Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
de : Roberto Ferrario
mercredi 14 mars 2018 - 09h49 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 33.3 ko

Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" diffusé sur la RTF le 15 mars 1964, l’occasion de faire un bond dans le passé et d’entrevoir l’aspect du quartier dans les années 1960. Fidèle au Petit-Ivry, Ferrat déménagera ensuite à quelques encablures de son premier lieu de villégiature ivryien, élisant domicile rue Baudin. Le 17 juin 2011, une place est nommée en son honneur à l’extrémité nord de l’Avenue Maurice Thorez.

Profitez de votre passage dans le quartier pour faire un tour dans la promenade des Petits-Bois accessible par le passage situé au numéro 127. Remontez l’ancienne "rue de Paris", théâtre de la cavale haletante de Jules Bonnot en 1912, et rejoignez la place Jean Ferrat, d’où vous pourrez admirer le Moulin d’Ivry.

En mai 2004, Jean Ferrat dénonçait, dans un article paru dans Le Monde Diplomatique - « Chanson française et diversité culturelle » - les phénomènes d’ententes dans l’industrie du disque ainsi que l’absence de diversité musicale dans les radios. Critique des médias et passionné de justice : merci Jean Ferrat !

Chanson française et diversité culturelle

par Jean Ferrat

Il ne s’agit pas d’un postulat : la connaissance de la chanson française que j’ai depuis plusieurs années et celle de rapports et d’études de syndicats et d’organisations professionnelles m’ont poussé aux conclusions suivantes.

Tout d’abord j’ai la conviction qu’on ne peut rien comprendre à ce qui se passe dans la chanson française si l’on ne tient pas compte avant tout de quelques données incontestables : d’après un rapport de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) paru fin 2002, le nombre d’interprètes français qui sont passés sur les ondes, toutes radios confondues, entre 1996 et 2000 a été divisé par quatre  !

Et, pour le quart restant, voici d’après une enquête du Figaro Entreprise du 10 janvier 2003 le nombre de passages radio des cinq premiers pour l’année 2002 :

- Jean-Jacques Goldman : 37 200 passages (plus de 100 par jour)  ;

- Gérald de Palmas : 28 700 passages  ;

- Pascal Obispo : 14 800 passages sur un titre  ;

- Johnny Halliday : 12 900 passages  ;

- Renaud et Axelle Red : 14 800 passages sur un titre.

Dans la même période, sur les cinquante titres les plus programmés, quarante-deux ont bénéficié de campagnes publicitaires des producteurs atteignant parfois plusieurs millions (en francs).

Le nombre de titres différents diffusés est passé en quatre ans de 56 300 à 24 400, soit une diminution de 60 %. Tous ces chiffres ont une signification : ils traduisent de façon éloquente la mainmise écrasante de cinq multinationales (1) du disque dans les domaines de la production de la diffusion et, en dernier lieu, de la distribution.

«  Jamais, écrit l’Union des producteurs phonographiques indépendants (UFPI), le décalage n’a été aussi grand entre la diversité de la production phonographique et la frilosité des médias.  »

Mais pour quelles raisons les radios mènent-elles cette politique  ? Il y a bien sûr, en premier lieu, l’accélération des phénomènes de concentrations verticales (entente producteur-diffuseur), mais aussi une autre raison : plus les radios «  matraquent  » le même titre, plus elles font des «  tubes  ». Plus elles font des «  tubes  », plus elles ont d’écoute. Plus elles ont d’écoute, plus elles ont de «  pub  » et plus elles ont de «  pub  », plus elles font de profit.

C’est ainsi qu’un certain nombre d’artistes, soutenus par ces grands monopoles de production, envahissent les médias avec une telle force (et sans qu’ils soient responsables eux-mêmes de ce phénomène) qu’il n’y a plus de place pour les autres. La «  libre entreprise  » des marchés dans le domaine de la chanson conduit à un appauvrissement dramatique de la diversité culturelle : elle met en cause l’existence même de la liberté d’expression pour la très grande majorité des artistes français.

Mais je voudrais abandonner un instant l’univers des chiffres pour vous expliquer les motivations qui m’ont poussé, depuis deux ans, à intervenir sur ce sujet. C’est que j’ai découvert des artistes qui chantaient parfois depuis longtemps, des gens magnifiques, au talent remarquable, mais que le grand public ignore totalement car ils ne sont jamais passés régulièrement dans aucun média. J’ai déjà cité le nom de certains : Allain Leprest, Bernard Joyet, Christian Paccoud, Philippe Forcioli, Michel Arbatz, Michèle Bernard, mais il y en a des dizaines d’autres, tous pratiquant ce que j’appellerai la «  Chanson de paroles  » - du nom du festival de Barjac (2) - ou la chanson artisanale, tous victimes d’une injustice inacceptable.

Certains d’entre eux semblent avoir pris leur parti de cette situation. Alors ils œuvrent dans des petits lieux - cafés, restaurants, cabarets, festivals - en touchant un certain public qui les suit, mais qui, le plus souvent, ne leur permet pas de vivre dans des conditions acceptables, sans parler de la frustration éprouvée devant ce manque de reconnaissance.

Il leur arrive aussi d’être dans l’obligation de «  passer le chapeau  », retrouvant ainsi, dans les conditions d’exercice de leur métier, la situation du XIXe siècle  ! Nous nous étions pourtant battus, avec mes amis du Syndicat français des auteurs, pendant des années, pour que les cachets minimaux, en particulier dans les médias, soient appliqués sans contestation. Il paraît qu’aujourd’hui, lorsqu’un artiste est assez téméraire pour oser demander la même chose, on le regarde comme s’il proférait des injures  !

De cette situation il résulte que la nouvelle réglementation visant les intermittents est particulièrement injuste, car elle touche en premier les plus défavorisés d’entre eux. Il est juste de mentionner aussi que, même dans ces conditions, un certain nombre d’artistes arrivent malgré tout à atteindre une grande notoriété (souvent provisoire). Des exceptions qui confirment la règle.

Depuis deux ans, je suis donc intervenu à plusieurs reprises dans les médias pour alerter les responsables. L’ancien ministre de la culture, M. Jean-Jacques Aillagon, m’écrivait en mars 2003 : «  Cette situation me préoccupe autant que vous. J’ai, à cet effet, engagé l’élaboration d’un code de bonne conduite entre les radios et les producteurs privés et la mise en place d’un observatoire de la diversité musicale...  »

A l’heure actuelle, cet «  observatoire  » doit toujours être en train d’«  observer  », car j’attends encore le résultat de ces «  observations  ». Quant au «  code de bonne conduite  », il paraît que, sous l’égide du ministère de la culture, un projet d’accord - qui officialiserait la chose - aurait été rédigé, provoquant les réactions immédiates du Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC) et de l’Union nationale des auteurs et des compositeurs (UNAC) : «  Nous sommes particulièrement choqués qu’un tel accord puisse être signé, entérinant ainsi des pratiques commerciales... que nous contestons absolument.  » Il est significatif qu’aucun représentant des artistes, auteurs et interprètes ne participait à ces réunions. Et l’on en comprend les raisons puisqu’il s’agit du phénomène gravissime des ententes verticales entre les grandes industries de production de disques alliées à celles de la communication qui seraient autorisées et porteraient ainsi un coup mortel à la diversité culturelle  !

Je n’entrerai pas ici dans le détail des mesures possibles pour remédier à la situation présente. Il en existe de nombreuses, proposées par les organisations professionnelles. Personnellement, je suis persuadé que les législateurs ou leurs représentants sont seuls capables d’établir les réglementations nécessaires pour assurer le pluralisme indispensable à l’exercice de notre démocratie.

Il y a eu à Paris, du 2 au 4 février 2003, une rencontre capitale de cent organisations culturelles internationales sur la nécessité de reconnaître la notion de diversité culturelle en France, mais aussi en Europe et dans tous les autres pays. Cette réunion fera date, car elle a montré que, sur le plan mondial, les professionnels réagissaient de manière très forte. Un comité de suivi a été mis en place, les réponses du ministre français de la culture et du président de la République, M. Jacques Chirac, ont été sans équivoque, totalement favorables à l’établissement, sur le plan légal international, d’une reconnaissance de cette diversité culturelle. C’est ainsi qu’à l’automne 2003 l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) s’est emparée du problème afin d’établir un texte qui, face aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourrait servir de base légale. Il est réconfortant de voir cette mobilisation des gens de culture pour affirmer que les produits culturels ne sont pas que des marchandises et que la diversité culturelle est un des points fondamentaux des droits humains et de la liberté.

Encore faut-il qu’en France les pouvoirs publics prennent les mesures indispensables pour la rendre possible. Non seulement dans le domaine de la chanson mais aussi dans toute l’étendue du champ culturel. Et c’est là que se posent les questions fondamentales. Quelle est la volonté du ministre de la culture et de l’Etat de mettre un frein à l’appétit dévorant d’une poignée de sociétés multinationales des industries culturelles et de la communication  ? Ne nous trouvons-nous pas devant une crise idéologique majeure entre la soumission ou la résistance au marché  ? Donc politique.

Je crains qu’à l’heure actuelle la soumission soit plutôt de mise, réduisant à néant les intentions affirmées par nos dirigeants. Je suis persuadé qu’il appartient à la gauche de s’emparer de cette question et d’en faire un point phare de son programme futur.

Jean Ferrat

Auteur-compositeur et interprète.

(1Universal, Sony, Warner, IMI, BMG.

(2Ce festival de chanson, qui se tient du 24 au 29 juillet 2004, à Barjac dans le Gard, fête cette année son dixième anniversaire.

https://www.monde-diplomatique.fr/2...



Imprimer cet article





’Je suis Gabon’ ou ’C’était à Port-Gentil’ ?
dimanche 22 - 01h38
Au Sénégal auchan terrifie les petits commerçants (boycott en cours)
samedi 21 - 20h50
de : André
1 commentaire
Incontrôlables, violents, intouchables : les 7 racailles de l’Elysée
samedi 21 - 12h53
de : nazairien
2 commentaires
Affaire Benalla : Des photos qui embarassent l’Elysée
samedi 21 - 10h31
de : JO
A.Benala et le retraité
vendredi 20 - 21h37
de : jean 1
2 commentaires
Palestine : Qui enfin fera stopper les mains criminelles de l’Etat hébreux ?
vendredi 20 - 19h15
de : JO
L’extrême droite et l’extrême centre se valent pas mal. On le savait. On n’a pas voté pour Hamon ou Macron, à aucun tour
vendredi 20 - 18h17
de : Deeplo
2 commentaires
20/07/2001 - 20/07/2018 : Carlo Giuliani
vendredi 20 - 15h44
de : Roberto Ferrario
L’été est là, la mer est belle, les migrant-es ...
vendredi 20 - 14h04
de : Antoine (Montpellier)
Affaire Benalla : (dernière minute) l’Elysée annonce le licencier ?
vendredi 20 - 12h08
de : JO
2 commentaires
Il ne s’agit pas seulement d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase. Il y a un troisième homme.
vendredi 20 - 11h35
de : Raquel Garrido
2 commentaires
Pour ne pas mourir au travail ? Finalement le vent se lève à l’Est… !
vendredi 20 - 07h13
de : Lepotier
1 commentaire
Nutella champion du monde.
jeudi 19 - 18h57
de : L’iena rabbioso
21 juillet 2018, marche à Beaumont-sur-Oise : 2 ans de la mort d’Adama Traoré
jeudi 19 - 15h20
Quand Alexandre Benalla était présent avec les Bleus et à la panthéonisation de Simone Veil (video)
jeudi 19 - 12h49
de : Matthieu Jublin
5 commentaires
Vincent Crase, un deuxième collaborateur de l’Elysée visé dans l’affaire Benalla
jeudi 19 - 12h10
de : Alexandre Boudet
1 commentaire
Alexandre Benalla, collaborateur de Macron, identifié en train de frapper un manifestant le 1er mai à Paris (videos)
jeudi 19 - 00h08
5 commentaires
les entreprises font leur loi en influant sur le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État
mercredi 18 - 22h30
de : Olivier Petitjean BASTAMAG
1 commentaire
Second bras d’honneur de l’exécutif sur fond de coupe du monde et même la vraie gôche tombe dans le panneau
mercredi 18 - 21h36
Le XXIVème Forum de Sao Paulo s’est achevé mardi après trois jours de solidarité latino-américaine à La Havane
mercredi 18 - 15h58
de : JO
L’Assemblée nationale disjoncte
mercredi 18 - 12h03
de : Jean-Luc Mélenchon
1 commentaire
Un pognon de dingues sans compter de l’impérialisme pour se perdurer coûte que coûte !
mercredi 18 - 11h26
de : JO
MALGRE UNE COM’ DECHAINEE, MACRON RECULE APRES LA COUPE DU MONDE !
mercredi 18 - 09h46
de : Jacques Cotta
2 commentaires
Rassemblement pour Gaël : 3ème Convoc au comico !
mercredi 18 - 09h43
SAMEDI 21 JUILLET : FÊTE DES POSTIÈRES ET POSTIERS GRÉVISTES DU 92
mercredi 18 - 08h48
DE TOUT BOIS #9 - Revue de lutte contre le Center Parcs de Roybon
mercredi 18 - 07h42
de : Ernest London
LA HAVANE : Ouverture du 24ème Forum des Mouvements Sociaux de Sao Paulo
mardi 17 - 20h54
de : JO
SYRIE : Un menteur nommé Macron !
mardi 17 - 20h35
de : JO
1 commentaire
Nous au Red Star de St Ouen !
mardi 17 - 13h28
de : Un vrai rouge
MORTS PAR LA FRANCE - Thiaroye 1944
mardi 17 - 07h35
de : Ernest London
Adieux aux armes : à Deraa, des radicaux remettent des dizaines de chars à l’armée syrienne
lundi 16 - 14h55
de : JO
3 commentaires
Foot-identitaire : un make-up BBR pour femmes et hommes... en luttes !
dimanche 15 - 16h18
de : Delarue Christian
6 commentaires
OTAN : La guerre qu’ils ne pourront jamais gagner : celle contre les Peuples !
dimanche 15 - 10h40
de : JO
NATIONALISME FESTIF ! VRAIMENT ? ...
dimanche 15 - 09h16
de : philippedechatillon
2 commentaires
Déconnexion massive avant la coupe du monde
dimanche 15 - 01h20
de : CLAP‎
Le sénat Irlandais vote l’interdiction des produits issus des colonies israéliennes
samedi 14 - 20h24
de : JO
MAUVAISES MINES - Combattre l’industrie minière en France et dans le monde
samedi 14 - 19h14
de : Ernest London
L’équipe de France de football : des fantassins en uniforme bleu blanc rouge frappé du coq.
samedi 14 - 16h37
de : René HAMM
Ce matin, nouvelle action sur le Tour de France d’Info’Com-CGT (reportage photo + video)
samedi 14 - 15h58
de : Collectif Bellaciao
Concert : 14 Juillet des luttes et des résistances
vendredi 13 - 14h57
de : Info’Com-CGT

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Il faudrait, dans le Code Civil, ajouter partout 'du plus fort' au mot loi. Alfred Jarry
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
https://www.facebook.com/MARCELINEL... Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINEL...
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite