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Nous voulons une manif, pas une parade

par Via Pierro

Publie le lundi 12 novembre 2012 par Via Pierro - Open-Publishing
4 commentaires

par zadist

Le 17 novembre aura lieu une manifestation de réoccupation, pensée comme un moment de réaction collective aux expulsions de squats sur la ZAD.

Nous sommes des occupantEs de la ZAD. Nous ne sommes pas dans des logiques de parti. Nous ne croyons pas à la pseudo-démocratie et à son jeu de représentation. Ce qui fait la force de ces moments vécus depuis le déclenchement des expulsions, c’est de se retrouver avec un tas de gens autour de notre refus de ce projet d’aéroport, et du monde qui va avec. Nous voulons que cette manif soit celle de tou-te-s les opposantEs, et que touTEs celles et ceux qui sont en lutte y trouvent une place.

Depuis quelques jours, les stars de la politique politicienne se relaient pour annoncer leur venue. Depuis quelques jours on n’entend plus qu’elles/eux. Nous ne voulons pas que toute l’attention se braque ce jour là sur quelques têtes d’affiche qui ont déjà tout l’espace médiatique pour s’exprimer, et qui ne fouttront jamais les pieds sur la zone si il n’y a pas 50 caméras pour les accompagner.

Nous voulons une manif d’opposant-e-s au projet d’aéroport, pas un podium pour politicardEs.

AmiEs en lutte, bienvenue !

Le mouvement d’occupation.

http://zad.nadir.org/spip.php?article576

Messages

  • Quand Mitterrand s’était pointé au Larzac pour faire sa promo, il s’était pris une grande tarte (gifle, pas une pâtisserie) dans la gueule par un mec de Saint-Étienne. Que les bureaucrates soient prévenus

    • Juste pour la "recherche historique"...

      J’ai assisté à l’arrivée de Mitterrand au Larzac, j’avais 16 ans, voici ce que j’ai vu :

      Sa voiture a été prise à partie, secouée par un groupe de vieux militants se disant maoïstes, anciens mineurs, et lui reprochant d’avoir envoyer les forces de répression pour écraser une grève, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

      Il n’a pu sortir de sa voiture, qui est repartie en trombe. S’il y a eu gifle, ce n’est pas à ce moment-là.

      Il était venu pour se montrer, pour son image et sa carrière, on connait le politicien.
      Néanmoins il faut noter que quelques années après, une fois au pouvoir, il a bel et bien entériné la victoire des opposants en annulant l’extension du camp militaire (sans doute pas seulement pour des raisons de conviction...).

      C’est l’occasion de se souvenir que c’est dans cette lutte qu’est apparu un autre politicien, José Bové, qui aujourd’hui défend le traité libéral européen et plastronne dans son costume de député européen "réaliste".

      Inéluctable, de tourner sa veste quand on pénètre dans les institutions ? Non : Alain Krivine, Roselyne Vachetta, Arlette Laguiller ont été députés européens, cela n’a pas modifié d’un iota leur engagement.

      Chico

    • Même si d’aucun peuvent juger "la baffe à la bureaucratie" comme fait d’arme peu glorieux, c’est l’occasion de se souvenir de Gaby, électron libre, révolté jusqu’au bout de sa vie cramée en quelques années.