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Le mythe des classes moyennes


de : Jean LOJKINE via A.C
mercredi 25 janvier 2012 - 19h13 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires
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Les « classes moyennes » sont au coeur du débat politique. Elles sont présentées à droite, à gauche, au centre comme à l’extrême droite comme un des enjeux centraux de cette élection. Elles font l’objet de dossiers dans la presse, et de publications, encore tout récemment.

Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Jean Lojkine resitue le fondement et le cadre idéologique de la notion. Pour une analyse critique.
ref
Site de "Communisme21"

Un mythe qui a la vie dure

Mais qui sont donc les « classes moyennes »  ? Tout le monde s’y réfère, personne ne les définit. Ce n’est ni la classe ouvrière opposée à la bourgeoisie capitaliste, ni la bourgeoisie anglaise coincée entre l’aristocratie terrienne et le prolétariat industriel, ni les anciennes classes du mode de production féodal : paysans, artisans, commerçants, professions libérales.

On a voulu y voir la figure symbolique d’une « lutte des classes » apaisée par la mobilité sociale  : « l’ascenseur social » aurait réussi à intégrer la majorité du salariat (des ouvriers qualifiés aux cadres) dans les institutions créées par la bourgeoisie capitaliste, notamment l’Etat social, protecteur, régulateur, et ses instances de représentation politique. En réalité la classe moyenne, c’est « l’anti-classe », la classe qui ne s’oppose à aucune autre, parce qu’elle est censée les absorber toutes. C’est le mythe d’une société d’abondance et d’intégration consensuelle en période de croissance capitaliste ; par contre en période de crise la « classe moyenne » devient synonyme de société des « inclus » opposés aux « exclus ». Le clivage entre inclus et exclus est le substitut du clivage de classe : la classe moyenne devient alors le porte drapeau des salariés à statut enfermés dans leurs ghettos de « riches » , entourés par la masse anonyme des « sans » : sans papiers, sans travail, sans domicile, sans patrie, sans culture. La solidarité de classe contre l’exploitation capitaliste s’efface alors devant la peur de l’autre, le repli identitaire.

Le mythe de la classe moyenne est diffusé aussi bien par la social-démocratie que par la Droite et les libéraux.

L’un des fondateurs de la social-démocratie allemande, L. Bernstein, voyait dans le développement d’une « classe moyenne » entre le prolétariat industriel et la bourgeoisie la preuve que le capitalisme se serait auto-régulé et aurait rendu inutile une révolution politique anti-capitaliste. Les crises structurelles du XXme siècle ont remis en cause ces thèses réformistes, mais en même temps les régulations politiques qui ont permis, dans leur diversité (du fascisme au Front populaire, en passant par le New Deal) des « sorties de crise » nous ont montré que la « maturation économique » du capitalisme n’impliquait pas par elle-même une « maturation politique » débouchant « nécessairement » sur une révolution prolétarienne, contrairement aux espoirs de Marx et d’Engels, après les révolutions de 1848.

Certes le mythe d’une classe moyenne résultant de l’ascension sociale de 80% de la population, des ouvriers qualifiés aux cadres, a pris fin

. La croyance dans le développement assuré d’emplois garantis à vie, grâce à la protection d’un Etat Providence, est contredite aujourd’hui par la généralisation de la précarité et les attaques systématiques des politiques néo-libérales contre ces acquis sociaux des 30 Glorieuses. Plus même, la profondeur de la crise systémique éclatée en 2008 a révélé au grand jour ce qu’avait d’illusoire l’idée d’une classe sociale qui échapperait à la lutte des classes. La notion de« classe moyenne » cache en réalité un conflit majeur entre des fractions prolétarisées du salariat intellectuel et une fraction ultra minoritaire de cadres dirigeants alliés à la classe capitaliste qui bénéficie des retombées de la financiérisation du capital (stock-options, actions, dividendes). Chômage, précarisation, paupérisation, destruction de la culture du service public, « servitude volontaire » des cadres à l’autonomie « contrôlée », dessinent des formes nouvelles de prolétarisation , sans pour autant s’identifier au prolétariat ouvrier.

L’idéologie dominante tente aujourd’hui d’occulter ce rapprochement objectif complexe des ouvriers et des salariés intellectuels en masquant le caractère multi-classiste des révolutions Arabes et du mouvement des « Indignados » dans les pays occidentaux. En Egypte, les étudiants diplômés de la Place Tahir ont été rejoints par les syndicalistes des industries textiles, en Tunisie, les manifestations des jeunes diplômés au chômage ne doivent pas cacher les manifestations des salariés des usines de bauxite de Gafsa.

Dans les pays occidentaux, et notamment en Europe, l’idéologie dominante tente d’opposer le « libéralisme culturel » des « classes moyennes » diplômées à l’autoritarisme conservateur, populiste des classes populaires et notamment des catégories ouvrières, attirées par le vote pour les partis d’extrême droite xénophobes. Au libéralisme culturel des salariés éduqués s’opposeraient ainsi l’anti-libéralisme culturel des sans diplômes,… mais aussi l’antilibéralisme économique (contre l’Europe libérale, contre les privatisations, les délocalisations, l’économie de marché).

Mais on oublie un peu vite que ces mêmes « classes moyennes » alimentent aussi les partis d’extrême droite en Europe et que le véritable parti « ouvrier » aujourd’hui est le parti des abstentionnistes, de ceux qui rejettent les institutions « démocratiques », parce que la gauche de gouvernement européenne s’est ralliée depuis les années 70-80 à l’idéologie libérale et aux politiques monétaristes d’austérité salariale et de dévaluation compétitive. On oublie également que les jeunes diplômés « s’indignent » à la fois contre l’injustice sociale, contre l’ultra-libéralisme, et contre toutes les formes d’autoritarisme, démentant par là même le clivage postulé par l’idéologie social-démocrate, entre les partisans du libéralisme culturel (les diplômés) et les classes populaires antilibérales stigmatisées, réduites à un populisme d’extrême droite. Désormais les jeunes diplômés rejoignent les ouvriers et les employés dans leur rejet de l’Europe libérale et du capitalisme financier, comme on l’a déjà vu en 2005 avec le rejet du projet de traité européen. Mais le mouvement des « indignés » va plus loin encore, dans la mesure où il met sur le même plan la revendication démocratique, le droit des femmes à l’égalité de traitement avec les hommes, et les revendications populaires contre le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

On comprend que ces mouvements sociaux mettent à mal des partis socio-démocrates européens qui n’ont pas su tirer les leçons de la crise de 2008-2009 pour s’émanciper de l’idéologie néo-libérale.

Mais pourquoi la gauche radicale et les communistes n’en ont-ils pas tiré le moindre profit ?

Pris entre le repli sectaire et l’union avec des partis socio-démocrates majoritaires depuis l’écroulement de l’URSS, les partis communistes européens n’ont pas su jusqu’ici se dégager de cette alternative mortifère, en renouvelant leur analyse de classe . Ce qui supposerait en premier lieu de dépasser les références tantôt à une « classe ouvrière » qui n’existe plus comme Sujet historique de la révolution ( parce que le prolétariat ne se limite plus aux ouvriers) , tantôt à une « classe moyenne » qui n’est qu’un mot creux, désignant simplement ce que l’on ne parvient toujours pas à nommer : les fractions, multiples, des intellectuels salariés qui s’intègrent au salariat capitaliste, mais sans fusionner pour autant avec les catégories populaires (ouvriers et employés).

D’autant plus que le travail de traitement de l’information, le « travail sur autrui » caractéristique des services publics (éducation, santé, information, justice, police), n’est plus aujourd’hui réservé aux cadres et aux travailleurs intellectuels : l’intellectualisation du travail productif marque la rupture entre la révolution industrielle et la révolution informationnelle. La révolution industrielle est marquée par l’opposition taylorienne entre le travail d’encadrement, de conception, d’organisation réservé aux travailleurs intellectuels et un travail manuel ouvrier réduit à une fonction de détail, subordonné à la machine. La révolution informationnelle déplace le conflit de classe au cœur même du travail intellectuel , en imbriquant l’organisation , la programmation et la relation avec le client (ou l’usager) dans l’acte productif. Même dans la production matérielle, même dans le travail ouvrier, la relation de service comme l’innovation l’emportent sur le travail de manipulation de la matière, partiellement objectivé dans la machine informatique. Désormais, malgré la terrible contrainte de la rentabilité, le travail de production matérielle n’est plus au coeur des rapports de production, il ne représente plus pour l’ouvrier qu’une étape, provisoire, vers le travail de traitement de l’information où va s’enraciner le conflit majeur entre la pression de la rentabilité, la tyrannie du contrôle de gestion et les formes nouvelles de travail autonome. Contradiction majeure de l’idéologie néo-libérale, l’appel à l’initiative, à l’auto-organisation des salariés « entrepreneurs » est nié quotidiennement par la multiplicité des évaluations marchandes tâtillonnes, souvent absurdes, des services publics ; copiées sur le modèle de l’entreprise industrielle privée, ces évaluations de la « productivité » des services éducatifs, sanitaires ou judiciaires sont incapables de saisir l’efficacité sociale (sociétale) des services publics pour les usagers.

C’est sans doute la raison majeure de la mobilisation intense de toutes les catégories de salariés autour de l’enjeu de la formation : alors que le capitalisme informationnel instaure un enseignement à deux vitesses qui réserve la formation générale, fondement d’une activité citoyenne, à une petite élite, la révolution informationnelle révèle les énormes potentiels d’intervention qui pourraient être utilisés par tous ceux qui auraient été formés à l’usage critique des débats politiques. En ce sens les révolutions arabes comme les « indignés » ont démontré « après coup » qu’il ne suffisait pas de manifester sur les places publiques pour intervenir sur les politiques économiques des gouvernements et des partis politiques. La monopolisation du débat politique par une élite « cultivée » renvoie à cet égard à un combat de longue haleine contre la ségrégation scolaire.

L’aspiration à envoyer ses enfants faire des études les plus longues possibles est maintenant largement partagée par les couches populaires, par les ouvriers comme par les cadres, mais en même temps les inégalités sociales d’accès à la culture générale et à la formation supérieure sont telles qu’elles nourrissent des attitudes conflictuelles de rejet réciproque entre classes populaires et classes « « instruites », cultivées. Les institutions chargées d’intégrer et de former les nouvelles générations ne sont plus adaptées à l’énorme clivage entre une scolarisation « de masse » et une formation scolaire élitiste, ségrégative. Du côté de la représentation politique, ni les partis politiques de gauche, ni les syndicats n’ont encore trouvé les instruments, les pratiques qui permettraient d’allier culture populaire et culture générale élitiste, en mettant fin aux ghettos qui enferment inclus et exclus.

La pauvreté et la misère sont maintenant largement partagées par toutes les fractions du salariat, mais ce que Bourdieu a appelé la « misère petite bourgeoise » , la « misère de position » née de la confrontation de tous ceux qu’oppose leur position dans la hiérarchie sociale, n’est pas la misère nue décrite par Zola, la « grande » misère de condition.

Tant qu’une mobilisation politique ne prendra pas en main la ségrégation scolaire, sociale, territoriale, la référence idéologique à la « classe moyenne » continuera à servir de paravent, pour « distinguer » les familles des exclus, des « classes dangereuses » et les familles paupérisées, mais cultivées, soucieuses de vivre »entre soi », à l’école comme dans l’espace de résidence.

Jean Lojkine est directeur de recherche honoraire au CNRS

Auteur notamment de :

La crise des deux socialismes, Le Temps des Cerises, 2008

L’adieu à la classe moyennes, La Riposte, 2005



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Commentaires de l'article
Le mythe des classes moyennes –
25 janvier 2012 - 19h55

En effet, c’est bien à l’école que cela se joue. . Il m’a toujours été difficile en tant que militant syndical comme les autres, d’associer dans les luttes ceux qui ont une culture disons de "prolétaires" et ceux qui "prolétaires" aussi pourtant dans la même boîte, ont reçu une culture les rapprochant des centres d’intérêt des professions libérales ou autres catégories des véritables classes moyennes proches de la Bourgeoisie. Les uns exerçant un travail manuel, les autres non, qui rejetant les premiers, se mettent "au dessus". Cette constante explique avec le bourrage de crâne médiatique habituel l’isolement et le recul organisé par les gouvernements UMPS, et accepté par le mouvement syndical européiste de la CES, des travailleurs manuels, salariés ouvriers et employés laminés par les fermetures d’entreprises et délocalisations dans une quasi indifférence de la société.
Il faudrait plus de temps pour développer une tendance constante dans la société française avec le développement progressif de la consommation, dès le début du XXième siècle, vers un "idéal" de vie de petits rentiers. Les USA l’ont systématisée chez eux et exportée massivement. Mais ce modèle de paix sociale est en crise.



Le mythe des classes moyennes –
26 janvier 2012 - 08h21 - Posté par Copas

Bien les classes moyennes sont une invention qui ne recoupe aucune réalité.

Intellectuels et prolétaires ?

La question du travail intellectuel est aussi un leurre pour établir une distinction de classe entre manuels prolétaires et intellectuels petits bourgeois.

Les distinctions qui pouvaient exister il y a longtemps entre des "administratifs" et des "ouvriers" n’existent plus par l’interpénétration des fonctions.

Ce qui est nouveau c’est la montée en travail intellectuel et administratif de la classe ouvrière (qui fait que la bourgeoisie et une grande part du haut encadrement dégage de ce qui était historiquement son travail sur le prolétariat).

La proportion de travailleurs qui utilisent des écrans est devenue énorme, les savoirs-faire et procédures, objets de protocoles innombrables et détaillés, sont devenus des éléments indissociables à l’hyper-productivité du prolétariat moderne.

Une caissière de supermarché n’est pas une petite-bourgeoise déclassée parce qu’elle est devant un petit écran. Elle a toujours été une prolétaire. Il faut sortir des visions qui datent d’une époque différente.

Ce qui est vrai c’est que le niveau d’instruction, de connaissance collective des entreprises, la capacité de communication énorme, rend maintenant palpable la capacité de la classe ouvrière à prendre en main et gérer les entreprises, le pouvoir de la bourgeoisie apparaissant d’autant plus parasitaire et s’éloignant des lieux de production .

Et cette connaissance du monde , cette capacité, ces habitudes de communication moderne, sera un des plus puissants moteurs de radicalité du XXIeme siècle rendant insupportable les tyrannies ordinaires d’entreprises, comme les tyrannies de l’appareil d’état.

Les révolutions arabes sont de ce point de vue le premier coup de gong de prolétariats de plus en plus instruits et supportant de moins en moins la tyrannie.

Il est en train de se passer exactement la même chose en Chine où des centaines de grandes grèves se produisent depuis 2 mois qui se conjuguent avec de grandes luttes rurales et écologiques (ça n’intéresse personne mais c’est grand).

La connaissance, le niveau d’instruction, les échanges , rendent insupportables les tyrannies.

Ce phénomène va produire encore plus ses effets dans les vieux pays industriels (si ce n’est pas le fascisme). Ca a commencé depuis une trentaine d’années et le problème vient plus de l’état désastreux des organisations des travailleurs, leurs retards et leurs habitudes de collaboration de classe que de potentiels de résistance.

La jeunesse

L’extension gigantesque de la scolarité à des couches sociales de plus en plus grandes (ce qui ne leur donne pas forcement de débouchés) déplace l’appréciation de classe que l’on peut avoir sur la jeunesse scolarisée qui est bien pour l’essentiel fille de prolétaires à destin de prolétaires.

D’ailleurs, pour revenir en arrière, la lutte des jeunes pour le CPE a marqué dans le combat ce virage , les jeunes bougeant par rapport à leur destin de prolétaires, et quelques années après, sous les quolibets de la droite, des jeunes lycéens par dizaines de milliers ont participé à des manifs sur les retraites.

Ces faits de mobilisation montrent ce destin et cette place de classe dans la jeunesse qui a fini par se transcrire au moment de mobilisations sociales.

Le pas en avant par rapport à 68, dans la jeunesse, est bien une transition de classe de la jeunesse scolarisée . Massive.

Ces couches générationnelles n’ont strictement rien à voir avec la petite bourgeoisie qui doit être définie scientifiquement de telle façon qu’on cesse également de dire n’importe quoi dessus.

Les révolutions arabes et le prolétariat

Quand on regarde les classes sociales existantes dans ces pays et celles qui se mirent en mouvement, nul doute, il n’y eut rarement de mouvements aussi "prolétariens" (un petit bémol complexe sur le tout début en Egypte dû d’ailleurs à la composition sociale plus complexe de ce pays).

Le démarrage en Tunisie fut certes déclenché par un petit commerçant ambulant prolétarisé désespéré ce suicidant mais ce fut des le début, tout de suite, un vaste mouvement de prolétaires, .

la question des jeunes diplômés au chômage qui ont participé ici ou là à ce mouvement ne les a pas transformé en petits bourgeois parce qu’ils avaient suivi des études.
Suivre des études ne qualifie pas le petit bourgeois, il ne le qualifie ainsi que par assimilation à la classe de ses parents, et encore.

Ce ne sont pas les fantasmes de promotion sociale par les études qui font la promotion sociale et la classe.

Hollande et les classes moyennes

Le discours de Hollande est odieux car il essaye de distinguer et créer une division dans la classe ouvrière au détriment des couches les plus pauvres de cette dernière.

Ce discours flatte les croyances dans certaines couches de travailleurs par rapport aux autres de n’avoir pas même destin que le commun des travailleurs, il est aussi con que le travailleur qui cache ses 25.75 euros qu’il croie avoir en plus des autres travailleurs.

Il n’y a aucune réalité dans cette distinction et les espaces gigantesques de revenus entre les classes rendent puériles les distinctions construites sur le revenu dans la classe populaire. Ce qui n’empêche pas que les minimas doivent absolument être relevés, les augmentations données en euros et non en pourcentages (ces derniers accroissent mécaniquement les différences de revenus dans la classe populaire).

Le discours de Hollande sur les classes moyennes est au fond un discours de division de la classe populaire en ne précisant pas que les couches dont il parle sont essentiellement dans le prolétariat moderne et en mettant en exergue ce qui pourrait leur mettre un destin différent de la classe populaire.

C’est un virage argumentaire important du PS là dessus , virage que l’on sentait venir depuis un moment sur la fin de la classe ouvrière (d’après eux) qu’on laisserait à Le Pen et une classe moyenne inventée , gros ventre du peuple français qu’il s’agirait de dorloter et de distinguer.

Ce débat n’a rien d’anodin.

Hollande divise et en même temps quand on accroche là dessus ses propos très réactionnaires sur d’autres sujets qui sont passés en arrière plan , il y a comme un miroir aux alouettes très noir.

Accessoirement

Le discours mitterandien sur la finance fait rigoler , on connait. Mais il a eut quand même l’intérêt de faire pousser des glapissements à la droite et le bayroufrisme : pas touche à la bourgeoisie ! Eux qui ne tarissent pas de haines contre les couches les plus pauvres, en les stigmatisant, que leurs maitres puissent d’une façon détournée être montrés du doigt c’est comme de pisser sur l’autel d’une église pour des catholiques.






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