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Souvenir d’un Camarade de ma MOI...
Publie le jeudi 21 février 2013 par Open-Publishing5 commentaires
Henri Krasucki, né Henoch Krasucki le 2 septembre 1924 à Wołomin dans la banlieue de Varsovie en Pologne et mort le 24 janvier 2003 à Paris, syndicaliste français, ancien secrétaire général de la CGT. Résistant, il fut membre actif de la section juive des FTP-MOI pendant la Seconde Guerre mondiale.
En août 1939, le PCF est interdit par le gouvernement à la suite de la signature du pacte germano-soviétique. Isaac Krasucki doit plonger dans la clandestinité. Son fils a quitté l’école. En 1940, quand les Allemands entrent à Paris, il travaille dans une usine de Levallois, comme ajusteur. Il a quinze ans. À la fin de l’année 1940, Henri intègre les Jeunesses communistes dans la section juive de la Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) du Parti communiste dans le 20e arrondissement.
Il a d’abord des responsabilités dans son quartier, puis à l’échelon de son arrondissement, et enfin en 1942 au niveau de la région parisienne. À la suite du premier coup de feu du Colonel Fabien, le 21 août 1941, qui marque le début de la Résistance armée des communistes français, il prend sa part de risques : sabotages, lancement de tracts depuis le métro aérien, actions militaires.
Le 20 janvier 1943, son père est arrêté pour sabotage et interné à Drancy ; il est le 9 février à Birkenau et gazé dès son arrivée le 13 février.
Sous le pseudonyme de « Mésange » (une houppe de cheveux noirs coiffant alors son jeune visage émacié), Henri Krasucki, dit également « Bertrand », s’occupe des cadres et du recrutement des jeunes avec sa compagne Paulette Sliwka[3].
Arrêté le 23 mars 1943, à 7 h 15, à la sortie de son domicile, comme sa mère et sa sœur, il est torturé pendant six semaines parfois devant sa mère, mais il ne lâche rien. Les Français de la Brigade spéciale no 2 des Renseignements généraux le livrent à la Geheime Feldpolizei, qui l’enferme à Fresnes, où il demeure privé de tout contact, dans le quartier des condamnés à mort. Puis c’est Drancy. Il y retrouve ses camarades, Roger Trugnan et Samuel Razynski, dit « Sam ».
À la mi-juin, c’est le départ. Les jeunes manifestent dans le camp. Roger Trugnan raconte : « Nous chantions la Marseillaise et les gendarmes tapaient sur celles et ceux qui chantaient. » Son convoi depuis Drancy, le numéro 55, du 23 juin 1943, déportait 1 002 juifs, dont 160 enfants de moins de 18 ans, transportés dans des wagons à bestiaux. Deux jours et une nuit plus tard, ils arrivent à Birkenau, annexe d’Auschwitz. Seules 86 personnes de ce convoi ont survécu à la Shoah.
Henri et ses camarades sont affectés au camp annexe de Jawischowitz. Ils travaillent à la mine, seize heures par jour, avec la faim, les coups, et la crainte d’être malade, qui signifie la mort. Mais aussi la résistance. Aussitôt arrivés, Henri, Roger, leur copain Sam ont cherché le contact. Ils continuent la lutte derrière les barbelés. Ils la continueront jusqu’au bout. Jusqu’à Buchenwald, où ils sont évacués en janvier 1945 - la terrible « marche de la mort ». Là, épuisés, ils sont pris en charge par l’organisation de Marcel Paul et du commandant Mannès.
Ils participent à l’insurrection du camp : « J’avais un vieux chassepot, raconte Roger, Henri avait un bazooka ! » (il faut faire la part des déformations de la mémoire : le Chassepot, fusil français de 1870, n’était pas courant en Allemagne ; et on ne s’improvise pas tireur au bazooka).
Henri Krasucki en revient le 28 avril 1945, « juste à temps pour manifester le 1er mai », comme il dira avec humour. Le lieutenant Krasucki, au titre des FTPF de Charles Tillon, travaille comme ouvrier métallo dans diverses usines de la métallurgie.
Henri Krasucki prit en charge Simon Rayman (le petit frère de son meilleur ami Marcel Rayman fusillé le 21 février 1944 par les nazis) qui se retrouve sans famille après que sa mère fut gazée dès son arrivé à Auschwitz, et s’en occupe comme d’un frère.





Messages
1. Souvenir d’un Camarade de ma MOI..., 21 février 2013, 21:15
Là, épuisés, ils sont pris en charge par l’organisation de Marcel Paul et du commandant Mannès.
Mon père qui avait été placé par l’orga communiste du Camp au Revier, (L’infirmerie), du Petit Camp de Büchenwald, se rappelait de l’arrivée des rescapés de la Marche de la Mort, ainsi que de l’aide exemplaire que le CEDIF, (Le Comité de Défense interne des déportés Français), dirigé par Marcel Paul, leur avait apportée peu avant l’insurrection interne.
Pour l’identification du matériel il s’agit probablement d’un "Mauser K98" à répétition et pas d’un "Chassepot", (Avant-guerre tout fusil de guerre était catalogué "Chassepot" ou "Lebel" chez les civils en France), mais le "bazooka", (Le vrai "Bazooka" est d’origine US), était certainement un "Panzerfaust" allemand, ancêtre du "RPG" russe actuel. Et y a pas besoin d’une grosse formation pour pouvoir le servir.
Faut excuser les camarades d’alors, mais la plupart n’avaient aucune formation militaire. D’autant plus qu’en 39 lors de la Mobilisation ils ont pas été mobilisés, mais arrêtés par Daladier, en tant qu’alliés des Allemands suite au Pacte Germano-Soviétique.
C’est bien de parler de Krasu et de rappeler son image. C’est quelqu’un qui mérite qu’on ne l’oublie pas, surtout avec ce qui se passe en ce moment.
Lui et ce qu’il a fait pour la Classe ouvrière et contre le Nazisme.
G.L.
2. Souvenir d’un Camarade de ma MOI..., 21 février 2013, 21:27, par l’ankou
Grand Monsieur qu’était ce camarade ............Il n’a pas eu l’homage qu’il méritait ...peut etre ne rentrait-il pas dans le moule stalinien ?.....
1. Souvenir d’un Camarade de ma MOI..., 22 février 2013, 11:21, par A.C
C’est pénible !
Ne pas savoir traiter un seul sujet sans un besoin d’(an)-coup ..bas
Marcel Paul aux oubliettes par les siens, parce que non stalinien, puisque grand monsieur" ?
Putain..faut essayer stp d’en finir avec l’insulte globalisante et le négationnisme de ce type, que j’ose espérer simplement d’ignorance del’Histoire du mouvement ouvrier.
Tiens .juste pour ceux qui risqueraient s’imaginer que Marcel Paul a été plus ou moins mis à l’écart ou victime des purges..
Marcel Paul, inventeur social
Source : http://www.humanite.fr
Par Michel Etiévent, écrivain (*)
(*) Auteur de Marcel Paul, Ambroise Croizat, chemins croisés d’innovation sociale (disponible 520, avenue des Thermes, 73600 Salins-les-Thermes. 25 euros + 5 euros de port).
2. Souvenir d’un Camarade de ma MOI..., 23 février 2013, 13:58
T’engatses pas Alain...
Je ne pense pas que la volonté de l’Ankou allait jusqu’à de pareilles embrouilles.
Parce que de toute façon, s’il s’agit d’une position de "soutien" en 1945 et durant la Guerre, TOUS les COMMUNISTES étaient "staliniens". Y compris Marcel Paul, mes géniteurs et même après-guerre moi-même dans mes très jeunes années. Et même les propres victimes de Staline qui bien souvent sont mortes sans avoir compris d’ou ça venait.
Et parce que Staline et l’URSS incarnaient le Socialisme réel pour tout le Mouvement internationaliste révolutionnaire Mondial ainsi que la victoire sur le Nazisme.
Si on parle de "stalinisme" en tant que "éthique politique" c’est autre chose. Car personne en France et dans l’ensemble du Monde, sauf peut-être ceux qui en souffraient en URSS, (Et encore je pense qu’ils n’avaient pas réellement défini par manque de recul de quoi il s’agissait), n’imaginait alors de quoi il retournait vraiment.
Alors ceux qui ont toujours le mot"stalinien" à la bouche ne savent en majorité pas de quoi ils parlent ; et surtout y collent leur propre vision fantasmatique façonnée par ceux qui s’en servent pour tenter de discréditer les Mouvements révolutionnaires.
Tant pour ceux qui soutiennent le concept que pour ceux qui s’en servent de repoussoir.
Bizz.
G.L.
3. Souvenir d’un Camarade de ma MOI..., 23 février 2013, 19:09, par gil
le 23 Juin 2005
politique
Rendez-vous place Henri-Krasucki
Ce jeudi à 17 h 30, une place du quartier parisien de Belleville reçoit le nom d’une figure de la Résistance et de la déportation, du mouvement syndical et du Parti communiste
http://www.humanite.fr/node/118625