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PSA Aulnay : deux grévistes CGT licenciés pour faute lourde
Publie le vendredi 15 février 2013 par Open-Publishing3 commentaires
Alors que Michel Sapin a nommé ce jeudi un médiateur pour apaiser les tensions dans l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, le licenciement de deux grévistes CGT risque de remettre de l’huile sur le feu.
Nouvelle secousse dans l’affaire de la fermeture prochaine de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-bois en Seine-Saint-Denis. Deux ouvriers qui participent à la grève paralysant l’usine ont reçu ce vendredi 15 février leur lettre de licenciement à l’issue d’une procédure disciplinaire engagée par la direction, comme l’a indiqué la CGT. Un incident qui risque de compliquer la tâche de Marc Leray, nommé comme conciliateur dans cette affaire par le ministre du travail Michel Sapin qui l’a chargé du "rétablissement du dialogue dans l’usine". Contactée par l’AFP, la direction de l’usine n’a pas souhaité commenter.
Ces deux pères de famille de 33 et 40 ans "sont seulement syndiqués. Ils ont été licenciés pour faute lourde", a indiqué Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat CGT qui a appelé à la grève bloquant la production de l’usine depuis le 16 janvier, rejoint par SUD et la CFDT. Le site employant 2.800 CDI doit fermer en 2014 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration.
Un nouvel incident qui risque d’aggraver la situation déjà tendue
Cette grève dure, émaillée d’incidents dénoncés par la direction et d’autres syndicats, ne s’est pas arrêtée malgré l’avis favorable émis mardi par une majorité de syndicats du groupe automobile sur un projet d’accord autour des mesures d’accompagnement des ouvrier dans le cadre du plan social. "On va contester devant les prud’hommes", a indiqué M. Mercier, soulignant qu’il s’agissait "de participants actifs à la grève. Ils sont toujours grévistes, ils n’ont plus le droit de rentrer dans l’usine mais ils participeront à nos actions à l’extérieur".
"La direction est montée d’un cran dans la répression, elle monte la pression, mais ça n’a pas du tout l’effet escompté, car cela n’a que renforcé la détermination pour continuer la grève lundi", poursuit le délégué syndical CGT.
Au total, la direction a engagé des procédures disciplinaires contre sept grévistes, dont certains ont un mandat de la CGT. Six d’entre eux avaient été convoqués à un entretien préalable à licenciement, et un à sanction. Une enquête a par ailleurs été ouverte après que des huissiers eurent porté plainte pour "violences" commises par des grévistes sur leur personne, le 18 janvier dans l’usine. Dans ce cadre, au moins quatre personnes ont été entendues par la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis.






Messages
1. PSA Aulnay : deux grévistes CGT licenciés pour faute lourde, 15 février 2013, 20:37, par benoist
Valls, le Jules Moch aux petits pieds, doit assurer l’ORDRE, face aux casseurs, sûr qu’il va embastiller la famille Peugeot, Mittal et .. ah non ?
Les casseurs sont ceux qui produisent les richesses !
Point.
Il est évident que les puent-la-sueur d’Aulnay, de Mittal et autres, selon notre petit Jules sont les casseurs.
Nous avons viré Sarko en 2012, reste la bande de voyous qui lui a succédé à éjecter en ..., non, avant, en particulier, un catalan de Barcelone, mis bas en 1962, qu’il rejoigne ses potes franquistes
1. PSA Aulnay : deux grévistes CGT licenciés pour faute lourde, 15 février 2013, 22:57, par Paco NPA
Les origines catalanes de Valls ont s’en fiche.
C’est un chien de garde du MEDEF. Point barre.
Qui ne voit nulle violence dans le déploiement régulier de la milice PSA en uniforme noir, avec leurs pompes à la rangers, leurs regards haineux sur les manifestants, leurs désirs manifestes d’un "incident" qui leur permettrait d’en découdre aux portes de l’usine d’Aulnay.
Sociétés de "vigiles", ramassis de beaufs fascisants et de jeunes à la dérive shootés au culte du surmoi violent.
Et qui vu de près font penser aux hordes barbares qui portaient des chemises brunes en Allemagne, noires en Italie et bleues en Espagne.
Charmante compagnie pour le social-Valls.
Pour en revenir à l’article...
Devant la multiplication de la criminalisation et des sanctions contre ceux qui luttent, à un moment donné, on (le mouvement ouvrier et progressiste) prend un cas et on en fait une question centrale et nationale. Ce qui en cas de victoire servira à tous les autres.
L’affaire d’ Aulnay me parait être le cas à saisir.
D’autant plus que PSA la joue "fine" (ils commencent par virer les 2 qui n’ont pas de mandats syndicaux) et que le directeur de PSA vient d’annoncer que si la situation ne redevient pas "normale", il fera appel aux flics "officiels".
2. PSA Aulnay : deux grévistes CGT licenciés pour faute lourde, 16 février 2013, 09:48, par jaja
face à la guerre patronale, les socialistes appellent à la modération des salariés....
rien de nouveau !
face à la propagande inouie dans les teles, les journaux, internet, partout sur tous les medias, je pense que paco a raison : au dela de toutes les divergences, le mouvement de l’émancipation sociale dans son ensemble devrait prendre un cas et en faire LE symbole d’une lutte à mort contre la criminalisation des luttes
ET quel meilleur symbole que de défendre un SIMPLE syndiqué et pas un délégué, histoire de couper court à la propaganda.
malheureusement, les boutiques ( trotskistes, anars , p"c", fdg, ..... ) sont plus importantes que de contrer la guerre patronale
rien de nouveau, non plus !
pour amorcer un tel mouvement, il faut qu’une orga se lance et qu’elle choisisse comme emblème un gars/une fille qui n’est pas proche.