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le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF
par SOUTEIRAT Guy
Publie le mercredi 20 février 2013 par SOUTEIRAT Guy - Open-Publishing26 commentaires
le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF
Sur la « base commune » du 36ème congrès du PCF
36e congrès du PCF réuni du 7 au 10 février : ou comment exister. Le parti a accumulé les enjolivures. La discussion a porté sur une « base commune » qui, précise-t-on, n’est pas un programme mais un « Humanifeste » pour un « communisme de nouvelle génération » faisant le « choix de l’humain ». Apollinaire est appelé en renfort : « Il est grand temps de rallumer les étoiles … ». Une réunion préparatoire antérieure s’était gravement penchée sur la féminisation des noms : faut-il écrire « élus » et « élues » ou bien « élu-e-s » ; c’est cette dernière solution, de massacre de la langue, qui a été finalement retenue. Dans un flot de généralités ampoulées, je me suis efforcé de repérer mes centres d’intérêt : la sécurisation de l’emploi, l’asile, les institutions, la propriété publique, la laïcité, le socialisme et le communisme.
En écho à la revendication de la CGT d’un « nouveau statut du travail salarié », sinon de ma proposition « pour un statut des travailleurs salariés du secteur privé », on peut lire « Chaque travailleur disposerait d’un socle de droits individuels garantis collectivement opposable à tout employeur … ». Positif, mais quel est le mode de ce « collectivement » ? La loi ou le contrat ?
J’ai cherché en vain quelque chose sur l’asile, voire sur l’immigration. Seulement : « Nous sommes pour une citoyenneté de résidence et nous défendons le droit de vote des étrangers vivant dans notre pays ». C’est vraiment court et cela laisse place à toutes les traductions démagogiques.
La position du PCF sur les institutions n’a pas changé : il est pour une VIe République ; mais encore ? « Une VIe République où l’exercice de la démocratie ne consistera pas à abdiquer son pouvoir de citoyenne ou de citoyen. La nouvelle constitution devra être élaborée dans un vaste débat et soumise à un référendum ». Puis le texte se prononce en faveur d’une rupture avec le présidentialisme, contre le cumul des mandats en nombre et en durée, pour la délibération collective, la proportionnelle, la parité, l’initiative populaire des lois, contre la professionnalisation de la politique, pour un statut de l’élu et une vraie démocratie locale. Le propos est d’une grande généralité et on ne saura pas quelles institutions garantira la souveraineté nationale et populaire - notamment dans le cadre de l’Union européenne -, on ne saura pas grand chose sur les moyens de la démocratie directe et notamment sur la place du référendum, le régime parlementaire n’est pas évoqué en tant que tel et n’est pas caractérisé, l’élection du président de la République au suffrage universel n’est pas contestée, l’articulation entre institutions nationales et supranationales est inexistante, il n’y a pas de véritable projet constitutionnel garant d’une conception cohérente des institutions françaises.
En matière de propriété publique, on est loin de la focalisation sur le « seuil minimum de nationalisation » des années 1980-1980. On ne saurait écarter un renouvellement de la pensée sur le sujet, mais dans la « base commune » on est réduit au minimum : « Notre exigence de démocratie rend nécessaire l’accès de toutes et tous aux savoirs. Nous proposons une véritable démocratie économique et sociale qui renforcera le droit du travail, instaurera l’exercice de nouveaux droits et pouvoirs, pour les salarié-e-s dans les entreprises et transformera les structures juridiques qui fondent aujourd’hui la propriété du capital et son pouvoir absolu, en s’appuyant sur des formes diverses de propriété publique et sociale. ». Puis, plus loin : « Nous voulons, sous de multiples formes, engager un grand mouvement d’appropriation sociale (entreprises et pôles publics, coopératives, SCOP …). Vague, le mot nationalisation n’est cité à aucun moment, sans explication.
La rédaction sur la laïcité commence par une mise en garde : « Ainsi nous refusons la conception qui ferait de la laïcité un principe de stigmatisation et d’exclusion. Nous refusons aussi cette conception qui ferait de l’espace public un lieu aseptisé où l’on ne s’efforcerait que d’être semblables aux autres, les convictions des individus étant refoulés dans une « sphère privée ». Outre la maladresse qui consiste à dire d’abord ce que la laïcité n’est pas, en défensive dans une situation où la laïcité subit des remises en causes qui semblent ignorées des rédacteurs, il faut relever la confusion faite entre égalité juridique des citoyens et singularité de la personne, traitant de façon péjorative la « sphère privée ». Le texte poursuit : « c’est là qu’elle (la laïcité) doit tisser la toile des valeurs communes qu’il faut sans cesse continuer. Nous voulons porter une vision de la laïcité, qui garantisse la liberté de conscience ; l’égalité des droits et l’indépendance de l’l’État à l’égard de toute religion, de toute autorité hormis la souveraineté populaire. Aussi nous nous opposons à tous les intégrismes qui instrumentalisent les religions à des fins politiques qui portent atteintes aux libertés et à la dignité humaine, en particulier à la dignité des femmes ». Confusion là encore entre indépendance et neutralité de l’État. Le texte reste dans l’état d’esprit de la contribution remise par Marie-George Buffet à la commission Stasi en 2003 sur le thème de la « laïcité ouverte », dans le même temps où Nicolas Sarkozy optait pour une « laïcité positive ».
Reste le sort fait au socialisme et au communisme puisque le texte se veut plus un acte de sens qu’un projet ou un programme. Pour le socialisme c’est simple : il est récusé puisque le mot n’est utilisé qu’au passé à propos de « Marx et les penseurs du socialisme », c’est-à-dire au XIXe siècle, ou par rapport à « l’effondrement des premières tentatives de ruptures avec le capitalisme du XXe siècle se réclamant du socialisme » ; le concept est donc regardé comme archaïque ou définitivement disqualifié puisqu’il n’est évoqué nulle part ailleurs. Le communisme fait l’objet d’une tentative de définition bien embrouillée et bien peu convaincante : « nous nommons communisme l’incessant mouvement démocratique d’appropriation citoyenne du monde et de partage des avoirs, des savoirs et des pouvoirs qui enverra aux oubliettes l’ancien régime du capitalisme et fera grandir l’humain dans l’humanité ». Difficile de faire plus inconsistant.
Source : le blog d’Anicet Le Pors
Anicet Le Pors est ancien membre du Comité Central du PCF, ancien Ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives (1981-1984)





Messages
1. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 20 février 2013, 14:38, par La Louve
On s’ne fout complètement de ce que dit le social dém Le Prs sur le congrès d’un parti social dém
on paie pas de la bande passante pour ça :-d
1. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 20 février 2013, 17:46, par SOUTEIRAT Guy
"LE SILENCE PUNIT L’INSOLENCE" On dit comme ça non !
2. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 20 février 2013, 20:02, par A.C
Sans trop vouloir en rajouter, je suis assez étonné de ce texte d’AnicetLePORS
Contrairement à L.L, je suis souvent intéressé par des regards de ce "garçon"..
Je considère (pas étonnant donc qu’avec la copine, j’ai là dessus une approche divergente) que le Pors analyse la lutte des classes en s’appuyant sur un besoin que je partage de prendre en compte les réalités d’ETAT
Ce qui , permet de ne pas en rester d’un point de vue théorique à des slogans trop "vagues" en terme d’expropriation des Capitalistes !
ce commentaire de texte du Congrès me dérange :je n’y vois absolument aucun élément me rassurant sur les évolutions de l’auteur.
– D’abord sur la méthode :"commenter" la bouillie insipide d’un texte dont tout le monde se contre br..e, et que seulement un encarté sur 1OO(et encore !) se farcira , tant c’est volontairement indigeste, c’est pas , selon moi, très utile au communisme !
Si du moins, en référence au fameux "pudding" et à la preuve de son existence..., on admet ce qu ipour moi semble évident :
On n’est pas un parti COMMUNISTE selon que tels mots ou outils disparaissent ou naissent dans ce qui est publié, voté ou amendé
On est une Orga révolutionnaire quand on AIDE la conscience des travailleurs à se forger une identité de CLASSE, nécessaire pour rompre avec tout ce qui véhicule comme possibilité d’’apprivoiser la"Bête"
Dans la Lutte des classes, avec un apport qui n’est pas une recette, mais un éclairage soumis à la démocratie des travailleurs.
Ce qui doutent de l’importance des ACTES n’ont qu’à relire comme moi, la Constitution
Ils y retrouveront l’affirmation duDROIT pour TOUS au travail, par exemple !
Plus dérangeante , pour moi, cette critique d’ALP
Citant le PCF, il note que ce Congrès des dupes précise(??)
Et l’ex ministre de réagir
l
Justement, moi, comme le Pors il y a encore quelques temps..je pense que ce mot de"nationalisation" que chacun met à sa sauce , porte toutes les confusions du monde !
Il réactive un concept étatique, renvoie aux échecs du Capitalisme d’ETAT que fut l’économie soviétisée, et hélas aussi démontre que si l’on se réfugie derrière ce "machin" ...on ne prend pas la question de "la PROPRIETE" et de la DEMOCRATIE à INVENTER , par lebon bout !
Je préfère l’Anicet le PORS qui écrivait en 2006
Comme quoi, pour critiquer le glissement de son ancien Parti, voilà Anicet le PORS qui nous joue du violon à la Montebourg, voire qui reprend certains slogans du NPA oude L.O..qui ont un mérite : celui de pas obliger à se casser la tête pour aborder les questions pourtant fondamentales de la PROPRIETE...
En essayant de prendre en compte que le Capitalisme n’est plus celui qu’a affronté LENINE, ni même celui que le CNR a partiellement privé de quelques tentacules..tout en laissant la PIEUVRE se "refaire" très vite, y compris en pillant les services publics et nationalisés !
Cordialement
A.C
3. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 20 février 2013, 23:45, par Luis
"certains slogans du NPA oude L.O..qui ont un mérite : celui de pas obliger à se casser la tête pour aborder les questions pourtant fondamentales de la PROPRIETE..."
C’est très clair au moins concernant le NPA qui parle de socialisation ou expropriation "sous controle des travailleurs", ce qui est conforme à la critique de toujours des "nationalisations" capitalistes par la LCR ou le NPA. Un seul extrait de ses principes fondateurs (souligné par moi) :
Source : http://www.npa2009.org/content/principes-fondateurs-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%C3%A9s-par-le-congr%C3%A8s
4. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 08:25
Aprés avoir lu "pendant la mue le serpent est aveugle"où Le Pros raconte son expérience de ministre d’un GVT ayant fait une politique au service du capital, je ne suis pas étonné de ses écrtis.
En fait Le Pors a souvent de bonnes questions,mais ne remet absolument pas en cause son appartenance à un GVT bourgeois .
Alors c’est sur les actes que je juge les hommes politiques ,et là Anicet a été un membre d’un GVT capitaliste qui a tellement cogné contre les travailleurs qu’ apres 5 ans ce gvt a été viré par le peuple !
Alors je vais chercher d’autres sources pour m’armer contre le capital
5. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 10:51, par A.C
:)
Au moins un qui me zappe pas quand je "gonfle" avec mes diarrhées de clavier !
J’ai deux mn , tu me permets d’enfoncer mon clou..
OK LUIS., je te donne acte que le NPA n’utilise pas ce terme"nationalisation"dans ses principes fondateurs.
Mais..heu..heu je crois avoir lu récemment encore, sur le site du NPA
Dossier : NATIONALISATION : UNE QUESTION D’ACTUALITÉ
dimanche 27 janvier 2013
http://www.npa2009.org/content/dossier-nationalisation-une-question-d%E2%80%99actualit%C3%A9
Mais peu importe la forme ..
Je visais (maladroitement peut -être) tous ceux qui ont décidé de n
J’en arrive à ne même plus essayer d’avoir un échange avec des militants-cela ne concerne d’ailleurs pas que le NPA,vu que cela semble trop "ardu" ou "technique" pour certains voire de la masturbation d’"économiste pour d’autres"..sur la forme d’expropriation , sur des interrogations quant à l’absence totale ou pas ’d’indemnisation" des actionnaires, et sur "QUI et COMMENT" devient PROPRIETAIRES...
Tant qu’on est en processus du COMMUNISME, la"socialisation" aura une forme"capitalistique"
Toutle monde -pe uou prou a son opinion sur le"contrôle des travailleurs" -je préfère parler de"pouvoirs populaires" car les secteurs concernés nécessitent une gestion rompant avec l’opacité , et prenant en compte un "intérêt général" qui impliquera l’ensemble des forces vives (travailleurs certes mais élus et usagers, etc)
Dans ce qu’a été mon militantisme dans le secteur bancaire,, avec mon Bac moins un, mon CAP, ma formation militante ô combien précieuse (d’un temps ou le PC ne considérait pas "capitalisme" comme un gros mot. ;), mais aussi mon souci de "représenter mes camarades en étant à la hauteur"..., cela a necessité de passer au" scanner de classe" (mon p’tit neurone !) quelques aspects de ce Capitalisme d’aujourd’hui..et c’est du sport !
Je continue à penser que les formes de la PROPRIETE nouvelle sont une vrai question : De quelques pistes à explorer collectivement dépend que la" possibilité de socialisation "...gagne en crédibilité.
Dans un moment ou "mondialisation" est utilisé pour faire "peur" et laisser croire que rien n’est plus possible tellement le K serait inatteignable.
Certains copains le pensent sans oser le dire..
J’ai du moins ce sentiment confus..
Au risque encore d’énerver certains, c’est en partant de ma propre expérience que je suis "tétu" làdessus ;
Pour pas faire dans la "bio"détaillée mais pour qu’on se comprenne bien ;
J’ai été six ans un des deux militants cgt qui siégeaint auComité de Groupe de BNPParibas
Une seule journée par an !
.Le type même de caricature de"démocratie" !! Réunionnite entre gens polis, ..de quoi virer anar..
.Tu reçois 10 jours avant, une tonne de papier avec bilans des diverses filiales, et vague explications..Si comme moi t’espas un permanent maisun travailleur lambda , t’as même pas , comme pour les élus DP oudes CE-CCE, une seule heure de délég’ par AN..
Tout repose donc -je devais être un "cas" passant pour un enculeur de mouches" parce que , bien seul, sur des démonstrations chiffrées et quasiment incompréhensibles ...d’un cabinet d’expert désigné par le CCE.., Chez nous c’était géré par laCFDT, les consultants étaient deux braves "socs" BCBG(mais avec la CGT c’est pareil trop souvent)
Quand ton Orga syndicale et ton Parti ont divorcé d’avec Tonton Marx... tu peux te brosser pour avoir des pistes de réflexion de classe !
.
Total :
Tu as une réunion ou le jargon économique est tellement assommant, déroutant que les O.S se contentent de venir avec une déclaration bateau, dont le PDG et les actionnaires se contrefoutent et qui plus est,sans aucun lien avec les masses, les salariés de cette Entreprise-monstre-, les clients, l’économie"réelle", etc..
Or , quand tu rentres chez toi, tu te dis dans le train, après t’être farci 1200 km "Putain...faudrait certainement qu’on se frotte les crânes un peu plus les uns aux autres, si on est sérieux en parlant d’abolir le Capitalisme !"
Vu que , c’était mon cas, tu restes songeur en parlant, par exemple, que tu n’as qu"entrevu" les contours de la PIEUVRE gigantesque !!
Sauf légère correction, au moment ou je ponds ce trop long commentaire, la BNPPARIBAS c’est.un capital "SOCIAL"de . 2.484.523.922 euros, divisé en 1.242.261.961 actions de 2 euros nominal chacun
Quant à la valaur boursière , le prix donc àl’ARGUS du Capital"finacier" c’est
........fin 2012 : 52,881 Milliards d’euros
53 Milliards d’EUROS à EXPROPRIER , ça vaudrait le coup d’en aborder quelques aspects, bordel nom ?
Cordialement
A.C
Wikipédia, mis à jour sous contrôle d’un haut-cadre de la boite, donne des chiffres hallucinants !
Sur les filiales :
sur la répartition du CAPITAL
sur la diversité peu connue des activités source de mille et une spéculations, etc etc
Mais n’importe quel curieux peut aller à la source d’infos..chez les mafieux eux-mêmes !
http://invest.bnpparibas.com/fr/pid5900/en-bref.html
6. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 11:32, par Collectif Bellaciao
Luis deuxième avertissement tu utilise encore un proxy chose que on refuse sur Bellaciao.org, hurle pas au troisièmement avertissement....
7. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 11:41, par J
Le mot "Nationalisation" a toujours un sens pour les travailleurs quand ils sont en lutte (voir Florange, EDF, GDF) et peut encore largement mobiliser sur ce symbole parce que nous sommes à un niveau de pouvoir encore perçu comme accessible pour le Pouvoir des Citoyens ; la Nation dans le sens révolutionnaire notion dont il faut rappeler qu’elle n’a rien à voir avec le "nationalisme" chauvin et ethnique de la Droite : la Nation est composée de Citoyens quelle que soient leurs origines qui vivent et agissent sur le même sol.
Quant à moi, je regrette que beaucoup de Communistes constatent avec impuissance, tristesse et nostalgie le changement de peau du PCF : on dirait qu’en égrenant ces "manques" de ci ou de là, ils retardent à regret ou par manque de courage la prise de conscience qu’il faut désormais ne plus compter sur ce parti pour un quelconque changement radical.
8. utilisation d’un proxy ???, 21 février 2013, 12:27, par Jean-Marie Défossé
C’est quoi votre proxy les gars , car je ne suis pas un champion de l’informatique ?
Et j’ai de la misère à m’intéresser réellement à ce "mixeur" de la pensée positive qu’est l’ordinateur .
Merci de vos conseils
9. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 12:52, par A.C
Sur laNATION, on pourrait discuter, (je ferai alors hurler L.L. et autres bons potes) car je partage cette approche qui es la tienne.
Je la partage d’autant plus qu’elle ne m’est jamais apparu en opposition d’avec le processus de communisme
D’ailleurs être inter-nationaliste . ;suppose qu’on n’a rien contre le concept de"nation"..non ?
:)
Reste ce que tu dis
Réglons tout de suite un "truc" :
Le "Pouvoir des Citoyens", c’est un concept que je laisse au Peuceufeu de Laurent et aux envolées mélenchoniennes.
..
C’est pipeau, c’est comme l’"humanisme" venant remplacer les gros mots de"socialisme, communisme", c’est avec ça que bientôt faudra parler, comme le font certainspour l’immense mouvement social de 68.... des"évènements d’octobre 17" pour ne pas être vulgaire en utilisant le mot"REVOLUTION"..
Revenons à la"nationalisation"..
Je risque me répéter : la question n’est pas de savoir si ce slogan de lutte reste un objectif de lutte mobilisateur..
.
Ce dont je doute..
Bien entendu qu’il ne s’agit pas non plus, pour moi, de vouloir flinguer le CNR , de nier la supériorté du secteur public et nationalisé, passé au karcher des privatisateurs ..
(-Dans l’ordre de la nocivité :
les trios Chirac - Jospin -Gayssot, suivi de Mitterrand -Balladur Chirac..puis de Miiterrand - Chirac -Balladur...)
– Tout en rappelant quand même que"nous les communistes"-puisqu’ assumant le passé d’un PCF qui avaitun peu d’allure...- ," nous" avons refusé que cet objectif figure dans le Programme du FRONT POPULAIRE !..alors que c’était la SFIO qui "en voulait".., des nationalisations !!.
Même si ça peut encore alimenter des luttes., ce concept,....c’est davantage porteur de confusion (Montebourg me contredirait pas..) que de ce qui est décisif : la conscientisation de la classe ouvrière sur une visée crédible d’émancipation, par l’expropriation du capitaliste et un processus ou "les"masses font l’histoire"..pas une gestion étatique, mais un"nouveau" qui reste à construire : Autogestionnaire, combinant appropriation sociale et réels pouvoirs populaires, partout..
La lutte de classes, en bref...
Donc,( c’est le sens de ma réponse à LUIS) : si tu veux lutter faut au moins savoir ce que pèse ton adversaire, comment le mettre au sol, pour pas qu’il s’en relève ...
Plutôt que de monter sur le ring en scandant"On va gagner.."
Cordialement
A.C
10. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 15:33, par La Louve
Mon camaro, Le Prs...conseiller d’Etat... LOL... et en plus par "passerelle".... je sais que tu l’aimes bien ton ex coreligionnaire ne marchaisiennerie mais bon
Franchement les diarrhées d’un ex du PC qui loge dans le fromage institutionnel depuis son plus jeune âge et qui réfléchit à peu près aussi comme le bon petit stalinien qu’il a été (mais sans le PC et sans Staline donc ....pour ...?? :-D)
Je trouve hein - que ces derniers temps t’as un peu (trop ?) tendance à voir du bougé et du communisme en germe partout :-D Admettons mais alors franchement pas chez le Pors qui est un peu une sorte de Mélenchon d’un autre genre mais quand même....
Il n’aurait tenu qu’à moi ce texte aurait fini là où doit être sa place ---> à la poubelle et kle récupère qui veut !!
Bises
11. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 17:10, par A.C
Faudra que tu m’expliques ça, un jour..
Si tu veux pas que je me fâche..faut que tu ne sois pas "révisionniste" concernant les vrais marchaisiens !
:)
l’Anicet .L.P..et ses copains , nous les "gardes rouges"de la Gironde qui considérions presque la garde rapprochée du Val de Marne comme étant de’OAS ( Opportunistes A Surveiller)..o n était plutôt genre S.O et cocos à cocards que lécheurde bottes de cocos à..cocardes ..
Donc ce n’est pas chez les quatre ex ministres de Mitterrand , pas plus que chez certains "communistes" qui ont été considéré comme des p’tits génis par les amis de la LCR uniquement parce qu’ils étaient" huistes" avant BOB (je pense à Juquin) que je pourrais passer mes vacances en discutant du communisme ou du droit au divorce pourtous.
Pour nos camarades qui s’intéresseraint à cette nébuleuse que fut un courant dit"Rénovateur" avec pour souvent desraisons différentes, les Herzog, Martelli, Fiter, le Pors, Zarka, et autres Rigout, je recommande
Soigner les maux par les mots : la vaine revendication « refondatrice » de changements pour le Parti communiste français (1991-1996)
par Djamel Mermat
Larges extraits sur les"Cahiers de la Psychologie)
http://a.dorna.free.fr/RevueNo9/Rubrique2/R2SR5.htm
Blague à part, outre que je n’ai pas mis ce t article en ligne, j’en ai critiqué et la forme("commentaire de texte d’un Congrès de thérapie collective) et le fond (quant à la "nationalisation".).
C’est d’ailleurs pourquoi , Souteirat au moins aura servi à un mini échange sur les questions de la propriété...
D’ou , de façon" marxienne" :
De l’utilisation d’un article naze traitant d’un personnage douteux commentant la bouillie liquidatrice afin qu’un "chercheur" en communisme du millénaire, dernier "stalinien" d’Aquitaine, éclaire le chemin des néo-communards de B.C
.
Biz d’ el viejo
:)
12. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 18:33, par J
Encore d’accord avec toi AC, en effet "pouvoir des Citoyens" ne veut rien dire en terme de classe, moi aussi je préfère "le Pouvoir aux travailleurs" ce pourquoi je milite encore. Rien à voir ces questions avec un quelconque rapprochement avec du Marchaisiannisme, j’utilise ces termes rassembleurs pour rappeler que depuis longtemps ce qu’on appelle "la Grande Révolution" française a inspiré tous les Peuples opprimés jusqu’au XXième siècle.
Le "fabriquons français !" du PCF des années 70 n’avait rien à voir avec du nationalisme car il est encore évident que ce que nous pouvons fabriquer sur place et pour nos besoins doit être fabriqué ici et cela est bon pour chaque pays du monde. Le reste devant être l’objet d’échanges et de coopération équitables entre les peuples et coupaient l’herbe aux pieds des fascistes et autres "sauveurs suprêmes.
Ces slogans étaient porteurs d’avenir et contenaient en germe une possible résistance au grand Capital et à la Finance : il suffit de voir dans quelle situation nous vivons aujourd’hui et les exigences des travailleurs contre les délocalisations, pouvoir vivre et travailler au pays. Demandez aux Polonais, aux Roumains, aux Bulgares, aux Portugais s’ils ne préfèreraient pas rester et travailler au Pays ?
Ayons le courage de regarder les analyses concernant l’Amérique Latine des dictatures militaires pro-américaines : la Bourgeoisie était une "bourgeoisie compradore" dépendante, endettée, parasite, tyrannique, cruellement répressive, qui vivait à l’ombre et sous la protection du maître Yankee. Il faudrait se souvenir que le modèle capitaliste américain largement vit encore sur les couches "moyennes" dont le moteur est la consommation, couches qui sont depuis longtemps sa meilleure garantie de survie (voir l’utilisation qui est faîte par les capitalistes du patriotisme américain et ses effets dans l’écrasement des autres peuples) et c’est ce système que remettent en cause, Cuba, les révolutions socialistes "bolivariennes" qui nous revient en Europe encore plus fort et plus dur, parce qu’il est encore porteur d’illusions, depuis la disparition des partis communistes...
Quant à Marchais, il est également co-responsable du déclin du PCF avec toute sa direction et héritiers, avec un "Programme Commun" signé et maquillé par la suite par le Mitterrandisme et ses avatars que nous subissons aujourd’hui.
Cela me rappelle la seconde menotte passée au poignet du mouvement ouvrier que fut l’adhésion de la CGT à la Confédération Européenne des Syndicats après la première celle du PCF aux objectifs de l’UE et la logique adhésion forcée aussi des adhérents à la "gauche Européenne"
Oui, il y a des valeurs sur lesquelles on peut s’appuyer pour avancer et qui visiblement gênent au PS et au PCF pro UE :Nationalisations oui bof, mais...partielles ! et pas longtemps pour mieux relever le capitalisme.
13. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 18:53, par J
Je n’ai pas parlé des contenus, certes, il y a plus doué que moi, mais beaucoup de camarades, de travailleurs, de familles savent et prennent conscience de ce qu’ils ont perdu et ce que le Service public nationalisé propriété collective dont ils ont perdu le souvenir leur a donné plus de justice et plus d’égalité. D’autre part j’étais à une réunion syndicale,où beaucoup ont appris dans un silence de mort comment notre région a été mise à l’encan et comment notre industrie locale a été mise discrètement et progressivement sous la direction de fonds de pension et autres fonds boursiers internationaux, et pourquoi des usines licencient, ferment, pourquoi "l’accord " signé par la CFDT facilite encore davantage cette emprise mortelle sur nos emplois, nos conditions de travail et notre vie tout court.
14. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 21 février 2013, 22:49, par Paco NPA
AC,
Tu ne peux pas déborder l’exigence de "nationalisation" sur la gauche et sur la droite...
"Tout en rappelant quand même que"nous les communistes"-puisqu’ assumant le passé d’un PCF qui avaitun peu d’allure...- ," nous" avons refusé que cet objectif figure dans le Programme du FRONT POPULAIRE !..alors que c’était la SFIO qui "en voulait".., des nationalisations !!."
Parce que là, ce n’était pas vraiment un débordement "conseilliste"...
Mais une conséquence du tournant de l’IC vers la politique des fronts populaires.
Dont le programme ne contenait ni les congés payés ni les 40H.
Il faudra que les travailleurs s’invitent par la grève générale pour les obtenir.
Le PC refusant à l’avance des ministres (pour ne pas effrayer la bourgeoisie...), tendant la main aux "catholiques", se tricolorisant et réduisant l’ennemi aux "200 familles".
Politique incluant un parti bourgeois influant (le parti radical).
Pas vraiment une réflexion sur l’autogestion socialiste...
Cordialement
Paco
15. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 08:52
AC annonce :
"53 Milliards d’EUROS à EXPROPRIER , ça vaudrait le coup d’en aborder quelques aspects, bordel nom ?"
bien evidemment le probléme "comptable" de cette expropriation est important,mais moins je pense que l’intériorisation par les travailleurs du concept de cette expropriation et la confiance en eux que c’est non seulement nécéssaire mais possible. ET condition sine qua non.
peut importe le terme,nationnalisation,propriété collective ,si cela induit l’expropriation .
ET l’appropriation par la classe est sous survéillance de la classe .
l’immense capacité intellectuelle des prolétaires est totalement capable d’organiser cette expropriation si ceux ci n’obéissent pas à ceux qui veulent se subsituer à eux au nom d’une capacité d’expertise supérieure.
Et la question "des quelques aspects" se réglerons de toute façon bien mieux et surtout au mieux des nos intérets de classe ,ce qui ne veut pas dire que cela se fera facilement et sans tatonnement.
Ni erreurs.
Mais cela sera NOS erreurs et ayant confiance dans notre force ,nous corrigerons d’autant mieux.
Le question de l’expropriation est avant tout une question politique :
Sommes nous la classe qui produit la totalité de nos biens et services ?
OUI !!
alors TOUT nous revient de droit !
Ne noyons pas le poisson dans des querelles d’expert sur comment reprendre x ou y usines,capital,ou banques.
C’est bien parceque labourgeoisie sait que c’est assez facile tout compte fait qu’elle attaque sans cesse cette idée d’expropriation ;
Pas seulement parcequ’elle est lésée !
16. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 09:26, par A.C
Je ne dis pas (trop) le contraire..
J’entendais juste rappeler que la nationalisation "en soi" comme perpective révolutionnaire d’appropriation sociale avec démocratie ouvrière, n’était absolument pas, selon moi, -aujourd’hui- un exemple de clarification en terme de fondamentale mesure communiste.
Pour le comportement de Thorez et de l’IC, je suis assez d’accord avec toisur les raisons historiques..
Mon rappel de 36 et la position de laSFIO , qui -avec un Pivert comme avec Chevènement en 72 pour le PCG..ou un Montebourg aujourd’hui- a toujours eu son flanc "gôôche- est simplement là pour redire que, toujours selon moi,"nationaliser" est à base de confusion, d’étatisme, un concept usé, dépassé, et que les questions de la PROPRIETE -je remarque d’ailleurs qu’on ne se bouscule pas sur quelques besoinsde se"mouiller" quant auxx formes , aux contenus, pour abonder le sujet..) mérite de se mettre au travail.. ;
Cordialement
A.C
17. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 09:27, par A.C
ma réponse s’adresse à PACO
18. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 09:41, par La Louve
Là en revanche on est tout à fait d’accord ! (mais sans doute pas pour les mêmes raisons :-D)
19. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 10:31, par A.C
Cher Camarade,
Ta réponse correspond exactement à ce que je dénonce.
En gros-pardonne le côté provocateur, et le style mais on est entre nous- tu me dis , en langage poli et "sublimal"
"AC, tu encules les mouches "comptables", tu te polarises sur des "détails" de modalités techniques, tu tombes dans la bassine de l’"économisme",
Certes tu as des mots plus fraternels, je veux les reprendre pour te répondre sans aucun détour
A tort ou à raison, je pense notre "polémique" intéressante dans le débat sur la Lutte des classes en 2013.
Sachant que personne, surtout pas moi, ne prétend détenir une vérité , un recueil de recettes révolutionnaires.
allons y..
Tu affirmes :(tu excuseras le"grass" du surlignage)
On n’estpas loin, là de la "spontanéité des masses"..
..Voilà un argument péremptoire qui néglige une petite question :
C’est qu à ce jour, l’immense majorité ne CROIT pas POSSIBLE l’expropriation,à portée deLUTTE, meme si elle estime porteuse de terribles injustices aggravées chaque jour, le fait que la minorité capitaliste"DECIDE" parce que "POSSEDANT" !
Si elle ne croit pas REALISABLE la REVOLUTION-avec donc ce"fondamental" qu’est la prise de pouvoirs, le changement de PROPRIETAIRES,.., ce n’est pas en "nous"persuadant que , puisque c’est juste etque nous avons raison, cela convient aux Masses, qu’on règlera la question !
C’est en démontrant , tout en luttant, que si la "preuve du pudding c’est qu’on le mange", la preuve que la PROPRIETE privée c’est du VOl..c’est qu’on peut expliquer à minima comment on récupère ce qui est à nous.., comment on le GERE, comment et pourquoic’est AINSI que le plus grand NOMBRE verra ses besoins satisfaits.
. ..
Tu me dis :
Attention..!
La violence de la Lutte de classes qu’exigera l’appropriation sociale, dans le rapport de forces actuel, dans l’incapacité pour le K de tenter du "contre-feu" réformiste, puisque SA CRISE interdit au K tout grain à moudre pour les masses...cela nécessite autre chose comme engagement que la perspective de"corriger nos erreurs"
NOUS n’avons pas de marge pour l’ERREUR.
.
Tu appuies ta démonstration en martelant !
Facile , facile, ...
Il ne s’agit pas de"noyer le poisson" mon Camarade, mais de ne pas jouer les Révolutionnaires en bocal..
Ta conclusion , logique d’avec ton propos précédent, me semble sous estimer les enjeux de CLASSE..
Non. là je crois que tu te plantes.
Ce qui guide toujours, d’abord et avant tout la bourgeoisie , c’est comment éviter, retarder, entraver TOUT ce qui porte, en luttes et en" conscience de masse" , un processus de dépossession..
C’est bien parce que la bourgeoisie sait que nous savons -quand nous ne nous racontons pas d’histoires- que l’EXPROPRIATION est un chantier énorme , , que le Capitalisme a pu et su modifier radicalement des structures opaques, pour "réguler" l’accumulation K, diviser("diversifier" disent -"ils") les activités visant à endiguer la baisse tendancielle du profit, en passant à la gégène et au bucher des décennies d’acquis socaiux , humains,
, oui,c’’est parce que c’est justement pas "facile" du tout pour le K..de ne pas creuser sa tombe dans la façon d’avancer dans sa crise (tout en nous emportant , de toutes façons dans le trou,)..
......... et que c’est pas "facile " du tout de bien le comprendre, de bien saisir que la REVOLUTION suppose autre chose que le courage d’une minorité agissante,
............ ;qu’il sera donc DIFFICILE, selon moi, d’avancer avec une possibilité de"vaincre" si nous en restons à quelques certitudes , telles que tu les exprimes..
Après, qu’on me prenne pour un "mou du j’nou", un obsédé comptable, genre écausseur de petits pois munis de gants de boxe, un pessimiste quant auchamp du "possible" dès lors que les masses s emettent en mouvement, qu’on me cite tel texte de Marx, Lénine ou Trotsky..je ne risque pas le prendre mal .,je crains plus du semblant d’unanimisme que la confrontation sans tabous.
Ma conclusion(provisoire car ce serait sympa que d’autres viennent débattre , même si c’est au milieu d’un article qui n’a rien à voir avec le sérieux des questions que nous abordons) :
– Ce que je sais, comme toi, c’est que le plus difficile, pour l’instant, c’est de faire s’exprimer plus fortement le mouvement social.
Il faut donc passer du temps, avec patience et sans rien lâcher , sur le faitqu’il n’y a pas de possible changement durable et palpable, sans marche en avant , consciente et donc avec tous les éléments pour trancher, si on prétend que l’avenir sera le Communisme ou la fin de l’Histoire.
– C’est dire si CONVAINCRE impose d’articuler de façon inédite
– C’est dire les raisons qui mefont combattre ta façon de contourner ce qui "dérange"...ou qui ne seraient t qu’accessoire, subsidiaires
Ceci dit avec cordialité militante
A.C
20. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 10:36, par A.C
Précise, stp, ma grande.
Sans toutefois que cela empiète sur le temps nécessaire à défendre les cas les plus "importants" qui sont sur ta table de travail....
(sourire codé)
Biz
21. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 11:07
je crois que grosso modo est sur la même ligne, car je précise bien des le début :
"le probléme "comptable" de cette expropriation est important,mais moins je pense que l’intériorisation par les travailleurs du concept de cette expropriation et la confiance en eux que c’est non seulement nécéssaire mais possible. ET condition sine qua non.""
j’ai donc bien conscience qu’il faut que notre classe soit persuadée et croit à la possibilité de cette expropriation.
ce n’est pas juste un voeux pieux ,ni faire appel à la spontanéité des masses.
Je crois, comme toi,que le K fera tout pour rien ne soit "facile" mais fera tout aussi pour nous faire croire que c’est impossible et justement par des arguments économiques(pas seulement j’en ai bien conscience) et nous enfermerons dans cette dimension "économique " alors que c’est bien la dimension politique ,lutte de classe ,qui est primordiale.
Sans s’affranchir des questions comment,quoi,on gére.
C’est cette dimension premiére politique que je veux mettre en exergue ,sans t’accuser d’économisme.
D’autre part,malheureusement oui nous ferons des erreurs ,c’est impossible de l’éviter,alors c’est par la certitude que c’est NOS erreurs ,que la classe ne baissera pas les bras et remettra sur le chantier le l’ouvrage.
Si cela venait d’un déssaississent de la classe ,de sa direction sur la gestion de action, ,si cela venait d’une bureaucratie refondée alors ,là serait l’echec et le possible retour en arriére.
Sur un autre sujet ,je ne suis pas certain de cela :
"
puisque SA CRISE interdit au K tout grain à moudre pour les masses.."
Oh que oui il y a du grain à moudre !!!!!!
Comme il y en eut toujours
c’est bien pour cela qu"ils " sont féroces .
22. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 14:15, par Paco NPA
Si nous discutons "nationalisation !" aujourd’hui, ce n’est pas à cause du programme de réformistes technocratiques (le fameux "pôle bancaire public") mais en raison de Florange et Mittal (entre autres) qui ont remis la question en avant.
Assortie de "sans indemnités" et sous "contrôle ouvrier ou gestion ouvrière et de la population", cette exigence ouvre bien un possible anticapitalisme.
Car elle remet en cause une logique de licenciements parce qu’une fraction de la bourgeoisie estime qu’elle n’y fait pas assez de profits pour une logique de satisfaction de besoin sociaux (ce que nous produisons est socialement nécessaire et utile et de toutes façons nous refusons le chômage pour cause de profits insuffisant).
Après d’autres questions surgiront dans une situation d’exigence généralisée d’expropriation.
Du nouveau surgira car la dernière expérience à un niveau national de structures d’auto-organisation (en Europe) posant potentiellement la question du pouvoir, c’est le Portugal... 1974... Pas hier...
Paco
23. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 14:49, par Paco NPA
Une remarque en + :
La formule "sous contrôle... et de la population" ouvre la question de l’articulation entre la gestion ouvrière "en bas" et ce qui était appelé la "planification démocratique".
En souriant... Si dans une société de transition vers le socialisme les travailleurs autogérés d’ex Vinci décidaient de construire un Ayroport inutile à NDDL...
Qui déciderait ? eux tout seul ? ou la société socialiste autogérée ?
24. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 22 février 2013, 19:36, par J
Au Vénézuella, comme en Bolivie, Equateur, ils ne s’embarassent pas de tels scrupules : ils nationalisent en avançant sur un autre type de société.
25. le point de vue d’Anicet Le Pors sur le 36ème congrès du PCF , 23 février 2013, 11:55, par A.C
Quels scrupules ?
– T’as compris que je me faisais du mauvais sang pour savoir comment seraient indemnisées les pauvres"Mamies du Kansas" quiontmis leur magot dans des"FONDs de PENSION" US ..qui aujourd’hui détiennent des pans entiers des Moyens de production et d’échanges ?
– Que je m’inquiétais que ça déplaise au FMI, à laBCE, que ça fasse faire des cacas nerveux aux économistes, journaleux , politicards qui nous exopliquent, en boucle, que ce serait VOLER ce qui n’est, en fait que sueur, sang, de cinq ou six générations d’EXPLOITES ?
Ah que tu ne risques pas lentorse de neurone en t’en tenant à un communisme genre :
Comme je t’envie, mon Ami..
E
NON, je te mens : Je regrette que ce style du Yaka, nous prive de TOUT le nécessaire"EN COMMUN" de réflexion pour que le Comminsme que nous allons construire ne soit pas le"solo funèbre" dont parle Marx
Je sais autant que d’autres ici ceque Marx rappelait:L
Comme d’autres je peux aussi faire miennes quelques rappels de marx et deLénine..
engros que :
mais, mon Camarade, je tiens aussi pour déterminat cette réflexion de Vladimirr illitch..
Dans cette préparation, il y a le débroussaillage théorique, la nécessité de ne rien s’épargner , pour éviter d’en rester à une héroîque démonstration de courage de classe !
Mais de toujours se souvenir que l’on s’engage dans la LUTTE quand on "sent" qu’on peut GAGNER.
Pas que le temps des cerises...
Bon week end
Cordialement
A.C