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jour de carence fonctionnaire

Publie le jeudi 21 février 2013 par Open-Publishing
4 commentaires

Lebranchu abroge le jour de carence des fonctionnaires

Mots clés : Fonction publique, Marylise lebranchu
Par lefigaro.fr Mis à jour le 21/02/2013 à 00:03 | publié le 20/02/2013 à 23:45 Réactions
La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.
La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Crédits photo
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La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, annonce que le gouvernement proposera la suppression du jour de carence des fonctionnaires dans le prochain budget, car c’est une mesure « injuste, inutile, inefficace et humiliante ».

Un geste en faveur des fonctionnaires au moment où leurs augmentations salariales sont gelées et où Matignon s’apprête à envoyer aux ministères leurs lettres de cadrage budgétaire avec pour consigne de faire des économies. Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, a annoncé aux syndicats de fonctionnaires l’abrogation de la journée de carence qui avait été instaurée par le gouvernement précédent. Celle-ci privait de toute rémunération les fonctionnaires dès le premier jour d’arrêt maladie, notamment dans le but de réduire l’absentéisme. « Une mesure injuste, inutile et inefficace », a jugé la ministre dans un communiqué diffusé tard, mercredi soir. « Injuste » car, dans le privé, deux tiers des salariés bénéficient d’une prise en charge des jours de carence, argumente le ministère. « Inutile » car l’absentéisme ne serait pas plus important chez les fonctionnaires que chez les salariés du privé. « Inefficace », enfin, car, affirme le ministère, la non-rémunération du premier jour de congé maladie n’aurait pas d’effet sur l’absentéisme.

La mesure prise par le gouvernement Fillon aurait permis une économie annuelle de 60 millions d’euros seulement, alors que le double était escompté, indique une source gouvernementale. Quant au financement de l’abrogation du jour de carence, elle coûterait moins de 0,1% de la masse salariale de la fonction publique.

Les services de Marylise Lebranchu ne nient pas l’existence d’arrêts abusifs. Ils indiquent que, pour lutter contre ce phénomène, les contrôles seront renforcés et alignés sur les conditions applicables au secteur privé. Après la carotte, le bâton : le communiqué évoque une retenue sur salaire en cas d’arrêt non justifié dans un délai de 48 heures.

Messages

  • dans le secteur privé ,un quatrième jours de carence avait été instauré(au même moment),hollande ne revient pas là dessus(diviser pour mieux régner),d’où tenez-vous l’information selon laquelle cette carence serait prise en charge pour les deux tiers des salariés du privé( de dessert et d’indemnités)j’ajoute que concernant les indemnités journalières la situation est encore plus injuste:au cinquième jours, un salarié du privé perçoit des demies journées alors qu’un fonctionnaire touche son salaire plein pot pendant trois mois.

    • Faux ! Le quatrième jour pour le privé n’a jamais été instauré (même par Sarko).
      Cela avait effectivement été évoqué, mais abandonné. Pour le paiement de ces jours de carences dans le privé, il y a effectivement de nombreux accords d’entreprises (notamment les plus grandes) qui l’incluent. J’ignore si cela représente les deux tiers des salatiés du privé, mais en tout cas cela en concerne beaucoup. Il n’en reste pas moins que ces jours de carence sont injustes, et que la vraie justice c’est zéro jour de carence pour le public comme pour le privé. Ce qu’effectivement ne fait pas le gouvernement social libéral, mais est ce étonnant ?

    • 70% des salariés de droit privé sont couverts pour les trois premiers jours de carence non payés par la Sécu. Ce sont surtout les conventions collectives de branche qui prévoient cette couverture et moins des accords d’entreprise.

  • Une mesure vraiment sociale , égalitaire et responsable serait de supprimer ce principe de "journée de carence" pour tous que l’on soit salarié(e) du privé ou du public.Les cotisations sont en place pour couvrir les besoins sans que l’on doive suspecter systématiquement les salariés de tricherie.Ceux qui portent la suspicion sont eux-même bien souvent les premiers fraudeurs en tout genre.