Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
182889292 IP
207689653 pages
(depuis le 10/02/2002)
199 connectés
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !


La Modernisation... et après ???
de : Djémil KESSOUS
dimanche 19 février 2012 - 10h33

Deux mots sur la Modernisation, son développement, son apogée et son déclin

Le néolithique fut-il une révolution ? C’est en tout cas l’épithète, célèbre, que l’archéologue australien Gordon Childe attribua à ce phénomène. Commencé il y a environ dix millénaires, ce moment où l’homme apprit à domestiquer végétaux et animaux devait déboucher ultérieurement sur la civilisation, la société étatique. Néanmoins, traiter par un terme si "révolutionnaire" une mutation qui s’est poursuivie durant plusieurs milliers d’années apparaît problématique. Nous sommes plutôt ici en présence d’une expansion lente, bien que sensiblement accélérée, commencée avec quelques chasseur-cueilleurs itinérants, laquelle a fini par aboutir à des agriculteurs sédentaires bien plus nombreux.

Sans hésiter par contre, nous nommerons "révolution moderne", ou Modernisation, cet événement bien plus rapide et complexe qui, dès la fin du XVIIIe siècle, presque au même moment, s’est subitement engagée à partir des révolutions économico-industrielle anglaise, puis politico-culturelle française, transformant des agriculteurs, sujets des sociétés traditionnelles, en citoyens salariés voire en chômeurs désoeuvrés.

Ce bouleversement qui se poursuit encore, a considérablement accru la population de l’humanité, sa force productive (mais encore destructive)… il a engendré un progrès technique incessant, généralisé au plus large niveau planétaire le capitalisme et l’Etat-nation… Il a connu son apogée au cours des années 1950-1960, au cœur de la période dite des Trente Glorieuses avec le boom de l’économie, des taux de croissance économique atteignant ou dépassant les 7% à l’échelle mondiale, avec l’explosion démographique et le grand phénomène de la décolonisation qui a ruiné, aussitôt formés, de grands empires coloniaux (portugais, britannique, français) ou continentaux (soviétique).

Deux grands signes d’essoufflement de cette expansion bi-séculaire se sont manifestés à partir du dernier quart du XXe siècle, plus précisément à partir de la crise pétrolière de 1973 : la décélération progressive des deux croissances mondiales fondamentales : économique et démographique. Un curieux phénomène se manifesta à ce moment : alors qu’un nombre croissant de pays subissaient une conversion drastique au système libéral, qu’ils étaient intégrés de manière traumatisante au marché mondial (phénomène éloquemment décrit par Naomi Klein dans sa "croissance d’un capitalisme du désastre" [2007]), à ce moment même où il se généralisait, connaissait son triomphe universel, le système commençait à se décomposer. Depuis lors, malgré la poursuite du progrès techno-scientifique, la décélération historique des fondamentaux de la Modernisation a durablement fait sentir ses effets, les taux de croissance économique et démographique déclinant avec des fluctuations diverses – un phénomène dont tous les hommes, ou presque, devraient se réjouir. Néanmoins il faut regarder l’affaire avec circonspection : notre actuelle grande dépression apparaît bien plus grave que celle de 1929, laquelle était encore une crise de croissance, de jeunesse en quelque sorte ; la plus récente se présente comme une "fin de cycle" et on peut se poser quelques questions sur les prochaines étapes de ce déclin annoncé de la Modernisation.

Sur l’idéologie du déclin de la Modernisation

Les Trente Glorieuses n’avaient pas encore amorcé leur déclin, que se manifestait un courant idéologique caractéristique de la nouvelle phase de reflux annoncée : le postisme. On peut retrouver cette idéologie, notamment, dans les discours parallèles traitant de la "fin des idéologies" ou de la "politique" (Bell, 1960 [1]), de la société post-industrielle (Touraine, 1969, puis Bell, 1973 [2]), de la "fin de l’histoire" dans sa version étasunienne (Kojève, 1968, puis Fukuyama, 1989 [3]), du post-sionisme (Avnery, 1968 [4]), et finalement du "postmodernisme", un courant plus large inauguré par Lyotard (1978 [5]). Nous allons observer la genèse de ce courant idéologique avant d’en étudier plus attentivement quelques-unes de ses composantes.

 1) En 1960, le sociologue états-unien Daniel Bell publiait sa fin des idéologies. Le sous-titre de l’ouvrage, l’épuisement des idées politiques des années 1950, en définissait explicitement le contenu. Au cœur de cette période faste de l’après-guerre, au moment de la croissance des classes moyennes et du compromis fordiste, l’auteur voyait dans son pays la fin des classes sociales, des affrontements radicaux, des antagonismes politiques passionnés (rattachés à un passé révolu), la disparition de l’intellectuel contestataire avec la montée simultanée d’un politicien nouvelle manière dont la personnalité primait sur le programme, son esthétique sur ses idées, la forme, la rhétorique du discours, sur le fond. Les grandes différences entre républicains et démocrates commençaient à s’estomper, préfigurant ce qui allait se généraliser dans les autres démocraties libérales. Avec cette société du spectacle, que Debord devait analyser ultérieurement, commençait l’ère des mass média et des spécialistes en communication. Mais déjà le pragmatisme était devenu "la politique fondamentale états-unienne" (Birnbaum, 1975) et la vieille Europe était appelée à suivre ce mouvement.

 2) Quelques années après ce "post-idéologisme" on pouvait assister au développement de discours connexes relatifs à la "société post-industrielle". Daniel Bell (The Coming of Post-Industrial Society, 1973), était à ce sujet parvenu aux mêmes conclusions que le Français Alain Touraine, lequel avait précédemment publié un ouvrage homonyme (1969). Les deux sociologues observaient pareillement le déclin des secteurs primaire et secondaire de l’économie, consacrés à la production des richesses matérielles, et la croissance simultanée du secteur tertiaire dédié aux services, aux biens non matériels.

 3) Examinons à présent les thèses de l’école post-historique, laquelle, bien avant les Trente Glorieuses, remonte au début de la Modernisation. "J’ai vu l’Empereur – cette âme du monde – sortir de la ville pour aller en reconnaissance (…)" Le 13 octobre 1806, le jour même de la bataille de Iéna, l’Allemand Hegel, enthousiaste, confiait ainsi ses impressions à un correspondant (Niethammer). Comme certains de ses compatriotes, il souhaitait "bonne chance à l’armée française", imaginant celle-ci abolir les féodalités européennes, voire réaliser "l’Etat universel et homogène", la fin de l’histoire, comme devait l’interpréter Alexandre Kojève au cours du siècle suivant.

En 1968, ce philosophe français d’origine russe (son nom véritable étant Kojevnikov), revisitait et corrigeait ses propres thèses posthistoricistes des années 1930. En cette époque plus récente, l’american way of life était devenu, selon lui, "le genre de vie propre à la période post-historique, la présence actuelle des Etats-Unis dans le monde préfigurant le futur ’éternel présent’ de l’humanité tout entière". Hegel ne se serait trompé que d’un siècle et demi en somme. A la suite des deux guerres mondiales du XXe siècle, "l’avant garde de l’humanité" (Etats-Unis et Europe atlantique) aurait "virtuellement atteint le terme et le but, c’est-à-dire la fin de l’évolution historique de l’homme". Il ne restait plus au monde, aux provinces de l’Empire, qu’à "s’aligner" [*].

Vingt ans plus tard, juste avant l’effondrement du mur de Berlin, celui de l’ensemble des régimes politiques d’Europe de l’Est, Kojève était réactualisé par Francis Fukuyama (1989). Ce dernier, donnait le titre de fin de l’histoire à un article qu’il publiait alors. Trois ans plus tard, à la suite de l’effondrement de l’Empire soviétique, Fukuyama enrichissait sa théorie par un ouvrage épais : La fin de l’histoire et le dernier homme (1992). Selon lui, l’histoire humaine – "cohérente et orientée" – allait bientôt conduire la plus grande partie de l’humanité vers la démocratie libérale "forme finale de tout gouvernement humain".

 4) La notion de post-sionisme a été introduite par l’Israélien Uri Avnery en 1968 dans l’ouvrage Israël sans le sionisme. Il opposait ici sa conception d’un plus moderne "Etat israélien nationaliste" (p. 139) à "l’Etat des Juifs" de Herzl (Der Judenstaat, 1896). L’intellectuel israélien se présentait ainsi : "Je suis un nationaliste hébreu qui désire traiter avec des nationalistes arabes". En se démarquant de la doctrine inaugurée par Herzl, qui concevait déjà son Etat comme "l’avant-poste de la civilisation contre la barbarie", Avnery préconisait "une grande confédération sémitique". Celle-ci, ajoutait-il, "mettrait fin au chapitre sioniste de notre histoire et en ouvrirait un nouveau, celui d’Israël intégré à sa région, jouant un rôle dans la lutte de cette région pour le progrès et l’unité". "Les Arabes, concluait-il, reconnaîtraient cet Etat post-sioniste (sic) comme partie intégrante de la région" (p. 188). Avnery inaugurait ainsi une riche tradition d’intellectuels israéliens hétérodoxes.

 5) Le postmodernisme naquit ultérieurement, au cours des années 1970 : d’abord dans les arts, en littérature (1971, Ihab Hassan, The Dismembrement of Orpheus : Toward a Postmodern Litterature), en architecture (1977, Charles Jenck, The Langage of Postmodern Architecture), finalement, ce qui nous intéresse ici au premier chef, en philosophie et dans les sciences sociales avec Jean-François Lyotard et sa Condition postmoderne, ouvrage qu’il publiait en 1979. L’homme postmoderne de Lyotard ne croit plus aux "méta-récits", celui de "l’émancipation du sujet raisonnable ou travailleur", du "développement de la richesse" (p. 7), ou de "la société sans classe" (quatrième de couverture). Le progrès général réalisé par l’humanité, phénomène déjà mis en évidence par les philosophes des Lumières, apparaît achevé : au moment où les sociétés entrent dans "l’âge dit post-industriel", les cultures entrent dans "l’âge dit postmoderne" (p. 11). Sa parenté avec Daniel Bell, le grand initiateur, apparaît ici clairement.

La très grande richesse de l’idéologie postiste

Le postisme constitue donc un courant idéologique vaste et éminemment varié ; nous sommes bien ici en présence d’une large "conception du monde" (weltanschauung), tout comme le fut le romantisme au XIXe siècle, avec toutes ses contradictions internes. Mais le postisme n’est pas exactement un néo-romantisme. Il présente une nature nouvelle : la vieille opposition catégorique des romantiques au libéralisme a disparu. Le postisme, décidément très complexe, recèle des nuances sensibles. Le progressisme libéral et optimiste de Kojève & Fukuyama, selon lesquels le libéralisme doit fatalement se généraliser au reste du monde, ne concorde pas avec la philosophie postmoderne de Lyotard, foncièrement pessimiste. Ce dernier, très fasciné par le chaos et l’incertitude, ne croit pas beaucoup à l’histoire "cohérente et orientée" et à son achèvement harmonieux. Kojève & Fukuyama continuent de se rattacher à la tradition progressiste et universaliste du modernisme classique (tout comme Bell avec sa société post-industrielle), ce qui est loin d’être le cas des postmodernes plutôt influencés par ce que l’on nomme relativisme culturel selon lequel "toutes les cultures se valent".

Par-delà toutes ces tendances qui nuancent le postisme (selon le cas optimiste, pessimiste, universaliste, multiculturaliste, libéral-progressiste…), on peut cependant déceler dans ce mouvement une tendance globale, une "dérive conservatiste" plus ou moins marquée qui se manifeste à l’origine chez les fondateurs, Bell et Lyotard, tous deux anciens intellectuels de gauche ayant sensiblement évolué. De nombreux auteurs postmodernes s’opposèrent radicalement au capitalisme avant leur évolution ultérieure, certains s’étant ultérieurement modéré notablement en adoptant des positions plus ambiguës. Jean Baudrillard est ainsi passé de la dénonciation explicite du consumérisme libéral (La société de consommation, 1970) à la fascination pour le libéralisme U.S. (Amérique, 1986).

On peut dès lors se faire une idée plus précise du postisme en observant que ses divers protagonistes imaginent la société post-moderne déjà réalisée dans les pays où triomphe le libéralisme, un système en voie de généralisation planétaire d’après quelques-uns d’entre eux, mais restant inaccessible à certaines cultures selon d’autres. Tous les auteurs qui participent à la nébuleuse postiste se situent dans un "monde d’après", ce qui semble logique, toutefois sans que l’on sache précisément quand a eu lieu le changement décisif ; tous, explicitement ou non, considèrent la société libérale "ouverte" comme l’aboutissement de l’histoire, comme un système indépassable, sinon "le moins mauvais à l’exception de tous les autres". "Il y avait de l’histoire mais il n’y en a plus", aurait observé Marx… ou elle vient juste de s’achever… Ainsi, pour Bell "la fin des idéologies" c’est d’abord la fin du communisme et, de manière corollaire, la victoire finale d’une idéologie précise, le libéralisme. On retrouve une démarche proche, plus récemment, chez Michel Onfray (2010), philosophe libertaire ayant marqué son adhésion au "post-anarchisme". Pour ce dernier, qui propose de penser en termes de "capitalisme libertaire", l’Etat n’est plus l’ennemi irréductible.

"La modernisation est terminée" soutiennent Hardt et Negri (p. 349), sans préciser à quelle date serait survenue la mutation ultime, mais après avoir affirmé que "le capitalisme se porte bien" (p 330). Ces deux thèses apparaissent sensiblement contradictoire. Si le capitalisme, système de croissance économique accélérée se porte tellement "bien", on conçoit mal comment la modernisation, dont il constitue le moteur fondamental, puisse être "terminée". Un ralentissement ne constitue pas la fin d’un trajet. Hardt et Negri publient leurs thèses précitées en 2000, au moment précis où explose la bulle Internet, avant les attentats du 11 septembre 2011, l’invasion consécutive de l’Afghanistan, puis de l’Irak (mars 2003), avant la crise des "subprimes" (automne 2008, affaire à suivre)… Malgré une décélération notable, les taux de la croissance mondiale, économique et démographique, ont continué d’être "modernes". La richesse s’est durablement accumulée pour quelques privilégiés pendant que la misère (laquelle n’est pas uniquement matérielle) se généralisait chez d’autres, bien plus nombreux. Inexorablement, le cortège des privatisations, déréglementations, dérégulations et autres délocalisations a poursuivi sa route.

Hardt et Negri, qui se situent à l’aile gauche du mouvement post-moderne, ont néanmoins le mérite d’ouvrir quelques perspectives en envisageant un dépassement de l’Etat-nation, ce qui n’est pas le cas d’Avnery. "Nous sommes des nationalistes", écrit celui-ci, en ajoutant que "dans le monde actuel, les individus (à l’exception d’une poignée de génies universels) vivent à l’intérieur de cultures et de cadres politiques nationaux" (pp. 144-145).

Conclusions

… Il n’y a pas qu’une petite poignée de "génies universels" isolés, comme le suggère Avnery, qui sont situés en dehors du cadre de l’Etat-nation traditionnel. Au cœur du monde libéral, en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie, et sur ses marges (comme en Israël par exemple), des dizaines de millions de personnes "délocalisées" à la suite des plus grandes migrations jamais connues dans l’histoire, déculturées d’une part sans avoir pu être acculturées par ailleurs, se retrouvent étrangères de fait à l’Etat qui fixe ses règles, sa logique, qui est plus ou moins directement responsable de leur déracinement. Mais cette aliénation des masses présente un aspect bien plus général, planétaire.

En réalité, le libéralisme que les postistes "historiques" ont considéré comme un aboutissement, voire un horizon indépassable, constitue la plus forte accélération de l’histoire humaine, l’expression systémique de la Modernisation. Sa plus récente expression néo-libérale représente une tentative ultime et désespérée de fuite en avant.

Ainsi, dans la prétendue société "post-industrielle", malgré la croissance notable du secteur tertiaire, on n’a jamais autant produit de marchandises (le plus souvent en délocalisant leur production) ; en dépit d’un ralentissement sensible, la production de richesse s’est poursuivie, contredisant la thèse de Lyotard (mais au coût de dégâts humains et écologiques croissants). La fin alléguée du politique, qui est plutôt une dégénérescence, est marquée par l’exacerbation des querelles politiciennes n’ouvrant aucune perspective sérieuse, mais qui se déroulent sous le regard indifférent de la multitude, l’abstention atteignant des sommets, notamment dans les quartiers populaires des grandes villes. La "fin de l’histoire" prévue par Kojève-Fukuyama est ponctuée quant à elle de conflits sanglants que les Etats du centre exportent vers une périphérie qu’ils détruisent méthodiquement à l’occasion d’une fuite en avant sanguinaire, mais encore suicidaire.

L’histoire continue. La Modernisation n’est donc pas terminée, à l’encontre de ce que soutiennent Hardt & Negri. La société moderne n’a pas changé qualitativement au cours des dernières décennies, malgré les signes d’essoufflement observés ci-dessus. Ces indices de ralentissement, économique et démographique, laissent cependant penser qu’elle décline sensiblement. Le capitalisme, qui joue un rôle fondamental dans la Modernisation, ne présente guère de signes de bonne santé aujourd’hui. La thèse célèbre de Marx évoquant, à un certain degré de leur développement, la collision des forces productives matérielles de la société contre ses superstructures politico-juridiques reste plus que jamais d’actualité.

Pour autant, il ne serait guère opportun de rejeter "en bloc" le postisme, le bébé avec l’eau du bain. Le post-sionisme d’Avnery, par exemple, présente une révision intéressante du sionisme traditionnel par l’intégration régionale qu’il préconise, bien que l’évolution de la région Palestine-Israël vers une solution bi-étatique apparaisse très problématique. Plus généralement, le postisme semble présenter aujourd’hui quelques évolutions intéressantes. Nous n’avons observé ci-dessus, de manière succincte, que les principales expressions de cette vaste conception du monde. Le postisme a aujourd’hui envahi le langage contemporain, en traduisant des modes de réflexion plus complexes, moins tranchés que ceux des idéologies modernistes traditionnelles. Une recherche dans les pages Internet révèle ainsi l’existence de nombreux courants "post-capitalistes", "post-marxistes", "post-nationaux" ou "post-coloniaux", à peine développés et autour desquels les débats se poursuivent …

Un "post-modernisme" logique, conséquent, existe en fait bien avant Lyotard, mais il s’agit plutôt ici d’un trans-modernisme, négation-dépassement (aufhebung de Hegel). On peut retrouver les germes de celui-ci chez les pères fondateurs du socialisme, notamment avec le trans-capitalisme historiciste de Marx et le trans-nationalisme anti-jacobin de Proudhon, deux grands initiateurs malgré les désaccords qui les ont opposés. Cette tradition se poursuit aujourd’hui chez certains, qui mettent en relation post-capitalisme et décroissance, post-nationalisme et altermondialisme, même si beaucoup de propositions avancées ici apparaissent bien confuses... On ne sort pas indemne de l’ensemble des désillusions historiques suscitées, au cours de ces deux derniers siècles, par le système moderne dominant avec ses amères victoires.

… Observons encore que les principales atrocités connues de la Modernisation se sont produites durant sa phase de croissance. Peut-on, sur la base de ce constat, espérer que la phase de décroissance d’ores et déjà entamée sera moins traumatisante ? "Pendant la mue le serpent est aveugle" (Ernst Jünger)… Il lui reste encore à se débarrasser de ses vieux oripeaux [**]…

NOTES

[*] Les néo-conservateurs U.S. n’ont fait que tirer les conséquences ultimes des thèses de Kojève en tentant de procéder manu militari à "l’alignement". Dans cette mission historique, les bombardiers B 52 du président Nixon, suivis par les missiles de croisières des Bush père et fils, étaient ainsi appelés à prendre la place des grognards de l’infanterie napoléonienne. L’affirmation de Kojève louant l’American way of life, datée de 1968, se trouve dans une longue note ajoutée à son cours de 1933-1939 (voir la bibliographie en fin de texte, ladite note se trouve pp. 436-437). On observera ici, par ailleurs, le caractère exactement contemporain des thèses post-historistes de Kojève et post-sionistes d’Avnery.

[**] Encore faudrait-il que cette décroissance déjà engagée soit celle des inégalités. Certes, quelques pays émergents, et non des moindres au niveau démographique, présentent quelques signes encourageants de ce point de vue. Mais ce phénomène apparaît en ce moment contrecarré au sein même des pays développés par une érosion sensible des classes moyennes. Les grandes ondes de l’histoire sont décidément bien complexes… Affaire à suivre…

Annexe : La supercherie du professeur Sokal

Dès Lyotard s’est manifesté un trait particulier de la littérature postmoderne : un certain caractère abstrus, une phraséologie complexe avec un jargon spécialisé emprunté aux sciences, difficilement accessible au commun des mortels, et dont la relation avec les thèmes traités manque d’évidence. Le post-modernisme, très élitiste, marque ici sa rupture avec une certaine tradition d’éducation populaire initiée dès la philosophie des Lumières.

Cette nouvelle mode a été dénoncée par une fameuse mystification, un canular échafaudé par Alan Sokal, professeur de physique à l’université de New York. Ce dernier envoya un texte complètement falsifié, apocryphe, "Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformatrice de la gravitation quantique" (le contenu est aussi insensé que le titre) – à une revue culturelle en vogue, Social Text, qui le publia aussitôt (n° 46/47, printemps-été 1996), bien que l’article fut rempli d’absurdités et autres illogismes. Le but de Sokal était de parodier certains auteurs français très à la mode jusque dans son pays et qu’il critiquait explicitement en tant que postmodernes (Lacan, Baudrillard, Derrida, Kristeva, Deleuze, Latour, etc.). Quand l’imposture fut découverte le scandale éclata.

Notons au passage que le caractère obscur d’un texte n’est pas une exclusivité postmoderne. Difficilement accessible, le philosophe allemand Hegel dut déjà endurer quelques critiques. Bien que très influencé par lui, Marx confessa à son père qu’il était indisposé par la "grotesque et rocailleuse mélodie" de sa philosophie (lettre du 10 novembre 1837). Quelques enseignements ressortent pourtant de la philosophie du père de la logique dialectique, ce qui est moins évident chez les postmodernes. "Tout ce qui est obscur, n’est pas nécessairement profond" écrivent Sokal et Bricmont à ce sujet (1997, p. 188). Il reste que le caractère obscur d’une certaine littérature, qui tend naturellement vers l’obscurantisme, a semblé récemment se généraliser. Aujourd’hui plus que jamais, pour être édité, un auteur moderne (donc pas seulement postmoderne), se doit de procéder à une certaine autocensure, de ne pas être trop clair. Cette pratique, qui offre peut-être l’avantage de se protéger contre des réfutations douloureuses, ne fait certainement pas progresser le débat. Mais cela ne recouvre-t-il pas un blocage plus général des "élites" ? Un transmodernisme logique devra nécessairement, au départ, se présenter de manière plus claire, accessible, en se rattachant non seulement au vieux mouvement socialiste mais encore aux Lumières et à la tradition d’éducation populaire qu’elles inaugurèrent.

Djémil KESSOUS

Bibliographie

Avnery U. (1968), Israël whithout Zionists, citations extraites de la traduction française, Israël sans sionisme, Seuil, 1969.

Bell D. (1960), The End of Ideologie. On the Exhaustion of Political Ideas in the Fifties, The free press of Glencoe, Illinois, USA.

Birnbaum P. (1975), La fin du politique, Seuil.

Fukuyama F.

 (1989), The End of History ?, revue "The National Interest".

 (1992), The End of History and The Last Man, New York, The Free Press.

Hardt & Negri M. & A. (2000), Empire, Harvard University Press, les citations sont rapportées d’après l’édition française (Exils, 2000).

Klein N. (2007), The Shock Doctrine, The Rise of Disaster Capitalism, Knopf Canada, traduction française, La Stratégie du choc, chez Actes Sud, 2008.

Kojève A. (1947), Introduction à la lecture de Hegel, Gallimard, 1947 (la note de bas de page évoquée a été rajoutée par l’auteur à la réédition de 1968 (j’ai consulté la plus récente de 1990).

Lyotard J.-F. (1979), La condition postmoderne, éditions de Minuit.

Onfray M. (2010), Le post anarchisme expliqué à ma grand-mère, Frémeaux.

Sokal A. & Bricmont J. (1997), Impostures Intellectuelles, Odile Jacob.

Touraine A. (1969), La société post-industrielle, Denoël.

Word - 49.5 ko


Imprimer cet article





NUCLEAIRE : 31 juillet 1977 - mort de Vital Michalon
mercredi 30 - 21h56
La face cachée de la réussite turque : 3 – Le monde du travail à la peine
mercredi 30 - 19h53
de : Marie-Anne
GAZA-Palestine manifestation samedi 2 août à Paris
mercredi 30 - 18h45
de : Abu Ali Mustafa
Gaza via webcam direct
mercredi 30 - 18h37
de : LBL
« Génocide »
mercredi 30 - 10h37
de : Javier Bardem
3 commentaires
"dirty water" ou les "sales dirigeants israéliens" ?
mercredi 30 - 09h44
PALESTINE VAINCRA !Marwan Bargouti depuis sa prison d’Hasarim, cellule 28.
mardi 29 - 20h19
de : ROUGE MIDI Via AC
1 commentaire
Le CRIF appelle à un rassemblement pro-israélien à Paris jeudi.
mardi 29 - 19h45
4 commentaires
L’Etat français veut faire taire le soutien au peuple palestinien
mardi 29 - 19h27
1 commentaire
Gaza. Témoignage de Jon Snow Channel 4, UK.
mardi 29 - 18h07
de : via Paz
1 commentaire
Gaza : Inculpation d’un militant du NPA pour maintien de manifestation interdite
mardi 29 - 14h52
de : s@brina
10 commentaires
Le Crif appelle à un rassemblement pro-israélien à Paris jeudi
mardi 29 - 13h51
2 commentaires
Un diplomate palestinien explose une journaliste de France24....
mardi 29 - 08h41
de : lo beret liure
6 commentaires
Palestinien : Israël vous souhaite une joyeuse fête de l’Aïd
mardi 29 - 08h38
de : Philippe Alain
Vive la Résistance du Peuple Palestinien !
mardi 29 - 08h04
de : stephan
1 commentaire
Lafarge, mur de l’atlantique et sequestre
mardi 29 - 07h11
de : arthur
Le chemin de la liberté .
mardi 29 - 06h03
Le chant d’amour pour Israël /Honte, Honte/Honte !!!
lundi 28 - 23h40
de : patelle
Gaza : Rassemblements et manifestations dans la Région PACA
lundi 28 - 22h21
de : SVPat
1 commentaire
VENEZUELA : Le Président Hugo Chavez changea le Monde Unipolaire
lundi 28 - 19h31
de : JO
Un véritable scandale ! une honte !
lundi 28 - 16h36
de : al1-46
2 commentaires
Nouvelle Marche pour GAZA à Béthune
lundi 28 - 15h54
de : Collectif du Bassin Minier Ouest pour la Paix en Palestine
BNP Paribas - Il y a un juge quelque part ?
lundi 28 - 14h08
de : InformationGuerrilla - Italie
Emprunt toxique des collectivités : l’état protège les banques.
lundi 28 - 13h43
1 commentaire
Crash de l’avion AH 5017 de Air Algérie, le MNLA compatit...
lundi 28 - 13h31
de : MNLA
2 commentaires
Rassemblement contre la répression du mouvement social et syndical
lundi 28 - 12h10
Soutien aux chrétiens d’Irak
lundi 28 - 06h47
5 commentaires
Les sionistes et les bourgeois, ou l’indignation sélective.
dimanche 27 - 21h50
Crient-ils : Tuez-les tous , Dieu reconnaitra les siens ?
dimanche 27 - 21h36
de : SVPat
9 commentaires
La France, nouvelle colonie israélienne : Récit d’une garde à vue arbitraire
dimanche 27 - 19h46
2 commentaires
la soumission à l’autorité
dimanche 27 - 18h34
de : patelle
A M. HOLLANDE : REQUISITOIRE MEDIAPART. !
dimanche 27 - 17h43
de : JO
Montpellier. Succès de la nouvelle manif de soutien à Gaza ce samedi !
dimanche 27 - 10h48
de : antoine (Montpellier)
1 commentaire
Témoignage à propos de la manifestation Place de la République, samedi 26 juillet
samedi 26 - 21h42
de : Emotion
12 commentaires
« La fin d’Israël ».
samedi 26 - 20h46
Gaza : déjà plus de 1000 victimes
samedi 26 - 20h36
1 commentaire
Le LDJgate, récapitulatif des réactions :
samedi 26 - 19h19
1 commentaire
PALESTINE : Des voix s’élèvent aussi aux Etats-Unis !
samedi 26 - 15h12
de : JO
1 commentaire
silence et effroi d’Israël
samedi 26 - 13h55
1 commentaire
Vrais chiffres du chômage juin 2014
samedi 26 - 13h35

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La révolution ne paraît jamais plus improbable que la veille du jour où elle éclate. Eric Hazan
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi
lundi 12 mai
de Roberto Ferrario
A Giogiana ...si la révolution d’octobre avait été en mai si tu vivais encore, si je n’étais pas impuissant face à ton assassinat, si ma plume était une arme gagnante, si ma peur explosait sur la place, courage né de la rage étranglée dans la gorge, si t’avoir connue devenait notre force, si les fleurs que nous avons offertes à ta vie courageuse, dans notre mort devenaient des guirlandes de la lutte de nous toutes, femmes, si... ce ne serait pas (...)
Lire la suite
9 mai 1978 : PEPPINO IMPASTATO et sa lutte contre la mafia (videos)
samedi 10 mai
de Roberto Ferrario
L’histoire de "Les Cent pas" Années 60. Peppino Impastato, jeune garçon issu d’une famille étroitement liée à la mafia, vit à Cinisi, une bourgade sicilienne. Sa maison se situe à cent pas de la demeure de Tano Badalamenti, le parrain local. Son père espère faire de lui un personnage influent de la pègre. Mais en grandissant, Peppino devient un adolescent rebelle et idéaliste. Bientôt attiré par le communisme, il s’emploie à lutter ouvertement contre les pratiques de la (...)
Lire la suite
L’HISTOIRE DU 1er MAI, JOURNEE INTERNATIONALE DE CELEBRATION DES LUTTES DES TRAVAILLEURS
jeudi 1er mai
de Roberto Ferrario
4 commentaires
Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que la mecanisation industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les (...)
Lire la suite
JEUDI 17 AVRIL A LIEU LA JOURNÉE DES PRISONNIERS PALESTINIENS – À PARIS , RASSEMBLEMENT DE 17 HEURES À 19 HEURES PLACE DE LA FONTAINE SAINT-MICHEL (M° SAINT-MICHEL, LIGNE 4)
mercredi 16 avril
1 commentaire
La détention de milliers de Palestiniens n’est pas la seule arme utilisée par l’occupant israélien pour venir à bout de la résistance de tout un peuple, mais c’est l’une des plus cruelles. Pas un jour, pas une nuit ne se passent sans que la soldatesque israélienne fasse irruption dans les villes et villages de Palestine occupée, et prenne en otage la jeunesse de ce pays. Il y a actuellement plus de 5.000 Palestiniens détenus par Israël, dont plusieurs centaines en (...)
Lire la suite
Mercredi 9 avril 2014 à 16h : extradition de Mario Sandoval
mardi 1er avril
de Collectif Argentin pour la Mémoire
Nous vous convions à nous accompagner à l’audience qui aura lieu le Mercredi 9 avril à 16h à la Chambre de l’Instruction (Pole 7-Chambre 5) au Palais de Justice de Paris , dans laquelle l’Argentine demande l’extradition de Mario Sandoval pour "privation illégale de la liberté suivie de la mort de la victime". Memo : M. Sandoval, qui vit actuellement en France, est poursuivi en Argentine pour crimes contre l’humanité commis pendant la dictature. Les autorités (...)
Lire la suite
Milan : 18 mars 1978 Fausto et Iaio tués par les fascistes (video)
mercredi 19 mars
de Roberto Ferrario
Je ne peux cacher que j’ai la gorge serrée et que cela me fait mal quand je me souviens de ces évènements. Je suis originaire de Milan et j’ai connu le centre Leoncavallo (à cette époque, j’habitais à 5 minutes de là) : je me souviens que deux heures après l’assassinat des camarades, informé par "Radio Popolare", je me trouvai sur place, participant à une manifestation improvisée qui a rassemblé 5000 personnes et qui s’est terminée à une heure du matin... (...)
Lire la suite
RAPPEL DES REGLES DE PUBLICATION SUR BELLACIAO/ "CONSPIRATIONNISME", FAFS etc.
dimanche 2 mars
de Collectif BELLACIAO
15 commentaires
Cher-e-s Internautes et Ciaoistes ;-) Nous vous rappelons que si ce forum est accessible en "open publishing" c’est aussi à la condition que vous fassiez préalablement un travail de vérification de vos sources et que vous évitiez de nous polluer les pages avec des articles issus de sites d’extrême-droite ou proche de l’extrême-droite, "conspirationnistes", "confusionnistes", délirants etc. Nous vous rappelons que les sites et blogs suivants sont interdits de publication (...)
Lire la suite
Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
vendredi 28 février
de Volatile déchaîné
27 commentaires
"Il se défend de toute opposition de principe face aux dirigeants d’entreprise, parle compromis et pragmatisme syndical. Pour autant, il est certains sujets sur lesquels Thierry Lepaon a la rancune tenace, le ton dur et les convictions chevillées au corps. Des sujets trop lourds de conséquences pour se satisfaire de la tendance au “consensus mou” qui, selon lui, gagne la société. Des sujets dont la simple évocation pousse le nouveau patron de la CGT à renouer avec sa (...)
Lire la suite
De Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001… (Partie I)
jeudi 27 février
de ElodieTuaillon-Hibon
10 commentaires
De Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001… (Partie I) « On ne peut pas envier une mère qui survit à son fils. Et pourtant, j’envie ces mères qui, de leur fils, ne se rappellent que la vie. Moi, le mien, je l’ai vu mourir une infinité de fois. Je m’accroche encore à une dernière espérance, fragile : celle de ne pas le voir mourir une fois de plus, enterré par un archivage. » La maman de Carlo. Haidi Giuliani Il ne s’agit pas pour moi de (...)
Lire la suite
Ce soir hommage à L’affiche Rouge.
mercredi 26 février
de JP
1 commentaire
Dans le cadre de la semaine anti-coloniale, hommage à L’affiche Rouge, projection le mercredi 26 février, à 19 heures, du film « Les FTP-MOI dans la résistance » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia, suivie d’un débat en présence de Katia Guiragossian ( nièce de Missak et Mélinée Manouchian), de Leon Landini (FTP du bataillon Carmagnole) et des réalisateur. Espace Jean-Dame, 17, rue Léopold-Bellan, Paris 2, M° (...)
Lire la suite
Riverains du 11ème : Sauvons notre quartier Timbaud/St Maur/Oberkampf
mardi 11 février
de Village T.
1 commentaire
Pourquoi c’est important Sauvons les restaurants, les cafés et les commerces de proximité du onzième arrondissement. Depuis plusieurs années, une poignée de riverains par leurs plaintes répétées essaient d’étouffer notre quartier. Ils ont décidé de tout mettre en oeuvre pour faire de ce quartier vivant, un quartier mort. Pourtant le Village Timbaud/St Maur/Oberkampf est devenu au fil des années un endroit où il fait bon vivre et sortir. C’est un quartier populaire, (...)
Lire la suite
Sauvons les Quartiers Timbaud/St Maur/Oberkampf (Paris)
vendredi 7 février
de Couleurs sur Paris - OBERKAMPF
8 commentaires
La vie des derniers îlots populaires de Paris (11ème, 20ème, 13ème, etc), leur vie nocturne mais aussi leur vie dans la journée, leur tissu social, culturel, artistique encore authentiquement parigot et populo... fait depuis quelques années l’objet d’attaques virulentes de la part de petits collectifs "citoyens" ou "de riverains" (qui souvent ne représentent qu’eux-mêmes mais développent un gros pouvoir de nuisance...), qui viennent investir dans l’immobilier dans (...)
Lire la suite
DOC’ EN PICARDIE, un festival documentaire sur la Résistance
mardi 4 février
de Lulu d’Aubrac
1 commentaire
Montdidier du 7 au 9 février Abbeville du 21 au 23 février Les inquiétudes liées à un contexte économique et social aussi douloureux qu’incompréhensible, sont multiples. Dès lors, grande est la tentation de repli sur soi et d’exclusion de l’autre. Ainsi, l’adhésion à un discours dangereusement « simpliste » et manichéen désormais décomplexé, augmente parce que plus facile à intégrer. Si l’ignorance n’explique pas tout, il apparaît cependant nécessaire (...)
Lire la suite
Avorter : un droit pour toutes en Europe ! Samedi 1-02-2014 manifestation à 14h place Joffre Paris
vendredi 31 janvier
de Paris planning familial
3 commentaires
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question » Simone de Beauvoir En Espagne, le droit à l’IVG est sur le point d’être supprimé. Le gouvernement conservateur a déposé un projet de loi pour interdire l’avortement, sauf en cas de danger pour la femme ou de viol, et uniquement si celui-ci a fait l’objet d’une plainte. Dans toute l’Europe les (...)
Lire la suite
100% anti-fn. Unis contre l’extrême-droite et ses alliés
mercredi 29 janvier
de Collectif Bellaciao
Cet matin, mercredi 29 janvier, aux ateliers pour battre les idées du FN. 09h30 : Accueil des participant-es à la Bourse du travail de Paris 3 Rue du Château d’eau, Paris. Métro République 10h00 : Lancement de la journée " Depuis toujours, le syndicalisme s’est opposé à l’extrême droite" 10h30 : Les impostures sociales du FN et de l’extrême droite Aujourd’hui, mercredi 29 janvier 2014, c’est le lancement d’une grande campagne (...)
Lire la suite