Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

BOLIVIE : A lire absolument ce que nos médias aux ordres ne vous diront pas !
de : JO
mardi 26 novembre 2019 - 16h15 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire

Bolivie : Evo Morales explique pourquoi il renonce à se présenter aux nouvelles élections

25 Novembre 2019, 19:13pm |

Source : Publié par Bolivar Infos

Du Mexique, le président renversé n’a pas exclu de se réfugier en Argentine et d’être présent à l’investiture d’Alberto Fernández.

Evo Morales a évoqué dans une conversation avec Página/12 des héros de l’histoire comme Tupac Katari, l’aymara rebelle qui, avant d’être exécuté, en 1781, a dit : « Je reviendrai et je serai des millions. » ou comme un autre aymara, Zárate Willka, qui a dirigé un soulèvement contre les conservateurs en 1899 mais il a surtout fait une annonce : pour contribuer à la pacification de la Bolivie, il ne sera pas candidat aux prochaines élections.

Pendant que se déroulait ce reportage, dans la soirée de samedi 23 novembre, les groupes parlementaires du Mouvement Vers le Socialisme finissaient de négocier un projet de convocation rapide de nouvelles élections et les mouvements sociaux signaient un accord pour que cesse la répression. A ce moment-là, les enfants d’Evo, Evaliz et Álvaro, étaient déjà arrivés en Argentine en tant que réfugiés après des démarches effectuées par Alberto Fernández.

 Je remercie le peuple argentin et ceux qui ont garanti leur présence, a dit Evo. Jusqu’à 4 heures du matin, heure bolivienne, je suis resté éveille pour suivre les événements et heureusement, il n’y a eu aucun problème.

 Si les enfants d’Evo Morales sont déjà arrivés en Argentine, certainement, ils seront présents le 10 décembre quand Alberto Fernández sera investi. Le père viendra ?

 J’ai reçu une invitation publique. Que ce serait beau... Ce serait une fierté et un honneur d’accompagner l’investiture du président. Nous allons consulter les camarades. En outre, l’Argentine est plus près de la Bolivie et je pourrai remercier encore une fois mon frère Alberto Fernández pour sa solidarité. C’est l’un de ceux qui m’ont sauvé la vie et il a sauvé la vie d’Álvaro et de l’équipe qui m’accompagnait le dimanche 10 novembre et le lundi 11. J’ai de la tendresse, du respect et de l’admiration pour lui. Un jour, nous pourrons parler en détails de ce que nous avons vécu ce lundi 11 novembre sur les sentiers de la forêt du Département de Cochabamba.

 Le Sénat a déjà trouvé un consensus sur un projet de loi pour organiser rapidement des élections.

 Oui, il y a eu une réunion sous l’égide des Nations Unies, de l’Eglise Catholique et de l’Union Européenne. Le lendemain de mon arrivée au Mexique, j’ai demandé, lors d’une conférence de presse des médiateurs internationaux et des personnalités du monde entier pour aider à ramener la paix en Bolivie. Par chance, cette réunion a eu lieu, à laquelle a participé le gouvernement de fait de (Jeanine) Añez. Le Mouvement Vers le Socialisme représente les 2 tiers des sénateurs et des députés. Nous allons faire tout notre possible pour l’unité et pour que la paix revienne, je renonce à être candidat.

 Malgré le résultat des élections du 20 octobre dont le MAS est sorti premier ?

 Oui. Et je veux dire que nous n’avons pas volé cette victoire. Mon grand délit est d’être indien et surtout d’avoir nationalisé les ressources naturelles comme les hydrocarbures. Je me souviens parfaitement que quand j’ai nationalisé et que les entreprises m’ont dit qu’elles n’investiraient plus, mon frère Néstor Kirchner m’a appelé et m’a dit : « Si les transnationales pétrolières n’investissent plus, l’Argentine, oui, va investir en Bolivie. » J’ai de grands souvenirs de la lutte pour la dignité et l’indépendance des Etats, pour la dignité et l’identité de nos peuples.

 Vous parlez de la pacification

 Je vais faire tout mon possible pour ramener la paix en Bolivie. Je renonce à me présenter bien que j’ai eu le droit d’être candidat à la Présidence. Je ne fais pas de réclamation. J’ai dit que je renonce pour qu’il n’y ait plus de morts, plus d’agressions. Frère journaliste, sais-tu pourquoi nous avons démissionné, le soir du dimanche 10, avec mon frère García Linera ? Parce qu’ils avaient pris mes frères dirigeants, militants, gouverneurs des départements, maires et qu’ils leur avaient dit qu’ils brûleraient leur maison si je ne démissionnais pas. Au frère du président de la Chambre des Députés, ils ont dit : « Si ton frère ne démissionne pas, nous allons te brûler sur la place. » Il sont brûlé la maison de ma sœur à Oruro. Du racisme au fascisme et du fascisme au putschisme. C’est ce qui s’est passé en Bolivie. C’est pourquoi je cherche l’unité et la pacification. C’est ce que j’ai dit à nos groupes. Je leur ai annoncé que pour cette fois, nous renoncerions, Álvaro et moi, à être candidats à la présidence et à la vice-présidence.

 Quitterez-vous le Mexique et rentrerez-vous en Bolivie ?

 Beaucoup souhaiteraient rentrer en Bolivie mais je veux qu’on sache que du Nord, on nous a fait savoir que les Etats-Unis ne veulent pas que je rentre en Bolivie. Le Gouvernement putschiste ne le veut pas non plus. Mais même si c’est un Gouvernement de fait, il doit garantir la vie non seulement d’ Evo mais de tout le monde. Maintenant, en Bolivie, on discute une loi sur les garanties. Il y a des gens en prison. Un en prison parce qu’il conduisait sans permis. Un autre, à Cochabamba, pour avoir crié « La Patrie ou la mort, nous vaincrons ! », est aussi en prison. C’est une chasse. On n’a pas donné de sauf-conduits aux ministres qui sont à l’ambassade d’Argentine ni à ceux qui sont à l’ambassade du Mexique. Est-ce que c’est une façon d’appliquer le droit ? Je le répète : avec tant de tirs de balles, avec tant de répression, momentanément, ils occupent le pouvoir politique mais c’est la fin.

 Pensez-vous quitter votre refuge mexicain pour un refuge argentin ?

 Je ne l’exclut pas. Je veux être plus près de la Bolivie. Mon frère et ma sœur Fernandez m’ont toujours aidé. Jamais ils en m’ont abandonné. J’ai beaucoup de bons souvenirs de l’époque où ma sœur Cristina était Présidente. Une fois, il manquait de la farine pour le pain. Nous importions 70% ou 80% de la farine des Etats-Unis et du Canada. Jamais, nous n’avions produit de farine. Comme un jour il a manqué de la farine et que tout le monde allait dire que j’étais responsable du manque de pain, je l’ai appelée et je lui ai dit : « Soeur Cristina, vous devez me vendre du blé. » Elle m’a répondu : « Evo, tout est déjà engagé. » Je ne sais pas ce qu’elle a fait mais un jour, nous avons reçu en Bolivie du blé et de la farine. Nous avons travaillé de façon solidaire. S’ils ne m’ont jamais abandonné, ils ne vont pas m’abandonner dans ce moment si difficile que vit la Bolivie, avec tellement de morts, de blessés, d’arrestations injustes. On sort des problèmes par la coopération. Je me souviens de la tentative de coup d’Etat de 2008. Grâce à l’aide de l’UNASUR, nous avons vaincu le putschisme.

 Quelle a été la cause de ce dernier coup d’Etat ?

 Qu’ils n’acceptent pas notre politique économique et nos programmes sociaux. Ils n’acceptent pas que nous, les indigènes et les mouvements sociaux, changions la Bolivie comme nous avons commencé de le faire avec l’industrialisation. Notre grand projet était d’industrialiser le lithium. Alors, les transnationales et certains groupes du Chili n’ont pas voulu que nous continuions. Malheureusement, en plus, ils ont agi avec violence. Ils ont payé 300 Boliviens por agresser, pour couper des rues. Je suis étonné que les groupes qui occupent le pouvoir économique fassent de al politique de cette façon. Mais eu importe. Je veux dire à travers ce média si connu dans le monde entier, dans toute l’ Amérique Latine, que nous allons bientôt revenir. Il y a des gens qui ne peuvent toujours pas croire que le commandant de la Police Nationale ou le commandant des Forces Armées fassent partie d’un coup d’Etat. Un coup d’Etat qui a fait 32 morts. Tués par balles ! Il y a aussi 700 blessés par balles, plus de 1000 arrestations. Imaginez combien de morts, combien de veuves, de veufs, combien d’orphelins. Des enfants tués par balles... Un coup d’Etat dans le style des dictatures. Je veux dire aux frères d’Argentine qu’avec Evo ou sans Evo, nous allons reprendre notre révolution démocratique et culturelle.

 Le dimanche 10 novembre, le général Williams Kaliman, qui a démissionné ensuite et s’est installé aux Etats-Unis, a formulé en public la fameuse « suggestion » que vous deviez démissionner. Est-ce que ça a été une surprise ?

 Le 7 août, à l’anniversaire des Forces Armées, il s’était déclaré en faveur du processus de changement et anti-impérialiste. Je ne sais pas si son changement est dû à l’argent ou à la lutte des classes. Tôt ou tard, les Forces Armées et le peuple identifieront les ennemis de notre chère Bolivie. J’ai équipé les Forces Armées. Quand je suis arrivé à la Présidence, en 2006, elles n’avaient s-qu’un hélicoptère, aujourd’hui, elles en ont 24. Et certains de ces équipements, achetés avec l’argent du peuple, tirent et tuent mes frères. Cela me fait beaucoup de peine.

 Avant et après le coup d’Etat, ils ont accusé votre Gouvernement d’avoir commis des fraudes aux élections du 20 octobre.

 Je veux que le monde sache que le dimanche 10 novembre, au matin, l’OEA s’est jointe au coup d’Etat. Elle l’a fait avec un soi-disant rapport préliminaire alors qu’auparavant, elle avait décidé avec notre chancelier qu’elle présenterait son rapport final le mercredi 13. Je dispose de rapports étrangers. Ils démontrent qu’il n’y a pas eu de fraude. L’un de l’Université du Michigan, l’autre du Centre de Recherches Economiques et Politique de Washington. Hier, j’ai eu une longue réunion avec le Centre Carter. J’ai parlé avec des frères très proches du Pape François et avec des fonctionnaires des Nations Unies et je leur ai demandé de mettre en place une Commission de la Vérité pour faire une enquête approfondie. Nous allons démontrer qu’il n’y a pas eu de fraude.

 Est-ce que vous faites cette demande pour invalider l’appel à de nouvelles élections ?

 Non. Je suis sincère : cet appel est déjà en route. Mais je veux prouver au monde entier que l’OEA a pris le parti des groupes de pouvoir conservateurs qui n’ont jamais voulu l’Indien, leur Patrie, qui sont contre les programmes sociaux. Nous avons réduit la pauvreté. Nous allons dire notre vérité en Bolivie et dans le monde entier. L’OEA ne peut être un instrument des puissants.

 Vous avez parlé de racisme et de fascisme. Ont-ils augmenté ?

 Je pensais que l’oppression et l’humiliation étaient terminées. La Bolivie avait une nouvelle Constitution. Mais je vois avec surprise les expressions des militants civils de Luis Fernando Camacho en Santa Cruz. La Bible ne peut pas être utilisée pour la haine. Ce ne sont pas tous les habitants de Santa Cruz, évidemment, qui ont appelé à identifier les ennemis et à les tuer en utilisant des tueurs à gages. Mais je sais que des réunions de militants civils, avec 20 000 ou 30 000 personnes, commençaient en priant et finissaient en criant : “Evo, salaud !” C’est du racisme. Ils humilient les humbles. Nos sœurs Indiennes. Ils insultent dans la rue les gens humbles et les traitent de “kolla”. C’est comme ça qu’on arrive au fascisme. Ils identifient la maison d’un député ou d’un gouverneur du MAS et ils la brûlent. Et la police ne procure aucune sécurité. Le prétexte est qu’il y a des Cubains. Mais les Cubains, gratuitement et sans conditions, au contraire des Etats-Unis qui ont toujours posé des conditions à l’assistance du fonds Monétaire International, ont apporté leur aide. Nous, nous construisons de hôpitaux et nous recevons la collaboration des médecins cubains. Je me souviens d’une conversation entre Hugo Chávez et Fidel. Fidel disait : « Hugo, nous allons mettre au point un programme pour opérer gratuitement 100 000 Latino-américains de la vue. » Fidel semblait fou. C’étaient des opérations qui pouvaient coûter 3 000 ou 4 000 dollars. Mais les médecins sont venus en Bolivie et ils ont opéré. L’Etat l’a fait gratuitement. Maintenant, les groupes racistes n’ont pas seulement trouvé le prétexte de la présence cubains, ils ont brûlé des institutions éducatives créées avec l’argent du peuple. Comment peut-on comprendre cela ? Comment peut-on comprendre que dans la zone du Tropique, ils aient persécuté des députés ? C’est une dictature. Ils ont déchiré les vêtements de notre sénatrice Adriana Salvatierra alors qu’elle allait entrer à l’assemblée. Une jeune de 30 ans… La Place Murillo encerclée par des tanks ! Ça m’a rappelé quand j’ai fait mon service militaire dans les Forces Armées en 1978 et que mon commandant Daniel Padilla Arancibia est devenu président. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Des coups d’Etat et des coups d’Etat...

 quelle sera la façon de donner une réparation aux agressions ?

 Nous n’avons jamais été revanchards. Pendant la lutte pour l’indépendance, Tupac Katari disait que les blancs des villes aussi devaient s’organiser en ayllus, qui étaient la structure orgnaique de cette époque. Aujourd’hui, ce serait le syndicat agricole. Tous ensemble, isl ont combattu pour notre indépendance, pour notre vie en communauté, dans la solidarité, l’Harmonie entre les être humains et en harmonie avec la Terre Mère. Et pendant la République, un autre frère indigène, Zárate Wilka, a appelé à faire une alliance avec les blancs des villes pour défendre nos droits et nos ressources naturelles. Le mouvement indigène n’a jamais été raciste et encore moins fasciste. Et quand il y a la pauvreté, tous, nous nous réunissons et nous nous unissons. Nous avons toujours été très tolérants. Eux non. La droite est comme ça. Une camarade m’a appelé et m’a raconté qu’ils veulent éliminer le programme de logement pour les mères seules. On l’a informé qu’ils veulent privatiser BOA, Boliviana de Aviación. Quand nous avons nationalisé, le camarade Kirchner m’a envoyé des techniciens d’ Argentine pour nous aider. Nous ne savions même pas comment constituer une entreprise publique. BOA est arrivé à faire des bénéfices et maintenant que c’est fait, ils vont la privatiser. Ce n’est pas seulement un affrontement idéologique. C’est aussi programmé : ce Gouvernement n’est pas un Gouvernement de transition mais un Gouvernement de fait qui ne respecte même pas ce qui est prévu par la constitution.

 Quel sera l’axe de campagne électorale du MAS ?

 Il reviendra sur le passé, parlera du présent et donnera de l’espoir aux générations futures. Sur mes presque 14 ans de gouvernement, la Bolivie a eu le plus fort taux de croissance de l’Amérique du Sud pendant 6 ans. Frère journaliste, deux choses me font de la peine dans ce coup d’Etat. Les morts me font de la peine et la façon dont, en un court laps de temps, ils ont déjà commencé à détruire l’économie. On l’a informé qu’il y a déjà eu une dévaluation. Le dollar est passé au-dessus de 7 boliviens. Nous, nous prenons bien soin de l’économie grâce aux techniciens et aux camarades économistes. Des professionnels et des patriotes. Un jour, un organisme international a offert du travail au ministre de l’Economie, Lucho Arce. Ils devaient le payer 18 000 dollars par mois. En tant que ministre, il gagnait un peu plus de 2 000 dollars : Il a dit : « Moi, je suis pour la Patrie, je reste ici. » et on a continué à travailler. Nous sommes venus pour la Patrie et pas pour l’argent. Beaucoup de membres du cabinet auraient pu gagner beaucoup d’argent à l’étranger. Une fois, j’ai dit à Arce : « va-t-en et donne-nous la moitié pour la campagne et la moitié pour vous. » Et quand notre frère Arce était malade, nous l’avons aidé. Il en avait besoin. Nous ne nous sommes pas enrichis au Gouvernement. Je suis sûr que mes frères s’organiseront. Il y a beaucoup de conscience politique pour affronter cette situation.

 Vous avez parlé du lithium. L’uranium de la Bolivie est-il aussi tentant ?

 Surtout le lithium. Et le zinc. Nous sommes déjà en train de terminer le cycle industriel du fer pour en finir avec l’importation. Nous avons fait la même chose avec les engrais. Avant, nous en importions 100%. Maintenant, nous en exportons 350 000 tonnes au Brésil, au Paraguay et dans les régions voisines. Nous sommes en train d’achever la grande usine de carbonate de lithium. Nous en avons déjà produit 400 tonnes. Les groupes de l’opposition intérieure ne comprennent pas comment l’Indien peut être capable d’industrialiser la Bolivie. Comment les mouvements sociaux et les professionnels patriotes peuvent-ils le faire ?

 Avez-vous parlé avec des membres des familles des morts ?

 J’ai parlé avec certains. Ecouter pleurer te fait pleurer. J’étais loin mais j’ai essayé d’aider en répondant à des amis très solidaires. Certains n’avaient même pas de quoi payer le cercueil. D’autres étaient hospitalisés. Nous avons toujours aidé les gens humbles.

 Et les nouvelles élections ?

 Le sujet de la Loi sur les Garanties n’a pas encore trouvé de consensus mais notre groupe espère que l’Assemblée l’approuvera et que la présidente autoproclamée Añez la promulguera. Cette loi garantit les nouvelles élections et ce serait un instrument très important pour ramener la paix en Bolivie. Après, il y faudra chercher des programmes pour réconcilier le peuple bolivien.

 Espérez-vous qu’Añez s’engagera à ne pas ordonner à nouveau la répression ?

 Nous espérons que les morts tués par balles éveillent la conscience des autorités du Gouvernement de fait. Que tant d’arrestations adoucissent les consciences. Qu’il n’y ait plus de morts ni de blessés. Que les camarades sortent, parce qu’ils sont en prison à cause de preuves déposées. Il y a un procureur que je connais. Il avait un double salaire, un du Ministère Public et un autre de l’ambassade des Etats-Unis. L’ambassade le payait plus. La DEA avait un avocat. Maintenant, il est vice-ministre de la Défense Sociale. Peut-être est-ce un message et ils veulent que la base militaire des Etats-Unis revienne. C’est pourquoi j’ai dit que je veux rafraîchir la mémoire et voir ce qui se passe. Et je veux en profiter pour saluer tous les frères et toutes les sœurs de Bolivie qui sont en Argentine. Là, nous avons gagné à 70% ou 80%. Nous avons beaucoup travaillé sur les problèmes de la résidence quand notre frère Alberto Fernández était chef de cabinet de Kirchner et de Cristina. Nous soutenons tous les plus humbles de notre chère terre.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
BOLIVIE : A lire absolument ce que nos médias aux ordres ne vous diront pas !
27 novembre 2019 - 10h29 - Posté par Pedro

L’autoproclamée présidente par intérim est particulièrement gratinée :
https://www.brain-magazine.fr/artic...






Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
4 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
1 commentaire
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
1 commentaire
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41
Retraites des fonctionnaires : ça va saigner pour les enseignants, les paramédicaux et les agents territoriaux
mardi 3 - 14h01
« Rassemblement non stop » : les pompiers veulent occuper la place de la République une semaine entière (vidéo)
lundi 2 - 20h25
de : nazairien
4 commentaires
En grève jusqu’à la retraite !
lundi 2 - 12h47
de : jean1
2 commentaires
Acte 55 Gilets Jaunes à Toulouse ! Témoignage d’un vrai REPORTER !
dimanche 1er - 20h40
de : JO
CRITIQUE du TRAVAIL salarié et de la RELIGION
dimanche 1er - 15h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Vous avez dit : Un monde multipolaire ? Autre démonstration !
samedi 30 - 10h58
de : JO
1 commentaire
EPO et Hamster chinois.
vendredi 29 - 18h03
de : L’iena rabbioso
L’éruption de la faim - C’est l’heure de l’mettre !
vendredi 29 - 12h44
de : Hdm
1 commentaire
CONVERGENCE DES LUTTES : Contribution !
vendredi 29 - 12h14
de : JO
BOLIVIE : La succession d’EVO Morales assurée et organise la Résistance !
vendredi 29 - 11h25
de : JO
Un 5 décembre fort ou exceptionnel ! L’état de la mobilisation secteur par secteur
vendredi 29 - 07h36
1 commentaire
Xavier Kemlin, star déchue de la complosphère d’extrême-droite
jeudi 28 - 17h21
de : Blanqui75
1 commentaire
BOLIVIE : suite du complot contre EVO MORALES + corruption à la clé !
jeudi 28 - 11h57
de : JO
1 commentaire
Rafael Correa (ancien président de l’équateur) reçoit Evo Morales, (coup d’état et lutte de classes) (vidéo)
jeudi 28 - 11h32
de : nazairien
1 commentaire
La mort de Sami Abu Diak, prisonnier politique palestinien
jeudi 28 - 10h34
de : librinfo74 via jyp
Greve du 5 décembre
jeudi 28 - 10h04
de : jean 1
ARGENTINE : Alberto Fernandez Président élu, refusera le crédit du FMI !
jeudi 28 - 10h03
de : JO
Gilets jaunes : les interdictions de manifestation, l’autre face de la répression
mercredi 27 - 13h11
1 commentaire
Le monarque se prépare-t-il à lancer ses brutes contre notre Jeunesse ?
mardi 26 - 23h50
de : JO
BOLIVIE : A lire absolument ce que nos médias aux ordres ne vous diront pas !
mardi 26 - 16h15
de : JO
1 commentaire
C’est quoi : un pognon de dingue ?
mardi 26 - 15h22
de : JO

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton. Albert Einstein
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite