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" Nous avons laissé les banques faire faillite..., et ça a marché "
Publie le lundi 4 février 2013 par Open-Publishing1 commentaire
Quatre ans après une violente crise financière , l’Islande affiche une reprise robuste qui contraste avec la morosité croissante dans les pays membres de l’union européenne.
En pleine reprise, l’ Islande nargue l’Europe
Le PIB, qui avait reculé de 6,6% en 2009 et de 4% en 2010, devrait croître de 2,1% cette année, bien plus que le niveau de la plupart des pays européens. Le déficit budgétaire, de 13,5% du PIB en 2008 devrait être équilibré l’an prochain. Le chômage, qui était monté à près de 8% de la population active en 2010 devrait redescendre en 2013 à près de 5%. Enfin, le prêt d’urgence du FMI, de 2,1 milliards d’euros a été remboursé en avance. (a)
Le Président islandais nous donne une leçon d’économie
Le pays avait refusée de renflouer les banques en faillite avec de l’argent publique, ce qui aurait creusé l’endettement et plongé l’île dans la récession. Le cartel bancaire s’était offusqué, les tribunaux saisis. Mais dans un arrêt en premier et dernier recours, l‘Association européenne de libre-échange donne pleinement raison à l’Islande. La directive n’impose pas aux États de garantir les compensations aux déposants si un fonds de garantie de dépôts ne peut répondre à ses obligations de paiement en cas de crise systémique. Par conséquent, l’Islande n’était pas tenue de rembourser les actionnaires britanniques et néerlandais de la banque Icesave. Par ailleurs, le tribunal considère que l’Islande n’a pas violé le principe de non-discrimination. Le transfert des dépôts islandais vers la nouvelle banque Landsbanki s’est effectué avant que l’Autorité de surveillance financière islandaise annonce le déclenchement de l’application de la directive. (b)
Fort de ce jugement définitif, au lendemain de la création d’une supervision bancaire, le chef d’Etat Grimsson a fait passer un message aux technocrates de l’Union Européenne : "accepter de laisser les banques tomber en faillite fut l’acte le plus difficile qu’il m’ait été donné de prendre. Mais sans doute le meilleur. Il est l’une des raisons fondamentales de la forte reprise économique de notre pays au regard des autres pays européens. Il valait mieux laisser l’Islande s’autogérer que de laisser l’Union Européenne parler en son nom. Le pays en recueille les fruits aujourd’hui". (c)
Le Président islandais se démarque à la conférence de Davos
C’est devant une assemblée médusée qu’il invitait les intervenants à "penser davantage aux peuples qu’aux banques". Fier de la réussite islandaise, il s’exclama : "nous avons laissé les banques faire faillite et nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché". (d) Une déclaration non convenue quasi passée sous silence par la presse "consensuelle" aux ordres. (e)
Voir l’interview sous-titrée du président en marge de la conférence de Davos
(e)http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/02/03/davos-le-president-islandais-plaide-pour-la-faillite-des-banques-239244 et http://www.arretsurimages.net/contenu.php ?id=5573





Messages
1. " Nous avons laissé les banques faire faillite..., et ça a marché " , 4 février 2013, 21:03, par Joannès
Sûr que cet exemple leur fait honte et contredit tous leurs mensonges qu’en dehors de la gestion capitaliste point de salut ! Et saura-t-on jamais où sont passés les centaines de milliards, dans quelles poches, renfloués par Sarko et que l’on nous demande maintenant de payer ? La fuite en avant se poursuit des nouveaux décideurs !