Accueil > l’après Hollande
CE MERCREDI 13 MARS 2013
A 18H30
C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur www.campuslille.com
Le Président est mort. La marionnette pathétique dont les bras s’agitaient contre la Finance est morte. L’abstraction surréaliste qu’on disait de gauche, alors même que nul n’y croyait guère, a rendu l’âme. Celle du mouvement ouvrier qui, il y a bien longtemps, au terme d’une greffe plantée par d’autres, avait donné naissance à cette excroissance nommée réformisme.
Il y eut Jaurès, encore porté par la classe ouvrière. Puis Blum, déjà sensible au « réalisme économique ». Ce furent ensuite les guerres coloniales, où les « socialistes » gagnèrent du galon bourgeois, perdant du même coup toute légitimité à se nommer tels. Mais ils continuèrent, parce que c’était pratique, à brandir un poing factice et à chantonner très faux l’Internationale. Le rouge déjà rosissait, Bruxelles remplaçait Billancourt, et déjà Hollande perçait sous Mitterrand.
Le Président est mort. Mais le peuple de gauche n’est pas en deuil. Non. Ce deuil, il l’a fait assez, et pour la dernière fois, c’était en mai 2012 quand, après avoir chassé la peste, il s’aperçut, à 20 heures et une minute, qu’il était déjà un déçu du choléra.
La question se pose désormais de l’après Hollande. Verrons-nous la même gestion fidèle des intérêts du capital se perpétuer sous d’autres habits ? De nouveaux bateleurs de foire promettre la lune aux couillons qui regardent le doigt ? Verrons-nous à nouveau enterrée l’illusion comique en même temps qu’un pauvre fonctionnaire du MEDEF sans envergure ?
En tout cas, on n’en pleurera pas. Pour pleurer un Président, il faut que ce dernier soit entré dans l’Histoire, et par la porte du progrès. Les laquais et les réformistes n’ont aucune chance. Aucune.
« Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s’en réjouissent, là vous aurez votre réponse ! » - Fidel Castro
Ce mercredi, nous serons donc en direct de Caracas. Et après la Semaine à Cuba, vous retrouverez notre « ¼ d’heure en Palestine » et de larges extraits de l’émission Bonjour de Gaza.





