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renvoyer la balle

par hdm

Publie le lundi 11 février 2013 par hdm - Open-Publishing
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CE MERCREDI 13 FEVRIER 2013

A 18H30

C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »

Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6

En direct et en archives sur www.campuslille.com

L’irruption de la classe ouvrière dans l’agenda médiatique n’est pas inédite. Régulièrement, on aperçoit, sur les écrans qui nous cachent le réel avec un succès relatif, des ouvriers. En colère. En action. Ils nous sont montrés avec un mélange de mépris et de condescendance. C’est qu’ils ne sont jamais opportuns. Alors, on invite un « leader » sur un plateau, cerné d’experts bien plus raisonnables que lui. Le ministre opine gravement, dit qu’il faut faire quelque chose, et finalement, se range du côté qui est le sien – celui du manche. Et puis la boîte ferme et on passe – enfin – à autre chose.

Nous ne sommes jamais dupes, mais à chaque fois, nous vivons avec nos camarades leurs luttes, car nous savons qu’elles sont nôtres. Nous les vivons à fond, complètement. Avec l’espoir que cette conscience de classe, partagée par le grand nombre, amènera au grand embrasement nécessaire. Permettra d’inverser la logique du profit. Laissera aux travailleurs leur gagne-pain, ce chagrin pesant où réside toutefois leur force, la nôtre à tous… Et puis la boîte ferme, et on passe à autre chose…

« Il n’y a pas de moyen de coercition plus violent des employeurs contre les employés que le chômage » affirmait le camarade Krasucki. Or, aujourd’hui, ce moyen – consistant à détruire des forces productives afin de garantir les taux de profit, ce moyen est utilisé à grande échelle : les proprios de PSA, Goodyear, Arcelor, Petroplus, et bien d’autres, tentent de nous asséner un coup fatal. Et la classe ouvrière revient sur le devant de la scène. Avec une meilleure conscience d’elle-même et de ce qui nous menace, et la volonté impérieuse de l’unité. Par les voix de nos camarades en lutte, enfin, nous voyons la balle de la crise renvoyée dans son camp : celui de la bourgeoisie, ses patrons, ses actionnaires et ses domestiques…

Malgré la répression patronale, malgré les vigiles crânes rasés qui sillonnent les ateliers en grève, malgré la duplicité des socialos, malgré les calomnies propagées par les jaunes, malgré la propagande, et même malgré nous et nos habitudes fatalistes, le combat est engagé. Le combat pour l’emploi, qui devient le combat politique par excellence, et qui nécessite l’unité dans les consciences et dans les faits. Ce n’est pas gagné, mais la question est clairement posée, et c’est déjà une victoire.

C’est de ce moment-là qu’il sera question mercredi, avec le concours de Saïd Bouamama, notre socio-économiste attitré. Nous entendrons des travailleurs d’Arcelor dans les rues de Strasbourg, et nous entretiendrons en direct avec Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay. Et, en fin d’émission, vous entendrez les quelques propos que nous avons échangés avec Alain Badiou lors d’une rencontre fortuite avec lui, à Lille, il y a quelques semaines.

Allez, tous ensemble : c’est l’heure de l’mettre !