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vendredi 5 juin
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Le PR Bandazhevsky reprend ses recherches sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl


de : Joëlle Pénochet
lundi 7 novembre 2005 - 00h31 - Signaler aux modérateurs
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« Le problème de Tchernobyl est le problème du monde entier. »

de Youri Bandazhevsky

Le Professeur Youri Bandazhevsky, condamné à huit ans de travaux forcés en 2001 pour ses travaux sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, puis placé en relégation en mai 2004, avant d’être mis en liberté conditionnelle le 5 août 2005, le Pr. Bandazhevsky a pu être libéré contre le versement d’une amende de 13 800 euros par la CRIIRAD à la Cour Suprême du Bélarus.

Recteur de l’Institut d’État de médecine de Gomel, Le PR Youri Ivanovitch Bandazhevsky, anatomopathologiste, avait très tôt acquis une renommée internationale pour la qualité de ses travaux sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl. ll avait été arrêté en juillet 1999 et démis de ses fonctions, puis condamné le 18 juin 2001 pour concussion à huit ans de travaux forcés par le tribunal militaire de la Cour suprême de Biélorussie, à la suite d’une machination rappelant les pires heures de l’époque soviétique. Son véritable crime était d’avoir découvert de nouvelles maladies liées à la contamination radioactive, et d’avoir dénoncé la dilapidation des fonds alloués aux études sur les conséquences sanitaires de la catastrophe. Il avait été reconnu comme « prisonnier de conscience » par Amnesty International. En novembre 2001, le président de la Biélorussie avait rejeté sa demande de grâce « en raison de la brièveté de la peine purgée, de la gravité et de la dangerosité sociale du crime qu’il a commis. ».

Un procès truqué

Le PR Bandazhevsky, âgé aujourd’hui de 48 ans, avait été condamné au motif fallacieux qu’il aurait reçu des pots de vin durant les examens d’admission à son Institut, bien qu’il ait a toujours nié les faits et que le seul témoin à charge (dont les aveux avaient été extorqués sous l’effet de drogues et de privation de sommeil) se soit rétracté. Son chef d’accusation l’assimilait à un criminel et un terroriste1 et son droit à la défense n’avait pas été respecté. Tout son matériel scientifique avait été confisqué. Le nouveau recteur de l’Institut qu’il dirigeait s’était empressé de mettre fin aux recherches en radiopathologie.

Les découvertes du PR Bandazhevsky sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl, et le rapport qu’il venait de publier sur la dilapidation par son Ministère de la santé des fonds alloués par l’Etat (près d’un quart du budget national) et l’Occident aux études médicales sur les conséquences de la catastrophe, expliquent l’acharnement du président du Belarus (ex Biélorussie), Alexandre Loukachenko, contre lui. D’autres chercheurs ont également été jugés, comme le PR Okeonov, dont l’Institut qui étudiait l’épidémie de cancer chez les liquidateurs (membres d’unités de soldats, pompiers et de scientifiques réquisitionnés pour éteindre l’incendie du réacteur), a été démantelé depuis, pour faire disparaître des données dérangeantes.

Le PR Bandazhevsky avait créé un centre destiné à former des médecins parmi les habitants de cette zone hautement contaminée où peu de volontaires venaient exercer la médecine. Pendant dix ans, il a dirigé trente thèses de doctorat sur le sujet.

En montrant les effets nocifs sur l’organisme de l’incorporation chronique de radionucléides, les travaux du Pr. Bandazhevsky et de son équipe allaient à l’encontre de la politique du gouvernement de liquidation des conséquences de la catastrophe. Et, l’autosuffisance alimentaire imposée par l’état a contraint la population biélorusse à consommer les produits radioactifs produits dans le pays.

La plus grande catastrophe technologique de l’histoire de l’humanité

« Chez nous, tout se passe de façon différente. Nous vivons de façon différente, nous mourrons de façon différente. »

(une habitante de la région contaminée citée in La supplication, p. 247).

Les Nations Unies ont été obligées de reconnaître, certes tardivement, que l’accident de Tchernobyl représentait une catastrophe écologique planétaire. La résolution du 21 décembre 1990, adoptée à l’unanimité, a reconnu dans la catastrophe de Tchernobyl un « désastre écologique sans précédent ». Les experts indépendants prévoient jusqu’à un demi-million de morts, voire davantage, au cours des prochaines décennies. Sur plus de cinq cent mille soldats-liquidateurs, près de quatre mille ont pénétré dans le réacteur ; certains ont été utilisés comme des « robots biologiques » (les robots ayant été détruits par les radiations) pour plonger dans l’eau lourde. Si l’incendie, qui a duré onze jours, n’avait pas été maîtrisé par ces hommes qui ont sacrifié leur vie ou leur santé, l’Europe serait devenue inhabitable.

Aujourd’hui encore, des aérosols radioactifs continuent de s’échapper du « sarcophage » en béton bâti par les liquidateurs pour contenir les radiations du réacteur accidenté. Il renferme toujours 60.000m2 de matériaux radioactifs, 1.000 tonnes d’eau radioactive et une cinquantaine de tonnes de fragments du cœur et du combustible de la centrale susceptibles de provoquer une nouvelle catastrophe, dont les conséquences seraient beaucoup plus dramatiques que celles de 1986.

« ...nous habitions Pripiat, tout près du réacteur. Je revois tout cela de mes yeux : une lueur framboise, flamboyante. Le réacteur semblait être éclairé de l’intérieur. Ce n’était pas un incendie ordinaire, mais une luminescence. C’était très beau. Je n’ai rien vu de tel, même au cinéma. Le soir, tout le monde était à son balcon. Ceux qui n’en avaient pas sont passés chez les voisins. On prenait les enfants dans ses bras pour leur dire : « Regarde ! Cela te fera des souvenirs ! ». Et c’étaient des employés de la centrale... Des ingénieurs, des ouvriers, des professeurs de physique... Ils se tenaient là, dans la poussière noire... Ils parlaient... Ils respiraient... Ils admiraient... Certains faisaient des dizaines de kilomètres à bicyclette ou en voiture pour voir cela. Nous ignorions que la mort pouvait être aussi belle ».

Nadejda Petrovna Vygovskaïa, évacuée de Pripiat, citée par Svetlana Alexievitch, pp. 153-154.

La situation sanitaire ne cesse de se dégrader dans les zones contaminées

« Si l’on n’entreprend pas de mesures permettant d’éviter la pénétration des radionucléides dans l’organisme des adultes et des enfants, l’extinction menace la population d’ici quelques générations » (Youri Bandazhevsky)

Contrairement aux affirmations officielles tant à l’Est qu’à l’Ouest, les radioéléments dispersés dans tout l’hémisphère nord par l’explosion de la centrale le 26 avril 1986 vont continuer pendant des décennies de faire de plus en plus de victimes dans tous les pays touchés par le nuage. Projetés à haute altitude, cinquante millions de tonnes de radionucléides se sont propagés d’abord en Europe, puis au Moyen Orient, en Inde, au Japon, en Chine, aux Etats-Unis et au Canada. En France, où les « taches de léopard », ces zones de contamination très localisées, sont toujours présentes, les plaintes de malades atteints de cancer de la thyroïde continuent de se multiplier, malgré le déni des pouvoirs publics.

Les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, l’atteinte du génome humain ne pourra pas être mesurée avant cinq générations en Biélorussie,.

Le Belarus a absorbé 70% des radionucléides dispersés par l’explosion de Tchernobyl

La Biélorussie, pays qui ne possède pas de centrales nucléaires, a été deux fois plus touchée par les retombées radioactives que la Russie et l’Ukraine réunies. Ce pays de massifs forestiers, qui compte dix millions d’habitants pour une superficie de 210.000 km2, connaît un désastre à l’échelle nationale : près d’un quart de son territoire (pour comparaison : moins de 5% en Ukraine et 0,5% en Russie) a été contaminé par des radionucléides de longue durée, en particulier le césium 137 (qui a contaminé plus d’un million et demi d’hectares de terres agricoles et près de 700.000 ha de forêts) et le strontium 90, ce qui correspond à 37 milliards de becquerels (un Bq est égal à une désintégration par seconde) par km2. La région de Gomel (à 120 km de Tchernobyl), qui rassemble un quart de la population du pays, a été la plus touchée.

Les radionucléides ont pénétré la couche du sol où puisent les racines des plantes et des arbres. Un habitant sur cinq, soit près de deux millions de personnes, dont plus d’un quart d’enfants, consomme depuis près de vingt ans de l’eau et des aliments très contaminés. Les enfants constituent la population la plus vulnérable aux effets de la radioactivité parce qu’ils la concentrent trois à cinq fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur processus métabolique. En 2000, les services officiels ont enregistré dans certaines régions un dépassement des normes de 30 à 90%, sans y interdire la production de lait (principal pourvoyeur de radionucléides), de viande ou de céréales. En outre, pour des raisons économiques (le pays n’a touché aucune aide internationale), les normes en vigueur sont beaucoup plus élevées au Belarus que dans les pays voisins (deux fois plus élevé qu’en Russie pour le lait et trois fois plus pour la viande en ce qui concerne le césium). Le préjudice économique serait équivalent à trente-deux budgets annuels du pays en 1985.

Aujourd’hui, la contamination des populations passe à 80% par l’alimentation Youri Bandazhevsky a montré que l’accumulation dans l’organisme de radionucléides, en premier lieu de césium radioactif (d’une « période » de 30 ans, soit une durée de vie de 300 ans environ) - qui se conduit comme une toxine et détruit inexorablement le système des principaux organes internes - pouvait provoquer, même en quantités très faibles, de graves lésions tissulaires dans tous les systèmes et organes vitaux. Il n’existe pas de seuil en deçà duquel ces radioéléments seraient inoffensifs. Ainsi, de faibles concentrations de Cs137 peuvent provoquer « une mort lente de l’organisme. » Le PR Bandazhevsky a donc préconisé des contrôles très stricts de sa présence dans les produits alimentaires (baies des bois, champignons, poisson, gibier...), particulièrement ceux qui sont destinés aux enfants. En 2000, dans certaines provinces, seuls 13% des enfants étaient classés dans la catégorie « pratiquement sain » (contre 80% avant la catastrophe).

Les maladies liées à la contamination radioactive ne sont pas limitées aux cancers de la thyroïde

« En examinant les lésions dans l’ensemble des différents organes et systèmes, il a été possible de déterminer les processus pathologiques interdépendants tant au niveau du cœur, du foie, des reins, des organes endocriniens, que du système immunitaire. » (Youri Bandazhevski)

En rapport avec l’accident de Tchernobyl, les instances médicales officielles de l’Ouest comme de l’Est n’évoquent pratiquement que la leucémie des enfants et le cancer de la thyroïde, attribués à l’iode 131 (dont les effets ont longtemps été niés par l’OMS), parce que son temps de latence n’est que de quelques années, alors que les cancers induits par les radioéléments à vie longue peuvent n’apparaître qu’après plusieurs décennies (ce qui permet de les attribuer à d’autres facteurs). Or, l’incendie de la centrale a provoqué la libération dans l’atmosphère d’une multiplicité de radionucléides qui se désintègrent à des vitesses différentes. Il faut également prendre en compte le fait que le césium dispersé par l’explosion du réacteur s’est additionné au césium issu des retombées des essais nucléaires aériens des années 40-70, encore présent dans l’air pour longtemps.

En outre, l’iode 131 ne provoque pas que des cancers de la thyroïde. Lorsqu’il a pénétré la glande, il irradie les tissus voisins, « les glandes parathyroïdes ainsi que le thymus de l’enfant, organe responsable de la production de cellules de défense immunitaires » (Michel Fernex).

L’occultation systématique des autres maladies a permis de diminuer les programmes d’aide et d’introduire de normes de vie moins contraignantes dans les zones contaminées, et notamment la réutilisation des terres polluées. Or, les pathologistes ont établi une corrélation entre des taux élevés de Cs137 et de Sr90 dans l’environnement et l’alimentation, et l’apparition de maladies nouvelles et le développement de maladies connues chez des populations rarement touchées (id.). Ainsi, le PR Bandazhevsky a montré que la surmortalité dans la province de Gomel (où la mortalité dépasse la natalité de 1,6 fois) n’était « pas seulement due aux tumeurs malignes, mais aussi aux altérations pathologiques des systèmes à métabolisme intense, comme les systèmes cardio-vasculaires, nerveux, immunitaire, endocrinien, urinaire, digestif et de reproduction ». Aujourd’hui, le taux de décès atteint 12% dans l’ensemble du pays, et 26% dans les régions les plus contaminées. Chaque année, 2500 enfants naissent avec des malformations génétiques : absence de cerveau (anencéphalies) ou de membres, doigts en moins ou en surnombre, becs de lièvre, malformations des os, anomalies des organes internes. L’examen à Gomel d’une centaine d’adolescentes a mis en évidence la substitution des cellules masculines aux cellules génitales féminines ! Un quart des enfants de treize à quinze ans ont des cataractes, signe d’un vieillissement prématuré de l’organisme.

Extraits de Svetlana Alexievitch, La supplication, 1999

« L’homme que j’aimais... se transformait devant mes yeux en un monstre (...). On lui a enlevé les ganglions lymphatiques, mais, sans eux, la circulation sanguine s’est déréglée. Et son nez a bougé sur le côté, pour devenir trois fois plus gros qu’avant. Ses yeux aussi sont devenus différents. Ils se sont écartés et une lumière inconnue y est apparue, une expression différente, comme si ce n’était pas lui, mais quelqu’un d’autre qui regardait avec ses yeux. Et puis l’un d’entre eux s’est fermé complètement. »

Valentina Timofeïevna Panassevitch, épouse d’un liquidateur, citée p. 241-242

« Vous ne devez pas oublier que ce n’est plus votre mari, l’homme aimé, qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination. »

L’infirmière me répond : « Il a reçu mille six cents röntgens alors que la dose mortelle est de quatre cents. Tu côtoies un réacteur ».

« Les selles vingt-cinq à trente fois par jour... Avec du sang et des mucosités... la peau des bras et des jambes se fissurait... tout le corps était couvert d’ampoules... Quand il remuait la tête, des touffes de cheveux restaient sur l’oreiller. (...) Il n’était plus qu’une énorme plaie... Les deux derniers jours à l’hôpital... Je lui ai soulevé le bras et l’os a bougé, car la chair s’en était détachée... Des morceaux de poumon, de foie lui sortaient par la bouche... il s’étouffait avec ses propres organes internes... J’enroulais ma main dans une bande et la lui mettais dans la bouche pour en extraire ces choses....). Dans son grand uniforme, on l’a glissé dans le sac de plastique que l’on a noué... (Le) cercueil, on l’a couvert d’un autre sac en plastique transparent, mais épais comme une toile cirée... Et l’on a mis tout cela dans un épais cercueil en zinc... La tombe a été rapidement comblée. « Vite ! vite » ! ordonna l’officier ».

(pp. 21-26)

Le césium 137 provoque des pathologies cardio-vasculaires graves « Une dépendance linéaire proportionnelle a été constatée entre la quantité du césium radioactif incorporé dans l’organisme et dans le muscle cardiaque, et la fréquence de même que la gravité des altérations morphologiques et fonctionnelles » (YB)

Plusieurs milliers d’autopsies pratiquées par le professeur Bandazhevsky et son équipe ont démontré que le Cs137 est stocké par le corps humain en concentrations différenciées dans les différents organes. Les mesures montrent par exemple que, pour une moyenne de 100 Bq/kg de radionucléides incorporés dans l’organisme, on en trouve trois fois plus dans le cœur que dans les reins. Le Cs137, qui se comporte dans l’organisme humain comme le potassium, s’accumule surtout dans les tissus musculaires, en particulier le cœur, le muscle le plus actif de l’organisme : « le mécanisme de contraction et de relâchement des structures cellulaires du myocarde est extrêmement sensible à la quantité d’énergie amenée. Le césium attaque les systèmes enzymatiques responsables de la « livraison » de cet énergie et provoque l’arrêt du cœur : la contraction commence, mais le relâchement « freine » (Youri Bandazhevski).

Une corrélation entre les anomalies cardiologiques et la charge incorporée en CS 137 dès qu’elle dépasse 20 Bq par kilo de poids a été établie par le Pr Bandazhevsky. Sur un échantillon de 2.000 enfants qui ont subi une contamination moyenne de 30 à 40 Bq/kg, 70% d’entre eux étaient atteints de pathologies cardiaques. Lorsque le processus est devenu irréversible, le coeur est atteint de vieillissement prématuré. Dans les autres cas, ces cardiomyopathies peuvent être traitées en abaissant la charge en CS137 à l’aide d’un adsorbant peu coûteux à base de pectine de pommes enrichie de vitamines (groupe B, E et C) et d’oligo-éléments (potassium, zinc, sélénium et fer), produit localement par l’Institut de radioprotection indépendant Belrad (Minsk).

Les autres pathologies graves induites par Tchernobyl

Une forte concentration en césium radioactif dans les reins attaque leurs tissus et favorise l’accumulation des radionucléides et l’altération des tissus de tous les autres organes. C’est ce que Youri Bandazhevski appelle l’effet « des glaçons fondus » parce que le césium semble brûler les tissus de l’organe en y faisant des trous. Une partie importante des néphrons (unités structurales dont sont constitués les reins) est détruite. Les autopsies de près de trois cents personnes ayant vécu en zone contaminée ont confirmé l’hypothèse que l’altération des reins serait à l’origine de l’accumulation des éléments radioactifs dans l’organisme.

Le dysfonctionnement des glandes à sécrétion interne, cent fois plus fréquent que les cancers, empêche le développement physique et intellectuel normal des enfants (ainsi, l’hypothyroïdie entraîne le crétinisme). L’effet des radionucléides, associé à celui des six tonnes de plomb utilisé pour éteindre l’incendie de la centrale, a provoqué un doublement des cas d’arriération mentale et accroissement sensible des maladies gastro-intestinales. La multiplication de maladies autoimmunes, qui surviennent quand des cellules censées éliminer les intrus (microbes, corps étrangers, cellules cancéreuses), prennent pour cibles des cellules saines de certains organes, est due à l’accumulation dans les glandes endocrines d’iode 131 et 132, et de Cs137. L’altération des cellules béta du pancréas provoque un diabète sucré grave quasiment incurable dont le nombre de cas a doublé dans la région de Gomel depuis la catastrophe. Il touche des enfants dès l’âge de trois ans. La baisse du système immunitaire, hautement sensible aux radiations, favorise l’apparition de cancers et de maladies infectieuses, comme la tuberculose et l’hépatite virale.

Apparition du « Syndrome d’immunodéficience congénitale » « S’il est prouvé que les autorités biélorusses étaient au courant des résultats des recherches du professeur, on pourra les accuser de génocide dirigé contre leur propre peuple. »

Belorusskaya delovaya gazeta, 25 juillet 2001

Dans son dernier ouvrage (2001), consacré à l’impact du Cs137 sur le développement intra-utérin du fœtus, le PR Bandazhevsky avait montré que la concentration en radioéléments dans l’organisme du nouveau-né est supérieure à sa concentration dans l’organisme de la mère. Le Cs137 accumulé dans le placenta irradie le fœtus, le prédisposant à des pathologies variées, notamment à une déficience immunitaire dit « Sida de Tchernobyl ». L’allaitement avec le lait maternel contaminé aggrave ces pathologies. La prochaine étude du PR Bandazhevsky devait porter sur la formation du système immunitaire in utero.

"L’organisme de la femme est moins sensible à la radiation que celui de l’homme. Mais au cours de la grossesse on observe une absorption intense par le tube gastro-intestinal du radionucléide contenu dans les aliments. Il est dans une grande mesure absorbé par le placenta mais dans les cas de pathologie de la grossesse sa concentration dans les organes en développement du fœtus peut être importante. Si le radiocésium pénètre dans l’ovule fécondé, cela peut provoquer de graves malformations congénitales ou la mort de l’embryon. ... Au moment de la lactation l’organisme de la mère se débarrasse intensivement du radiocésium. Nourrir le bébé avec ce lait est inadmissible sinon criminel. Un fœtus qui a subi les effets du radiocésium dans le sein de sa mère "accepte" plus activement les radionucléides des aliments lorsqu’il commence à se nourrir lui-même."

Youri Bandazhevsky

L’Institut de radioprotection indépendant Belrad du PR Nestenrenko

Depuis 1996, l’Institut Belrad effectue, avec ses maigres moyens, le suivi radiologique des enfants biélorusses. Grâce à ses centres installés dans les écoles et les dispensaires, et à ses laboratoires mobiles qui sillonnent les villages contaminés les plus reculés du pays, des centaines de milliers de mesures de Cs137 ont pu été faites sur des produits alimentaires, et plusieurs centaines de milliers d’enfants ont bénéficié des mesures par spectrométrie gamma de la charge en césium incorporé. Les niveaux de contamination relevés, de huit à dix fois plus élevées que ceux annoncées par le Ministère de la Santé, se situent entre de 200 et 7.300 Bq/kg de poids selon les régions, alors que les travaux du Pr Bandazhevsky ont montré qu’une accumulation supérieure à 50 Bq/kg de Cs137 suffit à entraîner des altérations pathologiques de certains tissus et d’organes vitaux. Le directeur de l’Institut Belrad, le PR Nestenrenko, physicien nucléaire de renommée internationale, veut rendre systématiques les contrôles de cette population et des aliments qu’elle consomme. Afin de réduire la contamination, l’Institut distribue des documents d’information et forme les familles à la sélection, l’élimination ou le traitement des aliments - par exemple la centrifugation du lait. En outre, il préconise d’envoyer dans des zones “propres”, les femmes enceintes,les jeunes mères et, deux mois par an, les enfants les plus contaminés. Le couplage de ces séjours avec la prophylaxie peut abaisser de 95% le taux de césium dans l’organisme.

Alertées par les résultats des mesures, les autorités avaient tenté d’empêcher le PR Nesterenko de poursuivre ses mesures au prétexte qu’elles constitueraient un acte médical (ce qui est faux) et menacé de fermer l’Institut pour s’arroger le monopole de la radioprotection dans le pays. Précédemment, le PR avait été menacé d’internement en camp psychiatrique par le KGB. Il avait été démis de ses fonctions à l’Institut de l’énergie nucléaire de l’Académie des sciences de Biélorussie, qu’il dirigeait depuis dix ans, pour avoir anticipé l’ampleur des conséquences sanitaires de la catastrophe et préconisé l’évacuation rapide des populations située en zone contaminée. Membre de l’Académie des sciences, titulaire de plus de trois cents brevets de recherche en radioprotection, il consacre sa vie depuis la catastrophe de Tchernobyl à la protection de la population contre la contamination radioactive. La condamnation du PR Bandazhevski peut aussi être comprise comme un moyen de pression sur les autres chercheurs de haut niveau aussi gênants que lui. Et la tentative d’assassinat le 20 juin 2001 du Dr Alexandre Devoino, vice Directeur de l’Institut Belrad, a été interprétée par le Pr. Nesterenko comme un "avertissement" qui lui était destiné. Des études sur les autres radionucléides à vie longue et la synergie de leurs toxicités restent à réaliser L’Institut de Gomel devait compléter les études sur les effets des autres radionucléides dans l’organisme, en particulier le strontium 90, et les radioéléments à vie très longue et émetteurs alpha (notamment plutonium et l’americium241), et étudier la synergie des toxicités des différents radionucléides. Le SR 90 se comporte comme le calcium et se fixe définitivement dans les os, d’où il irradie les cellules souches des globules rouges et des cellules du système immunitaire. Les poussières de PU241, sur lequel les études sont très coûteuses, se fixent dans les poumons ou les ganglions lymphatiques.

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Y. Bandazhevsky et V. Nestenrenko avaient en projet la création d’un Centre scientifique international de la pathologie des radiations qui aurait permis aux chercheurs en radioprotection du monde entier de mettre en commun leurs connaissances et leurs efforts. Mais, à l’Ouest comme à l’Est, il existe une volonté d’anéantissement des meilleures structures travaillant sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl.

les instances internationales, totalement inféodées au lobby nucléaire, entretiennent le black out sur les consequences de la catastrophe

« Tchernobyl, c’est seulement 32 morts et 2.000 cancers curables. »

Un représentant de l’AIEA lors d’un congrès international en 2001

Youri Bandazhevski est le scientifique qui a collecté le plus de données médicales sur les conséquences sanitaires de la catastrophe. Le PR Fernex, professeur émérite de médecine interne à la Faculté de médecine de l’université de Bâle, qui fut expert à l’OMS, est persuadé que les pathologies post-Tchernobyl découvertes par Youri Bandazhevsky porteront un jour son nom. L’Institut qu’il avait créé en 1990 au coeur de la région sinistrée était devenu le premier centre mondial de recherche sur les effets des radionucléides sur les organes, dont les travaux de haute valeur scientifique devraient permettre de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé de toutes les populations touchées par les retombées radioactives. Or, les résultats de ces travaux sont dénigrés tant par les autorités biélorusses que par les institutions internationales comme l’OMS, qui reprend à son compte les déclarations lénifiantes de l’AIEA. Cet éminent organisme des Nations Unies basé à Vienne s’était distingué pour avoir, quelques mois avant la catastrophe, affirmé que la centrale de Tchernobyl était « l’une des plus sûres du monde » , et pour avoir jugé « excessives » les mesures de protection prises en 1991 en URSS.

Dès le lendemain de la catastrophe, tant les autorités sanitaires soviétiques qu’occidentales s’étaient empressées de minimiser les effets biologiques à long terme de l’exposition aux radiations. Ensuite, l’OMS a longtemps tenté d’attribuer les symptômes physiques post-Tchernobyl au stress psychologique ! En 2000, le Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) affirmait dans son rapport annuel que « la majorité de la population n’aura probablement pas de graves conséquences pour sa santé en relation avec l’influence radiologique de l’accident de Tchernobyl ».

Ainsi, comme le souligne la physicienne nucléaire Bella Belbeoch (retraitée du CEA) « Il y a deux versions complètement contradictoires concernant les conséquences sanitaires de Tchernobyl », la version des experts officiels (celle qui est généralement rapportée par les « grands » media comme Le Monde), et celle des médecins et scientifiques de terrain indépendants.

Le « bidonnage » des études menées par l’OMS sur les conséquences de la catastrophe

En effet, selon le PR Michel Fernex, “le lobby nucléaire et l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) usent de leur puissance pour minimiser ou nier les données en provenance de ce pays, le but étant de n’avoir pas à indemniser correctement ni l’Etat ni les victimes”. L’AIEA, organisation des Nations-Unies crée en 1955, s’est renforcée avec le développement du parc nucléaire, de même que son lobby dans les sommets politiques.

Les instances officielles internationales étaient hostiles aux publications des résultats des études en radiopathologie effectuées par l’Institut médical de Gomel, notamment parce qu’elles pourraient justifier un dédommagement de plusieurs milliards de dollars au Belarus.

Quant à l’OMS, elle demeure paralysée par l’Accord qu’elle a été contrainte de conclure en 1959 avec l’AIEA, organisme dont l’objectif est « d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité du monde entier »[1]. Ainsi, l’article 3 de l’Accord prévoit que les deux organismes “peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictivespoursauvegarderle caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis”. En 1991, l’OMS a entrepris des travaux dans cinq domaines jugés prioritaires parmi lesquels « les affections dentaires chez les enfants de Biélorussie ».

Les études portant sur les atteintes génétiques héréditaires, préconisées par un Comité d’experts réunis par l’OMS n’ont pas été retenues. En outre, les rares études épidémiologiques qu’elle réalise sont souvent biaisées, comme l’a souligné le PR Viel : choix de la mortalité au lieu de la morbidité, réalisation de pseudo-études dont on sait à l’avance que l’hypothèse ne pourra être confirmée, absence de registres prouvant l’inexistence de problème, actes de conférences gênants jamais publiés... Les exemples de la malhonnêteté intellectuelle et des trucages des instances internationales totalement soumises au lobby nucléaire abondent.

Les études « en chambre » des scientifiques occidentaux

Quant aux sommités scientifiques occidentales, beaucoup d’entre elles utilisent des données du PR Bandazhevsky et de ses collègues sans faire état de leurs sources, pratique assez répandue dans les milieux universitaires et de la recherche qui empêche les chercheurs locaux se s’exprimer. Ainsi le PR Fernex dénonce « l’acharnement de visiteurs universitaires contre leurs collègues sur place, dans des conditions très difficiles, peut-être trop compétents. » La récupération par les occidentaux des travaux des chercheurs de terrain biélorusses est aussi « une manne financière pour leurs instituts et leur tourisme scientifique à travers la Biélorussie ». En outre « ils font souvent partie de comité de rédaction de revues scientifiques, un poste qui permet d’éliminer les publications qui dérangent. Ils siègent dans des comités d’organisation de congrès, encore un poste d’où l’on peut exclure ceux qui pourraient leur faire de l’ombre. ».

L’affaire Bandazhevsky, qui n’a jamais suscité les émois de la presse occidentale, ligotée elle-aussi par le lobby nucléaire, aurait dut avoir l’ampleur de celle de Sakharov, physicien nucléaire assigné à résidence à Gorki de 1980 à 1986, et qui a apporté à l’Institut BELRAD son soutien de la première heure. En effet, omme le souligne Bella Belbeoch du GSIEN, les travaux de ces chercheurs « ont une portée bien au-delà des frontières du Belarus », car un accident grave est possible partout, particulièrement en France, pays le plus nucléarisé du monde avec 58 réacteurs et plus de cent sites nucléaires.

Il faut préciser que ce sont les experts occidentaux qui ont conseillé aux pouvoirs locaux de limiter les zones d’évacuation. En outre « l’action de nos experts a permis d’introduire, à partir de l’expérience de Tchernobyl, des critères strictement économiques pour la gestion des crises futures qui seront redoutables pour les accidents nucléaires dont on ne peut exclure la possibilité chez nous. » (id.). C’est pourquoi le refus d’accorder une aide internationale destinée à financer les recherches des scientifiques locaux, le traitement et la prévention des maladies, la décontamination du territoire et la fourniture d’aliments sains aux populations, de même que la non-prise en compte des résultats des recherches des Instituts indépendants des pays concernés, sont des actes irresponsables et doublement criminels.

La CRIIRAD à l’initiative d’un laboratoire « CRIIRAD - Bandazhevsky » au Belarus

Le laboratoire, installé dans les zones contaminées de Tchernobyl, va permettre la poursuite des recherches sur les processus pathologiques dus à l’incorporation chronique de radionucléides dans l’organisme via l’alimentation. Ce laboratoire sera géré par la CRIIRAD, avec les mêmes garanties éthiques de compétence, d’indépendance et de transparence que son laboratoire de Valence crée en 1986 pour pallier les mensonges des autorités nucléaires françaises sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France.

« Ce qui se joue au Bélarus est essentiel pour notre avenir. Si nous voulons connaître un jour le véritable impact de la catastrophe de Tchernobyl, nous devons disposer de sources d’information fiables, en particulier dans les pays les plus touchés. Il faut que les recherches puissent être conduites par des scientifiques indépendants des industriels. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, les bilans de la catastrophe de Tchernobyl qui nous parviennent passent par le filtre des grandes organisations pro nucléaires. Comment s’opposer au poids des chiffres et des études si l’on n’a rien de concret à présenter en face ? »

Beaucoup reste à faire pour comprendre les relations entre la contamination radioactive et l’augmentation de la mortalité périnatale ou des malformations congénitales ; pour comprendre le rôle des radionucléides dans l’apparition de nouvelles maladies génétiques ou de maladies connues comme le diabète, l’artériosclérose, l’hypertension et l’infarctus du myocarde (apparaissant à des âges de plus en plus précoces, voire chez des petits enfants) ; et pour comprendre comment le césium peut provoquer des maladies du cœur et des reins chez l’enfant, ou encore altérer le système nerveux central ou la vision.

Par ailleurs, Youri Bandazhevsky vient de terminer un livre intitulé « La Philosophie de ma vie » qui contient les réflexions de ses années de détention, ses notes scientifiques les plus significatives, et les articles qu’il a écrits pendant ses années d’emprisonnement.

Joëlle Pénochet

© 2005. Reproduction recommandée, permise seulement pour un usage équitable.

(environ 38.000 signes).

NB. : Cet article est une actualisation de l’article « Tchernobyl : huit ans de travaux forcés pour faire taire le PR Bandazhevsky », et de l’article paru dans Votre Santé n° 25, octobre 2001, pp. 5-6, et de l’article « Tchernobyl, un problème planétaire » paru dans Médecines nouvelles n° 105, 2e trimestre 2002, pp. 36-48.

Pour agir :

· Participer au remboursement de l’amende entièrement avancée par la CRIIRAD en lui envoyant vos dons : Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité 471 avenue Victor Hugo - 26000 Valence, www.criirad.org contact@criirad.org. Romain Chazel 06.88.94.73.07/ 04.75.98.58.01. (reçu fiscal).

· Financer les travaux du laboratoire du professeur Bandazhevsky et du docteur Galina Bandazhevskyia au Bélarus (chèques à l’ordre de la CRIIRAD, reçu fiscal).

· Aider l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus », qui finance des mesures spectométriques de la contamination interne et des cures de pectine pour les enfants de la région de Gomel par l’Institut BELRAD du PR Vassili Nesterenko : 20 rue Principale, 68480 Biederhal (France). Adhésion 20 euros et dons avec reçu fiscal. s.m.fernex@wanadoo.fr

Principales sources :

Voir les nombreux articles sur La Gazette nucléaire, organe du Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire (GSIEN), 4 rue François Villon, 91400 ORSAY, en particulier les n° 195-196 (février 2002), 209-210 (novembre 2003), 215-216 (septembre 2004). http://resosol.org/Gazette Lire en particulier l’article de Bella Belbéoch paru dans le n°187/188 (janvier 2001), et le n°173/174 (mai 1999) où sont référencés des travaux de Youri Bandazhevsky. Et les articles parus régulièrement dans la Lettre d’information du Comité STOP Nogent-sur-Seine, 81, rue du Temple, 75003 Paris.

· Svetlana ALEXIEVITCH : La supplication, Tchernobyl, chronique d’un monde après l’Apocalypse, Paris, éd. J’ai Lu, 1998. (témoignages d’irradiés survivants et de familles de liquidateurs).

· BELBEOCH, Bella et Roger : « Tchernobyl, une catastrophe. Quelques éléments pour un bilan. » Ed. Allia, Paris,1993.

· Bandazhevsky, Youri : Belarus a perdu trop de temps, Belorusskaya delovaya Gazeta (journal biélorusse des affaires), 26 avril 1999.

· Youri Bandazhevsky, Youri : Syndrome d’immunodéficience immunitaire, Belorusskaya delovaya Gazeta, 27 juillet 2001.

· Bandazhevsky, Youri : Rapport sur l’utilisation des fonds de l’Etat biélorusse pour Tchernobyl ( http://greenfield.fortunecity.com/f... ).

· Bella BELBEOCH : Responsabilités occidentales dans les conséquences sanitaires de Tchernobyl. ( www.multimania.com/mat60/con... ).

· Alexandre DOROZYNSKI : Tchernobyl : le pire est à venir, Science et vie n° 916, janvier 1994.

· A.YOCHINSKAYA : Tchernobyl, vérité interdite, Bruxelles, éditions de l’Aube, 1993.

· Actes du colloque du 26 avril 2001 « Tchernobyl : vérités interdites » organisé par l’université Paris 7-Denis Diderot (à paraître fin 2002). Interventions de Bella Belbeoch, des PR Nesterenko, Michel Fernex et Abraham Behar, vice-Pt de l’Association Internationale des médecins contre la guerre nucléaire (IPPNW), prix Nobel de la Paix (1985).

· Vladimir NESTERENKO : Problèmes actuels concernant la radioprotection et le rétablissement des enfants du Belarus après la catastrophe de Tchernobyl, texte de la communication du 26 avril 2001 au colloque de Paris7. suivi d’une bibliographie de 24 articles et ouvrages rédigés par des chercheurs biélorusses, ukrainiens et russes sur les pathologies dues au rayonnement au rayonnement radioactifs incorporé, les mesures de radioprotection et les traitements à base de pectine. http://nesteren.da.ru

· NODE-LANGLOIS, Fabrice : Rencontre avec Youri Bandazevsky, Le Figaro, 12 octobre 2004

· Michel FERNEX : La catastrophe de Tchernobyl et la santé, mai 2000 ( http://chernobyl.da.ru ) ;

L’expertise du PR Fernex, http://greenfield.fortunecity.com/f...

· Trois films réalisés pour la télévision suisse-italienne par Wladimir TCHERKOFF sont disponibles en vidéo, dont un entretien avec Youri et Galina Bandazhevsky en 2000 (eandreoli@vtx.ch).

Autres sites et adresses Internet

http://www.fortunecity.com/boozers/...

www.dissident-media.org/ infonucleaire

http://www.chernobyl-international....

www.bandazhevsky.da.ru

http://www.chernobyl.da.ru

www.comite-bandajevsky.org

www.france-belarus.com/artic...

www.asso.thyroide worldonline.fr (association française des malades de la thyroïde)



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