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l’homme en fin de droit

Publie le vendredi 15 février 2013 par Open-Publishing
6 commentaires

Aujourd’hui, 13 février 2013, dans mon pays, la France, un homme s’est suicidé par le feu.

Un homme-en-fin-de-droits.

Imagine-t-on ce que ces mots peuvent avoir de terrible sens ?

Fin de droit de manger.

Fin de droit de s’amuser.

Fin de droit de voir ses amis.

Fin de droit de vivre.

Et c’est ce qu’il a fait cet homme-en-fin-de-droits, il a cessé de vivre puisque la société l’a mis en-fin-de-droits.

Et Monsieur Ayrault bien propre sur lui, Premier ministre d’un gouvernement "socialiste", est venu cracher sur le corps encore chaud de l’homme-en-fin-de-droits, éructant les mots creux qui lui sont coutumiers "mon gouvernement est engagé dans la lutte-contre-le-chômage."

Monsieur Ayrault a du mal à cacher son sourire de triomphe sur France 3, même devant la dépouille de l’homme-en-fin-de-droits, d’avoir obtenu la signature de syndicats traîtres à leur cause au bas d’un accord qui va démultiplier les hommes-en-fin-de-droits.

Monsieur Ayrault et ses amis ne connaîtront jamais les fins de mois difficiles, encore moins l’état de fin-de-droits.

Monsieur Ayrault et ses amis ne connaîtront jamais le bruit de la facture qui tombe dans la boîte à lettres de l’homme-en-fin-de-droits qui sait qu’il ne peut la payer.

Monsieur Ayrault et ses amis distribuent des millions aux actionnaires de PSA et de Goodyear, des 3 Suisses et d’Unimétal qui produisent tous les jours des milliers d’hommes-en-fin-de-droits.

Monsieur Ayrault et ses amis sont les assassins de l’homme-en-fin-de-droits qui, le 13 février 2013, dans mon pays, la France, s’est suicidé par le feu.

Sylvette Rougier, infirmière retraitée, syndicaliste CGT.

Messages

  • Ouvrons les yeux ! Nous sommes une "armée" en fin de droit. Qu’attendons-nous ?

  • Je dois avouer que depuis cette tragédie, je ne cesse d’y penser, je suis vraiment horrifiée parce que en fait je ne suis pas surprise de ce qu’il y a eu lieu La mort d’un homme qui comme vous le dîtes "En fin de droits".
    J’ai pendant 20 ans, accompagné des personnes qui recherchent désespérément un emploi, entendu des paroles honteuses, sales sur des situations humaines catastrophiques et la plus honteuse"je n’ai fait qu’appliquer la loi", "tout à été fait", comment peut on dire de telles saloperies face à la détresse, l’angoisse qui prend au ventre, la perte de dignité, et le sentiment terrible de solitude face à une situation où les personnes sensées vous apporter de l’aide, font pour certains et certaines qu’appliquer la loi, et d’autres qui ne peuvent rien proposer parce qu’ils ne peuvent RIEN PROPOSER.
    J’ai vu le changement se mettre en place, plus d’écoute, plus de temps, la gestion administrative placée en priorité, et puis, et puis ce fameux 3949, bien pratique ma foi !!!!, ai pas le temps, appelez le 3949, il vous donneront la bonne réponse !!!!!
    Pratique, pas de face à face, où l’on peut voir la détresse dans les yeux, c’est dérangeant bien sur ! et puis c’est facile de raccrocher c’est anonyme ! Voila comment ça fonctionne.
    La vie humaine n’a pas beaucoup de valeur, si ce n’est qu’une valeur marchande, et ce n’est pas nouveau !
    Que dire des prestataires de services des pôles emploi qui se gavent sur la misère humaine !!!
    Dehors cette clique gaucho - merdique qui ne pense qu’à s’en foutre plein les poches, je ne me reconnait plus dans aucun parti politique, et surtout pas dans cette gauche de merde actuelle !

    Quand ????? ces hommes et ces femmes vont dire NON, ce n’est pas possible de faire dignement l’accompagnement vers l’emploi, QUAND vont ils , elles, se réveiller et dire que les moyens donnés n’existent pas et être solidaires avec les personnes reçues. Ne plus penser que se sont des tricheurs, HONTE à vous messieurs et mesdames qui géraient LA LISTE !!!!!!
    L’ HOMME EST VÉRITABLEMENT UN LOUP POUR L’HOMME

    Louise conseillère en insertion professionnelle retraitée

  • Oui nous sommes des millions, oui qu’attendons-nous pour, après Sarko virer la racaille socialo ?

  • Privation des revenus ou des ressources en argent pour pouvoir financer un mode de vie même précaire. Dans la société actuelle, on peut très vite basculer dans la pauvreté, un mois de revenu ne suffit plus à financer ce qu’autrefois avec des loyers à bon marché on pouvait réaliser.

    Alors si le revenu est supprimé dans l’indifférence général par des procédures qui détruit les capacités d’un humain à vivre dans une société, ce sont des quantités de chiffres de personnes qui disparaissent du circuit traditionnel de vie en société.

    Le capitalisme ne pense plus par le consommateur et sa capacité d’achat pour subsister en société, ce sont les profits vers les hyper-riches qui ont déjà en abondance, et comment peuvent-ils avoir encore plus en abondance, ce sont les questions qui doivent se poser, et les autres débats sur les progrès sociaux ou les difficultés dans la vie courante qui provient des accords hors salariés, des lois, des baisses de salaire, de la misère, de la répartition des richesses, la pauvreté de plus en plus grandissante, ne doivent pas faire partie des débats.

    Comment peut-on faire de l’argent même si celà détruit les individus ?