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pas facile de vieillir sans fortune

par MARTINE LOZANO

Publie le lundi 11 février 2013 par MARTINE LOZANO - Open-Publishing
6 commentaires

pas facile de vieillir sans fortune

les Allemands âgés sont dans des maisons de retraite en Slovaquie , en République Tchèque et en Slovaquie car Les Allemands exportent leurs retraités en Europe de l’Est et en Asie,c’est ainsi que des retraités allemands sont en Europe de l’Est, faute de pouvoir payer les maisons de retraite en Allemagne.
"En 2011, environ 7 140 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque, et un peu plus de 600 en Slovaquie ;le prix d’une maison de retraite en Allemagne est de 2 900 euros et 3 400 euros par mois .

En Grèce des retraités se suicident, on se souvient de ce retraité qui à l’arrivée de l’huissier venu lui annoncer son expulsion de son appartement se jeta dans le vide EN CRIANT "Comme cela, je ne laisse aucune dette à mes enfants"près d’Athènes En effet les tentatives de suicides et les suicides augment en Grèce du fait de la crise économique .

En Espagne Les séniors sont largement touchés par la crise , Victimes d’escroquerie de la part de l’équivalent espagnol des caisses d’épargne ( CAM ) qui a spéculé avec les économies des retraités et des séniors, ces derniers dont l’argent des économies avait été placé dans des placements très risqués se sont retrouvés ruinés par la bulle spéculative .Rappelons que la plupart de ces séniors victimes sont d’anciens ouvriers .On apprenait en Espagne récemment que deux hommes décédaient : L’un s’était immolé par le feu dans le le sud de l’Espagne. Il s’agissait d’ un homme de 57 ans de Malaga , au chômage avec de gros soucis d’argent et d’ un homme de 63 ans découvert près d’une voiture en feu sous une autoroute dont la police pensait à une tentative de suicide .C’est ainsi que des des retraités retournent chez leurs enfants.

Au Japon des retraités commettent des larcins pour subvenir à leurs besoins.

En Russies les retraités vendent de petits objets dans les rues par moins 30 .

En france selon une enquête récente relatée par le journal la croix selon l’étude du cabinet KPMG sur le coût des maisons de retraite pour personnes âgées dépendantes, on y apprend qu’une place dans une maison de retraite publique ou de secteur privé sans but lucratif coûte 1900 euros en moyenne par résidant et 2250 euros en région parisienne ;pour une société privé à but lucratif , le coût est encore plus élévé.

Des sommes qui ne peuvent être couvertes par les pensions de retraite sachant que la pension moyenne d’une femme retraitée est de 900 euros et entre 1200 -1400 euros pour un homme mais ce sont les femmes qui occupent en grande partie les maisons de retraite pour personnes dépendantes.De plus en plus de personnes âgées n’ont pas les moyens de payer une maison de retraite ,alors que la prise en charge des personnes âgées devraient être assurée par un service public et non des établissements privés qui font des profits sur le dos des personnes âgées.

Si le vieillissement de la population et le doublement du nombre de personnes âgées de 85 ans et plus (une population fragilisée) constitue un progrès dans une société, cette situation ne doit pas se régler par le transfert vers des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens car la dépendance et l’affaire de tous et doit dépendre d’un grand service public organisé. L’Etat doit s’engager réellement dans le cadre du Plan solidarité grand âge. . Qui peut se payer une maison de retraite ? Selon une enquête récente réalisée par TNS Sofres. 14 % seulement des personnes dépendantes peuvent se payer une maison de retraite dont le prix moyen est de 2 200 euros par mois. En ce qui concerne les familles c’est l’inquiétude car 52 % des familles se disent incapables de payer pour leurs parents.

De plus une enquête récente met en évidence la mauvaise presse des maisons de retraite.

la SOUFFRANCE se banalise chez les personnes âgées.

le journal humanité relatait la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées dans certaines maisons de retraite. 50 % des personnes âgées hospitalisées et 30 % des résidents des maisons de retraite sont mal nourris. En effet, à la source on trouve une accumulation d’inattentions s’apparentant à des maltraitances : préjugés alimentaires qui conduisent à la prescription de régimes trop sévères, horaires inadaptés (repas parfois servi à 17h30), effet anorexigène de la distribution des médicaments, etc. Des patients handicapés ont des difficultés pour mastiquer, ce qui conduit à un effet buccal déplorable. Des dentistes pourraient pourtant facilement intervenir en amont. Quand on rentre dans la peau d’une personne âgée, « on perd ses repères, S’asseoir dans un fauteuil pour nouer ses chaussures, descendre un escalier, ouvrir une boite de médicament, décapsuler un comprimé, se coiffer, tous ces gestes simples deviennent difficiles voire impossibles. »

Plus de 83% des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77% disent y mettre leurs parents à contrecœur, par un choix contraint. (Mouroirs) et selon Romain Kosellek qui relate dans un de ces articles"La mère de Madame F. est dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) depuis moins de 5 mois. Déjà, elle est amaigrie, affaiblie. Entrée fortement dépendante, ses difficultés d’expression et de compréhension empirent. Depuis peu, elle est devenue incontinente. Elle est victime, comme des milliers de personnes dépendantes (personnes âgées, handicapés, malades mentaux...) de « maltraitance passive » – ou maltraitance ordinaire"

"Madame F. a contacté un journal après que l’assistante de vie qu’elle a embauchée pour prendre soin de sa mère (en complément du personnel de l’établissement) l’a retrouvée par terre baignant dans son urine. La maltraitance passive se décline de diverses manières : brutalité lors des toilettes,faute de temps, hygiène insuffisante, paroles humiliantes, dénutrition liée à l’absence d’aide lors de la prise des repas, infantilisation, ou encore soins forcés."

Martine Lozano militante associative

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Messages

  • Madame Lozano,depuis le temps que je lis vos interventions,j’ai remarqué votre absolue mauvaise foi.Je ne conteste pas que notre système de santé a des défaillances mais,à 66 ans,ayant subi,mon épouse et moi,de nombreux aléas médicaux,je peux vous assurer que nous avons TOUJOURS été bien soignés et sans débourser quoi que ce soit pour des maladies très graves.Par contre,si nous avions été malades dans vos pays bien aimés(que vous ne critiquez jamais),nous serions déjà morts.Il faut apprendre à se taire plutôt que de raconter n’importe quoi sur un système de santé qui a ses défauts mais aussi d’énormes qualités,surtout pour les personnes âgées comme nous !!

    • Il faut comparer ce qui est comparable et ne pas confondre soins médicaux, soins chirurgicaux etc où dans les cliniques et hôpitaux les personnels ont des compétences et les médecins et chirurgiens sont dans la théorie tout autant compétents.
      Les maisons de retraites privées...c’est un sujet bien à part, et là que la maison de retraite soit construite à Paris ou au milieu du Groëland ne change rien au fait que le "pensionnaire" est entre quatre murs.
      Je ne vous souhaite pas de finir dans une maison de retraite comme celles que je critique (bien évidemment il ya des établissements exemplaires mais comme dans toutes choses il y a aussi de très mauvais établissements).
      Savez-vous que les personnes âgées peuvent avoir un toilettage en 5 minutes, un petit déjeuner donné en 5 minutes (etc) ...
      En 60 minutes deux employées doivent servir, donner à manger, desservir...80 pensionnaires...et si il y a une infirmière ce n’est pas son rôle...elle donne les médicaments au passage...après il y a le temps à trouver pour faire de petites toilettes (changer les couches, les alèses etc) et ce n’est pas fini pour autant, il y a une surveillance de tous les instants (risques de chutes etc)...etc etc....

      Venez faire un tour dans ces services qui ne sentent pas la rose...

  • Les maisons de retraite il y en a de plus en plus, et de moins en moins on voit dehors les pensionnaires...qui ne sortent même plus.
    Ces "maisons de retraite" ne sont que des moyens de profits, "tout est bon dans le cochon" pour les profiteurs qui s’engraissent sur le dos des familles, des retraites, des biens immobiliers laissés etc les personnels sont au strict minimum et l’on préfère du personnel non qualifié et malléable...
    Les exemples ne manquent pas et la maltraitance est quotidienne mais ce qui compte c’est la rentabilité dans le système de santé actuel, l’être humain n’est plus qu’un moyen de gagner de l’argent.
    C’est ignoble et l’on se demande ce que font ceux qui ont le pouvoir de contrôler tous ces abus… ?!
    La première des choses à rectifier est simple : les coûts journaliers sont trop haut (bien évidemment si l’on retire les dividendes des actionnaires, les privilèges divers attribués aux administrateurs (voitures de fonction, logements de fonction etc) le coût diminue énormément.
    Il faut arrêter de prendre les gens pour des ignares.
    Et puis on a progressivement cassé la famille, pour plus de profits, c’est aussi le "modèle de société" qu’il faut revoir, les parents élevaient leurs enfants et les enfants s’occupaient de leurs parents dans ce qui était leur maison familiale (construite souvent de leurs propres mains), c’est là qu’il faut revenir et tout ira mieux, un monde à l’échelle humaine et non un monde déshumanisé On cultive l’indifférence, l’égoïsme, le chacun pour soi et en définitive on perd tout avec le temps...et chacun paie un jour ou l’autre...le temps passant...
    L’enfant d’aujourd’hui sera demain le vieillard délaissé entre 4 murs avant de finir entre 4 planches ...
    Et pendant ce temps on vous parle d’aide à la dépendance (nouvelle source de profit et de ponctions diverses), on a même (pour rappel) obligé les travailleurs –journée de solidarité (1)-(sauf ceux qui ont voté la loi car ceux là ne touchent que des indemnités et ...des droits à la retraite au bout de quelque années...) mais c’est un autre sujet que celui des "représentants du peuple"... notre société est bien malade elle aussi dans toute sa profondeur il n’est plus question de hauteur, de dignité…

    Le petit citoyen, la petite citoyenne deviendront grands ils seront à même de prendre des décisions et surtout de prendre en mains leur avenir.

    1) A quand la prochaine journée imposée, le travail obligatoire je pensais qu’il était d’un autre temps ?

    • les parents élevaient leurs enfants et les enfants s’occupaient de leurs parents dans ce qui était leur maison familiale (construite souvent de leurs propres mains), c’est là qu’il faut revenir et tout ira mieux,

      le travail obligatoire je pensais qu’il était d’un autre temps

      Chico

  • Le système de répartition des richesses pour les retraités est déjà bas par rapport au niveau de vie, et la doctrine actuelle est de baisser le niveau de redistribution, par le revenu avec plus d’années à travailler ou pire avec des restrictions budgétaires imposées qui suppriment carrément les revenus des retraités.

    Pourtant l’on parle d’une catégorie de la population qui a travaillé pendant près de 40 ans, et la jeunesse actuelle ne peut rêver à un tel niveau d’années successives travailler. Le travail se répartit entre chômage et contrat précaire à bas salaire (85% sur le marché français du travail nouvellement arrivée), ce qui rends impossible ce type d’exigeance alors que les revenus pour les retraités sont déjà bas par rapport au niveau de vie.

    Le modèle financier de redistribution des richesses est des prix en constante augmentation avec une baisse des revenus et une proposition massive de contrats précaire à bas salaire. La retraite par capitalisation est un risque de ruine financière pour des milliers de retraités en seule journée avec une impossibilité de pouvoir retravailler sur le marché de l’emploi.

    La baisse des revenus pour les populations dans le temps est un danger pour la cohésion sociale alors que les populations plus aisées ne font qu’épargner ou stocker de large richesse qui sont accaparés au détriment du circuit de consommation uniquement pour vivre au dessus du seuil de pauvreté.