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Portugal - Du passé faisons table rase !

Publie le dimanche 3 mars 2013 par Open-Publishing
16 commentaires

Portugal. 500 000 manifestants contre l’austérité !
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Portugal.-500-000-manifestants-contre-l-austerite_55257-2169201_actu.Htm

Une marée humaine a déferlé samedi sur le Portugal, Lisbonne en particulier, à l’appel d’un mouvement citoyen apolitique qui a réalisé ainsi une mobilisation exceptionnelle contre les mesures d’austérité, exigées par les créanciers du pays, sous assistance financière.
Ce jour là les responsables des centrales syndicales étaient partis à la pêche !!!

Messages

  • Je ne suis pas sûr , comme vous le dites que ce mouvement citoyen soit apolitique. Qu’il ne se revendique d’aucun parti ou syndicat , Ok mais de là à penser que les participant soient apolitique , c’est un pas que je ne franchirais pas.
    Et puis pourquoi dans la dernière phrase de votre post egratigner les centrales syndicales ?

    • Parceque qui a publie cet commentaire c’est une militante de droite que on connais bien ici sur Bellaciao... Bref faut pas se scandaliser si les modérateurs vont la renvoier du proviens... voir la poubelle...

    • Ce jour là les responsables des centrales syndicales étaient partis à la pêche !!!

      Et oui le syndicat a la pêche... Bizzare d’article "apolitique" répète plusieur fois... Par contre la chanson chanté c’est l’hymne de la Révolution des Oeillets de 1974 qui a permis l’instauration de la démocratie....« Grândola Vila Morena »

      Et on doit attendre la dernière phrase pour mieux comprendre la manipulation de "Quest France" via la AFP qui veux faire la propagande pour les idée populiste...

      "A Lisbonne, le défilé a été d’autant plus important que de nombreux militants du principal syndicat portugais, la CGTP, y ont participé."

      Et oui on parle "des militants du principal syndicat portugais" comme pour dire que le syndicat lui même n’a pas participé.... Pffffff

  • Des masses considérables de 500 000 à 800 000 à Lisbonne et des manifs dans plusieurs dizaines de villes contre l’austérité, à l’appel d’un comité "que se lixe a troika", et des témoignages de la communauté portugaise un peu partout (comme par exemple à Budapest).

    Les masses sont nerveuses et en rage en Europe du sud et de l’est, cherchent à repousser les agressions capitalistes, à bousculer les édifices institutionnels, sans organisations à hauteur de leur disponibilité et leurs espérances.

    La rage face aux agressions de la classe prédatrice
    La rage face aux partis de l’arc institutionnel
    La rage face à l’appareil d’état de l’UE

    La référence au 25 avril 74, omniprésente dans les manifestations, comme jamais, existe par son espérance libératrice mais se double là d’un désir de coup de pied libérateur dans la fourmilière de l’édifice institutionnel tel qu’il est.
    La chanson Grândola Vila Morena, jamais autant chantée dans les rues portugaises exprime bien ce sentiment double.

    Cette chanson fut reprise à Madrid il y a une semaine en façon orchestrale lors d’une démonstration de force de la rue.

    Un (nouvel) avertissement en Europe du Sud sur la colère des masses (Bulgarie, Slovénie, Croatie, Macédoine, Grèce, Italie, Espagne, Portugal,...).

    ... et du problème du manque d’organisation des masses pour se présenter candidates au pouvoir avec une démocratie sortie et controlée par leurs rangs.

  • C’était bien une manif de gauche !
    Pourquoi ? Parce qu’on n’emploie pas "le million" !
    C’est réservé à la droite !
    La droite commence ses manifs à un million ! La gauche n’y a pas droit !
    Bon, après on peut parler de complots, de révisionnisme, mais là 500 000 (c’est peu) à Lisbonne, plus Porto, 400 000 et tous les autres lieux, y a bien eu 100 000 autres non ? Mais non, les portugais n’auront le droit au million que s’ils vont prier à Fatima, là çà commence à un million, nananère !

  • tout est politique ;Méfions nous des gens qui se disent apolitique .

    Maintenant que l’on ne se reconnaissent dans aucun parti ni aucun syndicat
    c’est un autre débat.

    t.y

    • Pour éviter toute ambiguïté qui a poste cet article n’est pas "apolitique" mais militante d’un parti politique de droite le U. P. R. !!!

    • Quand les manifestants entonnent la chanson Grândola Vila Morena, je peux vous dire que c’est très politique.

      Il fallait se trouver au Portugal en 74, et voir ce peuple en mouvement. J’y étais début août 1974, inoubliable.

      Et maintenant, on fait quoi en France .... nos amis Portugais, Espagnols, nous montrent la voie, nos conditions de vie sont très peu différentes, alors ?

    • Les articles sérieux confirment les données de Copas :
      Pour info deux articles
       http://alencontre.org/divers/portugal-15-million-contre-la-troika-et-le-gouvernement-de-droite.html

       ‎http://www.pauljorion.com/blog/?feed=rss2

      Et la traduction de la chanson, tellement politique et d’actualité qu’elle est reprise même dans les manifs de masse en Espagne.

      Zeca Afonso

      Octobre 1971

      Grândola, ville brune Terre de fraternité
      Seul le peuple ordonne
      En ton sein, ô cité
      En ton sein, ô cité
      Seul le peuple ordonne
      Terre de fraternité Grândola, ville brune
      À chaque coin un ami
      Sur chaque visage, l’égalité
      Grândola, ville brune
      Terre de fraternité
      Terre de fraternité Grândola, ville brune
      Sur chaque visage, l’égalité
      Seul le peuple ordonne
      À l’ombre d’un chêne vert
      Dont je ne connaissais plus l’âge
      J’ai juré d’avoir pour compagne
      Grândola, ta volonté
      Grândola, ta volonté
      J’ai juré de l’avoir pour compagne
      À l’ombre d’un chêne vert
      Dont je ne connaissais plus l’âge

    • Elle fut considérée par le régime Salazar, comme ""exaltant les idées communistes"", et censurée.
      Le 25 avril 1974, à minuit quinze, cette chanson fut diffusée à la radio portugaise Radio Renascença et servit de signal pour commencer la Révolution des œillets et à la restauration de la démocratie au Portugal.

      Grândola, vila morena

      Terra da fraternidade
      O povo é quem mais ordena
      Dentro de ti, ó cidade

      Dentro de ti, ó cidade
      O povo é quem mais ordena
      Terra da fraternidade
      Grândola, vila morena

      Em cada esquina um amigo
      Em cada rosto igualdade
      Grândola, vila morena
      Terra da fraternidade

      Terra da fraternidade
      Grândola, vila morena
      Em cada rosto igualdade
      O povo é quem mais ordena

      À sombra duma azinheira
      Que já não sabia a idade
      Jurei ter por companheira
      Grândola a tua vontade

      Grândola a tua vontade
      Jurei ter por companheira
      À sombra duma azinheira
      Que já não sabia a idade

  • Cette version en public, superbe, et poignante, date de 1974 précisément, avec "Zeca".

    http://www.wat.tv/video/video-jose-afonso-grandola-jjzi_2glsv_.html

  • (copier/coller d’un poste que j’ai mis ailleurs suite à une intervention d’un membre de la FASE qui disait "et nous on la fait quand notre chanson ?" après la publication de l’article de l’Humanité).......

    Bom dia ! Pour "préparer notre chanson", il faudrait que nos luttes soient menées, ne serait-ce qu’en partie, de la même manière que celles qui ont été forgées, alors, là-bas, de Braga à Lisboa à Coimbra, à Porto, à Faro..., avec obstination, détermination, et une très forte participation des communistes et des révolutionnaires, y compris dans la prison le sang et les larmes...On ne peut pas brandir le "modèle" de la "Revolução dos Cravos" en faisant abstraction de tout cela, en faisant abstraction aussi du cadre de la (parfois armée) lutte anti-coloniale , du service militaire obligatoire (4 ans et demi ans à la fin !!) en Angola, au Mozambique.... , des arrestations arbitraires et des tortures de la terrible PIDE, etc... de la mobilisation politisée d’une partie de la jeunesse et de l’immigration du travail portugaise (revoir les bidonvilles des années 70 en France ici, dont une bonne partie était occupée, notamment à Nanterre, par des Portugais littéralement "en fuite" pour des raisons économiques mais aussi politiques - même si on le voit dans ce reportage de 1969, le point de vue sur la guerre n’était pas clair chez tous les travailleurs voir ici par exemple sur l’INA), mobilisation aussi de plus en plus importante dans le partage des idées marxistes, clairement revendiquées à l’époque, y compris à l’équivalent du PS à qui finalement échouera le pouvoir (et on sait pourquoi malheureusement et le rôle et les erreurs, voire, les choix du PCP à l’époque n’y sont pas pour peu).

    Mais aussi, sans cacher l’autre face de ce renversement, qui n’a été rendu possible et de cette manière (sans trop de violence-s-), que parce que les gouvernants ont fait des erreurs, ET surtout, qu’il y a eu de violentes contradictions entre différentes fractions de la bourgeoisie et de ses appareils d’Etat (notamment, et justement, au sein de l’Armée cf le MFA) - Comme son nom ne l’indique pas, cette "révolution" - on devrait dire sans doute aujourd’hui plus justement ,ce "renversement de régime" - n’a pas été un chemin bordé de fleurs.

    Notre responsabilité de militants ici et au Portugal est de ne pas trahir, et de ne pas travestir.

    (Et puis c’est le moment de relire les textes de Poulantzas sur l’analyse, juste, peu entendue à l’époque, sur la "révolution" portugaise...)

    Viva Portugal ! Viva Revolução !

    LL

    • J’ai toujours considéré que dans ce pays, lorsqu’on se dit "apolitique" c’est que l’on est de... droite.

      Pour ce qui concerne le collectif "que la troîka aille se faire..." autant lire le texte de l’appel (voir ci-dessous).

      Clair dans le refus de l’austérité, de la marchandisation, du racisme...
      Avec le même problème que des mouvements du même type en Europe.

      Dire "un autre monde est possible" bien sur : mais lequel ?
      Pas un modèle clé en main mais quelques mesures clés de rupture : refus de payer la dette, service bancaire unique, satisfaction des besoins sociaux...

      La définition par ces mouvements de ces mesures est l’enjeu de la période qui vient.
      Le texte donc :

      En septembre, octobre et novembre dernier nous avons rempli les rues et montré clairement que le peuple s’oppose aux mesures austéritaires et destructrices imposées par le gouvernement et ses alliés du Fond Monétaire International, de la Commission Européenne et de la Banque Centrale Européenne – la troika. Après la défaite des modifications sur la TSU (taxe sociale unique), immédiatement, d’autres mesures, encore plus graves, sont apparues. Le budget pour 2013 et les nouvelles propositions du FMI, conspirées avec le gouvernement, sont des coups de feu contre le Droit du travail, contre les services publics, contre l’Ecole Publique et le Service National de Santé, contre la Culture, contre tout ce qui nous appartient de droit, et qui atteignent chacune et chacun de nous en plein cœur. D’autre part ce sont le chomage et la précarité, l’immigration, la vente en solde des entreprises publiques qui s’accroissent, tandis que l’on réduit le coût du travail.

      Nous ne supportons plus le vol ni l’agression.

      Nous nous indignons des coupes dans les retraites, de la menace de licenciement, de chaque poste de travail détruit. Nous nous indignons de la fermeture des épiceries, des restaurants, des magasins et des cafés de nos quartiers. Nous nous indignons de la fermeture de mairies, de centres de santé, de maternités, de la dégradation des écoles, devenues de plus en plus pauvres. Nous nous indignons du surgissement de nouveaux impôts, déguisés en taxes, péages, droits d’inscriptions scolaires… Nous nous indignons quand ceux qui ont mal géré ce qui est à nous tous décident de privatiser des biens qui appartiennent à tout le monde – eau, mers, plages, territoire – ou bien des équipements pour la construction desquels nous avons contribué au long des années – réseau électrique, aéroports, hôpitaux, poste. Nous nous indignons de la dégradation quotidienne de notre qualité de vie. Nous nous indignons de l’augmentation des prix du pain et du lait, de l’eau, de l’électricité et du gaz, des transports publics. Nous nous révoltons quand nous apprenons qu’un ami de plus est obligé de partir, qu’une famille de plus a perdu sa maison, qu’un enfant de plus a faim. Nous nous révoltons de voir le racisme et la discrimination augmenter. Nous nous révoltons de savoir qu’un citoyen de plus a renoncé à la vie.

      Tout ça c’est la troika : un gouvernement non élu qui décide de notre présent et conditionne notre avenir. La troika condamne les rêves à mort, le futur à la peur, la vie à la survie. Ses objectifs sont clairs : augmenter notre dette, appauvrir la majorité, enrichir une minorité, anéantir l’économie, réduire les salaires et les droits, détruire l’Etat social et la souveraineté. Le succès de ses objectifs dépend de notre misère. Si, avec la destruction de l’Etat social, la troika assure le financement de la dette et, par conséquent, ses profits, avec la destruction de l’économie elle assure un pays continuellement dépendant et endetté.

      Le 25 février les dirigeants de la troika, en connivence avec le gouvernement, débuteront une nouvelle période d’évaluation de notre pays. Pour celà ils ont besoin de notre collaboration et nous ne la leur donnerons pas. Parce que nous ne croyons pas aux faux arguments qui affirment que si nous sommes “sages” les marchés seront généreux. Nous refusons de collaborer avec la troika, avec le FMI, avec un gouvernement qui ne sert que les intérêts de ceux qui payent désormais moins pour le travail, des banques et des banquiers, de la dictature financière des marchés internationaux. Et nous résistons. Nous résistons parce que c’est la seule façon de préserver notre dignité et notre vie. Nous résistons parce que nous savons que ce qui nous est présenté comme inévitable est en vérité non viable et donc inacceptable. Nous résistons parce que nous croyons à la construction d’une société plus juste.

      A cette vague qui détruit tout nous opposerons la vague géante de notre indignation et le 2 mars nous remplirons à nouveau les rues. Nous exigeons la démission du gouvernement et que le peuple soit appelé à décider sur sa vie.

      Unis comme jamais, nous dirons “ça suffit”.

      A tous les citoyen, qu’ils soient dans un parti ou non, employés ou non, qu’ils aient de l’espoir ou non, nous appelons à ce qu’ils nous rejoignent. A toutes les organisations politiques et militaires, aux mouvements civiques, aux syndicats, partis, collectivités, groupes informels, nous appelons à ce que qu’ils nous rejoignent. Du nord au sud du pays, dans les îles, à l’étranger, prenons les rues !

      QUE LA TROIKA AILLE SE FAIRE FOUTRE. C’EST LE PEUPLE QUI COMMANDE !