple, peut-on vraiment s’en étonner ?

Absence de priorités et privatisation du service public

Quant à la jeunesse, la maire a beau répéter que c’était une priorité, l’examen minutieux sur plusieurs années des crédits accordés à cette politique (tant en fonctionnement qu’en investissement) montre bien que la municipalité n’a cessé de tailler dans les dépenses dédiées à cette politique.

Nous notons également la décision de renforcer l’externalisation de certaines actions municipales vers le secteur privé notamment en matière sociale et pour la propreté. Ces décisions sont déguisées derrière une cynique appellation (mais qui en dit long) baptisée : « amélioration qualitative du service ». L’administration municipale et les agents communaux apprécieront l’honneur ainsi rendu à leur dévouement …

Le paquet sur la com’ avant les élections !

Enfin et comme d’habitude, les dépenses de communication sont dispersées donc – en vérité cachées – dans de nombreuses lignes financières aux appellations plus que vagues mais dont les sommes affectées ne cessent d’augmenter. Les Montreuillois ont pu constater depuis quelques mois une inflation d’événements, cérémonies et autres réceptions et communications.

Qu’ils se rassurent, la déferlante n’en est qu’à son début. Elle va enfler. D’ailleurs, la municipalité a récemment signé un contrat avec une agence de communication (200.000 euros) où l’on voit bien que les prestations demandées dans le cahier des charges de la mairie nous annoncent encore de belles campagnes de com’ aux frais du contribuable !

Il y est notamment écrit : « Après quatre ans de mandat, tous les grands projets sont lancés par la Ville et en cours de réalisation. Cependant, à ce stade, l’action de la municipalité dans sa globalité souffre d’une absence de lisibilité. Par conséquent, la Ville a décidé de lancer une consultation pour une prestation externe en vue de l’amélioration de la communication auprès des habitants ». Chacun appréciera…

Ce doit être une illustration supplémentaire de ce que Dominique Voynet appelle « faire de la politique autrement ».

http://www.montreuil-autrement.fr/montreuil-budget-2013-une-absence-de-priorites/

Messages

  • Ils vont faire aliance avec les cocos et le FDG les camarades socialists pour virer madame Pétard ?

  • "Montreuil autrement", c’est le PS++, non ?
    Tout le monde se fait les dents pour attraper la mairie en 2014 !

    Cela dit entre Voynet, Brard et Viprey, on n’est pas gâtés sur la ville

    • Il faut "virer" ce personnel politique ringard et personnaliste. Il faut promouvoir de nouvelles têtes "vertueuses" et capables dans les nouvelles générations ou alors trouver un ou plusieurs retraités disponibles capables de redonner à la Ville de Montreuil son prestige d’antan où Jacques Duclos était député . Mais voilà depuis la relève n’a même pas été à la hauteur de ce petit homme qui fit 21% à la Présidentielle de 1969. Les électeurs ont mis Voynet "la Folle" comme Maire en 2008 à la place de Brard occupé par son problème de sectes, j’espère qu’ils ont compris que les ex-PCF ou les écologistes bourgeois ne sont pas du tout adaptés à leurs besoins locaux et à un Conseil municipal "démocratique" où le pouvoir appartient au peuple comme le prétend le FDG .

      Bernard SARTON, section d’Aubagne (ancien membre de la section de Rosny-sous-bois qui avec Montreuil constituait la circonscription de Jacques Duclos et Louis Odru qui lui a succédé).Ce vieux bastion communiste,siège de la CGT,n’a pas résisté à la défaite du programme commun que nous n’aurions jamais dû signé.)