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dépendance les personnes âgées ne sont pas des marchandises Les maisons de retra

par MARTINE LOZANO

Publie le vendredi 18 janvier 2013 par MARTINE LOZANO - Open-Publishing
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dépendance les personnes âgées ne sont pas des marchandises
Les maisons de retraite : maltraitance, sous-effectifs – et des profits !

le cas de la dame de 94 ans expulsée de sa maison de retraite, pose le problème de la prise en charge des personnes âgées dans la société. On apprenait selon le journal la montagne que la dame âgée de 94 ans avait été expulsée de sa maison de retraite des Hauts-de-Seine pour cause de loyers impayés.
Dans la même logique, un SDF de 72 ans avait été mis à la rue presque nu de l’hôpital et déposé dans la rue sans son fauteuil roulant, c’était le 31 décembre 2012.

On peut citer parallèlement la baisse des pensions qui dégrade les conditions de vie des retraités , la réforme sur la retraite, l’allongement du nombre de trimestres pour obtenir un départ à taux plein à la retraite, la difficulté d’accéder aux soins , aux loisirs et à un âge plus avancé, la difficulté de payer une maison de retraite lors de la dépendance.

De plus en plus de personnes âgées n’ont pas les moyens de payer une maison de retraite et le coût moyen serait de 2000 EUROS VOIR PLUS.,alors que la prise en charge des personnes âgées devraient être assurée par un service public et non des établissements privés qui font des profits sur le dos des personnes âgées.

Si le vieillissement de la population et le doublement du nombre de personnes âgées de 85 ans et plus (une population fragilisée) constitue un progrès dans une société, cette situation ne doit pas se régler par le transfert vers des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens car que la dépendance et l’affaire de tous et doit dépendre d’un grand service public organisé.
L’Etat doit s’engager réellement dans le cadre du Plan solidarité grand âge. . Qui peut se payer une maison de retraite ?
Selon une enquête récente réalisée par TNS Sofres. 14 % seulement des personnes dépendantes peuvent se payer une maison de retraite dont le prix moyen est de 2 200 euros par mois.
Rappelons que la retraite moyenne est de 1500 pour les hommes et entre 800 et 1200 pour les femmes.
En ce qui concerne les familles c’est l’inquiétude car 52 % des familles se disent incapables de payer pour leurs parents.

De plus une enquête récente met en évidence la mauvaise presse des maisons de retraite.
Rappelons que La Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées ,avait révélé une recrudescence des maltraitances des adultes âgés. Pendant longtemps, cette maltraitance avait été sous-estimée, ainsi que la place de vie de nos aînés.
L’affaire de la maison de retraite à Bayonne avait relancé la question de la maltraitance des personnes âgées. Rappelons qu’ on y avait découvert que les pensionnaires recevaient des coups, étaient sous alimentés et privés d’hygiène.
Selon Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), « il y a un mépris dans nos sociétés occidentales pour les vieux, surtout lorsqu’’ils sont affaiblis, handicapés ou malades » (L’Humanité)).

la SOUFFRANCE se banalise chez les personnes âgées

le journal humanité relatait la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées dans certaines maisons de retraite. 50 % des personnes âgées hospitalisées et 30 % des résidents des maisons de retraite sont mal nourris. En effet, à la source on trouve une accumulation d’inattentions s’apparentant à des maltraitances : préjugés alimentaires qui conduisent à la prescription de régimes trop sévères, horaires inadaptés (repas parfois servi à 17h30), effet anorexigène de la distribution des médicaments, etc. Des patients handicapés ont des difficultés pour mastiquer, ce qui conduit à un effet buccal déplorable. Des dentistes pourraient pourtant facilement intervenir en amont. Quand on rentre dans la peau d’une personne âgée, « on perd ses repères, S’asseoir dans un fauteuil pour nouer ses chaussures, descendre un escalier, ouvrir une boite de médicament, décapsuler un comprimé, se coiffer, tous ces gestes simples deviennent difficiles voire impossibles. »

Ces violences peuvent prendre des formes différentes, allant de la violence physique (des coups, brûlures ou ligotage), morale (un langage irrespectueux) ou encore matérielle (escroqueries diverses) à de la négligence active ou passive. Selon une étude récente, les lieux identifiés de maltraitance seraient à 38 % les institutions, 13% les foyers. Cette violence touche les personnes vulnérables : les enfants et adultes handicapés et les personnes âgées. De plus le manque de ressources des familles va amener ces dernières à préférer le maintien à domicile de leurs parents. Plus de 83% des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77% qu’ on y met ses parents à contrecœur, par un choix contraint. (Mouroirs)
selon .Romain Kosellek
"La mère de Madame F. est dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) depuis moins de 5 mois. Déjà, elle est amaigrie, affaiblie. Entrée fortement dépendante, ses difficultés d’expression et de compréhension empirent. Depuis peu, elle est devenue incontinente. Elle est victime, comme des milliers de personnes dépendantes (personnes âgées, handicapés, malades mentaux...) de « maltraitance passive » – ou maltraitance ordinaire"

"Madame F. a contacté un journal après que l’assistante de vie qu’elle a embauchée pour prendre soin de sa mère (en complément du personnel de l’établissement) l’a retrouvée par terre baignant dans son urine. La maltraitance passive se décline de diverses manières : brutalité lors des toilettes,faute de temps, hygiène insuffisante, paroles humiliantes, dénutrition liée à l’absence d’aide lors de la prise des repas, infantilisation, ou encore soins forcés."

LA SOLUTION SERAIT DE REVALORISER LES EMPLOIS

Mais plutôt que d’embaucher davantage de personnes qualifiées, ce qui ferait baisser la rentabilité de l’établissement, les emplois sont dévalorisés , exercés sans réelle formation, Il faut donc valoriser les emplois, améliorer les revenus et les conditions de travail, car aujourd’hui on banalise la souffrance chez le personne hospitalier comme on banalise la souffrance chez les personnes âgées .
Un rapport récent met en exergue un certain nombre de facteurs Conduisant à de la souffrance chez le personnel hospitalier . Il s’agirait de l’Individualisation, de la perte des collectifs de travail, de l’intensification du travail, Ces facteurs s’observent de plus en plus dans les hôpitaux.

Si on interroge le personnel hospitalier ,ces employés se déclarent " vidés ", La souffrance du personnel se répercute sur l’organisation du travail et le fonctionnement de l’hôpital par de l’absentéisme et turn-over ainsi que des accidents du travail et de la dégradation du climat social ; . . On voit même des infirmières fuyant leur travail… car la charge de travail ayant été augmenté le travail s’effectue comme un robot et le côté humain disparait. Le stress est particulièrement présent chez les soignantes, pour des raisons de surcharge de fatigue, Le secteur de la santé n’est pas épargné PAR LE harcèlement moral , FORME DE MANAGEMENT ;

Si le degré de civilisation d’une société se mesure à ses engagements envers les plus vulnérables, il est plus que temps de s’intéresser à ce problème pour le résoudre le plus rapidement possible.Les maisons de retraite : maltraitance, sous-effectifs – et gros profits !

MARTINE LOZANO MILITANTE ASSOCIATIVE

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