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Geneviève Legay n’a pas été touchée par les forces de sécurité ??? La preuve du contraire en video !!!
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Selon le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, la chute de la septuagénaire, Geneviève Legay, porte-parole départemental d’Attac, n’est pas directement liée à une charge menée par les forces de l’ordre ??????? « Elle n’a pas été touchée par les forces de sécurité, on ne voit pas qui l’a poussée, si ce n’est que ce n’est pas un agent de sécurité, c’est quelqu’un qui était devant elle » (...)
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Le programme de l’Union pour les Italiens à l’étranger
de : l'Union
mercredi 12 octobre 2005 - 16h17 - Signaler aux modérateurs
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traduit de l’italien par karl&rosa

Proposition élaborée unitairement par les forces politiques adhérent à l’Union

1. Un choix stratégique
2. L’Union : service et dialogue
3. les prémisses idéales et politiques
4. Les indications programmatiques

A) Vote et représentation
B) Langue, culture et information
C) Droits et solidarité
D) Relations économiques, commerciales et professionnelles

1. Un choix stratégique

L’engagement en faveur des droits et des exigences des Italiens à l’étranger représente pour l’Union un choix stratégique pour assurer à ses concitoyens à l’étranger, dans les nouvelles conditions du monde, la protection politique, sociale, économique, juridique que la Constitution républicaine garantit à tous les citoyens, indépendemment du lieu de leur résidence.

L’attention aux droits et aux problématiques sociales et culturelles ne se limite pas , cependant, aux citoyens italiens à l’étranger. A cause de l’entité et des caractéristiques que notre émigration a eu au cours de plus d’un siècle, elle s’étend aussi à la réalité plus vaste des personnes d’origine italienne qui sont aujourd’hui plusieurs dizaines de millions dans différentes parties du monde.

Cet engagement trouve des éléments supplémentaires de motivation dans le contexte international où l’Italie est appelée à œuvrer. Le lien avec la vaste diaspora qu’a notre pays dans le monde permet de correspondre à un ensemble d’intérêts fondamentaux, tels que :

 l’exigence de se situer dans la globalisation non pas d’une façon idéologique et abstraite mais dynamique et critique et, surtout, en lien avec le réseau des sujets qui peuvent en représenter les contextes réels, les contradictions, les potentialités ;

 l’opportunité de repérer les forces qui peuvent favoriser une nouvelle internationalisation de l’Italie, déjà recherchée et mise en œuvre par les gouvernements de centre-gauche. La présence dans des zones du monde au poids politique et économique majeur de communautés consolidées d’origine italienne, intégrées et en mesure de peser sur la vie de leur pays d’appartenance constitue une référence de grande valeur pour la projection mondiale de l’Italie ;

 la possibilité de trouver une référence significative pour la transition que le pays est en train de vivre, surtout en ce qui concerne l’exigence d’intégration de centaines de milliers de migrants qui le choisissent comme premier point de chute stable de leur parcours de libération du besoin.

2. L’Union : service et dialogue

Une stratégie d’attention et de valorisation de la présence d’origine italienne dans le monde doit l’emporter sur l’attitude de détachement et de refoulement que la culture et les classes dirigeantes de notre pays ont traditionnellement eu envers l’émigration. La reconnaissance du vote par correspondance contribue à faire sortir les Italiens à l’étranger d’une condition de tutelle et de demi citoyenneté, dans le sens de favoriser leur insertion dans une pleine et autonome dialectique civile et politique qui en fasse les participants et les protagonistes des orientations qui les concernent.

Dans ce sens, l’Union orientera ses efforts dans une double direction : favoriser une participation plus libre et directe des Italiens à l’étranger à la vie civile et politique italienne, soutenir fermement le processus d’intégration dans les pays de résidence. C’est pourquoi l’Union s’engagera à développer le rôle de service et la présence constante et active au sein de nos communautés que l’Ulivo a déjà engagé ces dernières années.

C’est un choix qui naît de la conviction qu’il est juste d’œuvrer en termes de coalition et d’unité pour réduire drastiquement le taux de fragmentation et de concurrence entre partis qui existe dans le cadre politique national qui risquerait, dans des milieux si différents de l’Italie, souvent habitués à de longues expériences bipolaires ou même bipartites, de créer une confusion parmi les concitoyens et des préoccupations chez les autorités locales.

De plus, l’Union se posera comme interlocuteur attentif et facteur de valorisation des diverses expressions du monde associatif et syndical qui représentent une immense richesse démocratique et qui doivent être soutenues dans leur effort de renouveau et de relance.

3. Les prémisses idéales et politiques

Il s’agit là des plus importants présupposés idéaux et politiques sur lesquels l’Union fonde sa proposition programmatique pour les Italiens à l’étranger :

 poursuivre une grande politique de relance de l’image, de la culture et du rôle de l’Italie dans le monde qui peut représenter un bénéfice pour le pays et un soutien à l’identité et au prestige de nos communautés.

Après la grave crise du début de années 90, le centre gauche a su redonner dignité à l’Italie et crédibilité à ses classes dirigeantes au niveau international. Aujourd’hui, ces résultats sont pratiquement dissous après le passage au gouvernement du centre droit qui s’est caractérisé par :

un manque d’autonomie dans les rapports internationaux qui s’est manifesté par l’attitude acritique envers l’administration états-unienne et par le sabotage de la politique extérieure et de sécurité commune de l’Union européenne ; la forte personnalisation des actions du gouvernement, souvent critiqués, même à l’extérieur des frontières nationales, par des organes indépendants tels l’Economist, le Time et le New York Times ; la stature discutable de ses groupes dirigeants.

Dans les choix de large envergure opérés par le centre-gauche, il faut considérer la convocation de la rencontre des parlementaires d’origine italienne, la réalisation de la première Conférence des Italiens dans le Monde et, surtout, les modifications de la Charte fondamentale qui ont permis d’inscrire à trois reprises le nom des Italiens à l’étranger dans notre Constitution.

 Pousser et soutenir vers des niveaux de plus en plus élevés le parcours d’intégration de nos communautés de telle sorte qu’elles participent de manière de plus en plus large à la formation des classes dirigeantes des pays de résidence.

Ce processus ne doit pas être seulement évoqué en termes rhétoriques comme le font continuellement certains représentants du centre-droit mais soutenu par une trame constante et intelligente d’alliances politiques et d’accords diplomatiques et par l’adoption de politiques culturelles, de formation et commerciales qui renforcent l’identité et le rôle de protagonistes de nos communautés d’origine. Il doit de plus être situé dans une dimension interethnique et interculturelle afin que le développement social accompagne l’acquisition de valeurs partagées de convivialité et de respect de la personne.

 Contribuer non seulement à récupérer un concept de l’italianité, affaibli à la suite de la crise de l’état nation et de nouveaux modèles culturels qui ont pris le dessus par rapport à la grande tradition culturelle italienne mais aussi à en modifier les contenus de manière à ce qu’il puisse refléter de manière plus adéquate la présence multiple et bariolée de toutes les personnes porteuses de valeurs et de racines culturelles communes, quelle que ce soit la partie du monde où elles vivent.

Sur ce point aussi, on ne peut pas ne pas souligner une distinction par rapport à certains représentants du centre-droit et, en particulier, aux positions du Ministre pour les Italiens dans le monde. En effet, celui-ci, en insistant sur un message d’italianité traditionnelle et nationaliste maintient une approche désormais anachronique par rapport à la condition réelle de nos communautés, fortement intégrées dans les contextes locaux. En même temps, il exclue de fait un dialogue avec les nouvelles générations qui ont envers le pays d’origine un rapport plus ouvert et dynamique.

Une telle position, d’ailleurs, limite aussi la représentation à l’étranger de l’Italie qui n’est plus seulement un pays porteur d’une culture séculaire et prestigieuse mais aussi un système complexe et moderne capable d’interagir sur de nombreux plans. La preuve en est la diaspora qui concerne les secteurs intellectuels et scientifiques, contraints à l’expatriation par la carence historique de ressources dans le domaine de la recherche scientifique italienne et qui trouvent dans de nombreux pays avancés l’hospitalité et des occasions de travailler et de s’affirmer. Le réseau des scientifiques et des chercheurs peut, au contraire, s’il est dynamisé et relié au système de la recherche italienne, être une démonstration concrète des potentialités reliées à un rapport ouvert et dynamique. L’idée d’identité que porte l’Union est, au contraire, celle d’un horizon articulé et vaste qui ne se limite pas à des sédiments historiques accumulés dans le milieu "métropolitain" mais comprend les expériences et les valeurs construites à travers l’engagement et le changement de tous ceux qui, dans le monde entier, descendent d’une racine culturelle commune et qui ont eu le moyen de mesurer leurs orientations à celles d’autres types et d’autres origines.

 en finir avec une interprétation statique et propagandiste des Italiens dans le monde comme "ressource", évitant d’un côté des distorsions économiques et de l’autre des idéalisations éloignées de la réalité.

Nos communautés ne sont pas des morceaux de marché tendanciellement orientés vers les produits et les services de notre système productif. Il faut les considérer plus généralement, au-delà du bénéfice qu’elles peuvent apporter à notre balance des paiements, pour le patrimoine fertile d’expériences, de culture, de valeurs, de relations humaines et professionnelles, de stimuli de renouveau qu’elle peuvent offrir à la société italienne.

Il est en même temps nécessaire d’en finir avec une vision simpliste des "ressources", comprises comme source de bien-être. La référence à deux des situations les plus douloureuses de ces derniers temps - l’exposition au terrorisme et à la guerre de communautés désarmées et l’implication de couches sociales diffuses dans la crise aiguë que traversent certains pays de l’Amérique du Sud - suffit à prouver le contraire. C’est pourquoi les potentialités des communautés d’origine italienne ne peuvent pas être valorisées de manière adéquate si elles ne sont pas reliées à une série d’engagements politiques et culturels clairement inspirés par des orientations de paix et de sécurité, de solidarité, de coopération internationale et de soutien au développement des pays arriérés ou en difficulté, de centralité de la culture et de la formation, d’impulsion à réaliser des réseaux de communication, d’affirmation de valeurs identitaires ouvertes et relationnelles, de construction d’une inter culturalité. Sur ces points aussi, les différences, et parfois les distances, avec le centre-droit sont remarquables.

 Assortir l’engagement vers les personnes concernées par des conditions de malaise social et celui envers les communautés touchées par des situations de crise économico-fionancière ravageante de la construction d’une citoyenneté forte et solidaire.

Se vérifie une tendance à reproduire dans le tissu de nos communautés les contradicitons qui se manifestent dans les différentes régions du monde, auxquelles elles sont naturtellement exposées. Seul le centre-gauche est en condition de dialoguer de façon constructive à la fois avec les gouvernements et avec les forces politiques les plus attentives, à la recherche de solutions solidaires, et avec le mouvements critiques envers la globalisation disponibles à coopérer pour de grands objectifs de réforme économique et sociale. Seul le centre-gauche, donc, peut tenter de concilier le dynamisme des communautés installées dans les sociétés avancées du monde et le besoin de solidarité de celles qui demeurent dans des régions marginales et de crise.

L’axe autour duquel essayer de nouer ces rapports complexes en mêlant développement, droits et actes de solidarité est l’axe d’une citoyenneté commune qui parvienne à donner une réponse aux attentes de vie fondamentales ainsi qu’ à l’impulsion d’initiatives et d’améliorations, au besoin de justice ainsi qu’à l’aspiration à une liberté de plus en plus grande.

En ce sens, malgré les difficultés que le processus d’unification et d’élargissement de l’Union Européenne a connues ces derniers temps, il faut intensifier l’engagement pour arriver à une citoyenneté européenne de plus en plus mûre qui protège les droits de citoyenneté non seulement de ceux qui y sont nés mais aussi de ceux qui séjournent et travaillent depuis un temps conséquent dans un des états membres. C’est pourquoi on exprime une orientation favorable au choix du vote pour les formations politiques locales à l’occasion des élections européennes si cette option correspond au libre choix de l’électeur.

 Se ranger clairement du côté des constructeurs de paix, surtout face aux tragiques contradictions de la présence militaire en Irak, à la tension persistante de la question israélo-palestinienne, au niveau gravissime atteint par les attentats terroristes.

 Il ne peut subsister aucun doute aussi bien sur la condamnation sans appel du terrorisme que sur la solidarité envers tous les pays ayant subi d’atroces attentats adressés à des populations sans défenses. La préoccupation qui se manifeste concerne, éventuellement, la partialité et l’inefficacité d’une réponse au terrorisme fondée avant tout sur des actes de force, sans un assainissement politique, social et culturel attentif et efficace des réserves de haine qui se sont accumulées dans le passé le plus récent. L’augmentation des tensions avec le monde arabe risque d’ailleurs de renforcer davantage la spirale du terrorisme et d’alimenter les orientations xénophobes diffuses qui finiraient par renforcer les forces les plus conservatrices et rétrogrades des différents pays. Le maillon le plus sensible de la conflictualité ethnique deviendrait fatalement la législation prédisposée pour les étrangers et en particulier pour les immigrés qui, depuis le 11 septembre - par exemple - , à cause de la naturelle exigence de renforcer les mesures de contrôle, a subi une régression préoccupante dans presque tous les pays occidentaux. Le monde de l’immigration a donc un intérêt direct à faire en sorte que la paix soit le présupposé naturel du développement des sociétés modernes et de l’affirmation de principes de tolérance, de rencontre et de compréhension réciproque, dont dépend la condition réelle de millions de migrants et les perspectives d’amélioration de leur vie.

4. Les indications programmatiques

L’Union se propose de construire sa proposition programmatique sur la base d’une large consultation qui devra concerner d’un côté ceux qui dans différents domaines oeuvrent au contact des communautés italiennes à l’étranger, à commencer par les expressions du monde associatif et syndical et de l’autre pourra voir la participation directe des représentants des communautés elles-mêmes, qui seront appelés à exprimer les exigences fondamentales des réalités respectives et à les composer dans un cadre général réaliste et compatible.

Les indications ici données répondent donc à l’intention d’offrir une base de discussion et d’approfondissement. Elles seront redéfinies à la fin d’un parcours de dialogue intense et constructif avec les protagonistes directs de la vie de nos communautés. Ces propositions initiales seront regroupées dans quatre points fondamentaux :

A) Vote et représentation ;
B) Langue, culture et information ;
C) Droits et solidarité ;
D) Relations économiques, commerciales et professionnelles.

A la fin, des considérations sommaires sur le parcours d’organisation qu’on pourra suivre pour développer l’Union à l’étranger seront faites, en sachant que la diversité marquée des situations locales entraînera un effort de recherche de solutions spécifiques au taux d’autonomie élevé, dans le but de correspondre autant que possible à une exigence de concrétude et à une demande de démocratie.

A) Vote et représentation.

Le vote par correspondance est pour la démocratie italienne une épreuve originale et complexe qui voit la participation inédite à la vie politique du pays et à la définition des équilibres de gouvernement de quelques millions de citoyens italiens, éparpillés partout dans le monde, ayant souvent peu de liens avec leur société d’origine, à cause aussi de l’indifférence et de l’oubli de l’Etat. Le présupposé essentiel est constitué par l’honnêteté et la régularité des opérations de vote et par l’offre d’une information adéquate et équilibrée sur les données fondamentales de la situation italienne. C’est de ces éléments que va dépendre la crédibilité de cette délicate affirmation de citoyenneté. Le motif de plus grande préoccupation consiste dans le déséquilibre fort et persistant, quantifiable autour de 2 000 000 de positions ( 700 000 enregistrés chez la seule AIRE [Registre des Italiens Résidents à l’Etranger, Ndt] et 1 300 000 figurant seulement dans les listes consulaires) qui apparaît encore entre les données officielles de l’AIRE et celles qui résultent des listes consulaires. Les solutions adoptées jusqu’ici pour réaliser une liste correcte des élécteurs ont permis des progrès qui ne suffisent pas encore à garantir à un nombre satisfaisant d’électeurs ce droit fondamental.

La solution proposée par le gouvernement de résoudre les lacunes par une gigantesque opération de mailing qui amènerait à geler la situation de ceux qui ne répondent pas à une lettre des consulats n’est pas convaincante si elle ne s’accompagne pas d’un programme spécifique d’information, soutenu par des ressources certaines et adéquates, et par l’implication d’associations et "patronati"[structures de consultation et d’aide à la disposition des salariés et des retraités auprés des syndicats, Ndt] qui vivent tous les jours au contact direct de nos communautés. Le temps qui reste est désormais très court : sans décisions concrètes et immédiates, le droit de vote sera nié de facto à des millions de citoyens. Il faut affronter prioritairement l’urgence qui depuis quelques années se manifeste en Amérique Latine à propos des demandes de citoyenneté. Même si cette demande est tumultueuse et poussée par des raisons sociales de recherche de travail, un droit fondamental qui ne peut pas être contourné ou différé de quelques années est en jeu. La vraie réponse réside dans l’engagement à réorganiser et à qualifier le réseau diplomatique consulaire qui représente une exigence générale inajournable et qui peut donner ses meilleurs résultats précisément en Amérique Latine en favorisant la décentralisation et la vérification de l’idonéité des bureaux existants, l’ouverture de nouveaux bureaux, la révision des organigrammes avec des augmentations raisonnables et en ayant recours autant que possible aux ressources locales, la simplification des procédures.

De toute façon, il reste en toile de fond, le problème de la réforme de la loi sur la citoyenneté, soumise à des sollicitations de signe contradictoire, sur laquelle il est opportun d’ouvrir une réflexion d’envergure, pour en finir avec les situations les plus anachroniques qui se sont établies au fil du temps. Le délicat travail d’information des ayant droit au vote en est à peine à ses débuts. La pourtant nécessaire correspondance, envoyée par les consulats, pénalisée par l’imprécision des adresses, ne semble pas suffire. Il s’agit donc de mettre en route un travail plus systématique de communication au moyen de conventions avec les "Patronati", de l’engagement des associations, du recours à la presse et aux médias locaux, pas seulement de langue italienne. Il faut pour cette vaste intiative d’information préventive - nous le répétons - des ressources adéquates et certaines.

Une deuxième dimension de l’engagement à informer concerne l’exigence de ces millions d’électeurs potentiels d’avoir les informations essentielles sur la vie civile et politique italienne. Dans cette direction, il faut améliorer la présence et la qualité de Rai International, favoriser les conventions de la Rai avec des chaînes étrangères, activer le réseau de présence italienne dans le monde ( Instituts de culture, Universités, écoles publiques, Chambres de commerce, patronati, etc...). En outre, il est uirgent de définir les règles de transparence et de "par condicio" à suivre pour une activité d’information adressée à un parterre si vaste et différencié, sans exclure non plus la création d’un organisme spécifique de garantie sur l’utilisation des instruments publics de communication à l’occasion des campagnes électorales.

En ce qui concerne la formation des listes, l’orientation de fond commune aux forces de l’Union est celle de l’unité et de la simplification. Elles s’engagent à œuvrer pour favoriser la plus grande agrégation possible des sujets qui vont se présenter au vote, en ramenant au schéma d’un rapport bipolaire clair et serein la confrontation programmatique et électorale. Les choix concrets concernant les listes et les candidatures s’inspireront d’un critère de flexibilité, dans le but de coller à la spécificité des situations locales et des 4 partitions qui composent la Circonscription Etranger. Pour les candidatures, l’orientation est d’éviter des automatismes et des transpositions mécaniques de parti en favorisant, au contraire, sur la base de la consultation la plus large et démocratique, les expressions les plus influentes et reconnues par nos communautés.

La prochaine élection de représentants directs de citoyens italiens à l’étranger au Parlement national constitue un virage qui pousse d’un côté à faire un premier bilan de la vie et de la fonction des institutions qui représentent les communautés (COMITES [Comité des Italiens à l’étranger, Ndt] et CGIE [Conseil Général des Italiens àl’Etranger, Ndt]) et de l’autre à réorganiser leur situation et leur rôle. Même si l’on n’ignore pas des formes de désaffection et de détachement diffuses dans les communautés, il est possible d’exprimer un jugement globalement positif, surtout si l’on considère que, en particulier les COMITES ont dû subir la pratique limitative et bureaucratique du Ministère des Affaires Etrangères et les limites et le retard chronique des fonds nécessaires à en garantir la vie.

Toutefois ces sérieuses difficultés ne peuvent en aucune façon pousser à suivre la vague de positions pratiquement "je-m’en-foutistes", mais elles doivent pousser à multiplier les efforts pour perfectionner ces instruments irremplaçables d’organisation et d’animation démocratique des communautés. Le concept de communauté lui-même reste dans des limbes artificielles et abstraites s’il n’est pas compris comme entité complexe et articulée sur le plan social, culturel et politique, capable de développer un dynamismes lié à la vie associative, à l’intervention de l’Etat et des Régions italiennes, à l’activité du réseau des institutions de service et de promotion de la culture et des échanges, aux flux d’information, aux réseaux de relations communicatives, traditionnelles et/ou avancées. Ce système complexe, à cause aussi du niveau d’intégration et de culture atteint par les différentes générations d’Italiens à l’étranger, ne peut plus être encadré dans les schémas paternalistes et clientélistes qui l’ont soutenu jusqu’ici. Il doit être inspiré par un système d’autonomie et tourner autour d’un pivot d’autogouvernement crédible et efficace. Il faut donc parier, malgré leurs limites et la difficile épreuve affrontée, sur les instances de confrontation démocratique et d’autogouvernement en fonction depuis quelques années qui doivent être relancées, soutenues, réformées.

De plus, la prochaine formation d’une délégation parlementaire pousse à redéfinir d’une façon plus précise la situation et la fonction du CGIE qui a absorbé jusque là surtout les fonctions d’interface des institutions italiennes, en particulier du Gouvernement et des deux branches du Parlement.

Les exigences de fond peuvent être résumées de la façon suivante :

a) donner de l’air et élargir le rapport de légitimation démocratique de ces organismes. Jusque là, la contrainte de participation est restée limitée à un pourcentage restreint de votants sur le total des citoyens ayant droit, qui constituent à leur tour une base encore plus limitée de la communauté d’origine italienne. Les COMITES, en tant qu’organismes de représentation de base, doivent au contraire pouvoir accueillir les instances de la communauté toute entière, y compris les enfants d’Italiens, pour tendre aussi la main aux nouvelles générations, plus sensibles à des rappels culturels, professionnels ou de modèles de vie plutôt qu’à l’exercice d’une citoyenneté formelle.

Le choix du vote par correspondance pour le renouvellement de COMITES et de CGIE pourrait déjà être un ressort efficace pour une plus grande participation. La prévision de certaines incompatibilités, la limitation à deux mandats de la réélection, l’indication de quota de femmes et de jeunes pourraient contribuer à rendre plus fluide la relève, à éviter des phénomènes de cristallisation et à articuler qualitativement la représentation.

b) Renforcer le rôle de représentation directe et générale des COMITES, en les dotant de ressources adéquates à développer une réelle initiative d’animation de la communauté de référence. La loi approuvée au cours de l’actuelle législature n’a qu’en partie recueilli les propositions de réforme avancées par le CGIE. Elle s’en est surtout détaché en ce qui concerne les pouvoirs et l’autonomie des COMITES et la possibilité de s’entretenir directement avec les autorités locales. Ceux-ci doivent être en mesure de développer leur activité de raccord des initiatives inhérentes aux processus d’intégration et de construction de rapports interculturels. Ils sont, de plus, compétents pour relever les exigences de la communauté et pour définir la proposition pour la formation des Piani Paese [projets pour les Italiens à l’étranger]. C’est pourquoi il faut ajuster les ressources nécessaires à leur fonctionnement pour faire en sorte qu’ils passent d’un régime d’administration ordinaire à une possibilité concrète de réalisation d’initiatives.

c) reconsidérer le rôle du CGIE dans la mesure où la présence de parlementaires provenant de l’étranger occupe l’espace des rapports avec le Gouvernement et le parlement qui lui était jusqu’ici réservé. Sa fonction, cependant, reste essentielle pour correspondre à certaines exogences fondamentales qui ne trouveraient sinon aucune réponse adéquate. En effet, il convient avant tout de penser à une présence dans le cadre national pour réaliser une meilleure coordination des COMITES et leur donner une voix unitaire, pour contribuer à définir les "Piani Paese" et, surtout, pour se rapporter aux autorités nationales à propos des thèmes de promotion de la communauté, d’intégration et d’inter culturalité. Un second niveau où il peut être opérationnel est l’expression de proposition et d’avis obligatoires en ce qui concerne les politiques engagées par les institutions italiennes. Une troisième dimension d’intervention est la participation à la Conférence permanente Etat-Régions-CGIE. Comme on le voit, il ne s’agit pas seulement d’une fonction de simple coordination des COMITES et de délégation parlementaire mais d’une instance de représentation générale qui, justement pour cela, doit aussi rester ouverte aux non citoyens, la majorité, et mérite de recevoir une pleine légitimation, à travers l’élection directe aussi.

B) Langue, culture et information

Le vote et la représentation, dans toutes leurs articulations, ne sont que des instruments de rapport démocratique des communautés avec leur pays d’origine. Le développement et le renouvellement de ces rapports, surtout en direction des générations nées dans le pays d’installation, largement majoritaires au fil du temps, dépendront de la cohérence, de l’efficacité et de la continuité des politiques de promotion culturelle qui seront adoptées. Celles-ci ont été réalisées, jusqu’à présent, en dehors de toute vision générale, par des sujets institutionnels (Parlement, Gouvernement, Régions, Administrations locales) qui ont multiplié et superposé leurs interventions et en référence à des instruments fragmentaires et peu coordonnés. Il y a aujourd’hui au moins deux nouveautés importantes qui doivent être assumées et soutenues en toute conscience : la mise en route de l’expérience des "Piani Paese", destinés à recueillir - au niveau national - les exigences, seulementd’ordreculturelpour commencer, et à les insérer dans un cadre programmatique ; la Conférence Etat-Régions-Provinces autonomes-CGIE dont la mission est de coordonner de façon permanente ces divers organismes en définissant les lignes générales d’intervention vers les communautés à l’étranger et en mettant en route une ligne de projet qui puisse permettre le raccord et une meilleure qualification des actions opérationnelles.

La proposition de culture italienne, destinée à satisfaire une demande croissante que ce soit chez les jeunes générations d’origine italienne ou chez les étrangers doit en finir avec la traditionnelle déclinaison monoculturelle qui a mené à miser de manière presque exclusive sur le grand héritage humaniste et de la Renaissance. Il faut savoir aussi proposer des dimensions plus concrètes et actuelles de la culture italienne, comme celles qui sont liées à la science et à la technologie, aux expressions modernes du pays, à la culture de l’entreprise, en particulier dans le domaine des petites et moyennes entreprises, à la mode et au design, à la culture matérielle, avec une grande attention à la gastronomie, au style de vie.

Encore auparavant, il est temps de reconsidérer, comme on l’a déjà dit, le présupposé éthico culturel sur lequel fonder les politiques dans ce domaine en élargissant l’horizon du concept d’identité. Le point central d’une nouvelle proposition ne peut être exclusivement l’affirmation d’un patrimoine, aussi illustre soit-il, immobile dans le temps, mais un projet de relations interculturelles et de construction de réseaux qui soit valable aussi bien dans le domaine des rapports des Italiens avec ceux qui arrivent dans notre pays que dans le domaine des rapports avec ceux qui l’ont laissé ou qui viennent de l’expérience historique de l’immigration. C’est pourquoi, il est aussi important de proposer à l’étranger une vision ouverte de l’identité que de récupérer, surtout dans les processus de formation, l’histoire de l’émigration italienne (non pas comme matière mais comme noyau thématique interdisciplinaire) pour transmettre aux jeunes un important patrimoine de tolérance, d’intégration, d’inter culturalité.

La recherche et la proposition doivent être aussi étendues aux manifestations qui se sont développées à l’étranger à partir de la souche de l’émigration, en élargissant la perspective au patrimoine important de la "culture populaire"et/ou "créole" qui s’est développée localement et qui n’est pas toujours considérée de manière adéquate.

En fonction de ce projet, il est urgent de renforcer et de réformer les Instituts italiens de culture qui doivent être réorganisés sur la base d’une autonomie scientifique et culturelle de manière à pouvoir coller aux divers contextes locaux et ouverts à la participation des usagers. Dans la réforme, le rôle de la communauté d’origine italienne comme volant de la proposition culturelle de notre pays doit être rendu plus direct et explicite. Si la législature, comme c’est probable, prend fin sans réforme de ces organismes, la responsabilité de ceux qui auront empêché une solution juste et attendue sera grave. Un facteur fort et spécifique d’identité est celui de la langue italienne à l’étranger. Celle-ci est en train de vivre la contradiction d’une régression, avec l’émergence des nouvelles générations, vers une pratique communicative directe (au moins pour les dialectes) et d’une demande croissante comme langue de culture et langue professionnelle. L’instrument normatif utilisé pour en soutenir et diffuser l’enseignement (la loi 153) en termes essentiellement de contribution et dans l’idée d’une intervention s’adressant aux enfants d’émigrés destinés à retourner en Italie, n’est pus de mise. On perçoit surtout le manque de programme et de vision d’ensemble. Dans ce cas aussi, la proposition de réforme avancée par le CGIE et articulée en indications précises a sombré dans les méandres bureaucratiques du Ministère des Affaires Etrangères et dans le manque de volonté politique du gouvernement.

Pour la réorganisation de l’intervention, dans une optique d’inter culturalité, on peut penser aux critères suivants : intégration dans les écoles des pays de résidence ; continuité de l’enseignement des niveaux pour débutants aux niveaux supé rieurs ; flexibilité et adéquation aux situations concrètes locales ; rationalisation et qualification du système de gestion public/privé qui s’est développé au cours des dernières années ; constitution d’une Agence interministérielle de promotion de l’offre linguistico culturelle qui puisse conférer une unité aux interventions ; politique systématique de formation des enseignants, surtout de ceux qui sont embauchés sur place et utilisation des fonds publics pour les politiques de formation ; garantie de règles et de statut juridique pour le personnel recruté sur place. Il faut, pour terminer, attirer l’attention sur l’opportunité d’utiliser le levier des bourses d’étude, en particulier dans des zones à forte densité de population d’origine italienne, comme en Amérique Latine, pour réaliser une politique volontaire d’implication des futures classes dirigeantes de ces pays à qui une expérience de formation professionnelle faite en Italie pourrait inspirer le désir de maintenir et de consolider des rapports réciproquement profitables.

L’information et la communication pour une assemblée d’usagers aussi vaste et dispersée ont certainement une valeur stratégique. Elle le sera encore plus après l’admission du vote par correspondance qui permet l’entrée dans la vie civile de notre pays de millions de citoyens, physiquement et culturellement distants.

L’intervention doit être réalisée dans une double perspective : en "sortie", ce qui revient à dire de l’Italie vers les communautés et en "retour", des réalités d’installation à la société italienne.

Dans la première direction, il s’agit d’actionner un clavier plutôt articulé d’interventions : renforcement et qualification des instruments d’information publique et de leur programmation, à commencer par la Rai International qui doit adopter un profil nettement plus pluraliste ; application plus convaincue de la loi sur l’édition du centre-gauche, surtout en ce qui concerne l’information à l’étranger ; soutien financier plus consistant et ponctuel et supports qualitatifs pour la presse de langue italienne à l’étranger ; conventions avec les médias les plus répandus dans les pays à plus forte concentration d’Italiens ; encouragements à la publication de certains grands journaux italiens à l’étranger et à leur présence on line ; spécialisation thématique des agences de presse pour l’émigration, renforcement et coordination des programmes d’information et de formation à distance.

Pour l’information "de retour", il s’agit de développer des conventions avec la RAI et avec les autres entreprises du secteur pour faire apparaître dans la programmation ordinaire des nouvelles et des sujets provenant des communautés en s’opposant aussi bien à l’idée de créer une chaîne spécifique qu’à la proposition de créer un organisme ad hoc (grosse machine ?) de coordination, toutes deux soutenues dans le passé par le Ministère pour les Italiens dans le Monde. Il s’agit de faire une opération analogue avec les quotidiens et les magazines en ayant éventuellement recours à d’intelligentes formes de subvention.

L’effort d’innovation que les instituts de recherche et l’édition sont en train d’accomplir par rapport à différents aspects de l’histoire et de la culture italienne à l’étranger doit être soutenu. Ces dernières sont en train de constituer une base solide pour la réalisation d’un système muséal sur l’émigration italienne qu’un pays comme le nôtre ne peut plus différer. La meilleure solution est celle d’un système en réseaux qui coordonnerait et valoriserait les expériences territoriales qui se sont développées ces dernières années avec des résultats positifs et qui trouverait, peut-être, son aboutissement dans les projets d’exposition prévus dans les ports de Naples et de Gênes, lieux historiques d’embarquement de nos émigrants.

Il convient, en outre, de tenter de mettre de l’ordre dans la jungle des portails qui est en train de se développer, ouvrant - par ailleurs - ceux qui sont financés par les deniers publics à la participation directe des communautés. L’importante exigence de coordination entre l’information nationale et l’information locale pourrait trouver dans la Conférence permanente Etat-Régions-Administrations locales-CGIE sa référence institutionnelle et son moyen d’action.

C) Droits et solidarité

Durant ces dernières années, on a pu mettre en évidence les conditions de souffrance sociale aiguë dans lesquelles se retrouvent de larges couches de nos communautés qui ont vu l’érosion de leurs fragiles marges de bien-être accumulées au cours de décennies de travail ou la destruction des initiatives économiques amorcées par les crises financières et .économiques répandues et récurrentes. Des couches consistantes de population, dont une grande proportion d’Italiens et de personnes d’origine italienne, vivent pratiquement sans protection sociale et sans grands soutiens de leurs initiatives de développement. La situation est négative aussi bien pour les couches sociales ainsi touchées que pour les pays d’insstallation qui se voient privés d’un tissu intermédiaire précieux, essentiel pour leur modernisation et pour leur croissance. D’un autre côté, il faut souligner l’efficacité variable des interventions régionales et l’ absence d’une véritable coordination du Ministre pour les Italiens à l’étranger qui a voulu se charger de cela.

Pour l’Union, les cas malheureusement répandus d’émigration en provenance des pays d’Amérique latine doivent être exclusivement ramenés à une situation d’urgence tandis que tous les efforts possible doivent être concentrés sur les mesures de soutien sur place, avec une attention particulière aux mesures de formation et d’aide aux petites et moyennes entreprises qui ont une fonction centrale dans les stratégies de reprise du développement.

Le centre-gauche, à ce sujet, s’est engagé à faire en sorte que se développe une forte initiative italienne et européenne pour activer la tenue d’une table ronde internationale avec l’ONU, les USA, les pays latino-américains et ceux des pays européens qui ont représenté le plus grand apport migratoire dans ces régions, sur la crise en Amérique Latine, crise qui n’est plus désormais circonscrite à l’Argentine mais implique l’Uruguay, le Venezuela et risque encore de s’étendre.

Si une stratégie incisive de soutien de l’Argentine et des autres sociétés d’Amérique Latine impliquées dans la crise financière endémique ne peut donc qu’être liée à des actions de coopération et de développement, la situation est tellement précaire qu’elle nécessite des mesures de soutien social urgentes et substantielles qui, d’ailleurs, en ce qui concerne les citoyens italiens, rentrent dans le cadre des droits essentiels de citoyenneté.

Le problème de fond est d’amorcer, dans le contexte des compatibilités financières imposées par les contraintes communautaires, la reconstruction de ce minimum de protection sociale qui a été presque complètement rendu vain par les politiques de restriction des dernières années et de donner du poids et de l’organicité aux mesures d’assistance, en en finissant avec des mécanismes purement contributifs et en récupérant des critères universalistes.

C’est en sens contraire qu’a agi le gouvernement en termes de mesures de protection sociale pour les Italiens à l’étranger. Les mesures, criées haut et fort, d’extension du traitement minimum aux Italiens à l’étranger se sont en réalité limitées à des améliorations partielles et occasionnelles, niant dans les faits le principe de l’égalité de traitement.

De plus, le gouvernement et la majorité qui le soutient, n’ont fait aucun pas en avant pour accueillir la proposition de loi sur la concession d’un chèque de solidarité lié à d’objectifs paramètres de revenus et à des situations de malaise social avérées qu’un groupe de députés du centre-gauche a présenté au Parlement. A la lumière de l’expérience de ces dernières années, il faut aussi reconsidérer l’agencement organisateur de l’INPS [Caisse nationale de retraite et de prévoyance, Ndt] qui doit prévoir des structures plus directement destinées aux Italiens à l’étranger.

L’activation du Fonds National, ouvert au financement de l’Etat et des régions, prévu par la Conférence Etat-régions-CGIE, peut être un volant d’interventions utile pour les situations à la marginalité la plus aiguë. Dans ce cadre, on peut considérer une forme d’assurance qui, contre le paiement d’une cotisation annuelle, permette le recours à la sécurité sociale sur le sol italien, même pour des prestations qui vont au-delà des premiers secours.

Par ailleurs, les interventions de protection ne doivent pas seulement être considérées par rapport à des situations déjà consolidées mais aussi en référence à la reprise des flux d’émigration qui se sont réactivés depuis quelques années, bien que dans des formes et dans des dimensions différentes de celles du passé. Dans ce cadre, il faut considérer la mobilité répandue qui concerne un nombre de plus en plus grand de personnes, y compris celles qui ont des niveaux élevés d’instruction et de professionnalité. Pour elles, il faut chercher le moyen d’étendre aussi les droits et les services dans les domaines de la santé, du logement et de l’assistance.

D) Relations économiques, commerciales et professionnelles.

Il s’agit d’un domaine où, malgré les preuves positives données en son temps par le gouvernement, le centre-gauche a le plus besoin de propositions et de relations. L’engagement est de construire une plate-forme qui tienne compte de manière équilibrée de deux aspects : l’intervention destinée à renforcer le tissu économique des réalités d’accueil et la référence à la communauté italienne comme volant de coopération et d’échanges commerciaux et professionnels avec les opérateurs qui agissent dans le système italien.

Les points de départ de ce parcours de mise au point de propositions peuvent être les suivants :

 la relance de la coopération pour le développement qui doit se caractériser par une équité des résultats et une transparence des processus ;

 la mise en place et le financement de programmes de formation professionnelle adaptés à accueillir la demande, surtout des jeunes, de professionnalisation et d’insertion de ferments de culture d’entreprise dans des réalités économiques en voie de développement ;

 le soutien à l’institution d’un "guichet unique pour l’internationalisation" en synergie avec les institutions économiques régionales, pour soutenir les entreprises et la diffusion d’informations de secteur ;

 la mise en chantier d’une législation spécifique pour la promotion de l’ entreprise italienne à l’étranger ;

 une évaluation de l’opportunité d’appliquer le principe de la "continuité territoriale" aux déplacements en avion et par bateau de et vers l’Italie au bénéfice des communautés italiennes résidant à l’étranger, dans le cadre des lignes stratégiques fixées par le programme européen relatif aux "Réseaux Transeuropéens".

Sur le plan des initiatives, on pourrait explorer les possibilités et les propositions en amorçant un rapport avec l’ICE [Institut de commerce extérieur, Ndt], avec la SIMEST[société italienne pour les entreprises à l’étranger, Ndt] avec la Commission Européenne (relations extérieures) sur le rôle des communautés italiennes dans le commerce intra-communautaire, pour l’import-export, pour le droit d’accès aux opportunités communautaires, etc...

Il s’agit, en somme, d’opérer des choix substantiels et coordonnés, mettant en valeur les instruments institutionnels et privés existants, en en finissant avec les choix de type corporatif et propagandiste adoptés par le Ministère pour les Italiens dans le Monde avec la formation de la Confédération des Entrepreneurs Italiens dans le Monde (CIM) qui devrait au contraire être plus étroitement liée aux programmes que les associations d’entrepreneurs ont mis au point dans ce domaine, tenant également compte des nouveautés qui se font jour au niveau d’une entreprise jeune, coopérative et à caractère social.



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