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Seuls 30 enfants sur les 80 du squat de Pacé ont été relogés. (Ouest-France)

par Yann Bourhis

Publie le vendredi 4 janvier 2013 par Yann Bourhis - Open-Publishing

Des enfants, des personnes sont à la rue alors que des logements publics sont vides. Voici un reportage dans lequel je suis le premier intervenant :
http://bretagne.france3.fr/2012/12/10/que-deviennent-les-familles-du-squat-de-pace-162043.html et un courrier de ma part :
Monsieur le Procureur de la République,
Depuis quelques années, la ville de Rennes est le théâtre d’un jeu du chat et de la souris entre les autorités et les migrants. Ceux d’entre eux qui sont en situation régulière ont le droit à un logement, en échange ils n’ont pas le droit de travailler jusqu’à la décision finale concernant leur accueil ou non en France.
Malheureusement, ce droit n’est trop souvent pas appliqué malgré des logements publics disponibles : dans mon collège, il y a un logement de fonction vacant.Des militants grappillent au coup par coup des logements pour des familles en grande détresse mais l’histoire se répète et les autorités poursuivent cyniquement leur jeu de cache-cache avec nos élèves, des enfants qui sont, de ce fait, contraints de dormir dehors dans le froid.

Je pense faire intervenir un huissier pour constater la vacance de logements publics (logements de fonction dans les établissements scolaires et bien d’autres dans les diverses administrations..) et médiatiser ce constat pour interpeller les autorités.

Mais je vous prie, respectueusement, d’effectuer la démarche de rappeler Le Droit aux autorités qui se défaussent trop souvent provoquant ainsi des souffrances considérables pour mes élèves et leurs familles.
Je rappelle que la ministre du logement Mme Cécile Duflot a ordonné que l’on mette tout le monde à l’abri pour cet hiver et a même interpellé l’église pour qu’elle mette à disposition ses logements vacants.

Pour finir, il serait d’intérêt général de proposer les lois suivantes :
 interdiction de laisser vacants des logements publics tant que des personnes sont à la rue,
 interdiction de laisser vacants des logements privés tant que des personnes sont à la rue. (cela permettrait aussi de faire baisser les prix des loyers)

Je compte sur votre intervention et votre implication pour défendre l’intérêt général et celui des plus fragiles d’entre nous,

Bien cordialement,
Yann Bourhis (professeur à Rennes)

PS : Une avocate m’a déconseillé de porter plainte seul contre les autorités locales et nationales aux motifs suivants :
 non application de la loi,
 entrave à l’application de la loi,
- mise en danger délibérée de personnes fragiles