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PCF 93. PSA : Le plan de licenciement suspendu !

par Hervé Bramy

Publie le mardi 29 janvier 2013 par Hervé Bramy - Open-Publishing
3 commentaires

En suspendant le plan de restructuration, la Cour d’appel de Paris, vient de prendre une décision importante pour les 8000 salariés de PSA menacés de licenciement et plus particulièrement pour les 3 300 salariés du site d’Aulnay, dont l’usine est menacée de fermeture.

Cette décision de justice sanctionne le comportement de PSA qui s’affranchit régulièrement des règles du droit du travail, comme lorsqu’il emploie des intérimaires pour remplacer des salariés grévistes et recourt au « lock-out » pour casser un mouvement de grève, et montre, aux yeux de tous, le peu de cas qu’il fait du dialogue social dans son entreprise, en ayant omis de consulter l’ensemble des salariés de son groupe sur les conséquences désastreuses de son plan de licenciement.

Cette suspension va retarder de plusieurs semaines le plan de licenciement de PSA. Après la justice, le gouvernement Hollande/Ayrault doit intervenir pour préserver l’emploi industriel. Le gouvernement a débloqué une garantie financière d’un montant de 7 milliards d’euros pour préserver les marges bénéficiaires de la banque de financement de PSA. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg doit se saisir de ce délai supplémentaire pour sanctuariser l’emploi des salariés de PSA et obtenir le maintien du site industriel de PSA Aulnay et ses 3 300 emplois !

Cette décision de justice est un encouragement à la mobilisation de tous les salariés et prouve que la machine à licencier de PSA peut être enrayée. Le parti communiste soutient pleinement les 450 salariés grévistes de PSA Aulnay et les 50 salariés intérimaires privés injustement de salaires par le lock-out de l’entreprise PSA d’Aulnay. La violence n’est pas dans la grève des salariés, mais dans l’attitude de PSA, qui persiste cruellement à programmer la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 et fait peser, sur les salariés et leurs familles, la brutalité sans pareille d’un lock-out.

Nous demandons, comme de nombreux salarié-e-s qui manifesteront à 14 heures devant le ministère du travail, l’adoption immédiate de la proposition de loi des sénateurs et députés communistes interdisant les licenciements boursiers et donnant de nouveaux droits d’intervention aux salariés sur la stratégie de leurs entreprises. Plutôt que la transposition d’un accord garantissant une flexibilité et une sécurité accrue pour le patronat, la proposition de loi défendue par les parlementaires communistes serait la pierre angulaire d’une inversion de la courbe du chômage en 2014.

Messages

  • "interdisant les licenciements boursiers" gnagnagna et on répète bêtement ce que racontent les mouvements petits-bourgeois

    Venant de Bramy grand apparatchik du 93 ex pdt du conseil général et cadre dirigeant du pcf ça ne surpendra personne

    alors faisons un peu d’éducation et soyons clairs

    parler de "licenciements boursiers" comme un perroquet c’est DEBILE
    ça n’a aucun sens ni du point de vue marxiste évidemment ni même (c’est là le plus drôle) dans le strict cadre de la légalité bourgeoise

    promouvoir les choses de cette manière c’est une façon comme une autre de servir la soupe à la bourgeoisie et de lui permettre de se défausser à bon compte

    Rappel pour ceux qui parlent de "licenciements boursiers" ou " d’interdire les licenciements dans les boîtes où on fait desp rofits " :

    Rappel : LES LICENCIEMENTS BOURSIERS N’EXISTENT PAS — (Claude Jacquin)  : " (...) Si, effectivement, tous les malheurs du monde s’expliquent par l’emprise de la finance sur le capitalisme réel, et si la financiarisation ne constitue qu’un détour malheureux dans l’épopée de l’économie de marché, alors oui, la question des licenciements commence et finit à la Bourse. Mais à supposer que l’économie concurrentielle puisse être débarrassée de sa « verrue financière », deviendrait-elle pour autant vertueuse ? C’est un peu la conclusion à laquelle invitent les discours actuels : la brutalité sociale du marché découlerait d’une sorte de dérèglement ou de pathologie économique — que chacun, naturellement, souhaite temporaire." (...) --- " (...) Envisager les licenciements sous le seul angle de la tyrannie des marchés se heurte à plusieurs contradictions. Nombre de grandes sociétés ne sont pas cotées. De plus, une pléthore de licenciements dans des entreprises de droit français résultent de la réorganisation de leur groupe, dont la cotation s’effectue hors de l’Hexagone, parfois même hors d’Europe. Quand des suppressions de postes font suite à des opérations de fusion-absorption, on devine l’intérêt final pour les actionnaires : cela revient-il à dire que l’opération vise, avant tout, à gonfler le cours du titre de la société en Bourse ? Dans des montages de type LBO (leveraged buy-out, ou acquisition par recours massif à l’emprunt), les licenciements n’ont, par définition, aucun lien immédiat avec la Bourse, puisque l’opération mobilise le capital non coté (private equity). Ces licenciements sont-ils pour autant moins scandaleux ?" ----
    "(...) Réduire la question des licenciements économiques à des accidents boursiers pourrait même s’avérer bien ironique. Prenons l’exemple d’une restructuration radicale visant à faire monter les cours de l’action d’un fleuron historique du capitalisme français menacé par une offre publique d’achat (OPA) étrangère et hostile. Dans le système économique actuel, il s’agit d’un des moyens possibles pour déjouer l’opération et, ce faisant, maintenir le « joyau industriel » en question dans le giron national : gageons que certains des partisans actuels de l’interdiction des licenciements boursiers s’abstiendraient alors de protester. Que dire encore des licenciements dans les entreprises de sous-traitance en cascade, parfois très éloignées du donneur d’ordre primaire, lequel décide pourtant du partage de la marge et n’hésite pas à étouffer ses fournisseurs ? Où s’arrêterait, dans ce cas de figure, l’estampille « boursière » attachée aux suppressions d’emplois ?" ---- " (...) Le seul moyen de ne pas sauver les uns en abandonnant les autres consiste à garantir à tous le maintien de leur salaire et de leur statut jusqu’au reclassement, par un système de sécurité et de transition professionnelle, avec des obligations de résultat, pris en charge par le secteur concurrentiel… et non par la collectivité. Un seul principe universel : que les salariés ne fassent pas les frais du pugilat que se livrent les entreprises pour le partage — à leurs dépens — de la richesse qu’ils créent." SOURCE
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/JACQUIN/47056

  • Attention ! le terme de "suspension " qui est au centre de l’article est pas du tout interessant pour les personnes concernées (les ouvriers de PSA) : "suspension" ça veut dire que ça continue à l’identique mais avec une simple pause, autrement dit le plan de licenciement de 8000 personnes est toujours valable. Vous faites pas avoir

  • Décision importante, n’importe quoi ! juste une décision de justice de classe qui tente ici d’enrayer un processus de lutte avec l’appui des collabos de gauche.