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Les vrais « réformes »
Qui peut raisonnablement croire qu’il sera possible de remettre continuellement
en cause les acquis sociaux des moins favorisés, pendant qu’en haut on ne touche
à aucun privilèges mais au contraire qu’il les renforcent.
Les salaires des grands patrons fonctionnarisés du CAC 40 sont extravagant.
Le boss d’air France s’augmente de 80%, les rémunérations annuelles de ces oligarques atteignant des sommes telles qu’il faudrait à un salarié 500 ans pour l’atteindre, de plus-values
au stock options, cela représentent 1 millions d’années de travail au SMIC. Les profits record accumulés, non pas par les PME qui créent des emplois mais par celles qui licencient
ne sont affectés ni au développement ni à la recherche ni à l’embauche. La richesse nationale
n’a cessé de se faire au détriment du travail salarié
(au profit de la spéculation et de toutes formes d’enrichissement).
Des réformes destinées à favoriser une plus juste répartition du fruit de la croissance
ont toujours été refuser par ces gouvernements aristocrate et petites bourgeoisie.
Quelques exemples ;
Une réforme sur la fiscalité qui constituerais l’établissement d’un impôt direct universel qui frapperait les niches fiscales et supprimerais les exceptions et « exemptions à la tête du client », toutes formes de revenus, y compris ceux du capital, du même taux l’élargissement de l’assiette permettrait de remonter les tranches, donc de baisser les impôts des classes moyennes.
Une réforme de l’impôt sur les successions, en exonérant plus largement les petites successions, en frappant moins lourdement les moyennes mais en augmentant la progressivité sur la transmission des plus grosses fortunes, viserait à rétablir l’égalité des chances.
L’instauration d’une taxe, même mini sur les transactions financières dont le produit serait consacré à la rénovation des banlieues, l’instauration d’un maximum de rémunération
qui donnerait lieu à une sur taxation pour tous dépassement, une imposition différenciée qui favoriserait les profits réinvestis créateurs d’emplois.
L’emploi ; une baisse de charge sociale contre une création effective d’emploi (CDI) selon le principe « donnant-donnant ».
Créer une commission indépendante charger de dénoncer les abus de position dominante et les situations de monopole, adopter une loi protégeant et rétablissant le pluralisme et l’indépendance de la presse, imposer la mixité sociale dans toutes les communes.
L’obligation à l’état de préempter des terrains où le prix du foncier est le plus élevé,
afin de casser la loi du marché et par des mesures fiscales adéquates inciter à la construction d’ensembles pour les classes moyennes.
Toutes ces réformes de bon sens n’ont jamais été prises en comptes, pas plus que cette gouvernance n’accepte de remettre en cause l’orthodoxie monétariste qui étouffe la croissance, la lutte contre les déficits par une réduction des investissements publics provoque une augmentation des dépenses sociales et empêche une relance de l’activité, cette relance produirait
un surplus de recettes et réduirait le chômage et les dépenses sociales.
Plus l’échec de leur politique devient flagrante (chômage, précarité, exclusion, faible croissance, inégalité, déficits, cloisonnement ethnico-social, insécurité, communautarisme, individualisme, inculturation, vulgarité) et plus ils tentent de faire croire que la France est immobile
et irréformable où le conservatisme est de rigueur.
Or depuis trente ans, des réformes, il y en a eu ! Sociétales (contraception, avortement, PACS) Constitutionnelles (quinquennat, décentralisations) Économie ( privatisations, zones franches, concentrations, changement de monnaie) Fiscales (CSG, impôt sur la fortune, TVA réduite, suppression de la vignette, prime pour l’emploi, réforme de l’IRPP) Militaire ( suppression de la conscription, création d’unités multinationales, brigade Franco-Allemande, corps Européen) Médiatiques (explosion de l’offre audiovisuelle et appauvrissement de la diversité éditoriale).
La question n’est pas celle d’un prétendu immobilisme ! la vrai question est de savoir pourquoi et pour qui nos gouvernants ne proposent comme alternative que l’adoption à un système inique qu’est la dictature du marché… léodevinci




